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SEPULTURA : SEPUL TUAIT, SEPUL TUE ET SEPULTURA (+ LEGION OF THE DAMNED + FLOTSAM & JETSAM + MORTILLERY) – Mardi 25 février 2014 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in SEPULTURA Toulouse 25.2.2014 with tags , , , , , , , , , , , , on 26 février 2014 by JATA LIVE EXPERIENCES

 

1450789_596412827090896_855128167_nIl faut admettre que ce mardi 25 février 2014 n’était pas une date qui soulevait une attente incommensurable de la part de la communauté métallique toulousaine. A vrai dire, j’avais plus entendu mes compères tournoyeurs de têtes évoquer la venue exceptionnelle de Flotsam & Jetsam, pourtant placé uniquement en « sous première partie » (comprenez en deuxième position sur quatre groupes au total!), plutôt que du retour de Sepultura dans nos contrées après quinze ans d’absence.

C’est simple, la dernière fois que Sepultura était venu nous voir, Max et Igor étaient encore là et le groupe se produisait dans la version post-AZF du Bikini. C’est dire si cela fait un bail ! Le relatif désintérêt de la communauté métal pour ce groupe depuis le départ de sa figure emblématique m’a d’ailleurs toujours laissé perplexe. Sous la baguette d’un Andreas Kisser toujours intègre, renforcé par un Derrick Green au chant et au charisme sans faille, Sepultura a continué de livrer des albums intéressants, à défaut d’être transcendants, mais dans lesquels l’expérimentation était toujours louable. De son côté le père Cavalera, bientôt rejoint par son batteur de frangin pour une conspiration familiale pas inoubliable, s’enfonçait dans une recette redondante et nous assénait à chaque sortie une copie presque conforme de la précédente. Selon moi le line-up actuel de Sepultura enterre Soulfly tant au niveau technique que scénique et ce concert, le troisième du groupe pour votre serviteur, me le confirmera une fois de plus.

sepultura dodge (1)Mortillery Flos 057Ce soir les hostilités débutent assez tôt pour un plateau 100% orienté thrash ou presque, pour le plus grand plaisir des nostalgiques des années 80, version sans permanentes. Le premier groupe qui déboule à 18h55 se nomme Mortillery et nous vient du Canada. Dans un style thrash très classique, influencé par Exodus ou encore Testament, les jeunes musiciens de Mortillery nous livrent une prestation énergique et les guitaristes nous gratifient d’une véritable avalanche de solos ultra rapides appréciés par les amateurs du style. Pas très original mais bien exécuté, leur musique n’avait selon moi qu’un défaut majeur, celui d’avoir une chanteuse qui m’a semblé un peu faiblarde vocalement. Ceci dit l’ambiance grimpe crescendo pendant la demi-heure qui leur est laissée. Mais ne serait-ce pas plutôt l’attente du second groupe qui fait monter la pression ?

sepultura dodge (2)Il est presque étonnant de voir que Flotsam & Jetsam, considéré comme un groupe majeur par les thrasheurs, soit positionné en deuxième. Leur set s’enclenchant à seulement 19h40, il ne fallait donc pas trainer ses rangers au bureau sous peine de rater cette légende qui boude la France et encore plus notre ville depuis des lustres.sepultura dodge (3) Nombreux sont ceux venus presque exclusivement pour voir les américains et l’ambiance s’en ressent. Leur son est lourd, très lourd même, avec un batteur impressionnant et un chanteur plutôt charismatique, capable d’opérer d’énormes variations vocales.

Il s’agit d’un thrash très technique, souvent mi-tempo, avec des accélérations mesurées et beaucoup d’harmonies dans les guitares. sepultura dodge (4)Ceci étant dit, et cela ne reste que mon opinion, ce groupe mérite certainement son classement en deuxième division du thrash, car si j’ai pris du plaisir au cours de ces 45 minutes, ce n’est définitivement pas la claque que certains m’avaient prédite.

Pourtant je persiste à penser que Flotsam méritait bien plus de passer avant Sepultura que Legion Of The damned, troisième groupe à monter sur les planches ce soir à 21h40…

sepultura dodge (8)-001Ce groupe hollandais, fort d’une quinzaine d’années de carrière, délivre un thrash très rugueux, limite death au niveau des rythmiques, mais horriblement répétitif et linéaire. La double pédale ça va un temps mais il faut savoir lâcher du leste par moment ! C’est simple j’ai eu l’impression d’entendre pendant une heure le même morceau se répéter à l’unisson. Bref, ce ne fut pas ma tasse de thé . Qui plus est, le froideur des musicos m’a laissé de marbre.  Mon opinion ne semblait pas être totalement partagée car l’ambiance fut très remuante pendant cette prestation. Mais a t-on besoin d’être un fin mélomane pour faire des circle-pits ? 

Mortillery Flos 056Enfin, Sepultura arrive vers 22h pour un show énergique d’1h30 qui débute par une énorme surprise : le géant noir au micro a effectué une tonte radicale et nous arrive chauve tel Shaquille O’Neil alors qu’il nous avait quitté avec des dreadlocks à faire pâlir Bob Marley ! Malgré tout il nous prouve rapidement qu’il n’a pas choisi de réserver le même sort à son chant rageur et que sa volonté d’en découdre sur scène n’a que faire de ce genre de détails capillaires. Les autres musiciens ne sont pas en reste, en particulier Andreas Kisser, tout sourire, qui multiplie les signes d’affection au public et distribue un grand nombre de médiators en main propre. Le petit nouveau à la batterie va littéralement nous scotcher et prouver qu’il n’a pas à rougir face à son illustre prédécesseur nommé Igor. L’énergie dégagée par ce jeune marteleur de fûts m’a laissé perplexe et m’a donné l’impression, déjà vécue au concert d’Ozzy en 2011, de voir un ovni derrière son kit frapper comme s’il cherchait à réveiller les enfers! L’énergie dégagée par ce musicien était tout bonnement incroyable et l’unanimité semblait de mise sur ce coup là.

sepultura dodge (9)Mortillery Flos 047Seul Paulo Junior, l’éternel bassiste et seul survivant des débuts du groupe, n’affichait pas une forme resplendissante. Sinon on peut aussi dire que Sepultura n’est pas le genre de groupe à se satisfaire de sa gloire passée comme en témoigne leur setlist, composée de pas moins de six titres du dernier album en date et de quatre autres issus des deux albums précédents. Les grands classiques de l’époque Cavalera sont bien sûrs présents et font logiquement leur effet dévastateur sur le public qui n’aura cessé de se faire des câlins guerriers et de se livrer à des contacts virils. Inutile de préciser qu’il fallait être vaillant pour tenir plus de trente secondes dans la fosse au milieu des mosheurs… Mon t-shirt tout neuf en aura d’ailleurs fait les frais. Impossible aussi de conclure cette chronique sans remercier l’abruti fini qui arrive en plein milieu du pogo avec une pinte de bière bien pleine. Le contenu ne pouvant en toute logique pas rester longtemps dans son contenant, mon jean aura le privilège de se doter d’une odeur particulièrement maltée pour la fin du concert.

Voilà donc un concert qui aura, contre toute attente, bien rempli le Bikini, bien réchauffé nos esprits et permis surtout à Sepultura de prouver que les frères Cavalera ne sont qu’un lointain souvenir.

Contrairement à ce que disait mon ami Pierrot au début du concert d’un air narquois : c’est toujours tura !

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Chronique : Adrien

Photos purement  illustratives : Dodge et Pierrot

Mise en page : Titi

Un grand merci à l’équipe du bikini et surtout à SPM et à Fred en particulier!

Merci à La séance de rattrapage pour l’excellente vidéo de Refuse/ Resist issue de ce concert en mode pro shot insérée dans cet article.

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