POWERWOLF + BATTLE BEAST + SERENITY : Power rules! – Mercredi 6 avril 2016 – Toulouse, Le Bikini –

Powerwolf-European-Tour-20163 groupes mais 2 chroniques sur JATA pour cette belle soirée de power au Bikini…Alors, revivez cette soirée à travers les expériences de Conan Akiro et  la première pour Jata de  Ed’ Cleenewerck… Let’s go :

POWERWOLF (14) Ouf, les affaires reprennent! Après un premier semestre faiblard sur les dates dans notre ville rose, les concerts se multiplient en ce mois d’avril et la dynamique ne semble de nouveau pas prête de s’arrêter (des concerts sont déjà programmés à la rentrée prochaine et même déjà en Janvier 2017). Les orgas toulousaines ont réussi à surmonter la concurrence féroce de Bordeaux, les problèmes de manque de salle (fermeture de la Dynamo) et à négocier des dates très longtemps à l’avance avec les tour managers.

Pour ce soir, c’est un peu la grosse tête d’affiche de ce premier trimestre qui nous arrive ce soir avec les Allemands de POWERWOLF. Pour beaucoup, le nom ne dit peut-être pas grand chose. Pourtant, ils font partie de cette nouvelle vague métal européenne (Sabaton, Amon Amarth, Ghost…) qui fait un carton en salle ou en festival et qui pourrait devenir, évidemment sans atteindre le niveau de leurs illustres aînés (la crise du disque est passée par là, il ne faut pas rêver!) une relève intéressante lorsque toutes les grands légendes du genre auront pris leur retraite.

Devant une copieuse affluence (entre 700 et 800 personnes ont fait le déplacement), 3 groupes sont donc à l’affiche avec en premier lieu les Autrichiens de SERENITY. Je vous avoue ne pas être trop fan de leur heavy/power qui comprend un peu trop de balades et de passages « gentillets » à mon gout. Heureusement, le groupe va tabler sur son répertoire le plus speed (pas trop quand même!). Si l’ on constate encore une fois que le son du Bikini est « nickel chrome » , il le restera tout au long de la soirée. Le groupe parait détendu, ses membres souriants et ils reçoivent finalement un  très bon accueil de la part du public qui les applaudit chaleureusement. Si certaines de leurs compos ne resteront pas dans les annales, ce petit Avantasia recèle toutefois quelques pépites remarquablement servies par la chant parfait de Georg Neuhauser comme en témoignent les excellents Follow me ,Wings of madness, Spirit in the flesh ou encore Legacy of Tudors. Un grand regret toutefois, l’absence de la merveilleuse chanteuse qui les accompagnait sur leur précédent opus et tournée, la française Clementine Delauney.BATTLE BEAST (5)

BATTLE BEAST (3)Changement d’ambiance avec les finlandais de BATTLE BEAST, nous allons remonter le temps vers les années 80 ou le synthé était roi et ou le monde entier dansait sur des tubes comme Jump de Van Halen ou The Final Countdown de Europe! Il n’y a qu’à voir le look incroyable de leur frontwoman Noora Louhimo, sorte de mix entre Jennifer Batten et Rob Halford (on retrouve clairement des influences de Judas Priest époque Turbo dans leurs compos!). Et c’est parti pour 45 minutes de folie servie par une énergie incroyable. Les 6 membres mettent le feu à un public acquis à leur cause. Certes, c’est kitch à souhait et la partie la plus extrème du public doit souffrir des passages au clavier. Mais pour ma part,ce délire voulu et pleinement assumé me file la banane et un pêche d’enfer. Quand c’est bien foutu, il n’ y a pas de raison de na pas s’amuser et de s’éclater comme le groupe sur scène, incroyable d’énergie. Quant à Noora, elle impressionne sur le plan vocal, montant très fort dans les aigus. Un passage réussi assurément porté par des hits à profusion. Revivez donc ces moments  à travers les videos rageuses de cette soirée (thanks to rockmeeting!) Enter the metal world, Out of control, Black Ninja ou encore Fight kiss and die.

POWERWOLF (5)Après un très bref moment de répis, place à la tête d’affiche, les Allemands de POWERWOLF qui commencent à se faire connaitre en France après un passage très remarqué au Hellfest 2014 tandis que leur popularité ne cesse de croitre en Allemagne où le groupe arrive à présent régulièrement dans le top 10 des charts!

La scène est dotée de backdrops magnifiques. Quant au groupe, on les reconnait facilement à présent avec leur look de « prètres garous ». Un peu à la manière de Ghost, la  mise en scène nous invite à une sorte de messe noire (gentillette toutefois…). Les compos sont marquées par des paroles en latin dans leurs textes, en particulier dans les refrains et intros. Ce systématisme est un peu ce que l’on peut reprocher au groupe, on a parfois l’impression d’entendre plusieurs fois le même morceau.POWERWOLF (1)

Ne chipottons toutefois pas : Powerwolf sur scène va se donner à fond durant presque deux heures. Le groupe déploie avant tout une qualité sonore irréprochable. Comme les deux groupes précédents, les allemands s’affichent tout sourire avec un impressionnant Attilia Dorn, frontman qui plaisante avec son public entre les morceaux et qui se débrouille ma foi pas mal du tout en français même s’il affirme le contraire. Celui-ci est parfaitement épaulé par son comparse claviériste Falk qui n’a pas d’égal pour galvaniser l’audience tant son charisme fascinant le dispute à un look parfaitement étudié. Véritable bout-en-train, il reprend un peu le rôle de Flake dans Rammstein, pas comme souffre douleur mais comme ambianceur hors pair. On ne s’ennuiera guère donc durant ces 110 minutes de show dans une ambiance excellente qui se terminera avec pas moins de trois titres en rappel. Oui, Il faudra compter avec Powerwolf dans les années à venir!

Les videos du concert de Powerwolf (merci Metalden!) : Army of the night ;  All we need is blood ; Lupus Deï ;

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Chronique : Conan Akiro . Compléments : Titi

Photos : Titi (issues du Rock Fest 2015 pour Jata Live car pas d’acred’ photos pour ce concert)

Merci à Antoine et à l’équipe de Bikini!

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Les producteurs m’ont proposé un caméo pour le premier épisode du reboot de la série de concert dont j’incarnais le héros. Un peu surpris, presque pris au dépourvu, j’acceptai…

Voilà plus de sept ans que je me rendais à mon premier concert de métal. C’était Sonata Arctica, au Bikini (on se demandait s’il y aurait des nanas en deux pièces) et c’était la veille du 11 novembre. C’est grâce au sacrifice de nos pères dans la boue des tranchées qu’on a pu assister à notre premier concert de métal parce qu’y avait pas cours le lendemain et que le grand frère de Felix avait le permis (on a pas compris sur le coup qu’il était un peu bourré au retour).

A l’époque Sonata était le genre de groupe ultime (son premier album reste une légende). C’était l’époque mythique du Power Metal. Le chant clair allait de soit, les gratteux sauvaient le monde à chaque solos et tout n’était qu’Heroic Fantasy.

Mais ces temps bénis des Dieux étaient mortels et les vents ténébreux black/death/pagan dissolvèrent le style dans un no man’s land dévolu aux puristes.

POWERWOLF (4)

D’aussi longtemps qu’il m’en souvienne, Toulouse n’est pas une terre de power. Le brutal death bas du front a pignon sur rue et l’on sert régulièrement un métal extrême aux tendances pagan ou folk pour contenter la clientèle. Bien que des groupes à tendance mélodique soient programmés (et certains pas des moindres), on flirte plus souvent avec les volutes féminines et capiteuses d’un metal symphonique qu’avec un power metal aux accents guerriers, triomphant héroïquement du dragon et bien moulé dans son slip en cuir. C’est bien simple j’ai dû assister à six concerts de power depuis mes débuts (et cela commence à en représenter un certain paquet). Le power était mort. Nous perdions quelque chose d’important en dédaignant l’aspect épique de notre musique offerte par ce style.

Or ces derniers temps étaient des temps de changement : J’allais soutenir ma thèse, je bossais, l’on m’avait expliqué que désormais il fallait surveiller la longueur de ses cheveux et tailler sa barbe. Les accents punks des programmations me tenaient éloigné des salles… Bref, j’me f’sais chier et je sentais que ma vie d’étudiant s’éteignait doucement. J’étais fini, j’étais cuit.

BATTLE BEAST (6)

Powerwolf en studio, je l’ai rapidement assimilé à un autre Ghost : des mélodies faciles, de la théâtralité très (trop ?) propre et du Satan Satan à succès auprès des hipsters de plus en plus présents à nos concerts. Dieu qu’il eu fallut que je sois en manque pour me décider à prendre ma place ! … Et grand bien m’en a pris ! En jetant un œil aux premières parties, je découvrais qu’il s’agissait de groupes assez orientés power : l’intérêt renaissait.

Comme un branque, le détour au distributeur pour le merch m’a fait manquer Serenity. Voici donc que Battle Beast débutait. Dans les premières mesures, un pogo s’est formé ; à ma grande surprise puisque cela est chose moins commune dans ce genre de musique. Sans plus réfléchir, j’y plongeai.

Et voici que, compressé contre les premiers rangs, l’impression montait que j’assistai à un remake de mon premier concert. La même folie, le même plaisir, la même ardeur quelque peu timide d’une première fois maladroite mais pleine de bonne volonté.

Les gens y croyaient! Le groupe ayant pourtant tendance à abuser du mid tempo, je me retrouvais à Headbanguer comme si ma vie en dépendait. Je me suis d’ailleurs pris des dents à l’arrière du crane. Autre fait d’arme à porter au crédit du groupe, lors du solo de keyguitar, le bassiste est venu abreuver le zicos de bière. Bon ça, vous me direz, c’est horriblement cliché et plutôt nul mais l’idiot a mis tellement de cœur à beerdrater son compère que le synthé a planté, trempé. Le morceau suivant a été lancé aussi sec, le temps de relancer l’instrument qui est reparu à peu près au moment de son solo. Si ce n’est pas de la foi !
BATTLE BEAST (8)

Enfin, leurs parties rapides étaient particulièrement maîtrisées et j’eu aimé en avoir plus à me mettre sous la dent. Près de 50 miutes malgré tout!

POWERWOLF (15)A l’entracte, je discutais avec deux petiots dont c’était le premier concert: refiler des groupes, des anecdotes et gloser sur le fait que le métal devienne à la mode… pendant que la jeune assistance autour de nous allait se frotter à Hubert de Metalliquoi.
POWERWOLF (11)

Quand à Pouvoirloup, je l’ai suivi de plus loin, ce qui ne m’a pas empêché de savoir l’apprécier grandement. Jolie mise en scène, lightshow vraiment impeccable, des nappes de claviers mixées un peu moins en avant ce qui a eu pour effet de faire ressortir des riffs de guitare vraiment pas dégueulasses. Non, vraiment les allemands (qui, parait-il, formaient un groupe de stoner rock avant de rencontrer le succès) sont bien meilleurs en concert que compressés sur disque. Seule ombre au tableau : la grande quantité de samples et notamment la basse entièrement enregistrée (c’est particulièrement triste dans les parties les plus violentes où les graves donnent tout le corps au riff). Quelques pains ont heureusement confirmé l’absence de play back. Espérons qu’ils les garderont sur le DVD qu’ils avaient l’air de tourner ce soir là tant les caméras HD étaient légion. Ce qui amène à déplorer l’absence d’agents de sécurité pour réceptionner les slammeurs en bout de scène ; le seul moment où j’en ai vu un, c’était pour protéger une caméra…
POWERWOLF (13)

POWERWOLF (18)Du côté du merch, le t-shirt METAL IS RELIGION est du plus bel effet pour les passionnés que nous sommes mais je n’avais pas envie d’avoir du loup sur le torse. Je me suis contenté d’acheter un album de Battle Beast (Steel… c’est évocateur) et surtout le digipack du dernier album de Serenity (Codex Atlanticus). Car oui, c’était ce groupe qui m’intéressait le plus et je suis très déçu de l’avoir manqué. Les morceaux sur youtube seuls m’ont convaincu à l’achat. En plus l’un des gars avait un t-shirt A day at the races et il a témoigné d’une bonne connaissance de la discographie de la Reine (je suppose que c’est le chanteur, ce sont toujours les chanteurs qui ont des t-shirts de Queen).
POWERWOLF (10)

Pour revenir à la fin du concert, je ne sais qui a eu la très bonne idée d’enchainer le rappel à rallonge des loups avec un morceau de heavy à fond les ballons. Une partie du public, encore dans l’ambiance du concert, a secoué la tête au solo (qui était très bon). Voilà une agréable façon de redescendre !

Mon moi étudiant est mort mais non sans un dernier et héroïque sursaut. Il est tombé au champ d’honneur lors du remake de mon premier concert, lieu de naissance d’une nouvelle génération de metalleux. Au tour de mon moi mature d’éclore et de grandir, au son de nombreux concerts de Power, à venir… je l’espère !

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Chronique : Ed’ Cleenewerck

Photos : Titi (issues du Rock Fest 2015 pour Jata Live car pas d’acred’ photos pour ce concert)

Merci à Antoine et à l’équipe de Bikini!

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Une Réponse to “POWERWOLF + BATTLE BEAST + SERENITY : Power rules! – Mercredi 6 avril 2016 – Toulouse, Le Bikini –”

  1. Marc Pirard Says:

    On les a vu au DURBUY ROCK …C’était génial ce groupe à tout compris superbe jeux de scenes morceau facile à chanter et Choregraphie de OUff

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