Archive pour PHOTOS REPORT

ROVER : Magnétique! (& SAN CAROL) – Toulouse – L’Ecluse St Pierre – Dimanche 10 avril 2022 –

Posted in ROVER Toulouse 10.4.2022 with tags , , , , , , , , , , , on 24 avril 2022 by JATA LIVE EXPERIENCES

C’était il y a une dizaine d’années sur Canal + : Le live de la semaine ou peut-être La Musicale, mes souvenirs sont flous. Le choc d’un artiste hors normes, une captation immédiate des émotions, se dire que le gars à l’étoffe des plus grands et que son avenir s’annonce radieux. On va en entendre parler! Et puis non, pas vraiment….J’en perds la trace très longtemps. Près de dix ans plus tard, quand la date (initialement prévue au Connexion Live) apparait sur les agendas, je réalise que cet artiste m’avait non seulement interpellé mais plus que cela, il m’avait fasciné et j’avais oublié….Bizarre ! Je réécoute alors. Pas de doute, ma première impression fut la bonne. Le gars captive, il est de la race des plus grands.

En d’autres temps, une autre époque, si ce multi instrumentiste n’était pas un breton bien de chez nous, son potentiel immense aurait pu connaitre un succès planétaire. Pourquoi reste t-il si confidentiel ? C’est un mystère qui ne s’explique que par la communication, la promo, la chance qui ne s’arrête souvent pas sur les bonnes cases ou peut-être simplement un attrait pour l’intégrité au détriment de concessions ?

Quoi qu’il en soit, rendez vous est pris en ce beau dimanche soir de printemps. Malgré un premier tour d’élection présidentielle, la belle surprise est que la salle affiche quasiment complet. Près de 300 personnes (si peu pour un tel talent toutefois!) se sont données rendez vous dans une toute nouvelle et belle salle du centre ville toulousain : l’Ecluse St Pierre.

Il y a de vrais fans. Certains affichent près de 130 concerts du bonhomme et suivent la tournée, d’autres viennent en famille de Carcassonne, d’ici ou d’ailleurs. C’est l’occasion d’échanger, de partager, de revivre enfin, après ces temps de disette du spectacle vivant covidé….

SAN CAROL se produit en ouverture.. Juste sa guitare et sa voix. Déjà un anglais parfait pour un chant qui captive. Pas un bruit. Les silences sont respectés. L’attention s’avère maximale, plus que polie, respectueuse.. Même si les thèmes et certains rythmes invitent parfois à la déprime, cette proposition des plus épurée, tel un Cat Stevens mélancolique, captive durant plus de 40 minutes soyeuses et chaleureuses. Il faut dire que les mélodies sont belles et la voix d’une justesse affolante. Une belle découverte pour un artiste à suivre, tel un road trip statique…

Découvrir ROVER, vous l’aurez compris, s’avère assez excitant. Moi qui arpente depuis des lustres tous les lieux de concerts toulousains, vivre celui-ci comme premier concert dans cette toute nouvelle salle bien située et chaleureuse avec sa scène très haute et ses deux vitraux latéraux ajoute une dimension supplémentaire à la soirée, celle de la double découverte.

L’artiste, dont le physionomie ne peut qu’évoquer le regretté Meat Loaf, nous propulse immédiatement vers une époque, une  philosophie, une atmosphère analogique. Pas besoin d’en faire des tonnes, le multi instrumentiste à l’anglais parfait en impose au naturel. Certains habitués me diront qu’il est bien plus à l’aise que par le passé. Les fans sont même surpris par tant d’aisance, d’auto dérision et d’humour délicat lors de chaque intervention. On sourit aisément. L’instant s’avère d’autant plus délicieux que l’on voyage au sein de dix années et trois albums de création, portés par des mélodies scindées d’éclats éthérés enrobés d’un solide socle tellurique qui trouve de sublimes expansions en d’étonnantes envolées de guitare saturées hypnotisant un public conquis.

Entre Bowie, Clapton, Neil Young et Coldplay, Timothée Régnier de son vrai nom, est de la race des plus grands. Qui s’en doute au delà du petit cercle?  Accompagné d’un seul batteur pour cette tournée, même les boucles s’avèrent efficaces. La chaleur de l’artiste, aussi à l’aise dans le grave que dans l’aigüe nous invite dans un tourbillon d’émotion et de beauté où les récents Wasted Love, Roger Moore les  nostalgiques To this tree et From the start ne font pas baisser l’intensité après des chefs d’oeuvre tels que Some needs ou Aqualast qui mériteraient leur place au panthéon de la pop rock contemporaine.

Seul bémol, 80 minutes. C’est un peu court mais on pardonnera cette durée tant  ROVER s’est montré brillant. Un artiste rare, magique, charmant et abordable. 

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Texte et photos : Tweety.

Merci à Bleu Citron et à Margaux en particulier.

Merci à Patricia de Aoura

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LILLY WOOD & THE PRICK ( + Sebastien Delage) : Retrouvailles – Toulouse – Le Bikini – 25 février 2022 –

Posted in LILLY WOOD & THE PRICK 25.2.2022 with tags , , , , , , , , , , , on 3 mars 2022 by JATA LIVE EXPERIENCES

Retrouver les salles de concerts et LE BIKINI en particulier en ces temps tourmentés s’apparente à un bonheur dont nous avions quasiment perdu la saveur. Retrouver LILLY WOOD & THE PRICK après plus de dix ans de fidélité et un coup de cœur sooo poppy à l’époque et qui perdure rajoute au plaisir!

Belle soirée donc qui nous est offerte ce soir. En première partie, Sebastien Delage et sa guitare nous invite durant 45 minutes dans son monde soft et gay où nous apprécions surtout ses savoureuses apartés humoristiques.

Place enfin aux 90 minutes attendues par près de 900 personnes face à notre couple platonique favori, accompagnés de quatre de leurs « meilleurs potes » musicos. Comme toujours, ce fut un voyage coloré au son si particulier de la guitare ensoleillée de Benjamin  mais emporté voir envouté par l’organe d’une justesse chirurgicale et d’une pure beauté de Nili. Si le groupe parcours avec bonheur les cinq albums de sa jolie discographie (dont un EP), ce n’est pas forcément Prayer in C et son mega buzz qui nous touche le plus mais tout ces autres titres, les anciens savoureux (Down the drainMiddle of the nightThis is a love song) et les nouveaux sooo poppy, imparables ou dansants (You want my moneyIn love for the last time ou encore A song et son riff reggae ). Les gens se dandinent, les derniers hésitants hottent timidement leurs masques. Il flotte comme une sensation de retour à la vie, de celle que nous savourions il y a déjà 12 ans (lire notre reportage ici) lorsque nous avions découvert le duo en première partie de Gush ici même !

Mais tout n’était-il pas déjà dit ici, il y a 9 ans dans ce déjà même lieu mythique ?

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Texte et photos : Tweety

Merci au Bikini et à Annabelle et Antoine en particulier.

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LES PHOTOS JATA DE LA SOIREE :

ELLIPSE FESTIVAL – Toulouse – Metronum – Septembre 2021 –

Posted in ELLIPSE FESTIVAL 09.2021 with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 2 octobre 2021 by JATA LIVE EXPERIENCES

Créé en 2017 l’ Ellipse Festival nous donnait non seulement l’occasion de renouer avec les concerts après 18 mois de disette, mais aussi celle de découvrir une poignée d’artistes émergeants où très peu connus.
Ce n’est pas le cas de PETER VON POEHL que nous suivons depuis nombre d’années et dont le talent n’a d’égal que son humilité. Dimanche soir, le blond suédois nous a offert une heure fascinante de set acoustique en solo. Parcourant sa riche discographie parsemée de nouveaux morceaux, ce subtil funambule des émotions, à l’humour délicat et toujours décalé, a une nouvelle fois semé des graines de poésie, délivrant des frissons intenses et palpables rarement atteints dans la Music Box du Metronum, le tout transcendé par la sublime version du chef d’œuvre Story of the Impossible, porté par une chorale éthérée de spectateurs inspirés, fruit des ateliers d’initiation à la musique de l’après midi avec l’artiste. Un moment rare et lacrymal d’une magique intensité.


Outre Peter Von Poehl qui motivait notre présence, nous vous offrons nos clichés de quatre autres découvertes et jolies prestations : Vendredi, la journée avait débuté avec la soft indie pop atmosphérique d’ EDGAR MAUER (quel nom étrange pour la chanteuse toulousaine Maëve !) qui nous fit voyager en suspension du patio du Metronum à l’univers ésotérique du David Lynch version Twin Peaks tant on se rapproche ici des douces atmosphères d’Angelo Badalamenti et de l’organe aérien de Julee Cruise… A écouter : Lilly loves you.

Direction la grande salle désormais où une nouvelle voix féminine est à l’honneur avec THIS IS THE KIT. Katie Stables illumine de sa présence et de sa sympathie une heure de folk music des plus agréables au rythme de sa guitare ou de son banjo, le tout soutenu par son groupe et emporté par un sourire et un accent britannique des plus savoureux. Un fort joli concert !

Toujours au même endroit trente minutes plus tard, PRATTSEUL, très bien accompagné, nous invitait dans son monde anticonformiste de dandy pop aux mélopées convaincantes oscillant entre Julien Doré et Alain Chamfort. Une très belle surprise !

Pour clôturer le festival, dimanche soir, nous avions rendez vous avec un ovni …où plutôt deux : MAXWELL FARRINGTON & LE SUPERHOMARD. Peu importe le concept, le look et les chorégraphies on ne peut plus personnelles, place à des mélodies sophistiquées et chaleureuses portées par le timbre de crooner du chanteur à l’organe d’une épaisseur et d’une chaleur impressionnantes tel un mélange de Tom Jones, Iggy Pop et Frank Sinatra.

En conclusion, les deux soirées sur quatre auxquelles nous avons assisté furent une belle réussite pour un mélange plutôt cohérent porté par la magie du génial Peter Von Poehl et des révélations à suivre.
Texte et photos : Tweety.

Merci à toutes l’équipe d’Ellipse et à la Mairie de Toulouse.

Toutes nos photos du festival :

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