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NIGHT FLIGHT ORCHESTRA + ONE DESIRE : The last concert – Lundi 9 mars 2020 – Toulouse, Metronum –

Posted in NIGHT FLIGHT ORCHESTRA/ONE DESIRE Toulouse 3.3.2020 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 9 mars 2020 by JATA LIVE EXPERIENCES

C’était le temps d’avant. Le temps de l’insouciance. Je n’évoque pas les 80’s mais simplement le temps d’avant les restrictions, le confinement, le pré-Coronavirus. C’était il y a 40 ans, l’âge d’or des mélodies, l’hommage suprême aux années 1977-1983. C’était il y a une semaine, peut être notre dernier concert avant longtemps. Depuis, nous voici dans l’ère de l’isolation….Mais ceci est une autre histoire qui commence à peine.

Ce soir-là pourtant,, sont-ce les prémices de la crise sanitaire, on commence à peine à ne plus se toucher, ne plus s’embrasser, à faire attention (pour certains) en tout cas mais timidement… Est-ce pour cela qu’une telle affiche attire aussi peu de monde ? La peur de la maladie ? L’effet lundi ? Misons plutôt sur le fait que ce revival mélodique, aussi jouissif et rafraîchissant soit-il, cette capsule spacio temporelle de réhabilitation des eighties façon west coast, cette quête de la mélodie parfaite n’est malheureusement pas dans l’air du temps. Le growl a désormais enterré les mélodies sucrées d’antan. Curieuse coïncidence que ce soient sur ces tempi si festifs et insouciants que ce tout dernier concert avant longtemps nous offrira, tel un dernier souffle de vie, l’illusion que rien n’a changé…

Si cette exceptionnelle machine à remonter le temps n’attire pas plus de 200 personnes ce soir, gageons que ceux qui sont là vont en profiter au delà de leurs espérances tant cette nostalgie des plus sincère n’a d’égale que la propension des musiciens à nulle autre pareille à faire groover les mélodies, décoller les énergies et chavirer la foule qui donnera de la voix  et du cœur comme 1000 !

La maigre assistance fait d’autant plus peine que le succès des concerts toulousains ces derniers temps s’avère remarquable et que l’on a droit à une première partie en guise d’offrande absolue : ONE DESIRE ! Qui ? Un rêve en fait, l’un des fleurons du label Frontiers, un groupe que nul ne pouvait espérer en ces terres ou le métal extrême terrasse l’AOR depuis trop longtemps. Et pourtant, voilà là l’un des dignes héritiers de Treat, Journey, Bon Jovi ou Firehouse. Quelle chance d’avoir l’opportunité de nous délecter d’un combo qui emporte le spectateur vers les sommets du genre au même titre que d’autres jeunes groupes tels que H.E.A.T ou Eclipse. Le renouveau vient de scandinavie et il impressionne tant chaque compo aurait pu devenir un hit multi platine dans les 80’s. Quel bonheur d’entendre enfin live l’un des meilleurs titres de 2017, l’imparable Hurt.

Nous n’avons certes droit qu’à la portion congrue ce soir mais 40 minutes durant et 8 hits plus tard, la déflagration est réelle, aucune déception à l’horizon! Servis par un son clair et puissant,les finlandais, menés par le chanteur guitariste épileptique André Linman et Jimmy Westerlund, l’autre six cordiste aux faux airs de Neal Schon, les héritiers de FM ou Survivor déploient autant de détermination que s’ils jouaient dans un stade. Du subtil After you’re gone en passant par le mid tempo Apologize jusqu’au heavy metal survolté Buried Alive qui clôt le set, un seul mot nous vient à l’esprit : privilège ! Celui d’avoir eu l’opportunité de découvrir qu’un combo qu’on ne voit jamais par ici conjugue talent, générosité et détermination contre vents et marées à faire vivre de la plus belle des manière un style hard FM assumé, revendiqué, en un néologisme : « sacerdocé » !!!

Nous voici à peine un peu plus nombreux désormais et plus compacts surtout (hey, il ne faut pas!), enclins à retrouver le temps de l’innocence perdue et des plaisirs surannés. Embraquons donc pour le vol de nuit tant convoité, un vol suédois cette fois où les hôtesses nous ramènent délicatement vers les richissimes années où paillettes et strass le disputaient à toutes formes d’excentricité façon Elton, Abba ou plateformes kissiennes… Il y a comme un coté Club 54 dans l’air…

Inutile de revenir sur la genèse du groupe, sur le side project des membres de Soilwork ou Arch Enemy. Deux avions gonflables atterrissent sur scène. Les fans sont là. Ce sont eux qui ont fait décoller ces deux 747 et les ont propulsé dans le cockpit des 7 flyers. Champagne pour les deux choristes au sens propre et bulles pétillantes auditives à souhaits pour les fans dans la salle. Si les girls soulignent chaque mélodie avec soin et candeur, nous voici propulsé dans une sphère où dance et romantisme se taillent la part du lion du son typé culture californienne des 80’s. On sent Toto partout, le meilleur de Toto, comme si Toto avait fait de Night Flight Orchestra son meilleur best of….Mais pas seulement. Le groupe s’inspire aussi tour à tour de  Foreigner, Heart où Reo Speedwagon tant les refrains s’avèrent imparables. Cette formule magique est si ludique, immédiate qu’on se délecte de sa créativité poussée à son paroxysme (écoutez Divinyls et son riff intersidéral, le speedy Gemini ou Living for the nighttime). La groove machine est lancée par une section rythmique imparable, on décolle et on avale les miles à la vitesse de l’éclair.

Les mélodies sont irrésistibles, acidulées à souhaits, on y  retrouve l’inspiration cinématique du Hollywood des teen movies façon MJ Fox, du tout jeune Tom Cruise, de Molly Ringwald ou encore de Kevin Bacon (This boy’s last summer, Something mysterious).Et que dire de l’hommage à Giogio Moroder sur l’hyper synthétique Transmissions : jouissif ! Le public ne s’y trompe pas, il fait la fête comme il ne le pourra plus dans quelques heures. Bjorn Strïd nous exhorte à faire le petit train….Accrochés les uns aux autres, nous parcourons la salle comme des inconscients à la veille du couvre feu. Pas très anti virus tout ça… Toutefois,  ce petit monde est là pour un hommage absolu à ce monde pop analogique révolu. Il y a du Flashdance dans l’énergique Taurus et même si certains morceaux adoptent parfois une couleur similaire, une direction inattendue nous propulse toujours vers une couleur inédite à l’image de The last of the independent romantics qui lorgne vers le prog’ et transcende l’âge d’or du genre par une approche personnelle de la composition.

Durant ces 90 minutes de voyage, il manquera entre autres pour combler nos attentes 3 merveilles absolues : le virulent This time, le tout nouveau et « Totoïsant » à souhaits Carmencita seven ainsi que Star of Rio, soooo groovy …. Toutefois, comment ne pas penser jamais atterrir avec un Midnight flyer survitaminé, décapant qui réjouit l’assistance et un dernier West Ruth Avenue où tout le monde dance, saute et se tortille à l’unisson !

Avant la crise sanitaire mondiale, on ne pouvait rêver meilleur exutoire où vraie fausse nostalgie  s’entremêlent délivrant devant nos yeux ébahis et nos oreilles conquises un paysage où réapparaissent tant de sensations évaporées que Björn Strid et son orchestre de nuit subliment, constituant ainsi un chef d’oeuvre de bande son du film parfait des 80’s qui n’a jamais existé…

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Chronique et Photos : Tweety.

Traitement, mise en page, promotion : SB.

Un grand merci à TANGUI ,  À Jeter Prom et à Garmonbozia.

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Lire aussi ici notre précédente chronique de NFO au Rex de Toulouse en décembre 2018.

Les photos JATA LIVE EXPERIENCES en vrac de ONE DESIRE et NIGHT FLIGHT ORCHESTRA :

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