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KLONE (& CANCEL THE APOCALYPSE) : Les tumultes et la plume… – Mardi 27 juin 2017 – Toulouse, American Cosmograph –

Posted in KLONE / CANCEL THE APOCALYPSE Toulouse 27.6.2017, Vie du site with tags , , , , , , , , , , , , , , on 27 juin 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

Telle une savoureuse parenthèse entre l’hystérie du Hellfest et le grand break toulousain de l’été, nous voici conviés à une soirée particulière : classieuse, intense, mystérieuse et enveloppante.

Près de 250 métalleux se sont donnés rendez vous en ce mardi soir de fin juin dans la grande salle d’un petit cinéma cosy du centre ville, le délicieusement nommé American Cosmograph.

Devant l’endroit, baroque à souhaits, les conversations vont bon train tandis que la porte de la salle reste encore close. Lorsque nous investissons le lieu avec une bonne demi heure de retard, celui-ci dévoile devant l’écran et autour de la petite scène, une rambarde de type castillan dont seul l’escalier central ne semble pas obstruer la vue ni faire obstacle. C’est d’autant plus déstabilisant que l’on sait que les deux groupes de la soirée seront assis, l’exercice acoustique rimant à l’accoutumée avec position statique…

Cette inquiétude sera vite dissipée dès les premières notes des garonnais de CANCEL THE APOCALYPSE. Si l’on est vite rassuré sur la qualité du son dans la salle, l’aspect visuel s’avère certes particulier mais renforcera tout au long de la soirée une certaine forme d’onirisme entre le public et les artistes.

Entre deux musiciens classiques bordelais et deux représentants de la scène hardcore/métal toulousaine, c’est à un cocktail unplugged des plus improbables auquel nous sommes conviés en ouverture de cette belle soirée. Bercé par les arpèges de la violoncelliste Audrey Paquet et les accords du guitariste classique Arnaud Barat, nous voici tour à tour déstabilisés puis conquis par l’incandescence de cette fusion improbable rythmée par les percus de Hélios Mikhaïl et enrichi par le timbre écorché de Matthieu Miegeville qui confère à cette improbable fusion plusieurs couches d’une exquise profondeur.

Très surprenant au premier abord, les divers éléments qui composent cette œuvre se marient à la perfection. Audacieux, mais pourvu d’une véritable identité, le concept trouve un parfait équilibre entre élégance des mélodies, breaks inattendus et fougue bouillonnante servies par un organe tout en screams puissants et sensibilité à fleur de peu (écoutez Candelights).

De retour sur nos confortables sièges de velours (au tout premier rang!) après un détour talk et boissons dans le rue, nous voici fins prêts pour le voyage.

Ce soir, nous avons la chance de découvrir KLONE en config’ à cinq, l’excellent batteur/percussionniste Romain Berce venant apporter une magie supplémentaire à la formation, libérant ainsi Armelle Dousset de sa partie percus et lui permettant d’enrichir et de désincarner encore davantage les mélodies grâces à de parcimonieuses et subtiles interventions au clavier mais surtout à l’accordéon….

Ce qui frappe d’emblée, outre la pureté crystaline du son, c’est une cohésion absolue entre cinq partenaires qui ne font qu’un pour nous offrir une palette émotionnelle absolue que nous n’avions jusqu’alors connue qu’à travers des artistes à la sensibilité chairdepoulesque tels que Peter Von Poehl, Anneke Van Griesbergen, Anathema ou encore Steven Wilson.

Outre ces ambiances feutrées, ce set apaisé nous transperce de sa palette émotionnelle multicolore, nuancée, éthérée à souhaits. Nous en perdons la notion du temps tant cette fragilité ouatée transcende nos âmes. Nous voici en quasi lévitation. Difficile de se concentrer sur les photos tant le groupe se met à nu. Les orléanais dépouillent leur répertoire avec une maestria absolue qui sied à merveille à cette authenticité à fleur de peau. Doté d’un aspect plus progressif chaque note nous enveloppe d’un charme ouaté d’une ampleur rare.

Comment rester à quai tant l’invitation du quintet touche droit au cœur un public sous le charme, quasi en lévitation et qui ne demande qu’à monter à bord. Le virage atmosphérique pris par le groupe depuis 2015 semble deux ans plus tard trouver son apogée à travers cette tournée et cet album unplugged quasi magique. Klone réinvente là un concept qui vécu ses plus belles heures grâce à MTV au début des 90’s grâce à des groupes tels que Nirvana, Alice in Chains mais aussi Pearl JamKiss ou Aerosmith.

Portés par le chant en voix claire de Yann Ligner, bluffant de maîtrise et de sensibilité, le groupe revisite ces titres les plus touchants et leur donne de nouvelles couleurs. Avec Nebulous, Klone nous offre un voyage en planeur. Les paysages s’avèrent sublimes, le monde apaisé et majestueux, comme si la nébuleuse dissipait tous les brouillards…  L’émotion s’empare du public. Sur Immersion, certains ont les larmes aux yeux. L’intimité avec le public s’avère totale…

Aux guitares acoustiques, Guillaume Bernard et Aldrick Guadagnino oublient les distorsions et coordonnent merveilleusement leur parties de six cordes en des réarrangements saisissants (écoutez cette version épurée de Rocket Smoke).

Cueillis d’emblée par sa performance faite de pudeur et d’assurance, nous voici en suspension quand Yann nous convie une nouvelle fois au voyage à travers la sidérante reprise du People are People de Dépèche Mode dont la densité et le dépouillement n’ont d’égale que la puissance émotionnelle qu’elle dégage et qui nous bouleverse.

Ce sentiment d’authenticité, nous le retrouveront à travers chaque titre (Come undone, Grim dance…) Il n’y a pas de faiblesse dans ce set cohérent où nous aurions presque envie de nous dandiner sur  Gone up in flames. Yann nous bluffe; fermez les yeux et vous pensez forcément à Sting tant ses intonations sont similaires. Ce dernier n’aurait d’ailleurs pas renié la toute nouvelle chanson du groupe (The silent field of slaves) qui irait comme un gant à l’ancien chanteur de Police!

Sans filet, le groupe nous a offert un moment d’anthologie, un set poignant empreint de modestie et d’authenticité en totale intimité avec le public. Une performance rarissime dont nous sortons abasourdis et plus légers, telle une plume refusant de se poser face aux tumultes de l’existence…

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Chronique et Photos : Tweety

Merci à Julien Oliba, Klone, Cancel the Apocalypse et Mathpromo.

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LES PHOTOS JATA DE KLONE :

LES PHOTOS JATA DE CANCEL THE APOCALYPSE :

HELLFEST 2017 : LES PHOTOS JATA !

Posted in HELLFEST 2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 13 juin 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

HELLFEST 2017

Lien vers notre TOP HELLFEST 2017 + REVELATIONS & DECEPTION… Link HELLFEST 2017 TOP 10 …

Toutes les photos live  J T A du  Hellfest 2017  sont en ligne ci-dessous  ! All our photos are now on line!

Voici nos 179 photos d’ambiance ! Here are our 179 ambience photos!

AMBIANCE – LIEN DIRECT …. AMBIENCE DIRECT LINK

HELLFEST 2017 PHOTOS

Nos 180 photos live  J A T A du  Hellfest 2017  sont en ligne ci-dessous  ! Here are our 180 live acts photos!

LIVE – LIEN DIRECT …. LIVE – DIRECT LINK

HELLFEST 2017 PHOTOS LIVE JATA LIVE EXPERIENCES

Replongez vous dès à présent dans l’ambiance du Hellfest à travers notre trailer vidéo de l’an dernier !

Immerse back into the atmosphere of Hellfest through our video trailer from last year!

HELLFEST 2017 – LES PHOTOS LIVE –

Posted in HELLFEST 2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 13 juin 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

Voici les photos live J A T A  des 3 jours du Hellfest 2017.

C’est une série de 180 photos  pour 18 groupes.

Crédit et copyright pour JATATweety & Lizzy S.Ramez. Merci  à Eric Alloing pour avoir enrichi nos photos de Pretty Maids, à Poupoune et Shandi pour le prêt de leurs photos de Steel Panther et à Thierry Lanfrit pour une photo des Dead Daisies et une de Sidilarsen.

Traitement : Lizzy S.Ramez pour les groupes du vendredi, Tweety pour ceux du samedi et du dimanche.

Nous sommes désolés de vous informer qu’un appareil photo nous a été volé et que nous avons perdu nombre de clichés. Heureusement, voici ceux de nos deux autres appareils…

Cliquez sur chaque photo pour l’agrandir et éventuellement la télécharger.

THE DEAD DAISIES – 12 photos :

 

PRETTY MAIDS – 14 photos :

 

DEE SNIDER – 11 photos :

 

AVATAR – 12 photos :

 

BARONESS : 12 photos.

 

THE VINTAGE CARAVAN – 12 photos :

 

 

ALTER BRIDGE – 12 photos :

 

AEROSMITH : 5 photos :

 

THE NEW ROSES – 11 photos :

 

QUEENSRYCHE – 10 photos :

 

MYRATH – 10 photos :

 

STEEL  PANTHER – 10 photos :

 

INGLORIOUS – 12 photos :

 

THE TREATMENT : 12 photos :

 

EVERGREY – 10 photos :

 

SIDILARSEN – 11 photos :

 

SAXON – 2 photos :

 

SLYDIGS – 2 photos :

 

 

DGM (& MAX PIE) : High level! – Vendredi 26 mai 2017 – Toulouse, Connexion Live –

Posted in DGM / MAX PIE Toulouse 26.5.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , on 26 mai 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

Parfois, une soirée dont on attendait peu se transforme en pépite. Un groupe dont on ignorait tout ou presque vous cueille comme rarement et vous transporte si loin que le firmament de l’extase auditive vient vous taquiner les écoutilles. Vous l’aurez compris, les transalpins de DGM (neuf albums et une longue carrière derrière eux!) ont livré en ce chaud vendredi soir un concert mémorable, intense et prenant nous offrant tous les ingrédients que nous n’osions même pas  espérer : des compos imparables, un son parfait, une interprétation sans faille, des solis et une rythmique renversante,  le tout amené avec maestria par un frontman d’exception : Mark Basile, impressionnant tout autant par son attitude proche et amicale que par sa justesse vocale imparable…

Si l’on ajoute à cela une première partie de très très bonne facture assurée par les belges de MAX PIE, nous ne formulerons qu’un seul véritable regret : la date de cet événement qui explique sans doute que seule une petite centaine de fans ait répondu à l’appel d’un concert qui en aurait mérité le triple au minimum….

Une excuse pour finir, celle d’être arrivé trop tard pour assister au set de INEPSYS. Merci à eux, quoi qu’il en soit, de nous avoir offert une si belle soirée durant laquelle DGM a bravé le couvre feu, nous offrant à la demande générale, un titre supplémentaire pour quelques minutes de plaisir en plus… Comme quoi le très haut niveau musical se cache souvent dans des groupes peu médiatisés capable de distiller un plaisir bien plus intense que nombre de tête d’affiches prestigieuses…

Pour revivre ce concert, précipitez vous sur les vidéos de Denis (Metalden) dont voici l’impressionnant titre d’ouverture du concert : The secret part 1 & 2.

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Mini chronique et photos : Tweety

Merci à Hangover Association et particulièrement à Romain Castel ! Un grand merci aux trois groupes pour leur talent et leur disponibilité! 

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LES PHOTOS JATA DE DGM :

LES PHOTOS JATA DE MAX PIE :

SUICIDAL TENDENCIES (& 22 BELLOW) – Photos Report – Mardi 11 avril 2017 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in SUICIDAL TENDENCIES Toulouse 11.4.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 11 avril 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

SUICIDEAL TENDENCIES investissait une nouvelle fois, en ce mardi quasi estival, la mythique scène du Bikini pour un show détonnant devant environ 1000 fans, tel un véritable tourbillon humain et sonore. Précédé de 22 BELLOW en ouverture, voici les photos JATA de cette magnifique soirée!SUICIDAL TENDENCIES Toulouse Le Bikini 11.4.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (15)

LES PHOTOS JATA DE SUICIDAL TENDENCIES :

LES PHOTOS JATA DE 22 BELLOW :

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Photos : Tweety

Merci à Antoine et à l’équipe du Bikini

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AMON AMARTH + DARK TRANQUILLITY + OMNIUM GATHERUM : La fureur de Thor! -Samedi 8 avril 2017 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in AMON AMARTH / DARK TRANQUILLITY Toulouse 8.4.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 8 avril 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

LA FUREUR DE THOR!

Et oui, par Odin! Mais cette colère est bienfaitrice au vu des succès remarquables des concerts metal en cette année 2017. Encore une fois, cette soirée affiche sold out plusieurs jours à l’avance. Le fait que beaucoup de concerts soient programmés le week-end explique bien entendu ce phénomène mais pas seulement. Il faut peut-être aussi y voir un petit effet Hellfest qui nous amène un public parfois très éloigné de la sphère metal, curieux de découvrir une musique qui avait sale réputation mais qui finalement, s’avère riche en variété et en ouverture d’esprit à une époque ou la chanson française n’est plus que l’ombre d’elle même à quelques exceptions près et ou le hip hop s’enfonce dans une médiocrité désolante (franchement voir ls Djeuns écouter PNL, pfff…). Alors bien sur, les grincheux diront qu’il y en a marre de voir tous ces « touristes » venir nous polluer comme à Gojira la dernière fois. Toutefois, le gars qui vient faire des pogos à un concert de black metal bourré, déguisé en Pikachu, tout en importunant les filles metalleuses pensant qu’elles sont faciles est quand même un phénomène rare, même en festival. Alors ne boudons pas notre plaisir de voir nos salles pleines.

 Le death mélodique est à l’honneur ce soir avec tout d’abord les finlandais d’ OMNIUM GATHERUM, Malgré leurs 20 ans d’âge, ils n’ont jamais connu le succès qu’ils étaient en droit d’espérer. La faute peut-être à des changements incessants de line up. D’ailleurs, le guitariste Markhus Vanhala est le seul membre d’origine (il est sacrément occupé ailleurs, en particulier avec Insomnium qui a pris un sacré envol ces dernières années). Pour ce soir, en tout cas, ils vont nous faire un set agréable dans le genre, à défaut d’être exceptionnel. Le son est correct mais les lumières très moyennes, peut-être veut-on réserver les gros effets pour la suite? C’est un peu dommage que les moyens soient réduits au strict minimum. Bonne prestation de nos amis finlandais, bien accueillis par le public déjà très nombreux dans la salle mais on ne pense pas qu’ils monteront plus haut vers le panthéon des dieux vikings malgré de très bon titres comme Frontiers

Le meilleur reste à venir. Un bon tiers du public est venu avant tout ce soir pour DARK TRANQUILITY. On ne présente plus aujourd’hui ces grands pionniers et maîtres du death metal mélodique qui avaient vraiment marqué les esprits avec des albums majeurs dans les années 90 (The gallery, The Mind’s I).  Malgré les années qui passent, le groupe n’a jamais baissé en qualité scénique. Pour les Toulousains, l’attente fut néanmoins longue pour les revoir. La dernière fois, c’était en 1999 à l’Ancien Bikini,  avec In Flames, Arch Enemy et Children Of Bodom (ça c’était du plateau!!!).

Une petite déception ce soir, il n’y a pas Niklas Sundin, retenu en Suède. La joie revient vite chez les fans quand ils s’aperçoivent que le remplaçant n’est d’autre que Christopher Amott (ex Arch Enemy) qui va assurer comme un chef. Car oui, pour le reste, le show sera à la hauteur de l’attente avec un set impeccable mené par le charismatique frontman Mikael Stanne. Bien entendu, leur dernier et très réussi opus Atoma est mis l’honneur avec plusieurs titres interprétés ce soir (Foward Mementum, Force of hand…). Les 50 minutes vont passer très vite avec un public très réceptif. Les fans sortiront heureux de cette excellente prestation mais avec un petit sentiment de frustration aussi car un peu de rab aurait été le bienvenu surtout quand on voit des setlists plus longues en Espagne ou en Allemagne. Saluons toutefois Dark Tranquility comme il se doit avec des musiciens sympathiques et disponibles qui resteront au contact des fans pour discuter et faire des photos après le set.

Au fil des années, AMON AMARTH est devenu le groupe Viking Metal par excellence. Il n’y a pourtant pas trop d’influences pagan dans leur musique, qui s’apparente à du death metal mélodique gonflé à la testostérone. Me voici mauvaise langue mais il vrai que pendant longtemps, leurs albums ne m’ont guère emballé, leur contenu étant trop linéaire et trop répétitif. D’ailleurs, leur passage au Bascala en 2011 ne m’a pas laissé un souvenir impérissable ( la faute, il est vrai, à un son très moyen). Heureusement, les deux derniers albums, avec des titres plus variés (les fans de la première vont me fusiller à bout portant …) trouvent davantage grâce à mes oreilles.

En tout cas, ce soir, on va avoir droit à un gros show pourvu d’ un décor magnifique avec la batterie juchée sur un énorme casque à cornes (oui, je sais, les historiens métalleux vont encore hurler car les vikings n’ont jamais porté de coiffe de ce type mais il faut bien dire que 99% des groupes pagan ou folk donnent une vision fantaisiste de l’histoire à l’exception de rares formations comme Moonsorrow). Nous voici donc devant un show furieux porté par un public en transe, mené par leur impressionnant mais souriant chanteur Johan Hegg qui prend souvent des pauses guerrières quand il ne boit pas sa bière avec son immense corne. Certains affirmeront que beaucoup de titres se ressemblent un peu trop mais, à la différence d’un Sabaton par exemple, le groupe ne se cache pas derrière des samples à outrance pour cacher leur pauvreté musicale. Leurs titres sont quand même diablement efficaces et entraînants (savourez donc The pursuits of vikings, The way of vikings et War of the gods). Le point d’orgue de cet impressionnant show sera atteint à la fin du rappel sur le « hit » Twilignt of the Tunder Gods qui voit apparaître un énorme dragon attaqué par Johan à coups de marteau de guerre. Du grand spectacle assurément pour ce soir. Comme pour d’autres concerts cette année (Kreator, Gojira), le public en aura eu pour son argent. Vivement d’autres spectacles de cette qualité!

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Chronique : Conan Akiro

Photos et mise en page : Tweety

Merci à Antoine et à l’équipe du Bikini.

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 Lire ici : AMON AMARTH, des vikings de coton…

AMON AMARTH – LES PHOTOS JATA, LE MERCH’ et LA SET LIST :

DARK TRANQUILLITY – LES PHOTOS JATA, LE MERCH’ et LA SET LIST :

OMNIUM GATHERUM – LES PHOTOS JATA  :

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Photos et intro : Tweety

Merci à Antoine et à l’équipe du Bikini.

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SONATA ARCTICA (& STRIKER & TRIOSPHERE) : Question d’étincelle… – Samedi 11 mars 2017 – Toulouse, Metronum –

Posted in SONATA ARCTICA / STRIKER / TRIOSPHERE Toulouse 11.3.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 11 mars 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

19h55 : après une intense journée, me voici enfin dans l’antre du Metronum, copieusement garni. Problème, TRIOSPHERE joue déjà depuis 25 minutes et il n’en reste que 15. C’est d’autant plus regrettable que je me souviens m’être arrêté sur le groupe en 2012 lors de l’écoute de l’excellent Marionette. Séduit alors, j’en avais perdu la trace depuis. Pourtant, les norvégiens amenés par l’étonnante bassiste et chanteuse Ida Haukland, tout aussi charmante que charismatique, naturelle et passionnée, semblent réussir le tour de force d’amener l’assistance sans la moindre difficulté dans leur univers heavy dont l’intensité n’a d’égale que l’implication du quatuor. Même si la mise en son s’avère un brin étouffée, nous voici cueilli d’emblée et immédiatement projetés dans ces riffs ciselés et ces mélodies épiques et puissantes (Steal away the light), parfois progressives comme en témoigne l’excellent The heart dominion. Bref, frustrant de n’avoir pas pu profiter pleinement de ce set efficace et inspiré.

Après la première étincelle, cette belle affiche va nous offrir un kiff absolu, telle une mandale savoureuse dont l’uppercut s’inscrit tel un voyage à travers les décennies. Welcome dans ce que le métal des 80’s avait de meilleur!

C’est avec une féroce envie d’en découdre, de convaincre, de répendre un déluge de riffs, de vocaux puissants, d’harmonies inspirées que les canadiens d’Edmonton nommés STRIKER déboulent sous nos yeux ébahis sur la scène du Metronum. Rien de révolutionnaire pourtant mais ce parfait mix entre Saxon, Accept, TNT ou Pretty Maids a le don de transcender la foule, de l’immerger en un rien de temps dans une époque quasi révolue où seuls les mastodontes du Hard rock semblent avoir les faveurs des tourneurs.

On entend ça et là des « Putain, ça fait du bien » ou encore des « Ils envoient du lourd! », « Quelle énergie , bordel! »… Les jeunots se démènent comme si c’était leur premier set et mixent le tout avec l’expérience de briscards, mettant en un rien de temps l’assistance dans leur poche. Forts de 4 albums et de 9 ans d’existence, il serait à présent inspiré à la sphère métal de donner à ce combo le statut qu’il mérite. Certains titres (Too late) tanguent même vers le Def Leppard le plus inspiré, celui de Pyromania! C’est dire si les chorus percutent.  Si Start Again thrashise davantage, ses riffs subtils nous emportent du coté d’un Megadeth tandis que Fight for your life allie à merveille puissance et mélodies. Tout y est : guitares jumelles, clichés quasi glam, duels de grattes, vocaux sincères, complicité, charisme non seulement du chanteur Dan Cleary (parfait!) mais aussi de tout le groupe (à noter l’ajout d’un second guitariste, celui sans cheveux, parfaitement intégré!). La réponse du public s’avère des plus enthousiastes. Retenez bien ce nom et ne les manquez pas s’ils passent près de chez vous : STRIKER, addictif et délicieusement contagieux!

Après cette vague de bonheur ultra rafraîchissante, place désormais à la tête d’affiche si rare en nos contrées : les finlandais de SONATA ARCTICA! Scène épurée mais bien agencée, pied de micro blanc et multi éclairé ultra classieux (logo de circonstance en son socle), le groupe sera servi tout au long de ces 95 minutes par un son encore amélioré d’une absolue pureté. Trop pur ? Trop lisse ? A l’image de la prestation ?

Aie. La magie n’opérerait-elle plus? Closer to an animal ouvre le bal et…  c’est très pop… Les filles vont adorer!

Si l’on ne peut que s’incliner devant la maestria vocale du leader Tony Kakko, que penser de la set list, du virage pris depuis quelques temps par le groupe et de cette curieuse impression que le leader vampirise l’auditoire au point de rendre transparent chaque autre membre du combo? 

Sonata Arctica n’est clairement plus le groupe de scène qu’il était avant parce que sa musique a considérablement changé. A leurs débuts ils évoluaient dans un registre speed mélodique, proche d’un Stratovarius mais depuis 2007 et l’album Unia, le groupe a pris un virage mélodique progressif important, complexifiant grandement ses compositions, ce qui n’a pas du tout été du goût des fans de la première heure.

Depuis, le groupe ne cesse de donner à sa musique un aspect toujours plus mélancolique, limite spirituel, et de toute évidence cela ne correspond pas à un style efficace sur scène, tout du moins si on veut bouger dans la fosse. En 2008, ils proposaient au Kobetasonik un set expéditif d’une demi-heure, ultra explosif, avec uniquement des morceaux speed. Neuf ans ont passé et ce soir,  c’est totalement différent. Les rares morceaux rapides encore joués, souvent issus des quatre premiers albums, semblent faire encore un peu d’effet au public, mais les compositions récentes ont laissé une grande partie du Metronum dubitatif, voire circonspect. Il y a de toute évidence trop de « La, la, la… » dans le nouveau single Life dont le refrain enchanterait le plus fervent des afficionados de l’Eurovision…

Pourtant,   la voix du frontman nous emporte au firmament d’un spleen fédérateur. La magie opère et si l’on se laisse bercer par les merveilles que sont Among the shooting stars ou We are what we are, le plaisir intérieur s’avère intense.

 Fairytale , puissant et lyrique fait headbanger sagement le fan tandis que Full Moon semble dérider l’auditoire et emballe la foule qui n’hésite par à reprendre les lyrics en chœur…

Malheureusement,  les métalleux traditionnels, qui sont restés bloqués sur le Sonata des années 2000, ne s’attendaient pas à un concert autant nourri de morceaux mi-tempo. Et ce n’est pas l’attitude des musiciens qui va emporter la foule. Si le bassiste esquisse quelques poses, les autres semblent s’ennuyer ferme et s’avèrent plus transparents qu’un backing band obligé de cachetonner pour un frontman imbuvable (aucun soupçon ne plane par ailleurs sur Tony!).

Outre un  groupe amorphe, que dire des intro lyriques mais surtout des chœurs samplés sur certains titres? Trop de  passages enregistrés et pourtant un discours hallucinant sur le thème de « Keeping live music alive! » On croit rêver! Qui plus est, la com’ de  Tony tendait à faire passer l’accent texan pour de l’anglais aussi plat que le Lac Majeur!

Malgré bien des réserves, le potentiel des finlandais est indéniable, non seulement pour des gens ouverts à la tendresse et au voyage musical intérieur, mais aussi pour les fans de metal symphonique. Le rappel en est la parfaite illustration avec les hits imparables que sont I have a right ou Don’t say a word.

Ce ne fut certes pas la prestation de l’année, ni même celui du mois mais un concert rempli de douceur, de mélancolie, d’images musicales abstraites et de plaisir où il manquait toutefois beaucoup d’implication, une once de sincérité et, le plus important : l’étincelle!

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Chronique : Tweety . Merci à Add Rien pour ces précisions!

Photos : Tweety sauf celles de Triosphere : merci à Fanny!

Mise en page, traitement : SB .

Merci à toute l’équipe de SPM et à Fred en particulier !

Merci à Triosphere et Striker pour leur disponibilité après le show!

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LES PHOTOS JATA DE SONATA ARCTICA ET LA SET LIST :

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