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BETH HART : Un woodstock imaginaire… (+MARUSHKA) – Mardi 19 mars 2014 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in BETH HART Toulouse 19.3.2014 with tags , , , , , , , , , , , , , , on 20 mars 2014 by JATA LIVE EXPERIENCES
BETH HART Toulouse Le Bikini 19.3.2014 Pict JATA (17)On ne sait plus si elle est blonde, rousse, brune ou châtain.  On se plait à ignorer son âge, à quelle génération elle appartient. Une dose d’intemporalité s’apprête à emplir chaque recoin du Bikini, à recouvrir chacune des âmes présentes dans la salle. Si elle apparaît brune, toute de noir vêtue, perchée sur de hauts talons, ce n’est que pour mieux prendre le contre-pied des offrandes qu’elle va nous offrir quatre vingt dix minutes durant.BETH HART Toulouse Le Bikini 19.3.2014 Pict JATA (7)
Comme un hommage à la longévité incarnée en la personne de Tina Turner, Beth Hart ouvrira son show par un Nutbush City Limits survolté tel l’exutoire du temps passé en coulisses durant les trente minutes offertes par la folk inspirée de Marushka, guest  de la soirée.
Décoiffante entrée en matière où la californienne démontre d’emblée que sa phénoménale puissance vocale ébouriffante l’érige en digne héritière de la tigresse Tina.
Beth apparaît comme libérée. Sortie de sa cage, la voici qui arpente enfin son espace naturel. Sur scène, elle nous transporte dans son univers typé sixties voir seventies, aux sources du blues, à la frontières du gospel où les riffs rock’n roll, parfois métal ne sont jamais trop loin (Well, well). Pour le meilleur, elle nous délivre toutes ses influences, elle qui a été proche de Slash, Deep Purple, Mike Tramp ou Joe Bonamassa.Les lights se font bleu comme pour soutenir ce regard magnétique qui n’a d’égal que son timbre éraillé, vibrant à l’infini dans les entrailles du Bikini et suscitant le frisson général d’un public médusé, blême tant les nuances apparaissent divines.
BETH HART Toulouse Le Bikini 19.3.2014 Pict JATA (18)Avec cœur, BETH HART visite les octaves de son organe avec la plus insolente des facilités mais ne les déploie jamais sans les assortir d’une émotion qui ne se départit pas de l’empreinte des plus grandes. Si l’on peut parfois songer à Anastacia (Delicious Surprise) c’est plutôt du coté de Billie Holiday, Aretha Franklin, Etta james et surtout Janis Joplin qu’il convient de lorgner (Trouble).
BETH HART Toulouse Le Bikini 19.3.2014 Pict JATA (22)
Proche des 800 spectateurs l’honorant ce soir de leur présence, elle distille le contraste de la fébrilité de celle qui revient de loin, qui a prit des coups. Son piano ne peut pas être disposé plus près de la foule. Elle maîtrise l’instrument à la perfection tout en dégageant une force phénoménale. Sa voix rauque devient soyeuse, profonde, sublimement nuancée. Si la ballade L.A song chavire les cœurs, la californienne enchaîne avec un humour ravageur sur une complainte évoquant les odeurs de pieds de son producteur de mari, Scott…De quoi provoquer l’hilarité générale et détendre à bon escient une atmosphère jusqu’alors exclusivement respectueuse et admirative.
Ses modulations éraillées sont telles (elle se plait à improviser avec son groupe la reprise du quasi cajun Chocolate Jesus de Tom Waits non mentionnée dans la set list), ce grain acidulé apparaît si profondément pénétrant (I’d rather go blind) qu’on en oublie l’osmose qui la lie à ses quatre musiciens. Ils savent la jouer discrète mais complicité policée et  sonorités hétéroclites se marient à merveille avec le tempérament et la richesse des vibrations extraordinaires d’une chanteuse riche dont les tumultueuses expériences semblent avoir enrichi les couleurs de cet incroyable timbre râpeux et son pouvoir de fascination sur l’auditoire.
BETH HART Toulouse Le Bikini 19.3.2014 Pict JATA (25)Le ton devient parfois plus léger tel ce Bang Bang Boom Boom, tube dansant de son dernier opus auquel elle donne une lumière jazzy. Le temps passe trop vite. 78 minutes, fin de set avant rappel. Heureusement quatre titres suivront, dont l’indispensable et enivrant Better Manpour nous replonger durant un petit quart d’heure supplémentaire dans les tréfonds de ses expériences, ces blues incarnés et autres ballades saisissantes où la brune d’un soir se relève sur des riffs désincarnés, renaît d’un Woodstock imaginaire d’où son âme a dû jaillir avant même sa naissance pour éclore au delà des modes et nous offrir la plus vibrante des performeuses.BETH HART Toulouse Le Bikini 19.3.2014 Pict JATA (2)

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Chronique et Photos : Titi.

Merci à Camille de Bleu Citron et à l’équipe du Bikini.

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LIEN : Le site de BETH HART

PHOTOS DE BETH HART :

 

PHOTOS DE MARUSHKA :

 

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