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EIFFEL : Un regard neuf! – Jeudi 10 Mai 2012 – Toulouse, La Dynamo –

Posted in EIFFEL Toulouse 10.5.2012 with tags , , , , , on 11 mai 2012 by JATA LIVE EXPERIENCES
Eiffel, un groupe un peu flou, un brin obscur pour Chloé...pas pour longtemps!

Eiffel, un groupe un peu flou, un brin obscur pour Chloé…pas pour longtemps!

Romain Humeau, une personnalité aux multiples talents!

Romain Humeau, une personnalité aux multiples talents!

Je ne connaissais Eiffel que de nom deux semaines avant le concert. Pire : je refusais d’écouter un groupe jouant du « sous-Noir Désir ». Personne n’est à l’abri de tomber dans le gouffre des préjugés… mais après tout, le plus grave reste de ne pas en sortir et tel est loin d’être mon cas !

Nico Courret, sobre et efficace.

Nico Courret, sobre et efficace.

C’est lors d’un blind test personnel concocté par les soins de mon ami Thierry, webmaster de JATA que je découvre Eiffel. « Il pleut des cordes, c’est à se pendre »… les paroles me touchent par leur malice et leur intensité ; je reconnais dans la voix et l’intonation du chanteur ce qui me fait chavirer et que je vénère en l’artiste qu’est Bertrand Cantat ; la musique crée une réelle atmosphère qui sait me convaincre : sans le savoir, j’aimais Eiffel ! Mais, malgré le scandale Cantat, je sens encore une sensualité dans la voix de cet homme que je ne retrouve pas chez Romain Humeau. Après ces considérations purement musicales engendrées par l’atmosphère chaleureuse du salon de la Agar family, l’épreuve de la scène devait, en ce jeudi 10 mai, me conquérir.

L' artiste, celui que Chloé va découvrir...

L’ artiste, celui que Chloé va découvrir…

Et pourtant, que de complications pour assister à ce concert ! Je devais, en effet, ce soir là, aller voir une pièce de théâtre qu’il était hors de question que je manque. Mais j’ai pu, à la dernière minute seulement, changer ma réservation pour y assister le lendemain. De plus, je n’étais pas assurée d’avoir une place, Thierry ayant eu un doute sur nos accréditations.  Peut être cette valse des accrèds’ et des places de théâtre ont elles été à l’origine de la migraine que je ressentis ce soir là. Je ne savais pas encore que ce chemin de croix me mènerait à une véritable révélation.

Un groupe à part, unique, rare !

Un groupe à part, unique, rare !

Comme de coutume, en allant à la Dynamo, nous sommes loin d’être en avance. Thierry nous dévoile alors ses talents de coureur de formule 1, le tout en avalant en quatrième vitesse une pizza achetée quelques minutes auparavant ! Mais tel un prophète, je déclare : « nous arriverons à temps », ce qui s’est révélé d’une exactitude absolue ! Le temps de louer mes talents divinatoires, et nous entrons dans la salle. Ainsi avons-nous découvert avec plaisir le public… une femme apostrophe Jimmy  qui n’est apparemment pas assis convenablement sur le bord de la scène, refuse ensuite de faire passer une petite fille d’une dizaine d’années devant elle; après tout « on est à un concert de rock, chacun sa place, petite ! »… une autre demande le plus désagréablement du monde à Thierry de bien faire cesser son sifflet qui lui fait « mal à la tête » alors qu’elle se trouve précisément devant la baffle du côté droit de la scène… Quelle bonne entrée en matière pour nous qui étions comme toujours enclin à rendre l’ambiance des plus chaleureuses.

Le regard de l'enfant en dit long...

Un regard d’enfant qui en dit long…

Romain Humeau, l'âme et le coeur du groupe.

Romain Humeau, l’âme et le cœur du groupe.

Après s’être fait un peu désirer, les membres du groupe montent enfin sur scène. Et quelle agréable surprise que de les voir jouer des coudes dans le public pour ensuite gravir les trente centimètres qui les séparent de nous ! C’est alors un autre rapport scène/salle qui s’installe quand Romain Humeau prend la parole au micro : il nous explique simplement mais non sans humour, le « programme » de la soirée, et s’excuse par avance pour les potentiels  »couacs » des nouveaux titres qu’ils vont nous faire découvrir ! Alors que quelques commentaires  inopportuns  de la femme du premier rang – toujours la même ! – embarrassent visiblement Romain  par leur inutilité et que le photographe derrière nous manque d’agresser Thierry verbalement tant il veut se faire une place de choix, Eiffel nous fait découvrir six chansons de leur nouvel album. Et si je regrette amèrement de ne pas comprendre toutes les paroles que ce satané micro mange pour moitié, les bribes que je saisis savent me séduire : textes engagés, dénonciations, appels à l’aide, à la raison, autant de mots décochés qui vont droit au cœur, chaque phrase fait mouche. Après Le même Train, Libre, Place de mon cœur et Milliardaire, un titre en particulier : Chanson trouée a su émouvoir toute la salle. Ce soir, c’est une mise à nue, Eiffel dans son essence et sa sincérité… telle est du moins mon impression, bien que ce soit pour moi la totale découverte de ce groupe sur scène.

Estelle à la basse...

Estelle à la basse…

Je suis peu fâchée de retrouver un morceau connu; le rythme s’accélère et chasse les émotions trop violentes quand Il pleut des cordes. Il est alors permis au public de ressentir, sans transition, l’autre effet direct que produit la musique : une irrépressible envie de bouger suit donc cette communion émotionnelle avec le groupe!

... puis aux claviers sur Hype.

… puis aux claviers sur Hype.

Et elle se prolonge sur les trois chansons suivantes : Qu’ai-je donc à donner (malgré une enveloppe synthétique moins convaincante que la sublime version originale, épurée), Sous ton aile et Foule Monstre. C’est à ce moment qu’un bref coup d’œil sur la gauche me réconcilie avec les spectateurs qui m’avaient jusqu’alors déconcertée, désarmée  : j’aperçois une petite fille d’une dizaine d’années, en admiration totale devant le groupe, chantant toutes les paroles qu’elle connaissait par cœur ! Voir cette  frimousse aux yeux brillants s’empourprer alors que Romain Humeau lui pose la main sur la tête m’a vraiment fait chaud au cœur !

Juste profiter, savourer l'éternité de l'instant...

Juste profiter, savourer l’éternité de l’instant…

Après quelques blagues grasses du chanteur qui resteront dans les « anal », vient un moment de particulière osmose entre le groupe et le public. Le rapport de proximité était déjà largement établi, mais lors de A tout moment la rue, il atteint son paroxysme. Romain se joint à la foule, d’un simple mouvement sait la faire asseoir ou sauter en levant de poing : A tout moment la rue peut aussi dire NON ! A tout moment la rue peut aussi dire NON ! NON ! Hurlons nous alors, extatiques. Et la chanson suivante ne nous a pas calmés : Sombre. Nous voilà en transe !!

Romain au coeur des a Ahuris.

Romain au cœur des  Ahuris.

Nicolas Bonnière pendant Hype.

Nicolas Bonnière pendant Hype.

Ces malotrus nous auraient laissé comme ça, sur notre faim, sans la véritable explosion du rappel : ils sont alors remontés sur scène pour une petite dernière, du miel sur notre envie musicale inextinguible !

C'est ce qui s'appelle habiter une chanson...

C’est ce qui s’appelle habiter une chanson…

Et voici Estelle qui délaisse basse pour clavier pour délivrer une Hype, complètement déjantée, très différente de la version studio, sur laquelle Romain Humeau s’est lancé dans une gestuelle effrénée, parfois très suggestive, devant son micro autant que sur les planches… puis la musique s’éteint sous les hourras. Mais très simplement, le charismatique chanteur nous invite à rester dans la salle et à écouter la version studio des titres précédemment joués : nous sommes entre amis, en famille, et le groupe sollicite notre avis sur son travail en cours de finalisation.

Ces 85 minutes de concert sont passées si vite!

Ces 85 minutes de concert sont passées si vite!

C’est ainsi beaucoup de rencontres pour moi ce soir-là. D’abord la belle Auciane : future bachelière (je ne lui souhaite que ça en cette fin d’année!). Elle aborde Jimmy à la fin du concert, elle qui l’aperçoit, le voit et partage le premier rang de tous les concerts du groupe et de Romain en solo depuis déjà pas mal d’années, depuis leur tendre enfance quoi! Le groupe voit ainsi grandir les enfants d’Eiffel tournées après tournées, telle la grande  famille des Ahuris dans laquelle Thierry vient de m’introduire pour notre plus grand plaisir commun. C’est alors un bonheur de parler des ses expériences autour d’Eiffel et Izia avec Auciane, son père, son petit frère et la Titi’s family. Après quelques échanges de numéros et d’adresses mail, une belle aventure semble alors sur le point d’être engagée.

Cherchez Estelle et Romain au milieu des Ahuris.

Cherchez Estelle et Romain au milieu des Ahuris.

Et puis, trois des quatre membres du groupe apparaissent enfin au milieu d’une foule dense qui scrute chaque impression, chaque échange, chaque mot avec impatience et se délecte de ces instants privilégiés. Seul Nico Bonnière, le guitariste fera son Hermite. Romain s’avère d’une disponibilité, d’une gentillesse absolue. Les partages sont riches, intenses même si dans un tel contexte, il convient de ne pas trop l’accaparer afin que tous profitent et partagent cette after comme il se doit. La timide Estelle et le batteur Nico Courret  posent avec nous et le plaisir pris dans cette action si simple est quasi palpable, autant pour eux que pour nous ! Je suis conquise. Quelques autographes et sourires échangés ont enfin clôturé cette soirée fantastique. Je serai au prochain concert d’Eiffel le 22 novembre, et cette fois : je connaîtrai ce groupe majeur et leurs chansons par cœur!
Les moments gravés avec le groupe pour Chloé, Sylvie, Jimmy & Titi.

Des moments gravés avec le groupe pour Chloé, Sylvie, Jimmy & Titi.

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Chronique : Chloé.
Mise en page, photos et légendes : Titi.
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Nous remercions vivement Jenny Dabbah de Pias records mais aussi Audrey de Bleu citron et toute l’équipe de La Dynamo. Jenny, encore une fois, un merci des plus chaleureux!
SET LIST :

La set list du soir...

La set list du soir…

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LIEN :
Pour tout savoir sur EIFFEL et devenir un Ahuri , c’est ici sur EIFFELNEWS
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LES AUTRES CHRONIQUES D’EIFFEL ET DE ROMAIN HUMEAU SUR JATA :
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EIFFEL, Premiers frissons – Toulouse, Le Bikini – Jeudi 22 novembre 2007-  Inédit sur JATA! Publié en même temps que cette chronique.
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EIFFEL,  Envoutante  émotion – Toulouse, Le Rex – Mercredi 25 novembre 2009-
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EIFFEL, Enfin reconnu! – Toulouse, Le Bikini – Mardi 16 novembre 2010-
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2 autres chroniques sur Romain Humeau en concertseront en ligne sous peu sur JATA
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