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Posted in Vie du site with tags , , , , , , , , , on 29 novembre 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

         EVENEMENT JATA !!! NEW TRAILER HELLFEST 2017 !!!

HELLFEST2018

 NEW ! LACUNA COIL : 20 ans de patience pour un concert explosif!!! – Toulouse  28.11.2017

LACUNA COIL Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (13)

TRUST : Dompter l’indomptable -Toulouse 21.11.2017

TRUST Toulouse Le bikini 21.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (24)

 ANATHEMA + ALCEST : Little drops of Heaven -Toulouse 11.10.2017

ANATHEMA TOULOUSE 11.10.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (3)

                      PAGE HELLFEST NEWS – LIEN DIRECT  

HELLFEST 2017 – TOUTES LES PHOTOS JATA !!!! – LIEN DIRECT
HELLFEST 2017

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kiss-kruise-vi-kiss-indoor-show-n2-7

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SABOTAGE + RUFUS BELLEFLEUR + ANAKRONIC + THE ROACH + FANEL ( Le père Noël est un rockeur) au Bikini le jeudi 21 décembre 2017.

VINTAGE TROUBLE au Connexion Live le lundi 15 janvier 2018.

SEPTICFLESH + INQUISITION au Metronum le jeudi 18 janvier 2018.

SEPTICFLESH + INQUISITION le 18 Janvier au Metronum.

ARCH ENEMY + WINTERSUN + TRIBULATION + JINJER au Bikini le lundi 22 janvier 2018.

SHAKA PONK au Zénith le vendredi 2 février 2018.

KORPIKLAANI + ARKONA + TROLLFEST + HEIDEVOLK au Bikini le mercredi 22 février 2018.

CANNIBAL CORPSE + BLACK DAHLIA MURDER + IN ARKADIA au Metronum le vendredi 2 mars 2018.

BLACK LABEL SOCIETY au Bikini le vendredi 9 mars 2018.

PLEYMO au Bikini le jeudi 15 mars 2018.

BERNARD LAVILLIERS au Zénith le vendredi 16 mars 2018.

PUNISH TOURSELF + THE HORRORIST au Bikini le samedi 17 Mars 2018.

RHAPSODY au Metronum le samedi 17 mars 2018.RHAPSODY le 17 Mars au Metronum

TOTO au Zénith le lundi 26 mars 2018.

PUNISH TOURSELF + THE HORRORIST au Bikini le samedi 17 mars 2018.

HEAVEN SHALL BURN + AUGUST BURN RED + WHITECHAPEL + IN HEARTS WAKE au Metronum le lundi 26 Mars 2018.

INSOMNIUM au Métronum le jeudi 5 avril 2018.

MACHINE HEAD au Bikini le dimanche 8 avril 2018.

G3 (Joe Satriani, John Petrucci et Uli Jon Roth) au Zénith. le mercredi 18 avril 2018.

HELLFEST 2018 à Clisson du 22 au 24 juin 2018.HELLFEST2018

GUNS’ N’ ROSES au MMA Stadium de Bordeaux le mardi 26 juin 2018.

ULTRA VOMIT au Bikini le samedi 17 novembre 2018.

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LACUNA COIL : Putain 20 ans ! (& Cellar Darling & Sinheresy) – Toulouse, Metronum mardi 28 novembre 2017-

Posted in LACUNA COIL Toulouse 28.11.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , on 28 novembre 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES
LACUNA COIL Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (30)Certains groupes tiennent une place dans notre cœur non seulement pour l’aspect purement musical évident mais également pour les tranches de vie auxquelles il vous renvoie spontanément lorsque vous vous replongez à l’occasion dans leur discographie plus ancienne.
J’ai découvert Lacuna Coil début 1998 sur un sampler Hard Rock magazine alors que le groupe sortait son tout premier EP. J’ai tout de suite accroché et la voix de Cristina y était forcément pour beaucoup. De toute façon, pour tous ceux qui se complaisent à critiquer les italiens je n’aurais pas grand chose à rétorquer à part que j’aime leur musique et qu’elle m’a toujours procuré de sublimes sensations. J’avais 15 ans…  J’étais alors en seconde !LACUNA COIL Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (23)
LACUNA COIL Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (33)20 ans après, je vais enfin les voir en concert et ce sont tous les souvenirs liés à leur musique qui resurgissent en moi. J’ai suivi le groupe, acheté chaque nouvel album au moment de sa sortie, vu évoluer les italiens d’un metal gothique et mélancolique vers un style plus « américanisé » puis revenir à un son plus rentre dedans sur les albums récents. Je les ai vu vieillir dans les livrets de leurs disques tout comme je me voyais vieillir devant la glace et j’ai l’impression que les membres originaux de cette bande sont un peu comme des vieux potes du lycée qu’on croise seulement de temps à autres mais qu’on n’a jamais véritablement lâché. Bref, Lacuna Coil fait partie de ces groupes qui ont grandi avec moi, que j’ai toujours aimé et qui me font chaque jour prendre conscience de la chance de pouvoir vivre sa vie en musique.
En rentrant dans le Metronum ce mardi soir, c’est empreint de sentiments contradictoires que je m’apprête à rattraper 20 ans d’attente : excitation et appréhension, nostalgie et soulagement se couplent et me rappellent à quel point notre existence est faite d’ascenseurs émotionnels. Mais ce que je ne sais pas encore c’est que cette fois je suis sur le point d’atteindre le sommet d’un gratte ciel.
Sinheresy Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (2)Après une attente inhabituellement longue pour le Metronum, le show débute aux alentours de 20h avec les compatriotes de la tête d’affiche du soir, le groupe Sinheresy. Les conditions sont optimales pour se sentir parfaitement bien. Déjà toute ma famille métalleuse ou presque est là, réunie aux premiers rangs et nous attendions tous avec impatience cette soirée qui s’annonçait délicieuse. Comme je suis d’humeur nostalgique ce soir je profite de l’occasion pour leur dire à quel point je les aime ! En revanche Sinheresy j’aime moins. Non pas que leur musique soit sans intérêt mais elle n’apporte pas grand chose à une scène métal où ce genre de groupes, mélangeant vocaux masculins et féminins sur des rythmes lourds et saccadés teintés de samples limite électroniques, pullulent déjà depuis longtemps.
Sinheresy Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (12) Je passerai le manque de charisme total du chanteur pour nuancer mes propos en parlant de leur jeune chanteuse qui en revanche nous a gratifié d’une prestation des plus honnêtes malgré une voix sous mixée. Les musiciens auront assuré l’essentiel, en particulier le batteur, très bon! Malgré un aspect musical peu intéressant, leur bonne humeur, leurs sourires et les quelques gestes remplis de candeur de la chanteuse (elle simule de tirer sur son acolyte et lui reste totalement sans réaction) nous aurons fait passer un moment agréable, à défaut d’être inoubliable.Cellar Darling Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (1)
Cellar Darling Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (6)Quand je parlais de conditions optimales, le choix de la seconde première partie n’y est pas étranger. En effet nous avons la chance d’accueillir un tout nouveau groupe déjà connu grace à la nature de ses membres dont certains sont des anciens du groupe de pagan suisse Eluveitie, en particulier la chanteuse Anna Murphy.Cellar Darling Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (3)
Si je dois admettre que je n’ai jamais été intéressé par ce combo et le pagan en général (si l’on excepte l’occasion de faire une farandole à 3 grammes en festival), le style de Cellar Darling s’avère bien plus intéressant. C’est du métal mélancolique teinté de sonorités celtiques. L’atout numéro un du groupe, c’est la  voix cristalline de la chanteuse. Elle ne cherche jamais à en faire trop. Son timbre se rapproche de celui de Beth Gibbons de Portishead, privilégiant la mélodie et surtout l’émotion à la performance technique, ce qui donne tout de suite énormément de personnalité à son combo. La musique est tantôt lente et sombre, tantôt enjouée et lumineuse, le tout sublimé par les subtiles interventions de l’instrument étrange situé juste devant moi, qui ressemble à un sitar couplé avec un clavier d’accordéon. Dans les moments les plus mélancoliques, je ferme les yeux et je décolle l’espace d’un instant, preuve que leur musique me touche. Bien que l’ensemble soit au final un peu « mou », surtout si on le compare à ce qui nous attend juste après, mon ressenti s’avère au final très positif. Ce nouveau groupe me semble vraiment avoir une âme et un potentiel réel. J’irais écouter leur album pour m’en faire une idée plus précise mais leur prestation ce soir m’aura agréablement surpris.LACUNA COIL Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (31)
LACUNA COIL Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (22)Il est 21h53 quand les lumières s’éteignent pour la troisième fois. Le moment tant attendu peut débuter. Une courte intro musicale et les 5 musiciens déboulent en trombe sur scène au son d’un Ultima Ratio particulièrement rentre dedans. Aucun doute là dessus, Lacuna Coil est venu pour en découdre et les mauvaises langues qui critiquent souvent l’aspect lisse et grand public de leur métal vont en avoir pour leur grade. Comme on pouvait l’imaginer la part belle va être faite au denier méfait sorti en 2016, Delirium.LACUNA COIL Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (17)
Pas moins de 7 titres sur les 14 que compte l’album vont être interprétés ce soir! Quand on sait que c’est de loin la production discographique la plus lourde que le groupe ai jamais sorti, le ton est clairement donné. Le son est simplement parfait. On a presque l’impression d’entendre les albums avec une puissance démultipliée. A la basse, Marco, le fondateur du groupe, montre la voix aux petits derniers installés à la guitare et à la batterie. La rythmique est d’une efficacité sans faille et le trio musical nous atomise à chaque riff. Du métal pour minettes ? C’est plutôt de la vieille chatte crasseuse qui a parcouru plus de bornes qu’un marathonien et pas de la sous marque Hello Kitty qui vient de tester son premier tampon au format S. Cette petite parenthèse dégueulasse jure parfaitement avec la grace et l’élégance de Cristina.LACUNA COIL Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (13)
Ne pas reconnaître que la sublime chanteuse éclipse tout sur son passage serait bien malhonnête. Cela rajoute d’ailleurs du mérite aux autres membres qui, si l’on excepte le guitariste, se donnent à fond pour tenter de lui tenir la dragée haute. C’est particulièrement vrai pour Andreo, objet numéro un de toutes les diatribes envoyées généralement en direction du quintet. L’opposition entre sa voix et celle de Cristina fait justement la personnalité du groupe. Sans lui, Lacuna Coil serai juste un autre groupe à chanteuse, certes exceptionnelle, mais pas le pionnier incontesté du duo vocal masculin féminin contrasté que des dizaines de suiveurs ont repris!LACUNA COIL Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (24)
Andreo a beaucoup plus de présence scénique qu’on voudrait bien le croire et ses interventions sont justes et calibrées, à défaut bien sûr de toucher le divin comme y parvient la muse qui sévit à ses côtés. Son principal défaut réside surtout dans le fait qu’il ne peut tenir la comparaison avec Cristina. Rendons lui cependant hommage car il n’a jamais abandonné le navire malgré les moqueries et tous les fans… Il fait logiquement partie de l’âme du groupe.
LACUNA COIL Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (15)Revenons toutefois à la diva hypnotique que j’ai eu le privilège d’avoir juste en face de moi pendant près d’une heure et 20 minutes. Cristina nous apparaît ce soir telle un ovni!!! Ce qu’elle dégage sur scène, au delà de la performance vocale hallucinante et sans la moindre fausse note, tient presque de l’aura mystique. Nous sommes d’ailleurs tous subjugués par tant de classe et d’aisance. Nos regards jetés en direction les uns des autres en disent long sur notre stupéfaction collective. Nous nous attendions à prendre une claque, Cristina ne cessera de nous atomiser. Nous nous posons la question légitime : serait ce la chanteuse la plus impressionnante scéniquement que nous ayons eu le loisir de voir dans notre vie ? Les superlatifs manquent. Elle se trouve juste à 50 cm de nous et j’ai véritablement le sentiment d’assister un spectacle cosmique. Elle chante avec une telle passion et dégage une telle force que ça relève de l’irréel.
LACUNA COIL Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (2)LACUNA COIL Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (12)Dire que le public est conquis est un euphémisme. Même si la majorité de ceux au premier rang est aussi active que des ectoplasmes en phase de solidification, derrière nous ça chauffe ! Par moments des bribes de mosh parts s’activent et quand je me retourne je ne peux que constater l’enthousiasme des spectateurs. La setlist est donc axée sur les morceaux les plus pêchus des albums récents, écartant complètement les 2 premiers In A Reverie (1999) et Unleashed Memories (2001). Elle nous offre aussi des classiques tels que Heavens A Lie issu de Comalies (2002) ou la fameuse reprise de Depeche Mode Enjoy The Silence présente sur le décrié Karmacode (2006) qui permet à Cristina de faire participer le public comme jamais.
Au final le show est vraiment carré, puissant, enjoué, il dégage une impression de maîtrise flamboyante et bien sûr la front woman nous abasourdi par son charisme exacerbé. On en redemande! Seul défaut, ce set fut tellement intense qu’il nous aura semblé un peu court.LACUNA COIL Toulouse Metronum 28.11.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (26)
Le temps d’un rappel de trois titres débuté par un single inédit sur le thème (pas du tout d’actualité) de Noël avec bonhomme de neige gonflable à l’appui, le groupe achève sa prestation sous les yeux d’une audience médusée. Lacuna Coil a été plus qu’à la hauteur de nos espérances et bien mal avisé serait celui qui oserait dire le contraire.
20 années d’attente se sont donc achevées ce soir en beauté grace à SPM et au Metronum. Les 400 ou 450 fans présents les en remercient chaleureusement! Cette soirée restera gravée dans ma mémoire et nul doute qu’on en reparlera dans encore 20 ans. Lacuna Coil nous aura laissé le goût exquis du devoir accompli avec professionnalisme et foi, assumant son statut de poid lourd du style et claquant fermement le beignet de ses détracteurs. Une soirée de plus au firmament de l’extase musicale et une nouvelle tranche de vie qui, à n’en point douter, sera de nature à réveiller le nostalgique qui sommeille en moi d’ici quelques temps.

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Chronique : Add Rien

Photos : Tweety

Traitement, mise en page : SB

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LES PHOTOS JATA DE LACUNA COIL ET LA SET LIST :

LES PHOTOS JATA DE CELLAR DARLING :

LES PHOTOS JATA DE SINHERESY :

 

TRUST : Dompter l’indomptable…. (& DAVID SPARTE) – Toulouse, Le Bikini mardi 21 novembre 2017 –

Posted in TRUST Toulouse 21.11.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , on 21 novembre 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

C’était le temps de mon enfance, le temps des variétés sur les trois chaines. c’était le bon vieux temps des Carpentiers mais surtout celui de Guy Lux. Je vous parle d’un temps que les moins de …. bref, vous connaissez la chanson…

D’aussi loin qu’il m’en souvienne, j’ai toujours préféré le vrai live au play back. Guy Lux en proposait. Pourtant, ce soir là, alors que Claude François déjà parti demeurait encore aux cotés des Sardou et Johnny les maîtres des ondes, tout allait changer. Paradoxalement, la déflagration sera proposée en play back mais peu importe. Il faut l’avoir vécue pour se rendre compte du choc intersidéral que des dizaines de millions de téléspectateurs, incrédules, allaient recevoir tel un upercut fatal ou comme une révélation, source absolue de passion (à revivre ici sans tarder!).

Nous avions enfin nos Sex Pistols, notre étendard étendu au hard rock. La musique apportait enfin sa pierre à l’édifice politico social. Chaque mot claquait. Souvent, le sens m’échappait. Mais cette rage vindicative et revendicative me troublait, m’entraînait, me happait….comme toute une génération qui débattait dans les cours. On appartenait au courant Trust ou Téléphone! Il faut dire qu’en ce début des 80’s, les riffs de Nono servaient au mieux les propos d’un Bernie en état de grâce, le gars qui allait mettre un coup de saton bienvenu dans la fourmilière de la bienséance et des convention sociales françaises comme un absolu choc des consciences!

Ce fut ensuite le tout premier concert de ma vie, au Hall Cominges à Colomiers avec la grosse infrastructure scénique qui les perdra financièrement. Pourtant, les trois premiers albums resteront gravés à jamais comme des brûlots déclencheurs de toutes les révoltes, de toutes les colères, de toutes les passions. TRUST restera à jamais le seul groupe hexagonal que les anglais nous ont envié, l’inspirateur de ceux qui se dressent et qui alimentent à jamais mon panthéon musical bleu blanc rouge : Mass Hysteria, Tagada Jones, Sidilarsen, No one is innocent mais aussi Eiffel ou Saez. J’ai en moi tous ces poètes de la révolte tout comme Lavilliers, découvert quasi en même temps que Trust et qui ne faiblit jamais….

Clisson, Hellfest 2017…  Après une annulation particulièrement décevante quelques années plus tôt en quasi tête d’affiche (la bande à Bernie devait consacrer son set à ses trois premiers opus, un rêve avorté!!!), voilà enfin TRUST à l’affiche du plus fascinant des festivals. Le groupe se produit en pleine après midi sous une chaleur de plomb. Et là, comment dire…rien ne se passe! A tel point je vais agir tel que je ne le fais jamais : j’implore intérieurement à Bob (Bernie) de jeter l’éponge en milieu de set et file voir ce qu’il se passe ailleurs, manquant ainsi L’Elite ou Antisocial que je rêvais pourtant d’entendre à Clisson par ses créateurs.

J’avais déjà été dépité par l’attitude hautaine et méprisante de Bernie dans les années 2000 au Confluent, à Portet-sur-Garonne. Cette fois, ce sans âme ressenti au Paradis du métal semblait sonner le glas de ma fidélité envers le groupe de la Confiance. Je passe volontiers le chapitre tournée des zéniths avec DJ scratcheur qui vit des hordes de fans abdiquer à tout jamais.

Trust, pour ma part, c’est fini! Pas tout à fait visiblement. Dès juillet, me voici à Carcassonne pour une ultime chance. Il y a Europe et l’affiche semble suffisamment savoureuse pour faire le déplacement. Première réhabilitation! A ma grande surprise, le show est plus cohérent, plus compact bien que plus long qu’au Hellfest (90 mns) et la set list, qui alterne classiques et nouvelles chansons inconnues s’avère séduisante. Toulouse et son cultissime Bikini confirmera t-elle cette belle dernière sensation?

Sold out depuis des mois, le rendez vous de Trust avec le public de la ville rose a semble t-il rafflé tous les suffrages. Pas tout à fait pourtant. Malgré les 1500 personnes présentes ce soir, il n’y a quasi que des nostalgiques de l’époque Guy Lux. Beaucoup devaient être devant la télé ce soir là et on peut déplorer que la jeunesse du métal qui fréquente assidûment ce lieu habituellement ne soit que très très peu représentée. Rebelle, Bernie le restera à tout jamais et ne vendra jamais son intégrité ni aux modes, ni aux attentes. Il fait ce qu’il veut et se fout du reste. Il arbore ainsi son habituel bob ridicule vissé sur son crane et à troqué ce soir sa chemise hawaïenne contre un sweet à capuche noir. Rester soi même ou se vouloir anti-courant métal? Tel est son choix. Peu importe. Pourtant, à n’en pas douter, avec une attitude plus conformiste aux codes du genre et une set list adaptée aux attentes, le groupe aurait conquis bien de nouveaux fans et jouerait dans les enceintes les plus importantes du pays à l’image de ce que les ex Téléphone, alias Les Insus nous proposent depuis deux ans. Sont-ils pour autant moins intègres?

Probité, intégrité, anti conformisme? Provocation aussi…. Ce n’est pas du Motörhead ou du Scorpions qui est diffusé avant que le groupe n’entre en scène mais bien….une sorte de hip hop….passons encore. Un mot quand même sur la première partie : David Sparte n’est autre que le fils de Nono.

Là encore, ce n’est pas du tout ce que le public pourrait espérer en ouverture en venant voir son groupe culte. Le contre pied s’avère permanent chez nos amis agitateurs de principes et adeptes cette fois-ci du « copinage familial » en guise d’ouverture d’esprit. Soutenu par trois excellents musiciens, le fiston du gratteux légendaire nous offre un funk groovy, inspiré, parfois soul et justement interprété. Malheureusement, il est soutenu par des chœurs systématiquement samplés. Agréable mais hors sujet…

Nous y voici. De ma position privilégiée, je peux voir la set list. Première désillusion, il n’y a que 12 titres….Seconde déception, peu de classiques, de Gold comme Bernie les appellera par la suite. Pas même l’Elite, pourtant jouée à Carcassonne et au Hellfest, le fameux titre interprété chez Guy Lux! A la place, je constate avec satisfaction que Préfabriqués et surtout Fatalité apparaissent noir sur blanc! Le pire  : Fatalité sera zappée, oubliée. Bernie l’avait pourtant promise à un spectateur qui s’impatientait, jetant un oeil sur le sol où se trouve le « programme » du soir!

Dépité? Pas vraiment. Juste déçu, comme les fans, de ne pas avoir entendu cette merveille prévue, tout comme d’autres chefs d’oeuvres oubliés tels que Bosser 8 heures, Mr Comedie, Passe, Le sauvage, La junte, Les Templiers, Certitude …Solitude en lieu et place de titres moyens tels que Chaude est la foule ou Fais où on te dit de faire.

Que vaut donc cette tournée 2017? Trust ne serait donc plus ce groupe incandescent et agitateur qui nous servait de modèle? Parlons nous d’un vrai groupe ou d’un duo accompagné ? Au fil des dates, si la complicité et la cohésion de l’âme du groupe (Bernie et Nono) avec les excellents musiciens que sont David Jacob (basse) Izo Diop (guitare) et le très jeune Christian Dupuy (batterie) s’est renforcée, le combo apparaît désormais comme un excellent groupe … de rock ( Surveille ton look nous est offerte dans une envoûtante version lors de cette tournée!).

Si la provoc’ de Bernie demeure, son caractère affirmé le pousse avant tout à taquiner le public. Heureusement, cette fois, c’est bon enfant et le bougre s’avère de très bonne humeur malgré sa bronchite et son atèle à la cheville. Comme il n’est pas du style flagorneur, on peut le croire quand il se dit impressionné par l’ambiance et la réponse chaleureuse de la foule (« Top 5, largement! »). Toutefois, il ne se renie pas et le chanteur lance quelques piques bienvenues à la classe politique hexagonale ( « En marche…arrière!« )

Par ailleurs, pour peu que l’on ne soit pas que nostalgiques, les nouvelles compositions du futur album font souvent mouche et dressent toujours un constat politico-social des plus lucides. On se croirait parfois revenu enfin 30 ans en arrière lorsque Nono nous livre des riffs affûtés comme avant!  Si Démocrassie est une réussite, ce n’est toutefois qu’un mid tempo, contrairement aux excellents Déjà servie et surtout L’exterminateur qui envoient du lourd tant dans le tempo que dans les textes:

Lassé d’être un prédateur, je suis devenu exterminateur…

C’est mon corps, c’est mon sang,

C’est mon Dieu, …mon portable!

Bref, le public se régale de cette nouvelle mouture de leur groupe culte et le futur nouvel album promet! Seul bémol, l’absence de Fatalité, pourtant prévue ( et de l’Elite, on ne le dira jamais assez!). Quand on voit la réaction du Bikini qui scande à pleins poumons sur Préfabriqué : « Quelle sensation, la destruction! » et qui pogotte même sur Antisocial, on peut quand même regretter les choix du Boss, qui certes, comme il le répète « fait ce qu’il veut »!… »Même si j’ai envie de rester le pied sur ce retour pendant 10 mns, comme hier, sans bouger, personne ne m’en empêchera!« 

Si Bernie (particulièrement en voix et juste, soulignons le!), n’oubliera pas de mentionner le souvenir de leur ami Malcolm Young, guitariste d’AC/DC, disparu il y a quelques jours, quel dommage et quel regret de ne pas avoir saisi cette malheureuse opportunité pour nous proposer Ton dernier acte, magique hommage à Bon Scott.

Quand le groupe tire sa révérence, après 110 minutes de plaisir partagé, je me dis que la réhabilitation, à défaut d’être totale, est proche. Trust nous proposera t-il le show qu’il peut faire et dont nous rêvons avant qu’il ne soit trop tard? Pour assouvir ce fantasme il faudrait dompter l’indomptable….

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Chronique et photos : Tweety

Mise en page, traitement : SB

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TRUST, LES PHOTOS JATA DE LA SOIREE :

ANATHEMA + ALCEST : Little drops of Heaven -Toulouse, Metronum 11 octobre 2017 –

Posted in ANATHEMA / ALCEST Toulouse 11.10.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 11 octobre 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

Première satisfaction, le grand embouteillage des concerts toulousains de ce début octobre (quatre dates pour nous rien que cette semaine!), ne semble pas nuire à l’affluence! Après le sold out d’Alestorm ce lundi et celui à venir samedi de Sidilarsen, tous deux au Bikini, voici qu’ ANATHEMA suscite encore plus de passion que lors de ces pourtant magiques nombreuses venues précédentes. Ce coup-ci, si le Metronum n’affiche pas complet, cela ne s’est joué qu’à 20 tickets près!

C’est donc une soirée placée sous le signe de l’élévation (du grec Ana) servie par  une histoire exaltée (thema) qui nous est offerte, telle une offrande spirituelle.

Dès 20h30, nous voici déjà dans le ton éthéré de la soirée. Si les gars de Liverpool ont convié ALCEST à ouvrir pour eux durant deux longs mois de tournée à travers l’Europe, ce n’est surtout pas un hasard.

Le plus surprenant sans doute, c’est que les frenchies du gard jouent ce soir pour la toute première fois dans la ville rose! Quand on pense que leur premier opus est sorti en 2007 et qu’ils ont déjà plusieurs Hellfest à leur actif, on se dit qu’il y a des choses qui surprennent dans la programmation des concerts de notre ville. Par bonheur, bien plus qu’un guest habituel, le temps de jeu des gardois sera des plus conséquent avec une heure de pur bonheur distillé à un public massif, attentif . Basse vrombissante, six cordes acérée, nous voici sous l’emprise de cet équilibre fascinant entre les éructations screamées de Neige et la lourde et lumineuse enveloppe musicale toute en atmosphères mâtinées de post rock propice à nous faire converger vers des rêveries oniriques.

Un début de soirée idéal s’il en est, en parfaite adéquation avec l’esprit du fabuleux groupe qui va suivre…

Bémol à cette belle soirée, l’attente est trop longue puisque la bande de Liverpool ne foulera les planches qu’à 22h05. Proposant un set de deux heures, l’horaire ne colle plus avec une partie du public qui devra quitter les lieux deux morceaux avant la fin afin de ne pas louper le dernier métro. Au prix assez élevé du ticket, on ne pourra que déplorer ce manque de respect. Ce terme pourtant si redondant dans la bouche  du lunaire Vincent Cavanagh quand il se réjouit de voir  enfin filer les photographes après deux titres et avoue qu’il ne joue pas pour eux mais juste pour « vous », désignant, un brin démagogue, le public, celui qui a payé son ticket. Si l’on ajoute à cela un geste quelque peu déplacé sur l’appareil d’une « consœur » et amie, on se dit qu’il y a quelque chose qui ne colle pas ce soir.

Pourtant, tout ça n’est qu’impression. Le set va s’avérer divin, servi par une mis en son exceptionnelle. Vincent Cavanagh m’avouera même en fin de soirée, alors qu’il vient de sauter de scène dès la fin du set (!), de fendre la foule et de  rejoindre le stand de merch’ en fond de salle, que ce fut pour le groupe un concert des plus mémorables, le meilleur de la tournée après Paris, dont la prestation sur la scène du Bataclan ne peut rivaliser en terme d’émotion avec nulle autre. Il regrettera même ses propos de début de concert et s’avérera d’une disponibilité et d’une convivialité impressionnantes. Comme quoi… Les émotions véhiculées pendant deux heures ont semble t-il pris le dessus sur la fatigue et la probable routine d’une longue tournée.

Retour sur les sensations ressenties durant ces deux heures de voyage. Ne voulant pas être redondant, précipitez vous sur ce que je vous narrais lors des deux précédentes venues du combo (au Bikini en 2011  puis déjà au Metronum il y a 3 ans : Frissons divins).

The optimist, sorti cette année raconte l’histoire d’un homme qui laisse son passé derrière lui et repart vers de nouveaux horizons, qu’il espère plus paisibles. Nous voici au cœur de la fin de l’histoire de A fine day to exit (2001).

Paradoxalement, les nouveaux titres, toujours aussi intenses s’avèrent plus tourmentés, comme propulsés par l’ironie qui endigue le sentiment d’optimisme. Or, ces ambiances progressives et sombres s’avèrent, comme à l’accoutumée, sublimées par des lignes de chant sortant des sentiers battus, toujours au service de mélodies accrocheuses et pénétrantes.

Le nombreux public semble si souvent médusé, comme suspendu à un fil, flottant à quelques centimètres du sol, happé par cette intense authenticité progressive et emphatique. Le groupe ne vient pas le chercher si bien que la sensation de foule reste feutrée, chaque personne vivant sa propre émotion avec la profondeur qui la caractérise.

Dès l’introduction avec l’instrumental San Francisco, nous sentons que le piano prend, au fil du temps, une part prépondérante dans l’univers des anglais,  les frangins guitaristes opérant à tour de rôle ou ensemble aux claviers… Derrière les futs, John Douglas s’est absenté de cette tournée.  Mais la propulsion et l’identification s’avéreront totale dès la sublime mise en musique des deux parties d’ Untouchable, issues de l’avant dernier opus Weather Systems. Nous le savons désormais, le groupe ne jouera pas The Optimist en intégralité….

Comme à l’accoutumée, nous voici davantage touchés, voire bouleversés par les parties les plus propices à la rêverie, les plus mélancoliques des anglais. Ainsi, le sublime Endless ways nous transportera davantage qu’un Can’t let go, plus conventionnel et moins typé où Vincent assure parfaitement la chant. Son frère Danny s’avère méconnaissable. Il a doublé de volume mais le son de sa gratte demeure envoûtant.

La mise en live d’une grande partie du nouvel opus recèle bien des moments qui ouvrent grand l’espace de votre imaginaire. Si le groupe fleurte avec la perfection sonore et technique, comment rester de marbre au son de ses deux voix qui se marient admirablement et de ses guitares onctueuses?

On regrettera même que les anglais n’explorent pas davantage les montées en puissance jouissive de Lee Douglas offertes sur The Optimist ( Ghosts et Close your eyes manquent à l’appel), purs moments d’onirisme où la blonde chanteuse s’avère enchanteresse.Et si celle-ci n’a ni le charisme, ni la proximité délicieuse d’une Anneke Van Griersbergen, elle impose et propulse juste par sa voix Anathema dans une sphère aux multiples douceurs. Or, tout est question de sensibilité comme en témoigne la merveille du chef d’oeuvre We’re here because we’re here : Dreaming light où c’est cette fois Vincent qui chavire nos cœurs.

Cinq titres seront proposés en rappel. Le groupe se renouvelle. Comment lui reprocher de ne pourtant pas avoir joué la merveille Thin Air par exemple?…. Attardons nous plutôt sur le puissant et renversant double duo de percussion final rehaussant la version 2017 du classique Distant satellites. Un pur moment de jouissance auditive pour un concert qui s’achève avec le saut de Vincent au cœur du pit (il restera dans la salle jusqu’à instinction des feux!).

Comme à l’accoutumée, nous repartons conquis de cette nouvelle proposition d’Anathema où de petites gouttes de Paradis furent distillées deux heures durant par une musique riche, précise et d’une intensité émotionnelle rare.

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Chronique et photos : Tweety

Traitement et mise en page : SB

Merci à Bleu Citron et à Laurie en particulier

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LES PHOTOS JATA D’ANATHEMA + LA SET LIST :

LES PHOTOS JATA D’ALCEST :

 

SUBLIME EST LA FEMME 3 – CABARET – Montpellier, Théâtre de la Chocolaterie – Mardi 4 juillet 2017 –

Posted in SUBLIME EST LA FEMME 3 Montpellier 4.7.2017 with tags , , , , , , , , , , on 4 juillet 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

Une fois n’est pas coutume, Jata Live Experiences sort des sentiers balisés des concerts ou festivals pour vous inviter à travers quelques clichés au Cabaret. Ce fut au théâtre de la chocolaterie à Montpellier, le 4 juillet dernier. La première représentation d’une belle tournée estivale nous en a mis plein les mirettes et donna lieu à des tableaux colorés, débordant d’énergie, d’imagination et appréciés de tous les spectateurs. Des costumes savoureux, un enthousiasme non dissimulé ont propulsé l’offrande de la Troupe Esmeralda menée par Loly dans une délicieuse parenthèse enchanteresse.  L’osmose qui règne entre Liv, Efflamine, Marindi et Free Bird  transparaît à chaque instant. C’est cette sincérité, ce plaisir évident  couplé à un travail titanesque qui donne une belle âme à cet étonnant spectacle dont voici quelques photos…

Tweety

LES PHOTOS JATA DE LA SOIREE :

KLONE (& CANCEL THE APOCALYPSE) : Les tumultes et la plume… – Mardi 27 juin 2017 – Toulouse, American Cosmograph –

Posted in KLONE / CANCEL THE APOCALYPSE Toulouse 27.6.2017, Vie du site with tags , , , , , , , , , , , , , , on 27 juin 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

Telle une savoureuse parenthèse entre l’hystérie du Hellfest et le grand break toulousain de l’été, nous voici conviés à une soirée particulière : classieuse, intense, mystérieuse et enveloppante.

Près de 250 métalleux se sont donnés rendez vous en ce mardi soir de fin juin dans la grande salle d’un petit cinéma cosy du centre ville, le délicieusement nommé American Cosmograph.

Devant l’endroit, baroque à souhaits, les conversations vont bon train tandis que la porte de la salle reste encore close. Lorsque nous investissons le lieu avec une bonne demi heure de retard, celui-ci dévoile devant l’écran et autour de la petite scène, une rambarde de type castillan dont seul l’escalier central ne semble pas obstruer la vue ni faire obstacle. C’est d’autant plus déstabilisant que l’on sait que les deux groupes de la soirée seront assis, l’exercice acoustique rimant à l’accoutumée avec position statique…

Cette inquiétude sera vite dissipée dès les premières notes des garonnais de CANCEL THE APOCALYPSE. Si l’on est vite rassuré sur la qualité du son dans la salle, l’aspect visuel s’avère certes particulier mais renforcera tout au long de la soirée une certaine forme d’onirisme entre le public et les artistes.

Entre deux musiciens classiques bordelais et deux représentants de la scène hardcore/métal toulousaine, c’est à un cocktail unplugged des plus improbables auquel nous sommes conviés en ouverture de cette belle soirée. Bercé par les arpèges de la violoncelliste Audrey Paquet et les accords du guitariste classique Arnaud Barat, nous voici tour à tour déstabilisés puis conquis par l’incandescence de cette fusion improbable rythmée par les percus de Hélios Mikhaïl et enrichi par le timbre écorché de Matthieu Miegeville qui confère à cette improbable fusion plusieurs couches d’une exquise profondeur.

Très surprenant au premier abord, les divers éléments qui composent cette œuvre se marient à la perfection. Audacieux, mais pourvu d’une véritable identité, le concept trouve un parfait équilibre entre élégance des mélodies, breaks inattendus et fougue bouillonnante servies par un organe tout en screams puissants et sensibilité à fleur de peu (écoutez Candelights).

De retour sur nos confortables sièges de velours (au tout premier rang!) après un détour talk et boissons dans le rue, nous voici fins prêts pour le voyage.

Ce soir, nous avons la chance de découvrir KLONE en config’ à cinq, l’excellent batteur/percussionniste Romain Berce venant apporter une magie supplémentaire à la formation, libérant ainsi Armelle Dousset de sa partie percus et lui permettant d’enrichir et de désincarner encore davantage les mélodies grâces à de parcimonieuses et subtiles interventions au clavier mais surtout à l’accordéon….

Ce qui frappe d’emblée, outre la pureté crystaline du son, c’est une cohésion absolue entre cinq partenaires qui ne font qu’un pour nous offrir une palette émotionnelle absolue que nous n’avions jusqu’alors connue qu’à travers des artistes à la sensibilité chairdepoulesque tels que Peter Von Poehl, Anneke Van Griesbergen, Anathema ou encore Steven Wilson.

Outre ces ambiances feutrées, ce set apaisé nous transperce de sa palette émotionnelle multicolore, nuancée, éthérée à souhaits. Nous en perdons la notion du temps tant cette fragilité ouatée transcende nos âmes. Nous voici en quasi lévitation. Difficile de se concentrer sur les photos tant le groupe se met à nu. Les orléanais dépouillent leur répertoire avec une maestria absolue qui sied à merveille à cette authenticité à fleur de peau. Doté d’un aspect plus progressif chaque note nous enveloppe d’un charme ouaté d’une ampleur rare.

Comment rester à quai tant l’invitation du quintet touche droit au cœur un public sous le charme, quasi en lévitation et qui ne demande qu’à monter à bord. Le virage atmosphérique pris par le groupe depuis 2015 semble deux ans plus tard trouver son apogée à travers cette tournée et cet album unplugged quasi magique. Klone réinvente là un concept qui vécu ses plus belles heures grâce à MTV au début des 90’s grâce à des groupes tels que Nirvana, Alice in Chains mais aussi Pearl JamKiss ou Aerosmith.

Portés par le chant en voix claire de Yann Ligner, bluffant de maîtrise et de sensibilité, le groupe revisite ces titres les plus touchants et leur donne de nouvelles couleurs. Avec Nebulous, Klone nous offre un voyage en planeur. Les paysages s’avèrent sublimes, le monde apaisé et majestueux, comme si la nébuleuse dissipait tous les brouillards…  L’émotion s’empare du public. Sur Immersion, certains ont les larmes aux yeux. L’intimité avec le public s’avère totale…

Aux guitares acoustiques, Guillaume Bernard et Aldrick Guadagnino oublient les distorsions et coordonnent merveilleusement leur parties de six cordes en des réarrangements saisissants (écoutez cette version épurée de Rocket Smoke).

Cueillis d’emblée par sa performance faite de pudeur et d’assurance, nous voici en suspension quand Yann nous convie une nouvelle fois au voyage à travers la sidérante reprise du People are People de Dépèche Mode dont la densité et le dépouillement n’ont d’égale que la puissance émotionnelle qu’elle dégage et qui nous bouleverse.

Ce sentiment d’authenticité, nous le retrouveront à travers chaque titre (Come undone, Grim dance…) Il n’y a pas de faiblesse dans ce set cohérent où nous aurions presque envie de nous dandiner sur  Gone up in flames. Yann nous bluffe; fermez les yeux et vous pensez forcément à Sting tant ses intonations sont similaires. Ce dernier n’aurait d’ailleurs pas renié la toute nouvelle chanson du groupe (The silent field of slaves) qui irait comme un gant à l’ancien chanteur de Police!

Sans filet, le groupe nous a offert un moment d’anthologie, un set poignant empreint de modestie et d’authenticité en totale intimité avec le public. Une performance rarissime dont nous sortons abasourdis et plus légers, telle une plume refusant de se poser face aux tumultes de l’existence…

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Chronique et Photos : Tweety

Merci à Julien Oliba, Klone, Cancel the Apocalypse et Mathpromo.

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LES PHOTOS JATA DE KLONE :

LES PHOTOS JATA DE CANCEL THE APOCALYPSE :

HELLFEST 2017 : LES PHOTOS JATA !

Posted in HELLFEST 2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 13 juin 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

HELLFEST 2017

Notre trailer video 2017 est en ligne!!! Here is our new 2017 Hellfest video recap!

Lien vers notre TOP HELLFEST 2017 + REVELATIONS & DECEPTION… Link HELLFEST 2017 TOP 10 …

Toutes les photos live  J T A du  Hellfest 2017  sont en ligne ci-dessous  ! All our photos are now on line!

Voici nos 179 photos d’ambiance ! Here are our 179 ambience photos!

AMBIANCE – LIEN DIRECT …. AMBIENCE DIRECT LINK

HELLFEST 2017 PHOTOS

Nos 180 photos live  J A T A du  Hellfest 2017  sont en ligne ci-dessous  ! Here are our 180 live acts photos!

LIVE – LIEN DIRECT …. LIVE – DIRECT LINK

HELLFEST 2017 PHOTOS LIVE JATA LIVE EXPERIENCES

Replongez vous aussi dans l’ambiance du Hellfest à travers notre trailer vidéo de l’an dernier ! Back in 2016…

Immerse back into the atmosphere of Hellfest through our video trailer from last year!

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