Archive pour Twisted Sister

HELLFEST 2016 : LES PHOTOS JATA !

Posted in HELLFEST 2016 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 juin 2016 by JATA LIVE EXPERIENCES

HELLFEST 2016 JATA LIVE EXPERIENCESToutes les photos  J A T A du  Hellfest 2016  sont en ligne ci-dessous! Cliquez sur les liens suivants  pour un accès direct à nos photos du jeudi, vendredi, samedi et dimanche.   4 days Hellfest   pictures are now on line! Click on the links bellow….

LE TRAILER JATA !

AMBIANCES 4 JOURS : 340 photos !!!

Photos du samedi 18 et samedi 19 juin 2016 : AMBIANCE. 165 photos.

HELLFEST 2016 AMBIANCE SAMEDI + DIMANCHE photos JATA (102)

Photos du jeudi 16 et vendredi 17 juin 2016 : AMBIANCE.  175 photos.

HELLFEST 2016 - AMBIANCES JEUDI + VENDREDI Photos JATA (128)

LIVE 3 JOURS  : 275 photos !!!

Toutes les photos live JATA du Hellfest 2016 : 20 bands! 275 photos.

SIXX A.M. HELLFEST 2016  Photo JATA LIVE EXPERIENCES (49)

HELLFEST 2016 – LES PHOTOS LIVE –

Posted in HELLFEST 2016 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 14 juin 2016 by JATA LIVE EXPERIENCES

HELLFEST 2016 JATA LIVE EXPERIENCESVoici les photos live J A T A  des 3 jours du Hellfest 2016.

C’est une série de 275 photos  pour 20 groupes.SIXX A.M. HELLFEST 2016 Photo JATA LIVE EXPERIENCES (49)

Crédit et copyright pour JATA : Tweety & Lizzy S.Ramez. Merci  à Pascal Alias (Hell Squale) pour la galerie Jane’s Addiction.

Traitement : Lizzy S.Ramez pour les groupes du vendredi et du dimanche, Tweety pour ceux du samedi.

Cliquez sur chaque photo pour l’agrandir et éventuellement la télécharger ou accéder à la galerie complète de l’artiste. 

SIXX A.M – Cliquez sur l’image pour découvrir la totalité des 24 photos:SIXX A.M. HELLFEST 2016 Photo JATA LIVE EXPERIENCES (64)

GLENN HUGUES – Cliquez sur l’image pour découvrir la totalité des 14 photos:GLENN HUGUES HELLFEST 2016 Photo JATA LIVE EXPERIENCES (37)

VINTAGE TROUBLE – Cliquez sur l’image pour découvrir la totalité des 20 photos:VINTAGE TROUBLE HELLFEST 2016 Photo JATA LIVE EXPERIENCES (13)

FOREIGNER – Cliquez sur l’image pour découvrir la totalité des 26 photos:FOREIGNER HELLFEST 2016 Photo JATA LIVE EXPERIENCES (16)

HALLESTORM – Cliquez sur l’image pour découvrir la totalité des  18 photos:HALLESTORM HELLFEST 2016 Photo JATA LIVE EXPERIENCES (18)

AUDREY HORNE : 16 photos.

MASS HYSTERIA : 9 photos.

JANE’S ADDICTION : 6 photos.

DRAGONFORCE : 18 photos.

ANTHRAX : 14 photos.

TURBONEGRO : 8 photos.

SHINEDOWN : 19 photos.

VOLBEAT : 11 photos.

ORPHANED LAND : 10 photos.

KADAVAR : 10 photos.

NASHVILLE PUSSY : 7 photos.

TWISTED SISTER : 13 photos.

WITHIN TEMPTATION : 15 photos.

GHOST : 10 photos.

DELAIN : 7 photos.

HELLFEST 2013 : LES PHOTOS JATA !

Posted in HELLFEST 2013 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 26 juin 2013 by JATA LIVE EXPERIENCES

HELLFEST 2013 - LES PHOTOS JATA LIVE EXPERIENCES

Voici aussi un aperçu de ce que nous avons vécu à travers le trailer du Hellfest 2013 :

Les  890 photos  J A T A du  Hellfest 2013 sont en ligne ci-dessous. Cliquez sur les liens suivants pour un accès direct à nos photos du jeudi, vendredi, samedi et dimanche :

LIENS DIMANCHE- 352 photos .

Photos du dimanche 23 juin : AMBIANCE. 118 photos.

Photos du dimanche 23 juin : LORDI + HEAVEN’S BASEMENT + VOLBEAT + MASS HYSTERIA + MUSTASCH + MY SLEEPING KHARMA + SYMPHONY X + DANKO JONES + GHOST + THE SWORD + NEWSTED + STONE SOUR. 234 photos.

LIENS SAMEDI – 294 photos .

Photos du samedi 22 juin : AMBIANCE. 88 photos.

Photos du samedi : KISS & around the KISS Show. 89 photos.

Photos du samedi :  ACCEPT + ZZ TOP + PAPA ROACH + AUDREY HORNE + 3 DOORS DOWN + WITCHCRAFT + KROKUS + UNCLE ACID AND THE DEADBEATS. 117 photos.

LIENS VENDREDI– 248 photos.

Photos du vendredi 21 juin : AMBIANCE. 72 photos.

Photos du vendredi 21 juin : TWISTED SISTER + WHITESNAKE + DEF LEPPARD. 49 photos.

Photos du vendredi 21 juin : SAXON + AVANTASIA + EUROPE. 52 photos.

Photos du vendredi 21 juin : HARDCORE SUPERSTAR  + 7 WEEKS + HELLOWEEN + BLACK SPIDERS + STILLE VOLK + TYR. 44 photos.

Photos du vendredi 21 juin : KISSIN’ DYNAMITE. 39 photos.

LIENS JEUDI – 36 photos :

Photos du jeudi 20 juin : AMBIANCE.  23 photos.

Photos du jeudi 20 juin – 2 groupes LIVE : WILD DOWN + DANCEFLOOR DISASTER.     13 photos.

HELLFEST 2013 – TWISTED SISTER + WHITESNAKE + DEF LEPPARD – LIVE –

Posted in HELLFEST 2013 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 22 juin 2013 by JATA LIVE EXPERIENCES

Voici les photos live  de TWISTED SISTER  + WHITESNAKE + DEF LEPPARD  du vendredi 21 juin 2013 au Hellfest.TWISTED SISTER - HELLFEST 2013 - VENDREDI 21 JUIN - (9)

C’est une série de 49 photos : 23 photos pour TWISTED SISTER, 11 photos pour WHITESNAKE, 15 photos pour DEF LEPPARD.

Crédit et copyright pour JATA : Titi et Didier Rivet que nous remercions pour le prêt de 19 de ses photos sur cette page.

Cliquez sur chacune d’elle pour l’agrandir et éventuellement la télécharger.

TWISTED SISTER:

 

WHITESNAKE:

 

DEF LEPPARD:

 

HELLFEST 2010 : WELCOME TO PARADISE ! – Part 1 sur 3 –

Posted in HELLFEST 2010 with tags , , , , , , , , , , , , on 25 juin 2010 by JATA LIVE EXPERIENCES

CHAPITRE 1 : Genèse .

En ce 19 éme jour du mois de Juin, dans une petite bourgade Bretonne nommée Clisson, il est précisément 17 heures 46 quand Joël O’Keeffe, guitariste du brillant groupe AIRBOURNE grimpe sur la structure à 20 mètres du sol et fascine l’auditoire dans un moment de bravoure dont l’effet suscitera bien des réactions et ne laissera personne indiffèrent. A ce moment précis, je ne suis pas devant la scène, je n’assiste même pas à ce concert. Quelques jours plus tôt, il faisait pourtant partie de mes priorités. A cet instant-là, j’ai le privilège de me trouver dans le carré Presse VIP et de filmer la rencontre de mon fils avec son idole absolue : Dee Snider, le  leader de TWISTED SISTER !

19 juin 2010, 17 h 46 - Dee Snider & Jimmy -

C’était il n’y a pas si longtemps. J’ observais alors d’un œil distant, limite méprisant l’affiche plutôt extrême de cet unique festival important de métal dans l’hexagone. Je lui préférais nettement le Arrow Rock en Hollande en 2008 puis le Kobetasonic en Espagne l’année suivante. Pourtant, les choses commençaient  à changer dans mon esprit. Seuls Journey et Crucified Barbara avaient fait pencher la balance en faveur de Bilbao. L’affiche quasi similaire me privera toutefois de groupes cultes tels que Heaven & Hell ( que de regrets pour Dio ! ), Europe, Queensrÿche, Volbeat, Epica, Stratovarius, Girlschool ou WASP !!!

Tout commence vraiment en juillet 2009. Yotangor répète à Toulouse. Ce jour-là je rencontre Jeff sur le point d’aménager sur Nantes afin de répondre aux attentes de son nouvel emploi : chargé de la communication du Hellfest. Je lui avoue être intimement persuadé que KISS sera la grosse tête d’affiche du prochain festival et lui suggère Twisted Sister. Il me cloue en me disant que, pour ce dernier, c’est déjà prévu !!!  Le groupe n’a pu se déplacer un mois plus tôt mais a promis d’ honorer le festival de sa présence l’année suivante. Je sais alors où nous serons 11 mois plus tard … 11 mois passés à communiquer sur le Hellfest, à scruter l’évolution de l’affiche, à suivre les polémiques des intégristes politiques de notre pays mais surtout à organiser des soirées Hellfest et à motiver nombres d’amis et de connaissances à me suivre dans mon premier périple en Bretagne.

L’affiche est belle, ma vieille sensation kissienne s’est avérée exacte et il est confirmé que nombre de proches, d’amis de la KISS ARMY FRANCE se joindront à nous. Avec mes contacts Toulousains et les potes d’un peu partout en France,  l’ampleur du regroupement de tant de connaissances va s’avérer colossal, excitant et magique à plus d’un titre. Et si KISS clôturera le bal tel un immense feu d’artifice lors de la troisième journée, bien des émotions précéderont cette apothéose !

CHAPITRE 2  : Découvertes .

Jeudi 17 Juin 2010

Pretty Maids à fond dans la caisse ...
Pretty Maids à fond dans la caisse …

C’est le jour du départ. Dans la voiture, outre Sylvie et Jimmy, il y a mon super pote Adrien. Depuis notre rencontre lors du concert de Lordi en février 2009, on ne compte plus les concerts vécus ensemble. Le jeune Yoann est le cinquième à bord. A 15 ans, il fait partie des ‘Beaux gosses’ toulousains rencontrés lors de la venue de The Answer et Koritni. Ses amis Remi et Jeremy le rejoignent le lendemain en bus. Il ne semble pas trop s’inquiéter de la nuit qu’il va passer au camping du fest’ avec des inconnus dont je lui ai dit le plus grand bien. Pas vraiment seul… Il sera bien encadré avec Adrien mais aussi par ma bande de Taupes, des fans de métal plus extrême que nous rejoignons sur l’autoroute. Sylvain vient de lever son kilt et d’effrayer un bus de collégiennes … Le ton est donné, ça commence très fort dans la déconne, de quoi mettre tout le monde à l’aise. Nous nous suivons désormais, différent types de métal berçant notre itinéraire commun. La sensation de possession est proche, nous atteignons le kilomètre 666 !

La charmante bourgade de Clisson semble nous accueillir avec chaleur : micro-concerts dans les bars et attitude festive de nombreux hardos donnent le ton. On ne s’attarde pas et direction le fameux lieu pour déposer nos amis au camping avant de découvrir une chambre d’hôte bien plus cossue qui nous attend à 9 km de là.

Yohann, ma famille, 4 taupes et Adrien prêts pour le combat !

Nos bagages dans les placards, retour sur le parking du Leclerc local où, déjà, les tenues en disent long sur la fan attitude. A pied, nous sommes à cinq minutes du guichet. Nous récupérons déjà nos pass et découvrons un camping monstrueux qui donne déjà lieu à quelques scènes cultes et improbables dans la vie réelle. Nous venions de pénétrer dans le pays de Cocagne des guitares lourdes et autres composantes.

A droite un monticule de canettes de bières s’ élève plus vite que de raison tandis que quelques individus sont étendus au beau milieu du chemin. Un flot de sourires bercent nos trois visages lorsque l’on double ces 4 anglais qui marquent une halte tous les trois mètres. La palette de packs de bière qu’ils transportent est pantagruélique… Ils ont vu too big… pour notre plus grand plaisir ! So funny !

Welcome to the Hellfest Camp !

Jimmy est fier avec son pass. A n’en pas douter, il l’aura encore au poignet l’année prochaine. Je pense déjà à mon film et n’en perd pas une miette depuis ce matin. Sylvie taquine le portable, indispensable objet pour retrouver nos amis.

Avant que Georges nous retrouve enfin et nous convie dans leur  ‘circle tents’ pour casser la croute le spectacle est total. Un gars harangue la caille au mégaphone  et redonde ce qu’il arbore sur une pancarte ‘Show me your tits, I’ll give you a kiss’  ( montre moi tes seins, je te ferai un baiser ) . Il y a aussi celui que l’on suit et qui, croisant le regard d’un fan qui arpente le chemin en sens inverse lui propose un growl d’outre tombe :

-‘ BOUAAAARRRRR !!!!!!!!!!!!!!!!! ‘

Et son nouveau pote de lui rétorquer après une demi seconde de réflexion :

-‘ BOUARRRRRRRR !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ‘

Le premier tombe alors dans les bras du second tandis que j’enrage déjà d’avoir rangé ma camera et de ne pas avoir immortalisé cet instant d’anthologie. Il commence alors à évoquer sa vision du métal dans la langue de Molière. Son nouvel ami le coupe et lui répond délicatement :

-‘Sorry man, I’m Scottish, I don’t speak french !’

Comme l’instigateur de la rencontre ne sort pas un mot d’Anglais, ces deux là tracent leur route , non sans s’être salués d’un nouveau growl assorti d’un regard complice et d’un sourire affectueux tel un imperceptible tunnel reliant l’Atlantique à la Manche où ces éructations Death metalleuses symbolisent une  fraternité pour le moins universelle !

Le coin des Toulousains ….

C’est l’heure de la pause pique-nique quand Pierrot, qui a planté sa tante non loin de là nous rejoint dans l’antre des Toulousains. Cet inconditionnel du TFC, d’ Iron Maiden et de Lemmy va vivre la plupart du temps à nos cotés et au premier rang d’éminentissimes moments dans les jours à venir .

D’innombrables drapeaux régionaux, de pays Nordiques ou même du plus célèbre club de rugby ont été hissés. Il flotte au dessus du camping comme une quiétude réparatrice de frustrations accumulées durant trop de journées sans live music. Notre première soirée va se dérouler au métal corner. Première prouesse de l’orga, le match France- Mexique est diffusé sur écran géant tandis que les bars extérieurs ne désemplissent pas et que la Corner tent est déjà bondée . Tandis que nous suivons en direct l’effondrement du football français et que des milliers de metalleux se gaussent de la décrépitude du système Domenech, nous naviguons dans un univers où, même les amoureux de ballon rond relativisent la tristesse de cette déchéance tant le plaisir d’être ensemble dévaste tout.

Après Genève, le plaisir des retrouvailles.

Premières rencontres avec la famille KISS ARMY FRANCE. Les Kissettes du 58 sont toutes là et vont vivre ces quatre jours non loin de nous, souvent ensemble. Nous nous réjouissons de retrouver la bande à PoupouneSylvie a vécu le show magique de Kiss à Genève à ses côtés, au premier rang.

Entre Shandi et Jimmy, même âge, même passion, le courant passe de suite.

Des tables de jeux ont été érigées entre l’écran géant et la corner tent où des groupes issus de la scène locale et autres vainqueurs de tremplins distillent déjà un flot de décibels dévastateurs.

Retrouvailles avec Poupoune et Shandi, rencontre des autres kissettes ...

D’imposants sourires traversent nos visages tant la propension des festivaliers à se travestir régale les amateurs de photos en tout genres. Avant que quelques gouttes de pluie mettent un terme à cette parfaite introduction et nous ramènent au gite pour une belle nuit de sommeil, je ne peux m’empêcher d’appeler Lolo Rousselot qui organise plusieurs soirée à Nantes avec d’autres membres de la Kiss Army France histoire de mettre l’eau à la bouche de ceux qui ne viendront que le dimanche : ‘ Lolo, ça sent bon la super orga, toutes les conditions sont réunies pour un super festival ! J’aperçois au loin les essais lumières sur les deux main stage, ça va être grandiose !!! ‘

Sylvie, Jimmy, Adrien, Pierrot et Yohann, déjà dans l’ambiance.

Chapitre 3 : Laboratoire et premiers frissons .

Vendredi 18 Juin 2010

La nuit fut courte. Ajouté à l’excitation de longues minutes où je peinais à trouver le sommeil, je n’avais pas misé sur le rallye effectué dans le couloir dès 7 heures du mat par deux gamins de 3 ans, enfants du couple qui loge à coté ! Ils sont prestataires de service dans le car régie du Hellfest et leur rythme n’est pas le notre. Peu importe, nous avons hâte de voir vivre le lieu, de constater, comme le prétendent Boutin, De Villiers et autres politicards ridicules, avec quelle verve le Malin va prendre possession de notre âme.

Adrien, déjà au premier rang … tranquille pour le moment …

Neuf heure. Nous n’avons pas encore déjeuné quand mon jeune ami Seb Ramez nous rejoint au gite. Lui dort du coté de Nantes. Cette première journée va nous servir de laboratoire . Elle ne répond pas vraiment à nos gouts. Avec lui et Pierrot, avec les ‘beaux gosses’ aussi, nos attentes sont quasiment décalquées, même gouts, mêmes envies, mêmes délires portées vers un hard rock classic et quelques composantes. Adrien nous rejoint dans nos envies mais les siennes vont bien au delà, parsemées de trash, de stooner et de death. Ne va t-on pas trop souffrir  au cours de cette journée placée sous le signe de l’extrême ?

Dans notre parcours entre la parking du Leclerc et le site, les sourires sont toujours de rigueur tant on se sent à l’aise dans la grande famille du métal.

Seb doit récupérer son bracelet. Tandis qu’il file vers l’entrée principale avec Sylvie et Jimmy, j’ai la chance d’investir l’antre divin sans attente par l’entrée VIP. Par celle-ci, on déboule derrière la scène de la Terrorizer tent. Sous mes pieds, la terre tremble. Le son est tel que le sol doit encore en subir les vibrations. C’est THE FACELESS qui joue. Jamais encore je n’avais entendu un truc pareil ! Direction la main stage 2 où se produisent les frenchies de GOROD. C’est quasiment du même acabit, un gigantesque cochon que l’on égorge … Si subtilité il y a, elle se situe au niveau de la six cordes avec un registre plutôt complexe …

69 Chambers : Nina .

Adrien et Pierrot sont déjà devant la main stage 1. Ils se sont levés tôt et n’ont pas eu à patienter longuement devant l’entrée principale. Sylvie, Seb et Jimmy manqueront l’excellente prestation du groupe Suisse de Heavy rock 69 CHAMBERS. Le public rentre lentement. Des milliers de festivaliers sont à la porte, la fouille est fastidieuse.

Pour nous, pas de problème pour accéder au premier rang et se délecter des tenues affriolantes de la bassiste  Maddy et surtout de la belle et excellente chanteuse guitariste Nina. Remi, Jeremy et Yoann sont matinaux, la journée commence bien pour leurs jeunes yeux.

69 Chambers : Maddy .

Quant-aux oreilles, ce n’est que du plaisir avec une savoureuse prestation qui nous met en appétit. C’est même royal. le batteur assure tandis que la guitare solo est tenue par Tommy Vetterli, guitariste de CORONER et mari de Nina . Dans le pit des photographes, j’ai le privilège de pouvoir shooter et filmer ce premier moment attendu du Hellfest . Je sais désormais qu’il faudra attendre minuit pour voir le groupe qui m’excite le plus : The devil’s blood !

Pierrot, alias Mr Lemmy et les 3 ' Beaux gosses ' aprés le show de 69 Chambers.

Cette première journée va s’avérer idéale pour prendre le pouls du festival.  Si mes potes ne peuvent me suivre en zone VIP, je ne tarde pas à me sentir comme un poisson dans l’eau. Non seulement la déco est à tomber ( sculptures, écrans plasma, sofas, bar, hamacs en plein air, toilettes nickels ) mais je ne tarde pas à rencontrer des connaissances de concerts Toulousains : Fred ( Moocher ), mon photographe préféré et Nathalie, chanteuse et animatrice radio. Je découvre la salle de presse ornée de moquette rouge. Des box sont à la dispo des groupes  pour les interviews. Le premier à faire son apparition reste pourtant en extérieur pour un TV Talk. Il s’agit des agnostiques bordelais d’ OTARGOS dont le show eut lieu en même temps que celui de 69 Chambers sous la Rock Hard Tent. Sacré look !

Otargos

Je reste encore timide quand Steph Biard de Rock Hard me reconnait. Nous nous étions manqués en 2008 à Bercy pour Kiss. Cette fois, on prend enfin le temps de discuter, il m’offre un pot et c’est un réel plaisir de partager cet instant avec ce maître es-hard rock mélodique que je recroiserai souvent durant ces trois jours. Il me prête son téléphone mais impossible de joindre ma famille. Je ressors. La foule se densifie. Me voici seul au  milieu des premiers pogos et autres slams durant le concert d’ EVILE.

Heureuses d'être à Clisson !

J’ aperçois Pierrot, étranger à cette furie naissante. Assis peinard dans l’herbe avec les kissettes, je leur demande s’ils ont croisé ma moitié and Co.

– Regarde, ils viennent d’apparaitre sur l’écran ! Ils sont au premier rang …

– Quoi ? Arrête de garoffer ! Devant pour CROWBAR, n’importe quoi !!!!

– Putain, on vient de les revoir, ils s’éclatent grave …

– Incroyable, j’en reviens pas ! Bon au moins ils ont fini par rentrer !

Jimmy commencera même sa fructueuse récolte de médiators durant le concert du groupe de sludge métal américain venu de Louisiane. Étonnant !

Alors que je m'inquiète, Adrien, Jimmy et Sylvie sont aux premières loges pour Crowbar !

Alors que je m'inquiète, Adrien, Jimmy et Sylvie sont aux premières loges pour Crowbar ! (Pict : Moocher )

Pendant ce temps : Me and the kissettes at the Hellfest.

J’en profite pour faire le tour du site avec Poupoune et Shandi. Non seulement, la disposition est parfaite mais la taille, les stands, les lieux sont à échelle humaine tout en étant impressionnants. L’organisation est phénoménale !

Une des nombreuses sculptures présentes sur le site.

Avant de rejoindre l’incroyable extrême market, paradis du porte feuille du métalleux où les filles vont acquérir quelques objets estampillés Kiss, je suis happé par ce que j’entends et surtout ce que je vois sous la Terrorizer tent. Les japonnais de SIGH électrisent la foule. Je suis comme aimanté par le charisme de la belle growleuse aux ailes d’ange  Mikannibal . Y-aurait-il quelque chose que je ne soupçonnais pas dans ce black métal avant gardiste ? Quand le charme oriental est de la partie, l’ésotérisme prend ses distances !

Mikannibal l'ange du mal de Sigh.

Ne voulant trop faire attendre les filles, nous filons faire notre marché. On ne sait où donner de la tête ! Je me dis que je repasserai pour prendre ce porte feuille Kiss. Erreur ! A aucun moment durant ces trois jours, je n’aurai le temps de revenir tant le tourbillon sera intense. Même pas envie de manger avant tard dans la nuit, ça en dit long …

Autre surprise en passant devant la Rock Hard Tent : NECROPHAGIST. Nous arrivons en tout cas au moment d’une symphonie de guitares voluptueuse et savoureuse. Il y a du monde partout en permanence. Juste à côté, on aperçoit la séance de dédicace de KAMPFAR. En ce vendredi à la météo parfaite, c’est le D day des amoureux de musique extrême.

Mouss, le chanteur de Mass Hysteria électrise la foule.

On rejoint la mainstage 1 où les français de MASS HYSTERIA délivrent un métal fusion qui électrise la foule. Poupoune et Shandi ont rejoint les kissettes. Adrien suit son planning préétabli  à la seconde près, j’ai perdu Pierrot et n’ai toujours pas croisé Seb et ma famille ! Une équipe TV de Canal + et i télé m’aborde alors. A défaut de  la poutre musicale, de l’ambiance conviviale et fraternelle qui devrait leur dévorer les rétines et l’ouïe, ces gens là préfèrent aborder la brindille sataniste. De mon message où j’abordais longuement l’aspect musical et l’immense fiesta qu’ils avaient sous les yeux, moins de 10 secondes seront diffusées. Peu importe …

Une vue inédite des Mass grâce à mon pote Moocher.

Une vue inédite des Mass grâce à mon pote Moocher.

Les slammers et autres pogoteurs s’en donnent à coeur joie. Le message délivré par Mouss est reçu à merveille et la foule répond au quart de tour. A mes côtés, les deux belles de 69 chambers signent quelques autographes et prennent la pose. J’en profite !

Avec Nina et Maddy ...

Je rencontre aussi des anglaises fan de KISS, pas mal de gens qui m’interrogent sur ce qui se passera dimanche. Après la furia MASS HYSTERIA, FINNTROLL enchaine sur la Mainstage 2. Je fais une pause au carré VIP tandis que Jimmy, Seb, Adrien et Sylvie savourent la presta des trolls finois du pagan metal.

– ‘T ‘as eu tort de manquer ça !’ me dira mon fils quand enfin je les retrouverai à ma sortie du carré alors que KMFDM entame sa prestation. Ce métal industriel porté par le chant et le clavier de  la jolie Lucia Cifarelli au centre de la scène nous indiffère quelque peu. Trop froid ! J’en profite pour introduire mon fils dans le carré VIP. A son âge, il est accpté et déjà ses yeux en disent long. Pour le moment, on ne croise que Nathalie, Marjorie l’ntevieweuse des DVDs officiels du Hellfest et Enguerran Prieu, le réalisateur du film « Rock’ n roll over », moyen métrage en préparation qui promet beaucoup.

Jimmy avec Arnaud Pontaco de Gorod et une charmante attachée de presse.

Il y a aussi l’ excellent guitariste de Gorod, Arnaud,  avec lequel je sympathise particulièrement. Il sera comme un fil rouge durant ces trois journées, intéressant, prévenant, un plaisir constant de le croiser et le recroiser ça et là ! Nous baignons dans un univers fait pour nous et une excellente ambiance même si aucun concert ne nous a encore chaviré.

Avec Seb et Pierrot, nous enchainons sur un groupe majeur de l’après midi : WALLS OF JERICHO.  On ne fera en fait que passer tant les hurlements punk-hardcoriens de la chanteuse de Detroit Candace auront tôt fait de nous consterner. Le groupe a conquis la foule, pas nous ! Nous filons sous la Terrorizer pour une prestation nettement plus atmosphérique : SECRETS OF THE MOON. Le black métal des allemands l’emporte haut la main sur le death pour lequel nous sommes hermétiques. Sans être transcendant, ce que l’ont voit n’est pas inintéressant …

16 H 45 : voici venue la tête d’affiche du vendredi, étrangement placée au milieu de la journée puisqu’ils voyagent loin le lendemain : DEFTONES . Le style : du néo métal. Chemise rose pour le chanteur, pas de show, indifférents à ces riffs, Pierrot et moi ne tenons que dix minutes. Tandis que Seb, circonspect, veut en voir davantage, nous optons pour le stand dédicaces de Watain. Ils ne sont pas maquillés mais ne sourient pas pour autant. Avec nos T.Shirts Kiss et Lemmy, ils nous prennent à coup sûr pour des guignols !

WATAIN au naturel : le satanisme n'est pas contagieux !

BITE MAN et Pierrot !

RAHAN et une bien belle festivalière

Nous filons au camping poser quelques revues métal dans la tante d’Adrien. La foule qui se déplace est

considérable et l’on se délecte des déguisements multiples que l’on croise. Si l’on aperçoit LA DENREE de ‘La soupe aux choux’  ( tout de jaune vétu ) partout sur le site, il y a aussi SPIDERMAN, RAHAN ( toutes boules livrées au quatre vents ! ) et bien-sùr BITE MAN la star des photographes !!!

Adrien tente de réceptionner La Denrée !

Sous leurs tentes, à ma grande surprise,  mes amis les taupes sont là et se ravitaillent ! Sont-ils déjà épuisés les férus de hard extrême ? Drôle de rituel avant d’ aborder Watain ! Les beaux gosses réintègrent le site avec nous. Même à cette heure-là, il y a une petite queue devant l’entrée principale que j’emprunterai pour la seule et unique fois. Deftones vient de finir et l’on retrouve Seb avec Sylvie et Jimmy … qui se sont fait évacuer du premier rang tant la compression humaine devenait intenable pour eux !!! Sur la mainstage 2, c’est l’heure du set d’ HYPOCRISY. Hermétiques à cette overdose de décibels, on s’improvise une petite séance photos souvenirs.

Seb, Jimmy, Sylvie et 'Les beaux gosses'.

Un certain Gilles Lartigot me reconnait alors. Ce Marseillais travaille désormais notamment pour la chaine musicale québécoise  Music Plus. Grand fan de Kiss, nous nous étions croisés à Aubagne en 2004 mais, barbu désormais, je ne l’avais pas reconnu. Se retrouver et converser ainsi est un tel plaisir qu’il ne tarde pas à me proposer de participer à son reportage. Valérie, sa chérie, bosse aussi à ses cotés. Je leur propose plutôt Jimmy. Je sais que l’angle sera bien plus original avec ma demi portion, habituellement très loquace et passionné. Dans les jardins du ‘VIP CIRCLE’, Gilles est  ému, on sent qu’il se passe quelque chose de fort durant l’entretien …

Valérie, Gilles et Jimmy pour Music Plus et King of the Pit.

Jimmy, je te propose de m’accompagner demain durant l’interview de Twisted Sister.

Le sourire du gamin en dit long. Nous allions tout faire pour les rencontrer. Voici que cela semble se concrétiser dans des conditions inattendues.

Gilles nous présente alors Noémie Langlais. Super feeling aussi avec la jeune journaliste de ‘Rock one’.

Noémie et Jimmy.

Le cercle s’agrandit encore quand un gars me tend la main :

– Bonjour, Jean Pierre, enchanté ! …

Titi ! … Puis je réalise …

Jean PierreSABOURET ?!?! L’homme de Hard Rock magazine, de M6, de MCM, le journaliste culte pour tout fan de KISS,  celui à qui l’ont doit tout les spéciaux télévisuels et presse parus sur le groupe. The journaliste métal par excellence, celui dont les maximes ‘ Paix , amour et … ‘ qui clôturaient ‘ Dr heavy and mister hard’ sont restés dans bien des mémoires  !

Jimmy et Jean-Pierre Sabouret.

Jimmy & Jean-Pierre Sabouret.

Jean-Pierre & me.

Il me  présente son fils, Thomas, 15 ans.

– Je ne sais pas si tu réalises à quel point ton père a compté pour nous, fans de classic hard rock ?

– Je l’ai réalisé le jour d’une repet’ de METALLICA me répond-il. Mon paternel m’avait amené. On était à peine entré quand James Hetfield cesse de jouer et crie : ‘ C’mon Jean Pierre, so happy to see you ! ‘ J’ai alors compris que mon père était apprécié des plus grands !

Je navigue à vue ! Arrive alors un gars qui  le salue rapidement et presse le pas, visiblement débordé.

– Tu sais qui c’est, me dit Jean Pierre ? C’est Pascal Larre, le seul régisseur à qui IRON MAIDEN accorde sa confiance, celui là même qui leur a monté la scène en bambous en Indonésie ! ( voir le film ‘ Flight 666’ ….légendaire !)

Gilles nous présente  alors Werther, le bassiste de DAGOBA.

Insouciante de tout ce toutim métallique, une petite fille joue à nos cotés avec sa maman qui n’est autre que Lucia Cifarelli, la chanteuse de KMFDM. On en profite pour rajouter trois belles photos à l’album souvenirs …

En compagnie de Lucia ( KMFDM ) et Werther ( Dagoba ).

Durant ces dernières 24 heures, nous ne vivions déjà plus dans le même univers !

Il est  20 H 30 quand nous rejoignons enfin Seb et Sylvie … Nous venons de manquer INFECTIOUS GROOVES … L’autre groupe de Mike Muir est aussi énergique mais bien plus … groovy, funky que Suicidal Tendencies. Les beaux gosses, comme des centaines de fans sont montés sur scène lors d’un des concerts les plus marquants de la journée, symbole de l’alchimie si particulière entre les festivaliers et les musiciens .

La foule envahit la scène d'Infectious Grooves ( pict : Seb )

Par chance, nous sortons au moment où deux des musiciens du groupe improvisent une séance photos avec quelques fans … C’est l’occasion …

Avec deux membres d'Infectious Grooves.

Tandis qu’ Adrien est parti headbanger devant la mainstage 2 pour SICK OF IT ALL, que Pierrot s’en est allé au Métal Corner voir un triste match de l’Angleterre en coupe du monde, nous constatons avec plaisir que la KISS ARMY FRANCE s’est agrandie. Les kissettes sont là mais aussi Didier Rivet et mon ami Chris Rebaudo ainsi que son acolyte Yan. Chris n’est plus tout à fait le même qu’ à Genève, arborant un sourire permanent et la blague facile assortie de grande tapes dans le dos … Déjà un peu ‘parti’, le Roannais a décidé de se lâcher !

20 H 30 - La Kiss Army France prend la pose .

Alicia et Jimmy ...

Toutes mes connexions commencent à se juxtaposer. Quel plaisir de croiser Alicia, la petite perle Toulousaine du sleaze et du black, l’organisatrice de nombre de soirées, obligée d’émigrer en septembre dans la capitale. C’est elle qui m’avait fait écouter et découvrir ces ‘rigolos’ satanistes de WATAIN et voilà que nous allons assister ensemble à leur show ultra médiatique sous le Rock Hard Tent ! TF1 est présent, big report à venir dans  ‘Sept à huit’ . Ces sauvages sont ils dangereux ? Le bourgeois établi ferme la porte de son univers à double tour. Ces Suédois sont effrayants, subversifs . Mais malgré cette subversion de pacotille, la France a peur !

Sur le chemin, pause photo avec LOUDBLAST dont nous venons de manquer la prestation en même temps que Infectious Grooves. Je venais de les voir quelques jours plus tôt au Toulouse Metal Fest et j’avais été surpris par leur thrash/death élaboré, loin de mon univers mais parfaitement structuré ! Petite pose tandis que le batteur Hervé Coquerel congratule Jimmy :

– Hey mon p’tit gars, t’as une super veste ! Vraiment une super veste !

Sylvie, Jimmy & Loudblast.

Sylvie, Jimmy & Loudblast.

WATAIN donc … Curiosité mais plus que cela ! La foule s’est entassée et l’on comprend que ce show est attendu. Fourches enflammées ornent les deux cotés de la scène, de sales maquillages et du sang dégoulinant symbolisent visuellement cette ode au malin délivrée par un black métal qui, à défaut d’être virtuose, m’apparait plutôt inspiré et pas désagréable. Nous l’avons appréhendé et dégusté au millième degré, en ricanant de plaisir. Aucun envoutement en vue. Ouf ! La France peut dormir tranquille …

Watain s'amuse à faire peur à TF 1 ! ( Pict : Moocher )

Sepultura : Derrick Green - Quelle fabuleuse photo de Fred !

De retour à l’air libre, la nuit est tombée. Le site s’ éclaire de tous ses feux. Des projections du logo jonchent le sol, mention particulière pour les décorateurs, c’est somptueux !

Hellfest by night ...

... Magnifique ! Fred a du talent mais c'était vraiment ainsi !

Face à la mainstage 1, nous voici quelques minutes devant SEPULTURA.  Je les avais vus à Donington en 96 mais n’avais jamais approfondi ce  death métal teinté de racines brésiliennes. Malgré sa présence athlétique et sa voix d’outre tombe impressionnante, Derrick Green, le seconde ligne remplaçant de Max Cavallera ne m’embarquera pas davantage dans cet univers trop sombre pour moi. Néanmoins, nous avons droit aux classiques de la fin du show tels ‘Territory’ ( beurk !) et le convainquant  ‘Roots Bloody Roots’ .

Durant ce dernier titre, Seb et moi sommes déjà à 15 mètres de la mainstage 2. Sylvie et Jimmy sont restés près d’un arbre sur la droite, plus loin. Il le regrettera car le groupe qui suit va devenir une véritable obssession dans les mois qui suivront. Il faut bien défier son paternel de temps à autres …  Les fans attendent avec impatience ARCH ENEMY. Le groupe des frères Amott, deux guitaristes d’une remarquable dextérité avec un sens mélodique aigu connait un succés planétaire depuis qu’ils ont engagé ( il y a dix ans ! ) la blonde et charismatique chanteuse Angela Gossow. Véritable fascination pour certains, curiosité pour d’autres, le belle a la particularité de growler et non de chanter. On voyage allégrement outre tombe dans un death enfiévré dont la voix, qui envoi terriblement du bois, contraste avec les envolées soyeuses et inspirées des ‘Amott Brothers’ . Jusqu’au milieu du set, je me prends à m’éclater grave. Il y a non seulement le spectacle des slammers qui fusent au dessus de nos tronches mais surtout Angela, qui, il faut bien l’avouer, en impose grave.

Arch Enemy : Angela dans toute sa splendeur !

Puis, stop !

Seb, c’est bon pour moi, rendez vous à l’arbre familial à la fin du set.

Angela et ses boys ont conquis une bonne partie de l'assistance.

J’ avais eu ma dose, comprenant qu’il n’y aurait plus de surprises.  Et pourtant, allant filmer quelques plans de face, loin de la furie, je fus ceuillis par les magnifiques parties de guitares des Suédois. Les growl quant-à eux, furent-ils éructés par un charmant et atypique minois, ont eu tôt fait de me lasser. Depuis, grace à Jimmy, une chanson m’a conquis : ‘Burry me an Angel’ .

Nous voilà à nouveau tous les quatre. Il est 23 h 30. J’espérais retrouver quelques amis  disséminés partout sur le site. Personne à l’horizon ! Ne sont-ils pas tentés par un voyage quarantenaire aux origines de notre musique ? Surtout que le moment tant attendu se profile dans trente minutes. Après qu’une certaine Sandrine Le ( Thanks so much Shandi !) m’ait conseillé d’écouter ‘The time of no time evermore’ premier album de cet obscur et inconnu groupe venu des Pays Bas, je suis resté scotché par ce skeud comme transporté des 70’s, inspirée par Black Sabbath, Led Zep ou Blüe Oyster Cult mais avec un son actuel, trois guitares majestueuses et une chanteuse envoutante, soutenue par trois choristes.  Nous voilà donc devant ce fameux groupe sous la Terrorizer Tent. Nous assistons même aux derniers réglages. Ils sont alors habillés normallement…. Seules des dizaines de bougies trahissent déjà l’atmosphère . Quand THE DEVIL’S BLOOD rentre enfin en scène, les nombreux musiciens sont maculés de sang de la tête aux pieds.

The devil's blood : une expérience live bouleversante !

F. The Mouth of Satan !

Pourtant, loin du cinéma de bien des  groupes de black métal, on perçoit, on resssent une absolue conviction. Cette ambiance gothico mystique est si prenante qu’elle s’incrira dans un incessant rituel tel un voyage vers l’au delà. Le groupe fait corps, il ne communique jamais avec le public et trace son chemin tel un seul homme devant un parterre fasciné et des oreilles respectueuses qui jouissent des solos entrainants et des accords hérités d’un revival salvateur. On baigne à la frontière de l’occulte tout en revenant du coté de Woodstock. Car il s’agit bien de vieux rock, il y a du Lynyrd Skynyrd dans ces envolées à trois guitares. Tandis que Jimmy ne tient plus et vit sa première défaillance du festival s’endormant aux pieds de la barrière, nous sommes complétement transportés par cette ambiance à la fois psychédélique et mystique, fascinés par la chaleur de la rythmique, conquis par ce feeling heavy rock, ces riffs endiablés, ces arpèges mélancoliques à trois guitares , et envoutés par la présence statique, figée, possédée de l’étonnante chanteuse pseudoïsée F. The Mouth of Satan !!! Il s’agit en fait de Farida Lemouchi, soeur de Selim, guitariste et géniteur du groupe Batave.

L'un des trois guitaristes aux envolées planantes et déchirantes...

L'un des trois guitaristes aux envolées planantes et déchirantes...

C’ est de cette conviction absolue en ce qu’il font qu’émane cette force inébralable, ce talent insoupsonné. On est devant une sorte de secte. Leur dévotion au malin est loin d’être feinte. Pourtant, à l’opposé de toutes ces croyances, durant 80 minutes éternelles ( 20 minutes de plus que prévues ! ), nous venons de vivre un instant à la fois irréel, ésotérique, puissant, subtil, rare, unique ! Un bain de substances hallucinogènes à la frontière d’une noyade conssentie. Incroyable ! Nous étions le lendemain et venions d’assister à la pépite de la veille …

Il ne restait plus qu’à jeter un furtif coup d’oeil quelques dizaines de mètres plus loin. Le black métal actuel de MARDUK sévissait sous la Rock Hard Tent. Bof … Tandis que BIOHAZARD cloturait sans intérêt pour  Seb et moi cette première journée, il fallu bien du courage à Jimmy pour regagner le parking puis le gite. Ce soir là uniquement, nous avons pu tous les quatre ressortir par l ‘entrée  VIP. Derrière la Terririzer Tent, The Devil’s Blood était encore réuni, leur rituel peut être pas tout à fait fini. Un gars, probablement le manager, nous demanda de ne surtout pas les aborder. Il ne nous empechera pas de nous endormir bercé par la somptueuse mélodie du sang du diable …

Suite et seconde partie : parution au mois de mai . N’hésitez pas à commenter cette chronique !

HELLFEST 2010 : WHEN DREAMS CAME TRUE – Part 2 sur 3 –

Posted in HELLFEST 2010 with tags , , , , , , , , , , , , , , on 24 juin 2010 by JATA LIVE EXPERIENCES

CHAPITRE 4 : Du rêve à la réalité .

Samedi 19 Juin 2010

Se réveiller après moins de cinq heures de sommeil se conjugue chez moi avec une très mauvaise humeur. Pas aujourd’hui. Juste un peu de rancœur m’anime envers des parents laissant leurs marmots multiplier courses et  cris dans le couloir de la chambre d’hôte, juste devant notre porte.  Réaliser, en ouvrant les yeux, que l’on va vivre une rencontre magique, se l’imaginer, faire le match avant qu’il n’ait lieu allège votre sommeil tant l’excitation est vive . Ce matin-là, dans nos imaginaires,  nous allions comme pénétrer le clip de We’re not gonna take it  … Comment s’harmonisera la rencontre avec les légendaires Twisted Sister ? Cette pensée suffit à te propulser la dose d’ adrénaline nécessaire pour aborder une telle journée.

Hier soir, de retour au gîte, mon pote Jean Claude et deux amis à lui sont arrivés tard de Toulouse. N’y résistant pas, ils ont parcouru les 9 kilomètres afin de ressentir, à l’extérieur du site le feeling du festival. Le son de quelques riffs tardifs et la réponse de la foule furent comme un peu de réconfort pour oublier la route et la journée de boulot. Bien sûr, ils ont voulu recueillir nos impressions  dès notre retour, nous qui étions encore sous le choc du Devil’s blood !

En ce samedi, nous ne les saluerons qu’au réveil, nos positions n’ étant jamais les mêmes durant cette journée mémorable.

L'entrée du site pour le public

Petit déj’, douche, Seb passe nous prendre, nous voilà repartis. Il a, avec Sylvie et Jimmy, cette petite appréhension d’ une attente trop longue devant l’entrée principale, cette peur de manquer un des concerts qu’il attend le plus :  Electric Mary ! Heureusement, seul le premier jour fit embouteillage. L’entrée est désormais fluide. Ils n’ont manqué que le premier groupe de la Main Stage 2 : DEW SENTED.

Ce n’est pas vraiment un problème. Si les thrasheurs allemands ont fait lever mes potes Les Taupes de bonne heure, nous restons hermétiques à tant d’agressivité et à cette absence de nuances. Je ne resterai que quelques instants devant ce vain combat avec une assistance clairsemée .

Pierrot et Adrien sont déjà aux premières loges de la Main Stage 1. Nous revoici dans notre élément…

Depuis le temps que Seb nous parle de ces  Australiens, nous avons hâte de les entendre. Et nous n’allons pas être déçus ! Dignes héritiers de Led Zep ou Whitesnake, nous sommes happés par un revival qui oscille entre le feeling d’un Free et la puissance d’un Rose Tattoo. Dès les premiers accords magiques de Let me out, divine introduction à une journée placée sous le signe du Classic Hard Rock sur une scène principale qui mobilisera toute notre attention, nous sommes happés par un son parfait. Les lumières oranges, la fumée dans le fond contrastent merveilleusement avec la fine pluie qui s’invite le temps d’un soupir puis laissera place au fil des heures à une météo parfaite où soleil et ciel nuageux nous enroberons d’ une soyeuse tunique de bien être.

ELECTRIC MARY : Une journée classic hard rock qui débute parfaitement !

ELECTRIC MARY : Une journée 'classic hard rock' qui débute parfaitement !

Rusty : présence et voix enrobent l'assistance

Rusty Brown : présence et voix enrobent l'assistance

ELECTRIC MARY n’est certes pas le groupe le plus original de la journée mais ses références à l’essence même du rock sont tellement maitrisées, assumées tant au niveau de l’exécution, de la présence, que du look ( la barbe est de rigueur pour quatre des cinq musicos ! ) que ces trente minutes paraissent bien trop courtes. Le public s’enthousiasme et Rusty Brown, dont la rondeur de la voix n’a d’égale qu’ une chaleureuse bonhommie, trouve une astuce pour palier l’absence de backdrop : brandir l’écharpe du groupe dont le public n’est pas prêt d’oublier le nom ! Un régal !

Autour de nous, notre ‘famille’ Hellfest s’est rassemblée mais certains demeurent introuvables. Mon ami Parisien Jérôme Barre et son fils J.C ( des retrouvailles attendues après le show de Kiss à Genève un mois plus tôt puis un match de football qui a fait parler, maquillé,  à Toulouse la semaine avant le festival ! ) ne sont toujours pas arrivés et la bande à Boubouille est aux abonnés absents (Ces férus de concerts Toulousains résident dans des tipis à quelques kilomètres du festival et vivent les concerts depuis la plate forme handicapés, Jeff le fils de Jean-Luc étant paralysé des membres inférieurs ) . Les kissettes du 58 sont là ainsi que nombre de potes Toulousains et de Kiss fans  .

Lorsque TAMTRUM débute son set, je file sur la scène 2 par curiosité puis reviens vite. Il faut dire que ce son indus gothique à tendance techno s’avère comme qui dirait anachronique lors de cette journée très classic rock. Des looks barrés et une musique déstabilisante.

Tantrum, zarbi et glauque ...

Déstabilisé, plus d’un mâle va l’être dans les minutes qui suivent mon retour à la barrière de la scène principale . L’écran géant central nous offre des plans savoureux de deux danseuses stripteaseuses particulièrement motivées, impliquées et … wouaw … chaudes ! Me voici donc, avec quelques milliers de nouveaux potes, reparti au pas de course, sourire béat, vers la Mainstage 2 !

Tantrum et l'attraction de la matinée : les Garage Babes !

Tantrum et l'attraction de la matinée : les Garage Babes !

Une curieuse façon de prendre son petit déjeuner !

Une curieuse façon de prendre son petit déjeuner !

Grâce à son duo sexy et vraiment hot, le trio goth a réussi à focaliser sur lui toute l’attention du site, hormis ceux qui sont sous la Terrorizer Tent  ou poursuivent leur nuit au camping. Le  show qui se veut décadent et subversif à souhait devient alors de plus en plus bouillant sur certains titres,tels  le poétique Fuck you, I’m drunk 

Topless,  la blonde et la brune, so sexy, font leur retour, se versent du yahourt à boire sur les seins et crachent du feu. Pas certain que la finalité de l’entreprise ait été captée par tous. Quoi qu’il en soit, si vous aimez vous rincer l’œil, c’est à ce concert qu’il                    fallait assister . Et Jimmy ?  Son sourire de satisfaction est évocateur. Les Garage Babes hanteront probablement longtemps ses nuits de pré – ado. Dire qu’il brule certaines étapes est un euphémisme !

Light everybody's fire !

Light everybody's fire !

12 heures 15. La fine bruine a laissé place à un ciel nuageux et menaçant. Autour de moi, j’entends dire :

– C’est quoi DELAIN ?

– Un groupe à chanteuse !

Charlotte Wessel : classieuse !

Charlotte Wessels : classieuse !

Un brin réducteur comme qualificatif pour évoquer ce combo de power pop symphonique aux mélodies riches et raffinées.

Il est vrai que certains curieux semblent  un peu perdus. Seb se trouve d’ailleurs à coté d’un gars qui n’ ôtera pas son masque de Jason, le tueur de Vendredi 13 ! Si nous nous réjouissons de les revoir neuf mois après le concert au Ramier, le groupe Batave n’est plus tout à fait le même et deux membres ( guitare et basse ) ont été remplacés. Les nouveaux venus font preuve d’implication et de dynamisme mais tous les regards sont focalisés par la belle et classieuse Charlotte. Jupe blanche longue et légèrement fendue, bustier aux couleurs du backdrop de fond de scène laissant discrètement deviner une délicieuse poitrine, la magnifique rousse capte l’attention. C’est la classe et l’élégance incarnée dont le charme vocal le dispute à une sensualité naturelle brodée dans son headbanging discret.

DELAIN au complet

Conséquence : le public souffre très vite d’un certain manque quand la belle quitte trop souvent la scène lors des plages musicales non chantées. Sa voix est certes belle mais pas toujours aussi juste qu’il le faudrait. De plus, la set list de ces quarante minutes  est un peu bancale et fait l’impasse sur certains titres majeurs dont le tubesque April Rain. C’est facile d’accès, agréable à écouter, les serpentins  surprennent l’auditoire lors du final, Charlotte  distille un sourire charmeur mais il manque encore le X factor à ce groupe au potentiel énorme s’il veut atteindre le niveau d’un Within Temptation ou d’un Nightwish .

Il est temps pour moi de laisser mes proches, de zapper Tankard, sa bière gargantuesque, et de prendre la température du coin presse pour la première fois de la journée…

L' amusante fête de la bière version Tankard !

L'affiche du film désormais culte THE STORY OF ANVIL

Le moment est bien choisi, c’est le moins que l’on puisse dire ! Après avoir croisé les gars de Tantrum, qui vois je, seul dans un box, qui attend la presse ? Lips !!!

Robb Reiner est dans le box adjacent en interview ! C’est un peu comme si je m’étais projeté en une fraction de seconde de l’autre côté de l’écran, dans le documentaire le plus tendance du moment, celui qui récolte des prix à travers toute la planète. Le film témoigne de la désillusion de deux musiciens promis à un avenir radieux, de leur galère quotidienne un quart de siècle après avoir foulé les plus grandes scènes sur la même affiche que Scorpions, Whitesnake ou Bon Jovi.

Les deux gars d’ ANVIL sont là, et, comble du bonheur, ils disposent d’un peu de temps ! On peut discuter, prendre pas mal de photos. Je ressens le plaisir qui est le leur d’être à l’affiche d’un tel festival en Europe, d’avoir cette seconde chance octroyée par le septième art, comme enfin la reconnaissance tant méritée par cette obstination perpétuelle.

Si un groupe à travers les décennies n ‘a pas lâché l’affaire et à tout sacrifié à sa passion, ce sont bien ces deux Canadiens, ces deux amis d’enfance. Leur nom, à l’image de bien des fans de hard rock, ne m’évoquais que de vagues souvenirs avant la sortie du film.  80 minutes de pellicule plus tard, ces gars là sont devenus comme familiers. Comment ne pas les aimer tant leur dévotion à la musique est touchante ? Me retrouver auprès d’eux , je l’ai vécu comme un privilège.  Le cinéma, ce chemin de traverse inattendu leur a ouvert à jamais les portes des légendes du hard rock !

Lips, Robb Reiner and me ...

Avec Charlotte ... Oui, je sais, je sens quelques envieux ...

Cerise sur la gâteau avant de rejoindre ma tribu : Charlotte apparait, radieuse ! Je l’avais longuement rencontrée lors du meet and greet de Delain à Toulouse. Sur le point d’enchainer les interviews, elle prend la pose, le temps de quelques clichés.

Le ciel n’a pas abdiqué à nous inquiéter quand, à 13 h 45, un très grand moment de rock’n roll nous est proposé : Y & T ! Ce sont des instants quasi inespérés qui s’offrent à nous. Depuis deux décennies, j’ignorais même ce qu’était devenu ce légendaire groupe Américain dont les clips me fascinaient des les 80’s : Mean StreakKeep on runnin’ et le légendaire Summertime Girls avec sa plage, ses jolies rock girls et son robot ! Dieu, que c’était bon ! Le nouvel album, particulièrement réussi, Facemelter, le premier depuis 13 ans, laissait présager le meilleur pour les quarante minutes à venir !

Sylvie et Jimmy, entourés d'amis vivent ce superbe instant on ne peut plus près

Dave Meniketti, un des meilleurs chanteurs du festival !

Ces presque trois quart d’heure allaient filer tel un éclair tant l’uppercut dans le sternum de la machine à remonter le temps allait nous laisser sur les genoux, heureux que la nostalgie soit synonyme de passion, de conviction et surtout de talent.

Malgré un vent tournoyant, nous ne souffriront pas d’un son approximatif. Au contraire, au premier rang, l’acoustique est parfaite mettant en relief  le timbre chaud, juste, précis d’un Dave Meniketti aussi à l’aise vocalement qu’ avec une six cordes qui pridigue à ses envolées plus de couleurs que l’arc en ciel !

Le regretté Phil Kennemore assure malgré sa maladie

Bien décidés à marquer de leur empreinte la carte d’identité du festival, les Californiens vont nous régaler de huit trop courtes chansons si réussies que les nouveautés ( On with the showI’m coming home ) se confondent avec  les classiques ( Rescue me ; Forever etc ). Le public, nombreux,  ne se fait pas prier et donne de la voix. Il vient de vivre un très grand moment. Personne ne se doute alors que Phil Kennemore, le bassiste de toujours, souffre d’un cancer. Déjà affaibli, il ne laissera pourtant rien paraitre, enchanté de vivre sa passion devant tant de regards admiratifs. Six mois plus tard, le 7 janvier, c’est avec beaucoup de peine que nous apprirent sa disparition.

Dès lors, tout allait s’accélérer, se juxtaposer. Le tourbillon des évènements à venir m’ invitait à franchir le seuil d’une tranche de vie particulièrement excitante, envoutante, émouvante .

Je n’avais malheureusement le temps de n’accorder mon attention aux vétérans de RAVEN que lors de leur premier titre : Take control. Pêche et implication semblaient bien au rendez- vous pour un nouveau revival mais je savais que je devais sacrifier certains concerts pour me pointer  en zone V.I.P et constater que ça grouille de toute part.

John & Mark Gallagher, les frangins qui ont fondé Raven en 1974 !

Jean Pierre Sabouret est là. Jimmy en profite pour lui demander comment est né sa passion pour Kiss. Je ne manque pas de filmer ses confidences… J.C, 10 ans, l’ami Parisien de mon fils vient enfin d’arriver avec mon pote Jérôme. Privilège de l’âge, les enfants ont le droit de m’accompagner dans le carré.  Par bonheur, il y a deux membres d’Electric Mary dont Rusty, le chanteur avec lequel j’ai la chance de discuter un bon moment. Ils sont vraiment contents de l’accueil et ont ressenti de bonnes vibrations de la part du public.

Deux ELECTRIC MARY et nous ...

– Do you have our last CD ? m’interroge Rusty.

– For sure, a friend of mine ( Seb) bought it for me as a gift ! Very good album !

– I’m sure you don’t have this new version with 4 bonus live songs !

Heinrich ( Blackrain ) and the kids

Et voilà le chanteur qui m’offre la réédition de leur album. Remerciements chaleureux, signatures, photos où le barbu ne manque pas de mettre son écharpe autour du cou des enfants. Bref, un super moment avec les Australiens … Heinrich, le bassiste de Blackrain, groupe dont nous sommes fans depuis deux ans apparaît alors ! C’est même lui qui immortalise le moment avec les Australiens …

A côté de nous, il y a les Garage Babes, les danseuses de Tantrum, certes ( court ) vêtues mais toujours aussi sexy. L’occasion est belle, impossible de se  priver de faire saliver quelques potes ! Qui plus est, sans le montrer vraiment, les garçons étaient enchantés de la petite séance de pose avec les filles … Quand je vous dis qu’on se régale !

The Garage Babes and us !

Il est un peu plus de 15 heures. Je n’ai rien grignoté mais peu importe, manger ne me préoccupe guère durant ces trois jours. L’objectif est de rejoindre la barrière de la Mainstage 1 où toute notre tribu nous attend. Avec les enfants, c’est plus facile de se frayer un chemin même si la foule n’est pas aussi compacte qu’elle le sera un peu plus tard dans la journée.

Au moment où certains doivent maudire et pester contre l’annulation de RATT quelques jours plus tôt, je me réjouis du choix de l’orga qui n’aurait pas pu trouver meilleur remplaçant que les légendaires compositeurs d’une des plus belles balades du début des années 90 : Please don’t leave me.  Bien sùr, PRETTY MAIDS ne se résume pas à ce titre magique qu’ils n’interpréteront pas aujourd’hui…

PRETTY MAIDS bien décidé à en découdre

Ronnie Atkins, encore un grand chanteur !

Bien que plus jeunes, le profil est un peu le même que Y&T : une grosse notoriété à la fin des 80’s et au début des 9o’s puis une sorte de no man’s land jusqu’à ce tout nouvel album magique sorti quelques semaines plus tôt : Pandemonium. Devant nos yeux, voici donc ces Danois que l’on n’attendaient pas soutenir un magnifique album que l’on n’espérait plus ! De quoi prendre un pied monumental ! Et ça commence très fort avec le titre éponyme de cette nouvelle galette : le tempo semble avoir opté pour la voie rapide, c’est à la fois puissant et mélodique très speed en tout cas . De toute évidence, les nordiques, bien décidés à faire oublier l’absence de RATT communiquent leur plaisir qui ne tarde pas à être partagé par une foule conquise et réceptive. Même le single Little drops of  Heaven, une jolie balade ne rafraichit pas un public désormais placé sous les rayons d’un soleil qui s’invite à la fête et compte bien y rester.

Sylvie, Jimmy et Seb savourent chaque instant de ce show

Sylvie, Jimmy et Seb savourent chaque instant de ce show

L’excellent frontman Ronnie Atkins, malgré une voix très rauque et un peu cassée ( par l’abus de tabac probablement … ) ne cesse d’arpenter la scène de long en large magnifiquement soutenu par un groupe charismatique à l’image de son complice depuis 1981  Ken Hammer, du nouveau bassiste Hal Patino sans oublier les excellents Allan Tschicaja ( batterie ) et Morten Sadager    ( claviers ) .

C’est peu dire qu’on se régale : Love games, Red, Hot & Heavy, scandé par la foule et Future World concluent une prestation convaincante, preuve s’il en est que le hard FM de qualité, non dénué de heavy songs ( comme l’avait prouvé Europe en 2009 ) a bien sa place au Hellfest ! Forcément frustrantes tant on les a savourées, ces 45 minutes sont passées trop vite !

S’il était hors de question de sacrifier la moindre minute du spectacle de PRETTY MAIDS tant ce fut la concrétisation d’un songe bien lointain, Jimmy et moi savions qu’il nous était impossible d’honorer de notre présence ceux qui m’avaient donné sourires et instants complices quelques heures auparavant : ANVIL.

Aurons nous une chance de les revoir ? Rien n’est moins sûr. Allez, au moins une chanson. C’est certain, Lips, Robb et le troisième larron qui les accompagne vont prendre leur pied devant tant de monde. Juste un titre, juste quelques notes venues du Canada, un dernier regard sur les milliers de dents souriantes de Lips et nous voguons vers notre grand moment, la pierre angulaire de ces trois jours de festival …

Lips, l'homme aux 25 000 dents !

Quand nous arrivons dans la press room, Gilles et Valérie ne sont pas-là . Roger, le responsable des plannings Presse semble inquiet de leur absence. Ils sont en fait légèrement retardés par un reportage. Nous en profitons pour regarder si par hasard … Quand, bord… de m… , c’est bien lui !

Jimmy, tu ne le reconnais pas ????

Nous sommes si près de l’icône des 80’s, du fondateur de la Sœur Tordue qu’un temps d’arrêt, l’espace d’un instant pour réaliser s’impose :

– Oh p… Jay Jay French !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Jimmy ne semble pas impressionné aux cotés de Jay Jay French !

Comme il est seul, nous avons le temps de nous présenter, de lui faire dédicacer photos et pochettes soigneusement sélectionnées et de poser à ses côtés. J’avoue qu’à cet instant je suis à mon tour comme envahi par une certaine fébrilité. Gérer la caméra, l’appareil photo, les stylos et autres marqueurs pose quelques soucis. Tout se juxtapose.

Pouvoir prendre le temps de savourer l'instant ...

Il faut pourtant garder son calme et celui qui n’est que Français par le nom nous y aide bien. Dès le premier plan, il enlève sa bague arborant le sigle TS et la met au doigt de Jimmy. Au même moment, père et fils ont une pensée commune : c’est pas vrai, il ne va quand même pas nous offrir son bijou !?!?

Ce fut bien sûr pour la photo ( je filmais en fait ) mais le geste fut vraiment oool ! Il offrit toutefois au gamin deux médiators magnifiques et prit le temps de tout signer avant de répondre à d’autres sollicitations.

A quelques mètres, il y a le leader de Y & T. Dave Meniketti est d’une chaleur absolue, méga souriant, ultra disponible. On a tout loisir de prendre beaucoup de photos avec lui. 

Dave Meniketti, vraiment chaleureux !

Dave Meniketti, vraiment chaleureux !

Raven est là aussi. Fait exceptionnel, on a tout loisir de poser avec le groupe au grand complet. La beaugossitude n’est pas de mise ! Mais Jimmy n’est même pas effrayé par le batteur Joe Hasselvander qui en ferait fuir plus d’un au coin d’une rue sombre. En tout cas, l’amusement est de rigueur dans les poses que l’on s’octroie avec ce dernier et les frères Gallagher.

RAVEN prend des poses équivoques

Voilà ensuite les autres membres de Y & T ! On y croit à peine ! Tous sont dans le couloir sauf Phil. Assis tranquillement dans un box, il récupère de son concert. Pourtant, quand on a la chance de le rencontrer, la fragilité de sa santé ne nous effleure pas l’esprit. C’est désormais une évidence : déjà amoindri, Mr Kennemorea voulu vivre intensément les derniers mois de sa vie. Son visage témoignait de ces instants de bonheur, du réel plaisir qui était le sien.

Des moments inoubliables avec Y & T . Ces images sont parmis les dernières de Phil Kennemore

La joie des groupes  à se retrouver fait vraiment chaud au cœur. Anglais et Américains ( Raven et Y&T ) ne se sont sans doute plus rencontrés depuis bien des années. Ils ont forgé l’histoire de notre musique. Ces pionniers qui faisaient les grandes heures de Headbanger’s Ball sur MTV, ceux là dont on enregistrait fébrilement chaque nouveau clip, se tapent dans le dos devant nos yeux! C’est pas rien quand même !

e moment où Jay Jay dit à Gilles ' I've met Jimmy before '

Le moment précis où Jay Jay signifie à Gilles ' I've met Jimmy before '

Gilles, micro en main et Val, caméra sur l’épaule sont arrivés et fins prêts pour  interviewer Jay Jay. J’ai tout loisir alors de filmer tranquillement et de prendre quelques clichés quand la parole est donnée à Jimmy, assis tranquillement à côté de celui qui auditionna pour Kiss en 1972 avant que Ace Frehley ne soit engagé :

Jay Jay, pourquoi, dans les superbes clips de Twisted Sister, il y a toujours une lutte entre les kids et l’autorité parentale ou enseignante ?

Le guitariste lui répondra que c’est Dee qui a eu l’idée du concept et des scénarios. Il confiera comme souvent que le métal est bien la seule musique qui peut rassembler autant de monde autour des mêmes groupes à travers les ages et durant trois ou quatre décennies.

Si nous aurions sans doute pu rencontrer le groupe, je l’avais promis à ma progéniture et m’étais fixé cet objectif, jamais, sans le concours de Gilles, nous n’aurions pu prendre part à un tel moment. Qu’il en soit remercié, ainsi que Jeff et le destin !

Du rêve à la réalité ...

Sous nos yeux, retrouvailles entre Twisted Sister et Y & T !

De retour dans le couloir, ce à quoi nous assistons est tout simplement invraisemblable : devant mes yeux incrédules, deux légendes du classic hard rock Américain se retrouvent : Twisted Sister et Y & T. Les gars sont tellement heureux de se revoir qu’ils tombent dans les bras les uns des autres. Les mines réjouies et sourires en disent long, bien plus que leurs conversations tellement rapides que pas mal de mots s’évaporent dans mon cerveau avant que j’ai pu en délivrer la traduction. Pas de doute, le moment est savoureux.

Avec Mark Mendoza : la photo magique de ces trois jours !

J’eus pensé mon fils au bord de l’évanouissement devant Eddie ‘fingers’ Ojeda et l’impressionnant Mark Mendoza. Il n’en est rien ! Ce dernier soulève l’enfant, lui enfonce ces gros doigts dans les cotes  :  la pose est grandiose ! Seul soucis, mon appareil ne se déclenche pas !!! Je commence  à transpirer et ne suis pas le seul ! Deux tentatives puis trois…  Pas la moindre réponse à mon index rageur ! Jimmy souffre mais celui qu’on surnomme l’animal ne le lâche pas quand enfin l’appareil délivre un flash libérateur ! Ce sera probablement ma plus belle photo de ces trois jours, pas la plus prestigieuse ( elle arrive ) mais la plus réussie !

Et puis c’est la panique : première apparition de Dee Snider !!! Gilles l’intercepte, Valérie prend une furtive photo avec lui mais tout le monde devient comme aimanté par la star. Quand Jimmy arrive à ses côtés, le chanteur ne l’aperçoit même pas et file vite dans le studio de Oui FM, juste à l’extérieur de la salle. Il est attendu de pied ferme pour un direct radio. Tant pis pour AIRBOURNE qui est en train de performer ! Il est des opportunités qui ne se représenteront probablement jamais. Quant-aux Australiens, c’est un jeune groupe que nous aurons l’ occasion de revoir sans nul doute… en priant pour que Joël O’Keeffe ne perde jamais l’équilibre !

L’inquiétude est de mise. C’est un peu comme si Paul Stanley me passait à côté sans que je puisse l’ aborder. L’oasis était-il illusoire pour le sweet child o’ mine ? Il ne faut pas manquer la sortie de Dee, provoquer la chance. On navigue alors entre extérieur et intérieur quand le reste du groupe en finit avec ses interviews. A son tour, Eddie Ojeda offre son médiator à Jimmy qui est aux anges tant ces petits triangles gravés ont de la valeur à ses yeux !

Un moment tranquille avec Eddie ' fingers' Ojeda

Quelques photos plus tard, on évoque le Arrow festival de 2008 en Hollande. C’ était il y a déjà trois ans, l’enfant aux cheveux d’or n’en avait que huit et nous avions prit un tel uppercut que les cortex familiaux en sont marqués à jamais !

En dehors du grand blond frisé, tout le groupe se trouve en salle de presse mais nous ne reconnaissons pas le batteur A.J. Pero !!! Il nous passe maintes fois à côté mais sa tignasse brune ayant disparue, on se fera avoir. Il est pourtant juste dans un box voisin lorsque l’on prend une dernière photo avec les trois gratteux …

3 guitaristes et un bassiste....

Dehors, il fait beau et chaud. Heureusement, Mr Snider n’est pas sorti. Il parle encore à la radio. Je ne sais pas que Sylvie et Jerôme répondent sur le site à un journaliste de Presse Océan qui leur consacrera le lendemain un tiers de page avec photo et sujet sur le 129 ème concert de Kiss du fan Parisien !

Quant-à nous, nous n’avons guère le temps de nous languir ! Voici qu’arrive … rien moins que le leader de Pretty Maids : Ron Atkins ! Bière à la main, clope au bec,  il se balade en quasi touriste désormais, bien décidé à profiter de la vie sur un lieu et dans un contexte des plus agréable. Là encore, nous avons tout le temps de prendre pas mal de clichés  …

Avec Ronnie Atkins, le leader de PRETTY MAIDS

Quand, soudain, ça y est, l’idole pointe enfin le bout de son nez. Une marée de VIP privilégiés accourent. Heureusement, le manager personnel de Dee, celui-là même qui avait annoncé le groupe sur scène au Arrow Rock Festival  par un vibrant ‘… Hey Holland, could you please welcome the lengendary TWISTED SISTER ! ‘ tient déjà Jimmy par l’épaule et semble bien décidé à ce qu’il ne soit pas oublié par la star au catogan . A ce moment là, je sais , si ma caméra ne me trahit pas, que le pari est gagné !

La bête de scène esquisse un sourire, ravi de lire l’émotion d’une demi portion à son contact mais demeure à mille lieux de s’imaginer à quel point cet instant relève de la magie pour le kid qui connait par cœur titres et clips du glam heavy band légendaire influencé par Alice Cooper, Kiss et les New York Dolls.

Dee aura finalement tout signé ....

Je ne rate pas une bribe de ces instants et comme je l’ai fait avec Mark et Eddie, je laisse Jimmy profiter et me contente d’immortaliser ces scènes. Plus question de prendre le risque de l’appareil photo, heureusement la caméra dispose d’une double fonction ! Ce sera parfait !

– Dee please, look at me, can I take a pic of you with the kid ?

– For sure, Yeah, let’s make a pose !

Une image tirée du film ... l'espace temps a fait une halte définitive dans lea vie du petit fan

Une image tirée du film ... l'espace temps a fait une halte définitive dans la vie du petit fan

Tout cela fut intense, bref et parfait . Mr Snider s’engouffrait déjà à l’intérieur, nous filions vite voir AIRBOURNE et sortions du carré Presse juste au moment où les Australiens saluaient la foule :

-Thank you so much Hellfest !

Peu importe, nous avions encore et pour bien longtemps la tête dans les étoiles …

Airbourne tente de décrocher les étoiles au moment précis où elles défilaient sous nos yeux !

Nous retrouvons sans problème Jérôme, Seb, J.C et Sylvie ... Même pas le temps de leur raconter ce que l’on vient de vivre … Revoici Steph Biard, mon copain de Rock Hard … Tandis que NEVERMORE se produit sur la Mainstage 2, ça grouille de partout dans notre petit cercle et l’on immortalise d’agréables moments …

Titi, Steph Biard & Jérôme

Il y a même la moitié de BLACKRAIN ! Iann et Heinrich attendent avec impatience la performance d’ une de leurs idoles : Slash ! Pour Seb, devenu fan de Licence to thrill et la famille Barre, l’occasion est belle de passer quelques instants fun avec les membres de ce groupe dont je leur vente les mérites depuis un certain temps ! Qui plus est, ils sont particulièrement joueurs avec les kids comme en témoignent les photos de ces agréables moments .

Un moment bien fun avec la moitié de BLACKRAIN

Un moment bien fun avec la moitié de BLACKRAIN

La chance de l’accrédité presse que je suis, c’est aussi de bénéficier de toilettes propres et d’y croiser, quand je m’accorde le temps de soulager ma vessie,  Ronnie Atkins par exemple ! Il n’a fini ni sa bière, ni sa cigarette, à moins que ce n’en soit d’autres.Nous bavardons encore un peu mais le temps presse, Seb m’attends  …

Ronnie and me, devant les chiottes !

Il ne reste que 20 minutes avant la fin du set de NEVERMORE. Celui ci semble plaisant, une petite minute pour apprécier  mais impossible de s’y attarder.

Tandis que certains filent à l’Extrême Market, je réussis avec peine à convaincre mon pote du Mans d’aller voir si la séance de dédicaces  de Twisted Sister n’est pas finie. Le stand se situe assez loin, entre la scène 2 et la Rock Hard Tent. Malgré la peur de se retrouver loin pour Slash, Seb finit par me suivre …

Quand nous arrivons à l’endroit, trois des membres du groupe quittent juste les lieux et saluent les centaines de fans qui font encore la queue pour rien tant il y avait de demandes et d’attente. Heureusement pour certains, le management distribue quelques dizaines de magnifiques photos toutes préalablement signées à la main… Les deux dernières sont pour Sebet moi, au grand dam de beaucoup d’envieux dont une girl fan peu chanceuse sur le coup !

Des dédicaces qui ont une histoire

Un attitude pour le moins curieuse qui n'a pas échapée à Moocher

Il ne reste plus aux lucky guys que nous sommes de presser le pas et de regagner la Mainstage 1. La journée est sold out, il y a du monde partout, impossible de tourner les yeux sans croiser quelques hurluberlus ou autre accoutrements cocasses.

Syvie, Ronnie, the kids & Morten Sadager

Pendant ce temps, Sylvie, particulièrement ravie, Jérôme et les enfants ont croisé la route de deux Pretty Maids : Morten Sadager  et Ronnie Atkins, décidément partout !

Quand débute le show de SLASH, Seb et moi sommes isolés de nos proches et amis. Impossible de les retrouver tant la foule est compacte. De toute évidence, le nom prestigieux du virtuose co-ex-leader de Guns ‘n Roses a attiré beaucoup de monde dont une quantité de jeune glameuses particulièrement charmantes !

Jenifer, une amie désormais, fait partie des jolies glameuses qui n’auraient manqué Slash pour rien au monde ! Pict : liveforrock

Si la caille, la femelle, la donzelle est de sortie, elle se hisse bien souvent sur les épaules d’un  costaud de service. L’atmosphère, chaude, révèle cet insondable sentiment qu’il va se passer quelque chose de cool. Tout y est, soleil et poussière, légende et passion, sueur et excitation. Place à un maître de la six cordes, une icône du rock : SLASH !!!!

Slash & Miles Kennedy, duo gagnant !

Slash & Miles Kennedy, duo gagnant !

Slash, guitar hero de légende

Sur la gauche à une vingtaine de mètres de la scène, notre position est confortable. Nous sommes fins prêts à chanter, à hurler, à nous régaler. Et, comme prévu, le charme opère ! Epaulé par un groupe parfaitement choisi, Slash est surtout accompagné d’un chanteur de premier ordre, le leader d’Alter Bridge : Miles Kenneddy ! Disposant de variantes vocales hors du commun, si ce dernier s’approprie sans soucis les morceaux du nouvel et premier album du guitariste mythique ( parfois magiques tel By the sword  qu’on dirait écrite pour lui mais qu’il ne chante pas sur le disque où l’envoutant et atmosphérique Back from Cali qui nous amène très vite ailleurs ) , il excelle sur les tant attendus hymnes de Guns & Roses, sa voix bien que moins nasillarde, se confondant pour notre plus grand bonheur avec les envolées aiguës d’ Axl Rose ! Fermez les yeux et vous êtes au Ritz club en 1988 ou encore dans un stade immense en 1992. Ce Myles Kennedy a le felling des plus grands. On se demande même si Slash    n ‘a pas fini par trouver sa voix idéale !

Pas de doute, c’est un grand moment du fest ! L’attitude, les compos, la patte des soli de l’homme au chapeau, tout y est. La foule est en liesse quand le guitar héro se déplace d’un côté puis de l’autre pour nous gratifier de quelques riffs aussi démonstratifs qu’inspirés qui, à tous les coups, recueillent les vivas généraux !  Nous sommes bien au Hellfest en 2010, la sono est parfaitement réglée et nous ne voudrions pas être ailleurs.

Miles Kennedy, la voix de Slash

Si chaque titre trouve sa place, dévoile un charme qui se fond parfaitement dans une set list bien pensée, la foule exulte sur les Gun’s songs auxquelles elle réserve un accueil phénoménal. Durant le monumental final ( Sweet child O’ mine puis Paradise City), un frisson de bonheur général électrise une marée humaine qui hurle et chante de plaisir, qui vit telle un seul être ce dernier quart d’heure d’exception. Le groupe salue la foule, l’ovation est belle… Une heure ailleurs. Décidément, cette journée recèle des trésors dont la pièce maitresse n’a pourtant pas été dévoilée !

Le groupe au grand complet quitte la scène sous les ovations !

A.J Pero débarque sur scène, méconnaissable... Le public ignore encore que Clisson va s'embraser !

20 heures. Tandis que la haie qui borde l’entrée du site est prise d’assaut par des centaines de malles urineurs, Seb et moi sommes surtout préoccupés par le fait de nous rapprocher du premier rang. Peu importe ce qui se passe sur la Mainsatge 2  ( Annihilator) où sous les tentes ( sans nous aujourd’hui ), nous devons retrouver Pierrot et Adrien tout devant ! Pas évident mais nous y sommes … Poupoune et les kissettes sont aussi à la barrière mais à l’extrème gauche sur un côté. En face, en revenant vers le centre ma famille et celle de Jérôme sont ensemble. Nous nous trouvons à moins de dix mètres d’eux, dans l’axe. Plus le temps avance, plus je me sens tel la merguez entre deux tranches de pain. Et je sais que ce n’est rien. Ce qui va suivre va tout broyer, tout laminer. Bien sûr, si j ‘ai prévenu mes amis, le vivre pour eux, va se situer bien au delà de ce que j’ai pu leur conter . Sur ce coup-là, après le choc vécu au Arrow Festival, je sais précisément à quoi m’attendre. TWISTED SISTER va t’il, peut il, me surprendre ?

Dee Snider entame le show avec son cache poussière mais sans round d'observation !

Quand débutent enfin les 70 minutes rêvées, espérées par tout fan français qui n’a pas vu le groupe fouler l’hexagone depuis plus de 25 ans, c’est une incandescente boule de lave et de feu qui déferle sur nos cranes.Elle irradie de bonheur les visages, radieux, souriants, stupéfaits, incrédules d’une fourmilière humaine prête à lutter, à en découdre  avec la furia dévastatrice de la bande à Dee, survoltée !

Jay Jay French, bien décidé à montrer qui est Twisted Sister

Le groupe, c’est une évidence, veut croquer la plus grosse part du gâteau de ce hellfest. Pour cela, une seule direction, la volonté, la rage, le partage, tels une sorte de combat complice avec un public, sixième membre du combo !

Le Hellfest se métamorphose alors en planète TWISTED SISTER!

Adrien, envouté, conquis par la planète Twisted !

Dès les premiers instants, sans répit, le ton est donné. Pas d’annonce comme au Arrow, juste une voix off joueuse qui s’amuse à répéter à l’infini : Twisted Sister, come out and play …

A.J Pero, sans cheveux donc, se place  seul derrière ces futs, donne le ton avant que le tsunami ne se propage et ne retourne tour à tour chaque spectateur comme un crêpe.

Enchainer Come out and play, The kids are back et Stay hungry s’avérera bien plus qu’un palliatif destiné à colorer chaque existence présente du chaos des ennuis. Le groupe et chaque individu ne font plus qu’un, les corps tournent boulent au dessus de nos têtes, sont portés à bout de bras à tel point que je navigue entre jouissance absolue et frustration de me sentir obligé de filmer une grande partie du show. Ainsi, je crains vite que les bracelets cloutés et autres rangeots qui me tombent sur le crane ne brisent mon matériel high tech. Combien de temps vais -je tenir si prés ?

Twisted, malgré sa longue carrière n’est ni Kiss ni Maiden, il dispose de beaucoup moins d’albums et ne semble pas en mesure de proposer des set list différentes d’un concert à l’autre. Ma surprise principale vient de là. Plus long qu ‘au Arrow, le groupe , sans nuire à l’intensité de l’entreprise, sortira des tiroirs poussiéreux, le méconnu Captain Howdy qui calme un brin le jeu tout comme le fera la sublime balade The Price, telle une vague de romantisme, savoureusement interprétée et portée des vagues de milliers  bras ondulant sous un soleil couchant magnifique.

La foule, subjuguée, ne fait plus qu'un avec le groupe !

Dee Snider ne lachera pas la foule qu'i tient dans le creu de sa main

Dee Snider ne lachera pas la foule qu'il tient dans le creux de sa main

Outre ces deux instants de répits bienvenus, preuve s’il en est que TWISTED SISTER a la personnalité de ne pas se laisser dicter ses envies par le nom d ‘un festival qui en poussera d’autres à éradiquer toute balade de leur liste, le reste du show confirmera toutes les qualités qui m’avaient scotchées en Hollande …

Le spectacle est aussi au dessus de nos têtes !

Les filles sont aux anges, nombres de fausses blondes et de belles brunes volent dans le ciel de Clisson tandis que Mark ‘Animal’ Mendoza martyrise sa basse comme un dégénéré.

– Hellfest, clame Dee Snider, jamais dans notre carrière nous n’avons joué avec un temps aussi plaisant dans un festival !

Le frontman s’est en fait emparé de la foule. Tel un marionnettiste, il exécute un numéro dont ceux, sur la planète, qui en détiennent le secret se comptent sur les doigts d’une seule main. Nous sommes sa tribu, ses disciples, il nous propose son univers dans lequel nous nous engouffrons avec l’inconscience de la flèche propulsée au centre de la cible.

C'est ce qui s'appelle regarder le public en face !

Une à une, il va cueillir chaque pétale de la rose Hellfest et reconstitue sous les regards incrédules, médusés de l’assistance, l’âme du festival. Dee Snider y met tout son cœur. Sa performance, son implication sont si naturelles que le mot charisme semble avoir été inventé pour lui. Dans ce show, rien n’est mécanique. L’énergie déployée par le groupe transcende la foule qui à son tour amène les Américains dans un dépassement permanent. Un quart de siècle de frustration est ainsi anéanti par cet échange unique, cette connexion absolue qui transpire et se respire en une communion dont la star détient le secret.

Dans le public, toutes les vannes vers le lacher-prise sont ouvertes !

Devant, en pleine furia, je résisterai encore durant un You can’t stop rock’n roll dévastateur et un The fire stills burns frénétique. L’hymne absolu We’re not gonna take it aura raison de mon inconscience. Par miracle, ma caméra neuve et téméraire est encore en état malgré le coup de latte qu’elle vient de manger. Je recule. Désormais, je suis au vingtième rang. Si l’ambiance est aussi chaude, elle est plus rassurante pour le matériel.

Cinq Américains vont laisser une empreinte indélébile sur le festival

Le moment qui va suivre restera à jamais dans l’histoire, dans la mémoire de tous les festivaliers. A Genève, le jour de la mort du légendaire Ronnie James Dio, Kiss avait tiré les larmes à pas mal d’entre nous. En ce 19 juin, plus d’un mois après cette injuste disparition, ce que va proposer Twisted Sister constituera l’ultime hommage au merveilleux chanteur de Holy diver. Médusés, les Rock’n roll Children que nous sommes, vont vivre 5 minutes dans les bras de l’arc en ciel avec la sublime reprise de Long live rock’n roll .  D’une couleur à l’autre, le timbre vocal de Dee se confond presque avec celui de Ronnie. La performance et l’émotion est telle que le temps est suspendu. Tout simplement improbable, unique, magistral !

Des coulisses au live, aprés plus d'un quart de siècle de disète en France

S’il est une chose que Dee ne supporte pas, c’est de ne pas capter la moindre attention. Or, dans un festival, rien n’est moins évident. Le numéro qu’il avait fait au Arrow avec les spectateurs qui attendaient Whitesnake sur l’autre scène avait été dantesque. Voilà qu’il réitère ses invectives, cette fois avec les fans de Immortal qui assistent au spectacle trop loin à son gout, devant la scène 2.

– Votre leader Abbath, est là lui sur notre scène ! Vous devriez célébrer ce grand homme qu’était DIO avec nous !

Charisme, présence, et magie ont un nom : Dee Snider !

S’il les vilipende, il ira les chercher, les cueillir à maintes reprises se déplaçant à l’extrême droite de la scène. Dee n’est pas homme à lacher quoi que ce soit. D’autant plus, ce qui n’est pas un mince exploit, que le groupe existe malgré l’omnipotence de l’individu. Les guitares de Jay Jay French lancent à la perfection et avec une  complicité soutenue par le poids des années les  brillants soli d’un Eddie ‘fingers’ Ojeda parfaitement dans le tempo.

'I wanna rock' ou le Dee marathon ... Il court ... Il saute ... Il fait jumper 20 000 fans, poings levés, hallucinnant !

Dee joue désormais la partie dans un fauteuil tant les brulots que sont Burn in Hell, l’interminable et définitif  I wanna rock puis SMF en rappel seront des joyaux évidents d’une invisible parure de sueur, de fureur et de  chaleur offerte par le groupe et à tous les heureux veinards que nous sommes, témoins de l’Everest de la performance rock. Nul désormais ne niera l’évidence : TWISTED SISTER, sous estimé,  prouve à chacune de ses sorties qu’il est bel et bien,  sur scène, l’ un des groupes majeurs de la planète !

TWISTED SISTER, gravé pour l'éternité dans nos mémoires

Le plus difficile après avoir assisté à une telle performance, après avoir vécu l’intensité de cette communion, est de reprendre ses esprits, de redescendre sur la planète terre tout simplement. Je retrouve les kissettes.

Poupoune semble abasourdie, comme la plupart des visages que l’on croise. La nuit commence à tomber sur le site. Je propose à Shandi de me suivre dans la carré VIP. Il est 22h20 et , malheureusement pour elle, aucun artiste ne montre le bout de son nez. On passe malgré tout un agréable moment, calme, avec Enguerran, Marjorie et Nathalie, charmés par la passion de la petite fille et impressionnés par son calme absolu …

Shandi entourée de Nathalie et Marjorie

Et dire qu’il reste encore la tête d’affiche de la journée plus un jour de festival !

C’est comme si une vie de concerts défilait en vitesse accélérée. Le sentiment qui prédomine, outre le bien être, c’est la conscience de vivre des instants de privilège extrême. Ceci grâce à un certain  Ben Barbaud et son équipe ! Quel boulot les amis, quelle prouesse et quelle réussite ! Dans les années 80 et 90, même en rêve , nous n’étions allés aussi loin que ce qui est réel aujourd’hui ! L ‘hexagone n’était alors que désert non seulement en matière de métal mais aussi pour l’ensemble du rock au sens large ! Point de festival à l’horizon …

Alice version cuir

Me voilà prêt pour la dernière ligne droite ! J’aperçois mes proches qui, pour rien au monde, n’auraient voulu quitter le premier rang de la MainStage 1. A coté, si Abbath est un grand fan de Gene dont il a pompé toutes les attitudes scéniques, la musique d’Immortal n’attire pas les Kiss fans dans leur majorité. Ceux qui sont présents attendent la suite. Grace à mon pass presse, la sécurité me permet d’aller discuter avec Sylvie, en passant par le pit photo, desert pour le moment.

Alice version paillettes

Les mecs sont si compréhensifs qu’ils m’autorisent même à rejoindre ma famille au premier rang en enjambant la barrière. J’ai rarement vu un personnel aussi compétent, toujours de bonne humeur, respectueux des festivaliers. Ici, l’excès de zèle n’est pas au programme, la bonne humeur se conjugue avec le soucis de faciliter la vie des festivaliers. Là encore, la réussite est totale.

Me voici donc aux premières loges, près des miens mais pas de tous mes proches assistant aux dernières mises en place de la scène d’ ALICE COOPER . Non loin de nous, il y a ce couple que nous avons aperçu dès le matin, déjà maquillé en Alice ! Demain, toujours devant, ils arboreront le make up de Kiss !  J’en profite pour me restaurer enfin un peu avant l’entrée en scène du maitre des ténèbres, précisément à 23h 35.

Un décor bien pensé. Photo : Seb.

Le décor est malin à l’extrême. Sans disposer du budget des plus grands, quand tombe l’immense flag Theatre of Death  sur l’air entrainant du classique  Schools Out, il dévoile cinq immense bandes de plastique transparentes déployées à divers endroits de la scène sur lesquelles figurent une lettre du nom ALICE. Beau et réussi !

Alice, la jeunesse éternelle ? Pict : Seb

Mille et une façon de mourir ...

Le show débute d’ailleurs en trombe puisque suivent No more Mr nice guy, Under my wheels et I’m eighteen ! Et si Alice ne fait plus ses dix huit ans, le papi du rock a gardé la ligne, la voix, la passion pour ce concept de théâtre-rock sanguin où l’idole va mourir de bien des manières et renaitre sous nos yeux autant de fois.

Mais Alice reviendra sans cesse à la vie ...

Les effets magiques s’enchainent, une assistante sexy sévit, le tout au son de classic songs que l’on a plaisir à redécouvrir : Guilty, Poison , Only women bleed, Billion dollar Baby.

Des billets à l’effigie d’Alice volent sur la scène et se déploient dans le ciel de Clisson. Chacun veut repartir avec le sien.

Le  plaisir est immense de voir enfin, pour la première fois et dans de telles conditions, la star en pleine forme entouré de musiciens parfaits et ultra lookés. On peut toutefois regretter que ce théâtre musical vivant mais traitant de la mort ne propose aucune interactivité avec le public, pas le moindre partage, comme une antithèse du tremblement de terre et d’âmes Twisted !

Les gratteux d'Alice et le bassiste Chuck Garric

Malgré quelques moments plus ou moins denses et l’absence de titre plus FM tel que Hey stupid ou Spark in the dark le temps passe vite . Je sens alors quelque chose tomber sur mon épaule. Mon fils se retourne aussitôt :

– Tu l’as eu, tu l’as eu ?

– Quoi donc ?

– Le médiator !

– Merde, je viens de sentir un truc me tomber dessus mais je n’ai rien vu !

L’un des très rares ( le seul ? ) guitar pic lancé ce soir là était à mes pieds. Jimmy le garde désormais soigneusement.

Alice Cooper et l'excellent Keri Kelli

Seb repart avec la set list d' Alice

Le rappel nous propose deux titres cultes de la légende : Feed my Frankenstein et Elected. 75 minutes viennent de s’écouler.

Time to say goodbye

Alice reprend alors ( curieuse idée ) le titre d’ouverture : Schools Out avant de tirer sa révérence.

Soudain, un furieux enjambe la barrière et se déploie pour acquérir un médiator perdu ou un billet égaré. C’est Adrien qui se lâche et qui est stoppé, sourires de toutes part, par les gars de la sécurité, devenus ses potes tant ils ne voient ‘que lui’   ( et ce n’est pas fini ) depuis deux jours ! Quand à Seb, qui a passé ce concert un peu trop loin à son goût, il repartira ravi, un roadie lui offrant  les trois pages de la set list.

Malgré des jambes et des yeux de plus en plus lourds, nous passons rapidement devant Carcass et entreprenons un détour vers la Terrorizer Tent, au fin fond du site pour assister à une partie du show punk de Jello Biafra & the Guantanamo school of medicine afin de parfaire notre culture dans ce domaine inconnu. Or, n’ y tenant plus, nous ne restons que 5 minutes tout au plus avant de rebrousser chemin et de marcher près d’ une demi heure jusqu’au parking du Leclerc où nous sommes garés.  Demain, une autre folle journée nous ouvre grand ses bras  ….

Le site se vide tranquillement

Remerciements spéciaux à Jeff  .

La troisième et dernière partie, sera publiée en juin avant le prochain Hellfest .

Retrouvez de sublimes photos du  SAMEDI sur le site de MOOCHER . Mais aussi les photos d’ AMBIANCES et celles du VENDREDI dont certaines figurent dans la première partie de ce récit .

4 belles photos sont issues de havelock photos . Merci à Christophe pour celles-ci !

N’hésitez pas à laisser un commentaire sur le site ou par mail !

%d blogueurs aiment cette page :