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ALICE COOPER : Orianthesque ! ( + THE TREATMENT ) – Samedi 5 novembre 2011 – Toulouse, Le Zénith –

Posted in ALICE COOPER Toulouse 5.11.2011 with tags , , , , on 6 novembre 2011 by JATA LIVE EXPERIENCES

Avant tout, un grand merci à Euterpe et à Didier pour le partenariat qui a permis à 6 lecteurs de JATA de gagner par concours leur place pour ce concert !

ALICE COOPER, Toulouse, l'affiche officielle.

Un grand merci à Adrien dont voici le quatrième récit pour JATA  …

Alice, Chuck et Tommy. (c) Bernard.

Alice, Chuck et Tommy. (c) Bernard.

Avant d’entrer dans cette chronique replongeons-nous en juin 2010, en plein Hellfest, final de la deuxième journée, lors de la tournée « Theater Of Death ». Ce soir-là, je vis mon premier concert d’Alice Cooper. Je  m’attendais au meilleur étant donné la réputation scénique du Monsieur…  Avec un show totalement théâtral, bien interprété musicalement et faisant la part belle aux classiques des années ’70, âge d’or des débuts du « shock rock », dans lequel Alice faisait figure de maître incontestable, ni moi, ni mes compagnons (Titi, Seb etc) ne furent déçus ! Malheureusement, le temps a passé et les monstres et autres engins de tortures utilisés sur scène  font bien plus rigoler que choquer en comparaison avec les frasques de certains groupes de métal extrême qui poussent le concept à son paroxysme (toujours plus de sang !).

Alice nous présentera sa fiancée. (c) Bernard.

Malgré tout, le mentor n’a pas à rougir car il nous avait montré ce soir-là au Hellfest à quel point il était en forme malgré sa soixantaine bien tassée. Ce fut un concert mémorable, un des points culminants du festival.

Même Alice, même pêche ! (c) Bernard.

Avec de tels souvenirs, impossible de rater sa venue au Zénith de Toulouse, d’autant plus qu’il n’a pas fait honneur à la ville rose depuis 1982 (année de ma naissance !). Je me régale d’avance à l’idée de le revoir et cette fois-ci j’y emmène Karine qui n’avait pas pu venir au Hellfest. Thierry, Sylvie, Jimmy, Camille, Christophe, Pierrot, Boubouille et bon nombre de représentants de notre bande toulousaine sont bien-sûr de la partie. Seules les taupes sont restées au chaud dans leur galerie souterraine (dommage, vous êtes si mignons…). Une mention spéciale pour notre ami Seb qui, une fois n’est pas coutume, à traversé la France pour voir le concert avec nous (alors que le groupe passait à côté de chez lui !), tout comme Flore qui n’habite pas non plus dans le quartier voisin.

La sublime Orianthi

Nous revoici donc tous à squatter le premier rang, comme d’hab’ .. mais venons-en au concert! Même si ça fait plaisir de retrouver les copains, celui qu’on a le plus envie de voir ce soir c’est tout de même Alice Cooper !

The real Orianthi in Toulouse! (c) Bernard.

Pardon Pierrot, tu m’as parlé de qui ? Oriantini ? Quèsaco ? « La guitariste d’Alice Cooper!  Putain, me dit pas que tu l’a jamais vue! Elle va être juste en face de nous; on est les mieux placés du zénith! »

A voir son excitation, je me dis que j’ai raté un épisode! Pourtant j’ai bien tous les albums, même le dernier en date, je connais le groupe par cœur et pourrais chanter les classiques (presque) a capella ! On m’aurait menti ? Alice Cooper se serait donc approprié les services d’une demoiselle aux attributs surdimensionnés (physiquement et artistiquement) et je suis le seul blaireau à être passé à côté de l’info ? Il faut croire que oui malgré plusieurs news sur Jata où ses clips et sa venue avec le maitre avaient été largement évoqués.  Sur ce sujet là je n’en mène pas large. Toutefois, je suis sur le point de rattraper mon retard : ce soir, ne l’oublions pas, je fais partie des mieux placés!

Orianthi en mode Alice. (c) Bernard.

The Treatment. (c) Moocher.

The Treatment. (c) Moocher.

La première partie commence pile à l’heure (20h) dans un Zénith peu rempli. Nous voici vite ébouriffés par le son tonitruant d’un nouveau groupe britannique nommé The Treatment.

The Treatment. (c) Moocher.

The Treatment. (c) Moocher.

Ils sont très jeunes, encore sponsorisés par Biactolpour la plupart (enfin le bassiste à du rompre son contrat), mais ils envoient sévère avec leur hard rock’n’roll couillu, pas original certes, mais ultra-efficace! Nul doute qu’ils ont du faire un tabac au bal de promo… Qui plus est, leur présence scénique est géniale : ça bouge dans tous les sens, ça joue avec le public en permanence : c’est souriant, pêchu, bref: ils nous ont botté le cul !

The Treatment. (c) Moocher.

The Treatment. (c) Moocher.

La Cooper's Orianthi. (c) Moocher.

La Cooper's Orianthi. (c) Moocher.

Voici une ambiance chauffée à bloc avant l’arrivée sur scène d’Horimanti… Pardon je voulais dire d’Alice Cooper! Quand je dis que l’ambiance est chaude je n’exagère en rien! L’arrivée prochaine d’Origami met certains jeunes autour de moi dans un état digne d’une première visite au salon Erotica (tous les ans, dans les meilleurs parcs des expos de France, venez nombreux !). Ce soir, Alice n’amènera pas son boa  mais bon nombre de reptiles vont frétiller dans leur tanière de coton!

Le maître Alice se dresse devant nous ! (c) Moocher.

Soudain, la lumière s’éteint et des ombres apparaissent derrière le rideau géant dressé au bord de la scène, signe que le début du show est imminent. Une petite intro musicale, un court discours prononcé par la voix rocailleuse d’Alice et c’est l’explosion; le rideau tombe, le groupe nous apparaît alors directement en train de jouer « Black Widow » (1975) tandis que la star se dresse sur un immense escalier à roulettes vêtu d’un blouson-araignée, accessoires déjà utilisés sur la tournée précédente. Soudain, une apparition! A trois mètres en face de moi se trouve un personnage qui visiblement semble être une femme et qui tiens dans ses mains un des mes instruments favoris, à savoir une guitare. Je m’ interroge : « Mais qui est cet être splendide qui paraît tombé du ciel plutôt que de surgir des entrailles de l’enfer comme cela semble être le cas des autres musiciens ? ». Mais oui c’est Orienti ! Et c’est vrai qu’elle manie bien le manche (non messieurs je parle de celui de la guitare) à défaut d’être vraiment expressive… Force est de constater qu’elle aura passé les 1h45 de concert aussi statique que les piquets situés entre les jambes des jeunes spectateurs derrière moi (heureusement d’ailleurs que nous n’étions pas serrés comme au premier rang de Motörhead!).

Une petite partie de notre grande bande in front of the stage.(c) Moocher.

Une magistrale entrée en scène. La Cooper's Orianthi. (c) Pierrot.

Et la musique dans tout ça? Tout simplement magistrale! Une  set-list frôlant la perfection, très différente d’il y a deux ans au Hellfest. Alice avait alors joué près d’une trentaine de titres mais ils étaient, manque de temps oblige, raccourcis pour la plupart (pour ne dire bâclés).

Pas si handicapé que ça! (c) Pierrot.

Pas si handicapé que ça! (c) Pierrot.

Cette fois, la star nous offre 18 morceaux dans leur intégralité, plus unmedley de 4 titres, incluant des chansons cultes, non jouées au Hellfest!  « Hey Stoopid », « Feed my Frankenstein »  (1991) et surtout le cultissime « Halo of Flies », morceau fleuve de 9 minutes (1971) ont raisonné comme des hymnes. Ce dernier est sans doute mon titre favori. Etant donné sa longueur, je n’aurais jamais imaginé l’entendre en live ! Ce fut  le point d’orgue du concert !

Mais non Adrien, ne rêve pas, ce sourire n'est pas pour toi! (c) Pierrot.

Tous les classiques habituels du groupe étaient présents : « I’m 18 » (1970), « Under My Wheels » (1971), « No More Mr. Nice Guy » (1973), « Only Women Bleed » (1975), « Poison » (1989) ou encore « School’s Out » (1972), mais aussi quelques brûlots oubliés lors de la précédente tournée comme l’excellent « Brutal Planet » (issu de l’album du même nom sorti en 2000 qui avait vu Alice orienter sa musique vers un côté plus moderne, presque indus) et un « Muscle Of Love » (1974) du plus bel effet. La surprise de la set-list viendra du morceau « Clones » (1979), qui correspond à la période la moins connue de son répertoire. Le concert se clôturera avec une reprise du « Another Brick In The Wall » de Pink Floyd et « Elected » (1973).

Alice by Moocher.

Tommy by Moocher.

Le spectacle, bien que moins poussé qu’au Hellfest (Alice ne meurt qu’une seule fois !), fut grandiose ! Malgré des éléments déjà présents dans leur majorité sur l’ancienne tournée, Alice est parvenu à nous surprendre notamment sur « Feed My Frankenstein » avec l’apparition d’un monstre géant sur scène ou encore sur « Clones » avec la venue de trois ou quatre Alice Cooper supplémentaires (non j’étais parfaitement sobre).

Chuck by Moocher.

Le bassiste Chuck Garric (mimiques à la Gene Simmons de rigueur, il faut dire que ce fan du baiser joue aussi avec ESP à ses heures perdues) fut impressionnant tout au long de la soirée (metion spéciale à son duo inspiré avec le batteur Glen Sobel) tout comme le guitariste rythmique Tommy Henriksen qui arpenta la scène en long, en large et en travers, venant s’amuser avec les fans, se dandiner devant nous et nous offrant une véritable pluie de médiators à lui tout seul. Je ne m’étalerais pas sur le clone de Santana qui se trouvait à l’opposé de nous et qui fut aussi immobile qu’une statue … Nous apprendront plus tard que le ‘Village People‘ comme le surnomma Titi était en fait une légende des débuts d’Alice : Steve Hunter. Il joua même sur le légendaire Berlin de Lou Reed! Ce qui n’en fait pas une bête de scène…loin s’en faut !

Pas de chance, Steve Hunter, le village people est resté à droite ! (c) Moocher.

A propos d’Origami, mon sentiment reste mitigé : elle est jolie certes, et excellente guitariste, mais son attitude m’a laissé perplexe tant elle paraît distante, presque hautaine, en tout cas superficielle, humainement parlant. D’ailleurs elle ne décrochera qu’un seul petit sourire tout au long du concert, au moment où elle se rendit compte qu’un beau gosse blond et musclé avec un t-shirt Def Leppard se tenait juste devant elle à la barrière. Le reste du temps, pas grand-chose ; tout juste quelques médiators envoyés avec l’énergie du désespoir dont un tombera comme par hasard dans la main du beau gosse dont je vous parlais juste avant et qui aura pour effet d’attiser la jalousie de ses acolytes. Pour autant, je reste persuadé qu’elle fait plus d’effet aux phallus qu’aux oreilles d’une bonne partie de ses admirateurs.

Orianthi, expressive à souhaits! (c) Mocher.

Alice, exemplaire! (c) Moocher.

Alice, exemplaire! (c) Moocher.

Alice Cooper,quant-à lui, fut une fois de plus exemplaire, malgré son âge avancé. Le front man n’aura cessé de se balader sur la scène et de se mouvoir sur les flight-cases judicieusement agencés devant celle-ci (à certains moments il était tellement prêt de nous que nous pouvions le toucher), bref il tient une forme olympique!

Docteur Alice.(c) Pierrot.

Docteur Alice.(c) Pierrot.

Certes le bougre n’est pas très loquace et n’intervient à aucun moment entre les chansons, mais le show est parfaitement rodé et le spectacle qu’il nous offre, bien que dénué de toute spontanéité, ne laisse aucun répit au spectateur et ne souffre d’aucune baisse de régime. C’est du gros show à l’américaine quoi !

La creature surgit derrière Chuck. (c) Pierrot.

La creature surgit derrière Chuck. (c) Pierrot.

En définitive, nous sortons tous du Zénith conquis, le sourire aux lèvres, conscients d’avoir vécu un grand moment. Si je dois faire une comparaison avec le Hellfestje dirais que cette date toulousaine tout aussi spectaculaire dans la forme mais beaucoup plus agréable à vivre dans le fond pour plusieurs raisons : l’interprétation des chansons, judicieusement choisies et jouées dans leur intégralité avec des musiciens talentueux qui donnaient pour la plupart du répondant au public survolté.

Alice se dresse devant nous.  (c) Pierrot.

Alice se dresse devant nous. (c) Pierrot.

Mais aussi et surtout par le fait d’être au premier rang, dans une salle aux dimensions plus humaine que la main stage 1 du Hellfest, si proche des musiciens, sans être compressé, entre potes… Des conditions optimales pour bien profiter d’un show de grande classe. Les décors et les jeux de lumières somptueux venant ponctuer le tout,  nous avons assisté ce soir à un vrai concert de hard rock spectaculaire à défaut de la pièce de théâtre musicale proposée en 2010. Papy Alice a définitivement de beaux restes et espérons qu’il pourra tirer la bourre comme ce soir encore longtemps s’il ne claque pas d’une overdose de viagra en essayant de tirer cette bougre d’Orienthaï (espérons qu’elle aura la conscience de se rabattre plutôt sur les plaquettes de Chuck !).

Allez, voici Mr Vincent Furnier. (c) Pierrot.

Encore un grand moment comme seule la musique peut nous offrir. Alice Cooper est et restera un géant du rock, avec un style maintes fois copié mais jamais égalé. Je profite de cette chronique pour remercier toute la bande de joyeux lurons qui m’accompagne régulièrement dans ces moments là, parce que vivre sa passion c’est bien, mais la partager c’est encore mieux ! Celle-ci se prolongera d’ailleurs tard dans la nuit chez Titi… We’ve got to rock to stay alive!

La prochaine, c'est quand vous voulez!  (c) Bernard.

La prochaine, c'est quand vous voulez! Dans 29 ans, il sera trop tard et Orianthi aura perdu de sa superbe! (c) Bernard.

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Chroniqueur : Adrien.

Mise en page, petits ajouts et légendes : Titi.

Photos : Moocher + Bernard + Pierrot.

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Toutes les photos de Moocher sont sur son site. D’autres belles photos du concert d’ Alice Cooper sont à découvrir ici .

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LE WEBSITE D’ALICE COOPER

LE MYSPACE DE THE TREATMENT

SET LIST ALICE COOPER :

La set list de Toulouse.

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