Archive pour LE BIKINI

LAST TRAIN : Photos Report – Vendredi 2 juin 2017 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in LAST TRAIN Toulouse 2.6.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 juin 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

L’ascension de LAST TRAIN dans le paysage rock français s’avère stupéfiante! Elle va même bien au delà de nos frontières et de notre continent pour ce jeune groupe qui enfile les dates comme des perles et qui cumule depuis deux ans plus de show à son actif que bien d’autres en plusieurs décennies! Ils se produisent désormais dans les salles les plus prestigieuses, les festivals les plus populaires, ouvrent pour Johnny ou Placebo…Bref, ils sont partout!!!

Pour ce nouveau rendez vous toulousain, les quatre alsaciens foulent cette fois les planches du cultissime Bikini. Nous les avions découverts au Connexion Live, les avions revu au Metronum puis tout récemment au Zénith avec Placebo. Si l’on ajoute que nous les avions manqué à la Dynamo, les jeunes loups ont déjà foulé malgré leur tout jeune âge la quasi totalité des scènes rock toulousaines!

Une fois encore, nous n’allions pas être déçus durant l’heure qui leur était accordée lors de ce Festival des Curiosités. Energie communicative, implication, voix éraillée de circonstance servant un rock garage aux relents parfois poppy ou bluesy du plus bel effet, le groupe n’a aucun mal a capter un auditoire venu pour eux ou découvrant à peine le phénomène.

Une heure, c’est certes un peu court mais les quelques 700 personnes ont donné de la voix, se sont sentis impliqués, ont enchaîné quelques gentils pogos, démontrant au tout jeune combo que date après date, leur petite communauté s’accroît à vue d’œil. Quant-à nous, après le premier choc du Connexion en avril 2015, le plaisir reste renouvelé et nous continuons de suivre deux ans plus tard cette inexorable ascension avec un intérêt non dissimulé…

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Texte et photos : Tweety

Merci à Iris et à Bleu Citron.

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LES PHOTOS JATA DE LAST TRAIN AU BIKINI :

 

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SUICIDAL TENDENCIES (& 22 BELLOW) – Photos Report – Mardi 11 avril 2017 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in SUICIDAL TENDENCIES Toulouse 11.4.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 11 avril 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

SUICIDEAL TENDENCIES investissait une nouvelle fois, en ce mardi quasi estival, la mythique scène du Bikini pour un show détonnant devant environ 1000 fans, tel un véritable tourbillon humain et sonore. Précédé de 22 BELLOW en ouverture, voici les photos JATA de cette magnifique soirée!SUICIDAL TENDENCIES Toulouse Le Bikini 11.4.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (15)

LES PHOTOS JATA DE SUICIDAL TENDENCIES :

LES PHOTOS JATA DE 22 BELLOW :

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Photos : Tweety

Merci à Antoine et à l’équipe du Bikini

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AMON AMARTH + DARK TRANQUILLITY + OMNIUM GATHERUM : La fureur de Thor! -Samedi 8 avril 2017 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in AMON AMARTH / DARK TRANQUILLITY Toulouse 8.4.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 8 avril 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

LA FUREUR DE THOR!

Et oui, par Odin! Mais cette colère est bienfaitrice au vu des succès remarquables des concerts metal en cette année 2017. Encore une fois, cette soirée affiche sold out plusieurs jours à l’avance. Le fait que beaucoup de concerts soient programmés le week-end explique bien entendu ce phénomène mais pas seulement. Il faut peut-être aussi y voir un petit effet Hellfest qui nous amène un public parfois très éloigné de la sphère metal, curieux de découvrir une musique qui avait sale réputation mais qui finalement, s’avère riche en variété et en ouverture d’esprit à une époque ou la chanson française n’est plus que l’ombre d’elle même à quelques exceptions près et ou le hip hop s’enfonce dans une médiocrité désolante (franchement voir ls Djeuns écouter PNL, pfff…). Alors bien sur, les grincheux diront qu’il y en a marre de voir tous ces « touristes » venir nous polluer comme à Gojira la dernière fois. Toutefois, le gars qui vient faire des pogos à un concert de black metal bourré, déguisé en Pikachu, tout en importunant les filles metalleuses pensant qu’elles sont faciles est quand même un phénomène rare, même en festival. Alors ne boudons pas notre plaisir de voir nos salles pleines.

 Le death mélodique est à l’honneur ce soir avec tout d’abord les finlandais d’ OMNIUM GATHERUM, Malgré leurs 20 ans d’âge, ils n’ont jamais connu le succès qu’ils étaient en droit d’espérer. La faute peut-être à des changements incessants de line up. D’ailleurs, le guitariste Markhus Vanhala est le seul membre d’origine (il est sacrément occupé ailleurs, en particulier avec Insomnium qui a pris un sacré envol ces dernières années). Pour ce soir, en tout cas, ils vont nous faire un set agréable dans le genre, à défaut d’être exceptionnel. Le son est correct mais les lumières très moyennes, peut-être veut-on réserver les gros effets pour la suite? C’est un peu dommage que les moyens soient réduits au strict minimum. Bonne prestation de nos amis finlandais, bien accueillis par le public déjà très nombreux dans la salle mais on ne pense pas qu’ils monteront plus haut vers le panthéon des dieux vikings malgré de très bon titres comme Frontiers

Le meilleur reste à venir. Un bon tiers du public est venu avant tout ce soir pour DARK TRANQUILITY. On ne présente plus aujourd’hui ces grands pionniers et maîtres du death metal mélodique qui avaient vraiment marqué les esprits avec des albums majeurs dans les années 90 (The gallery, The Mind’s I).  Malgré les années qui passent, le groupe n’a jamais baissé en qualité scénique. Pour les Toulousains, l’attente fut néanmoins longue pour les revoir. La dernière fois, c’était en 1999 à l’Ancien Bikini,  avec In Flames, Arch Enemy et Children Of Bodom (ça c’était du plateau!!!).

Une petite déception ce soir, il n’y a pas Niklas Sundin, retenu en Suède. La joie revient vite chez les fans quand ils s’aperçoivent que le remplaçant n’est d’autre que Christopher Amott (ex Arch Enemy) qui va assurer comme un chef. Car oui, pour le reste, le show sera à la hauteur de l’attente avec un set impeccable mené par le charismatique frontman Mikael Stanne. Bien entendu, leur dernier et très réussi opus Atoma est mis l’honneur avec plusieurs titres interprétés ce soir (Foward Mementum, Force of hand…). Les 50 minutes vont passer très vite avec un public très réceptif. Les fans sortiront heureux de cette excellente prestation mais avec un petit sentiment de frustration aussi car un peu de rab aurait été le bienvenu surtout quand on voit des setlists plus longues en Espagne ou en Allemagne. Saluons toutefois Dark Tranquility comme il se doit avec des musiciens sympathiques et disponibles qui resteront au contact des fans pour discuter et faire des photos après le set.

Au fil des années, AMON AMARTH est devenu le groupe Viking Metal par excellence. Il n’y a pourtant pas trop d’influences pagan dans leur musique, qui s’apparente à du death metal mélodique gonflé à la testostérone. Me voici mauvaise langue mais il vrai que pendant longtemps, leurs albums ne m’ont guère emballé, leur contenu étant trop linéaire et trop répétitif. D’ailleurs, leur passage au Bascala en 2011 ne m’a pas laissé un souvenir impérissable ( la faute, il est vrai, à un son très moyen). Heureusement, les deux derniers albums, avec des titres plus variés (les fans de la première vont me fusiller à bout portant …) trouvent davantage grâce à mes oreilles.

En tout cas, ce soir, on va avoir droit à un gros show pourvu d’ un décor magnifique avec la batterie juchée sur un énorme casque à cornes (oui, je sais, les historiens métalleux vont encore hurler car les vikings n’ont jamais porté de coiffe de ce type mais il faut bien dire que 99% des groupes pagan ou folk donnent une vision fantaisiste de l’histoire à l’exception de rares formations comme Moonsorrow). Nous voici donc devant un show furieux porté par un public en transe, mené par leur impressionnant mais souriant chanteur Johan Hegg qui prend souvent des pauses guerrières quand il ne boit pas sa bière avec son immense corne. Certains affirmeront que beaucoup de titres se ressemblent un peu trop mais, à la différence d’un Sabaton par exemple, le groupe ne se cache pas derrière des samples à outrance pour cacher leur pauvreté musicale. Leurs titres sont quand même diablement efficaces et entraînants (savourez donc The pursuits of vikings, The way of vikings et War of the gods). Le point d’orgue de cet impressionnant show sera atteint à la fin du rappel sur le « hit » Twilignt of the Tunder Gods qui voit apparaître un énorme dragon attaqué par Johan à coups de marteau de guerre. Du grand spectacle assurément pour ce soir. Comme pour d’autres concerts cette année (Kreator, Gojira), le public en aura eu pour son argent. Vivement d’autres spectacles de cette qualité!

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Chronique : Conan Akiro

Photos et mise en page : Tweety

Merci à Antoine et à l’équipe du Bikini.

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 Lire ici : AMON AMARTH, des vikings de coton…

AMON AMARTH – LES PHOTOS JATA, LE MERCH’ et LA SET LIST :

DARK TRANQUILLITY – LES PHOTOS JATA, LE MERCH’ et LA SET LIST :

OMNIUM GATHERUM – LES PHOTOS JATA  :

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Photos et intro : Tweety

Merci à Antoine et à l’équipe du Bikini.

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BLUES PILLS : Good vibrations! (& MARS RED SKY) : … – Mardi 21 mars 2017 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in BLUES PILLS Toulouse 21.3.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 21 mars 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

Spring pills for blues time! L’arrivée du printemps se veut humide sur la ville rose et c’est sous un ciel bien bas que Toulouse va enfin accueillir pour la première fois la révélation du Hellfest 2014 : BLUES PILLS. Alors que le groupe suédo-franco-américain semblait jusqu’alors aimanté par Bordeaux, il va enfin ce soir poser ses flightcases dans notre cultissime Bikini. On se demande malgré tout si la capacité du lieu (1500 personnes max) n’est pas  trop importante pour la déflagration rock blues soul typé psyché qui enchaîne les tournées intensives.  Même si la France semble avoir adopté le groupe, dont les dates sont légion dans l’hexagone, nous aurions imaginé ce show au Metronum, lieu parfaitement adapté pour l’évènement. Le cadre du Pink Paradize festival explique ce choix bizarre pour un jeune groupe dont le style s’apparente plus qu’à son tour à une culture alternative généralement exposée dans des clubs bien plus modestes.

Toutefois, c’est un peu plus de 400 passionnés qui se sont donnés rendez-vous en ce lieu mythique. Place au stoner tout d’abord avec trois martiens bordelais. Une heure durant, MARS RED SKY nous immerge dans un univers  tout en contraste, aussi éthéré vocalement que tellurique musicalement. Avec 10 ans de carrières et 3 opus à leur actif, le trio ne semble pas avoir misé sur l’attitude et la présence… fantomatique.    Si l’empreinte sonore en impose, le vrombissement de la basse entêtante et de la rythmique lourde n’est atténuée que par le chant crystallin, quasi lyrique de Julien Pras. Le public, bercé par une atmosphère ocre tout en rouge orangé s’avère médusé, circonspect parfois, mais également possédé, agréablement bercé par  ces réverbérations tout aussi planantes que massives, au groove et aux boucles parfois redondantes. Onirique à défaut d’être mordant, cosmique parsemé d’un psychédélisme progressif, ceux qui ne s’y sont pas retrouvés sont sortis tandis que les autres se sont laissés saisir, bercer ou envoûter…

21h07. Changement de ton. Lumières blanches abondantes, scène épurée mais parfaitement agencée : un backdrop des plus psychédéliques à la géométrie captivante trouve son prolongement dans un tapis de sol du plus bel effet. Tout y est : chevelures longues et soyeuses, barbes fines fraîchement coupées, chemises à fleurs ou corsaire, pantalons pieds de pachydermes. Ne manque que les odeurs et les effets partiels de quelques substances prohibées pour que l’illusion soit totale. Ambiance revival : back in the late 60’s, early 70’s…

Lady In Gold ouvre le set. Le titre éponyme du nouvel opus nous plonge dans une atmosphère plus soul que blues  ou les ambiances dominent déjà une six cordes et une rythmique toute en textures qui vont servir admirablement la déflagration vocale incarnée par la jolie blonde Elin Larsson.

Figure de proue de l’embarcation, la voix enchanteresse de la frontwoman à la salopette légère et aux pieds couverts de bas couleur chair transparents transcende déjà l’auditoire et ne tarde pas à véhiculer un frisson général tant son niveau s’avère impressionnant et sa maîtrise dévastatrice.

Au cours des 18 titres proposés ce soir (16 originaux et 2 reprises), nous voyageons au cœur du temps. On se délecte de la touche mystique un brin crasseuse d’un Devil Man, nous retrouvons avec bonheur le blues rock bondé de guitares issu de leur premier effort éponyme (High class woman, Ain’t no change, Black Smoke) et l’on se laisse bercer par le spectre de Janis Joplin sur la transcendante Little Sun.

Les lignes de guitares, enivrantes et subtiles, du français Dorrian Sorriaux nous transportent dans un echo quasi hypnotique. Son jeu tout en finesse et spontanéité se fond dans une alchimie totale avec la section rythmique sans faille et l’apport non négligeable de Richard Mygren, en cinquième membre alternant orgue et seconde six cordes. Si certains resteront circonspects devant l’absence de riffs pêchus et tranchants, la maîtrise subtile et sensible de Dorrian, tel un ménestrel du psychédélisme, confère à l’ensemble une empreinte fascinante. Plus hallucinogène et moins bluesy, seule la musique des anglais de Purson nous avait récemment invité à explorer de tels territoires (écoutez The contract) …

Porté par un groove propre à Blues Pills, la frontwoman rayonne et capte tous les regards. Entre danses frénétiques et levers de genoux compulsifs, ses mouvements vampirisent l’auditoire. Son programme d’entrainement semble parfois si remuant que la prendre correctement en photo mériterait d’être porté au rang de discipline olympique. La voici 3 secondes à droite puis elle file à gauche. Bliss pourrait entraîner tout le Bikini dans son sillage tant il est propice au décollage général. La pression monte mais la connection ne sera jamais totale. Elin capte mais n’entraîne pas! Malgré une magnifique présence, elle n’a pas encore ce pouvoir, ce charisme divin et rarissime dont sont dotées les Skin (Skunk Anansie) ou Izia qui irriguent la foule de  leurs compulsions et rendent le public épileptique à son tour.

Pourtant, nous voilà électrisés. Le planant Astralplane tétanise le public sous l’emprise du timbre suave et sensuel de la Diva. Nous voyageons loin et Elin semble encore avoir du potentiel en réserve. Tout en livrant une perpétuelle démonstration de ses capacités, la jolie blonde offre une performance non seulement probante mais habitée qui respire la sincérité et exhale un enthousiasme hautement contagieux… Peut-être trop respectueux! D’où cette impression de connection spirituelle à défaut d’être charnelle.

Si l’on regrettera l’absence des sublimes soul ballads No hope left for me Dig in ou The River, voici le temps du rappel. Elin se met au piano. Seule en scène, elle nous offre I felt a change ce titre sobre et pur qu’elle a écrit et composé. Magique, l’émotion envahit les âmes tant la chaleur de son timbre se conjugue avec douceur.

Plus puissant, le final nous invite vers un Gone so long habité, une exaltante reprise de Jefferson Airplane avec la participative Somebody to love puis la crasseuse Devil Man

A travers cette totale maîtrise blues d’influences soul, Blues Pills transcende sa soul de résonances  psychédéliques. Il y a comme une énergie post adolescente décomplexée à faire resurgir le passé  avec tant de maestria et d’insouciance en puisant l’inspiration aux confins de racines éternellement viciées à l’âme des pionniers. Le printemps est enfin de sortie. Ce soir, il s’est imposé à nous au travers de savoureuses vibrations!

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Photos & Chronique  : Tweety

Traitement, mise en page : SB

Merci à Thomas Bonnin & Mick Athias.

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LES PHOTOS JATA DE BLUES PILLS ET LA SET LIST :

LES PHOTOS JATA DE MARS RED SKY :

 

SABATON + ACCEPT (& TWILIGHT FORCE) : Accept ta défaite! – Mercredi 18 Janvier 2017 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in ACCEPT / SABATON Toulouse 18.1.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 23 janvier 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

accept-sabaton-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-3Un casque de protection adapté sur ses frêles oreilles, Joshua découvre du haut de ses 2 ans à peine l’antre du Bikini. Vêtu d’un micro T.shirt Sabaton, il va vivre cette première expérience live dans les bras de son papa qui arbore la tunique Accept de rigueur. Quelle belle image multi générationnelle et quel merveilleux cadeau fait par ses parents au bambin qui réclame à corps et à cris les ritournelles de nos chers suédois à chacun de ses réveils. sabaton-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-43Fan absolu de la bande à Joakim Brodén, l’adorable garçonnet va se sentir comme un poisson dans l’eau, nullement perturbé par la multitude de slammeurs, les pogos à foison et autres wall of death à profusion. Mais il devra patienter longuement avant d’apercevoir ses idoles, lui qui ne se doute pas à quel point beaucoup d’entre nous sommes circonspects, que dis-je interloqués, médusés, incrédules de constater que les légendaires Accept, l’un des fleurons du heavy métal, l’un des groupes qui franchit avec le plus de brio et de talent les décennies, puisse ouvrir pour la nouvelle machine de guerre scandinave. Il se doute encore moins que l’entame de la soirée va nous offrir la plus étrange des introductions….twilight-force-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-51

 twilight-force-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-52Après avoir vaincu les forces du mal et mis un terme à la volonté destructrice de Sauron, Frodon Sacquet s’ennuyait ferme dans sa contrée adorée qui pour la première fois lui semblait bien fade. C’est là qu’il eut l’idée de créer un groupe de métal avec ses potes et il l’appela TWILIGHT FORCE. Tous les clichés étaient enfin réunis, il ne manquait que les nains, Passe-Partout étant déjà occupé sur nos petites lucarnes.twilight-force-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-54 A grands coups d’épées dans l’eau et au son (faiblard) d’une Elfe-guitar, Frodon et sa bande nous ont bien fait rigoler! Gandalf à fond sur son clavier comme s’il venait de fumer la pipe, Legolas qui dégaine les solos plus vite que ses flèches, tout ce petit monde est fin prêt à reformer la communauté de l’anus… Je voulais dire de l’anneau! De là à dire qu’on en eut vite plein le c.. , il n’y a qu’un pas que je n’oserai franchir à travers les portes du Mordor. Alors arrêtons-nous là avant que cela devienne inacceptable! Quoi qu’il en soit, une étonnante partie de rigolade servie avec sourire par le frontman Chrileon (sans faille vocalement)  qu’il convenait de savourer au second degré tant la saveur du melting pot héroic-fatasy de références proposées (Finntroll, Rise of the Northstar et bien sûr Rhapsody of fire) allait s’avérer des plus futiles au final.accept-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-29

accept-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-33Les pauvres guerriers de la Terre du Milieu vont rapidement se faire couper les oreilles en pointe par des chevaliers teutons aussi enragés qu’une horde de goblins qui s’est fait piquer son quatre heure. ACCEPT ne va rester que 60 minutes sur scène, suffisantes pour mettre tout le monde d’accord. Frodon ferait bien de se garder de crier au loup car le Wolf est chauve et baraqué ce soir (étonnante ressemblance avec votre serviteur qui plus est!).

accept-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-18En 10 morceaux formant une setlist aussi lourde que la grosse Bertha et vous défonçant la tronche tel un Panzer, le divin chauve et ses copains chevelus vont aller droit au but. Pas un temps mort, pas une seconde de libre pour pleurnicher parce-que Sam et Golum ne s’entendent pas! Le set des allemands et un pur joyau de heavy classique avec des hymnes en veux-tu en voilà. D’ailleurs les morceaux plus récents (Stampede, Stalingrad, Teutonic Terror) sont devenus eux aussi des classiques, relayés en cœur par un public conquis et prouvant, si besoin en était de la santé de fer et de l’inspiration sans faille de nos voisins germaniques. accept-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-17Les chants de gloire des années 80 ne sont pas en reste et le best-of condensé de la machine de guerre qu’est Accept est là pour nous rappeler qui sont les maîtres. Pauvre petit Hobbit, en voyant ça tu regrettes peut-être d’avoir renoncé à te jeter dans la lave avec ton anneau unique. Unique, Accept l’est indéniablement ! accept-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-5Les fans seront un brin frustrés de n’avoir eut qu’un set réduit au minimum (Losers and winers notamment manque cruellement à l’appel!), mais deux ans après leur dernier passage au Bikini, et sans nouvel album à promouvoir, c’est un cadeau bonux bienvenu pour nos oreilles. C’est bon les enfants vous avez pris votre fessée ? Place à la suite mais n’oubliez jamais qui a empêché l’armée  de Gengis Khan de pénétrer en Europe. Et oui les Teutons! Frodon doit en bouffer sa cape invisible !accept-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-24

sabaton-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-49L’heure est venue dans cette soirée mettant le métal lourd à l’honneur (désormais je remplacerai le mot « heavy » par sa traduction en langue de Moliere) d’enfoncer le couteau dans la plaie. Après le lourd tout court de Twilight Force et le lourd traditionnel et imparable d’Accept voici le supposé clou du spectacle avec le lourd camouflage de Sabaton. Le petit Joshua est aux aguets mais il se fait tard et les paupières sont lourdes…

sabaton-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-46sabaton-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-47Les suédois font aujourd’hui partie des valeurs sûres sur scène comme sur album et comptent parmi leurs troupes une armée de fans invétérés prêtes à prendre des rafales de riffs partout où le groupe pose son bardage. A contrario, SABATON compte autant de détracteurs que d’admirateurs, mais ça, votre serviteur également fan de Lara Fabian période West coast n’en a que faire.

sabaton-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-45Un petit garçon commence à bailler, sa passion mise à mal par la fatigue… Il est 22h quand retentit la reprise de In the army now, histoire de nous rappeler le thème de prédilection d’un groupe et, si besoin est, qu’on est pas là pour faire des colliers de marguerites. Les mecs de Sabaton doivent manger du hippie au petit déjeuner tellement ils aiment la guerre et bien que le groupe se morfonde parfois dans la surenchère militaire héroïque, la recette fonctionne et envoie du bois. Le groupe favori de John Rambo nous dégaine d’entrée ses grosses bastos, avec un décor de scène rempli de fleurs et d’arc en ciels. A un moment donné j’ai même cru voir un Bisounours. sabaton-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-41Mais attendez, on me signale au talkie-walkie que Joakim aurait réellement croisé un Bisounours et qu’il l’aurait supplié de jouer un morceau en acoustique pour réduire un chouilla l’aspect martial de leur show. Bien lui en a pris car Final Solution restera paradoxalement le meilleur moment de show, tant pour la qualité de cette version à l’introduction pleine d’humour et d’originalité que pour son côté rafraîchissant et cassant un peu l’image insensible de nos Vikings en treillis.sabaton-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-48

sabaton-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-44Malheureusement, il devait y avoir des choses très intéressantes à voir sur le côté de la scène car le chanteur à la crête et la majorité de ses frères d’armes n’ont cessé de partir faire des allers et venues backstage. Seul Tommy Johansson, le petit nouveau à la guitare, franchement motivé d’avoir eu son BEPC et de partir pour la première fois en tournée, n’ont cessé de visiter les coulisses et de casser ainsi le rythme du show. Est-ce la présence de Floor Jansen, la chanteuse de Nightwish en attente d’un heureux événement qui les a perturbé ? Ceci étant dit, il faut admettre que le groupe n’était pas aussi en forme que lors de sa venue en 2014 (lire ici Chair de poule)… Outre ces égarements scéniques, un grand nombre de morceaux mi-tempo furent joués tant et si bien que nous constations comme un soufflet quelque peu retombé en comparaison avec leur dernier passage sur notre champ de bataille.sabaton-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-39

sabaton-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-50Fait-on la fine bouche, tel un Hobbit qui chercherait tong à son pied poilu? Plus ou moins. Nous voilà devenus exigeants car il y avait franchement de quoi se régaler avec les hymnes tonitruants que sont par exemple Resist and bite, Bushido ou encore Hell and Back. La recette est souvent identique mais d’une grande efficacité, la mise en scène du spectacle toujours ponctuée de touches d’humour sympathiques et conviviales. Bref, un excellent moment tout de même malgré les quelques bémols évoqués.

Une belle soirée hivernale en somme au cours de laquelle si Sabaton a confirmé son statut de fleuron de la scène lourde actuelle, Accept a rappelé que pour le lourd, le vrai, l’imparable c’est toujours eux qui détiennent la formule magique! Quant-à Twilight Force, ceux-ci ont donné à Tolkien une raison de ne pas ressusciter pour voir ça.accept-toulouse-le-bikini-18-1-2017-photos-jata-28

De son côté, le petit Joshua a sombré dans les bras de son papa et de Morphée; il a peu vu ses idoles, dévasté par la fatigue. Nul doute qu’il aura d’autres occasions de savourer les hymnes entraînants de ses guerriers préférés…

Allez bande de geeks, rdv au prochain concert !

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Chronique : Add Rien . Intro, conclusion et coordination: Tweety.

Photos : Tweety.

Traitement, mise en page : SB.

A LIRE : Sabaton, chair de poule et Accept, rouleau compresseur .

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LES PHOTOS JATA D’ACCEPT ET LA SET LIST:

LES PHOTOS JATA DE SABATON :

LES PHOTOS JATA DE TWILIGHT FORCE :

 

POWERWOLF + BATTLE BEAST + SERENITY : Power rules! – Mercredi 6 avril 2016 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in POWERWOLF/BATTLE BEAST/SERENITY Toulouse 6.4.2016 with tags , , , , , , , , , , , , , on 7 avril 2016 by JATA LIVE EXPERIENCES

Powerwolf-European-Tour-20163 groupes mais 2 chroniques sur JATA pour cette belle soirée de power au Bikini…Alors, revivez cette soirée à travers les expériences de Conan Akiro et  la première pour Jata de  Ed’ Cleenewerck… Let’s go :

POWERWOLF (14) Ouf, les affaires reprennent! Après un premier semestre faiblard sur les dates dans notre ville rose, les concerts se multiplient en ce mois d’avril et la dynamique ne semble de nouveau pas prête de s’arrêter (des concerts sont déjà programmés à la rentrée prochaine et même déjà en Janvier 2017). Les orgas toulousaines ont réussi à surmonter la concurrence féroce de Bordeaux, les problèmes de manque de salle (fermeture de la Dynamo) et à négocier des dates très longtemps à l’avance avec les tour managers.

Pour ce soir, c’est un peu la grosse tête d’affiche de ce premier trimestre qui nous arrive ce soir avec les Allemands de POWERWOLF. Pour beaucoup, le nom ne dit peut-être pas grand chose. Pourtant, ils font partie de cette nouvelle vague métal européenne (Sabaton, Amon Amarth, Ghost…) qui fait un carton en salle ou en festival et qui pourrait devenir, évidemment sans atteindre le niveau de leurs illustres aînés (la crise du disque est passée par là, il ne faut pas rêver!) une relève intéressante lorsque toutes les grands légendes du genre auront pris leur retraite.

Devant une copieuse affluence (entre 700 et 800 personnes ont fait le déplacement), 3 groupes sont donc à l’affiche avec en premier lieu les Autrichiens de SERENITY. Je vous avoue ne pas être trop fan de leur heavy/power qui comprend un peu trop de balades et de passages « gentillets » à mon gout. Heureusement, le groupe va tabler sur son répertoire le plus speed (pas trop quand même!). Si l’ on constate encore une fois que le son du Bikini est « nickel chrome » , il le restera tout au long de la soirée. Le groupe parait détendu, ses membres souriants et ils reçoivent finalement un  très bon accueil de la part du public qui les applaudit chaleureusement. Si certaines de leurs compos ne resteront pas dans les annales, ce petit Avantasia recèle toutefois quelques pépites remarquablement servies par la chant parfait de Georg Neuhauser comme en témoignent les excellents Follow me ,Wings of madness, Spirit in the flesh ou encore Legacy of Tudors. Un grand regret toutefois, l’absence de la merveilleuse chanteuse qui les accompagnait sur leur précédent opus et tournée, la française Clementine Delauney.BATTLE BEAST (5)

BATTLE BEAST (3)Changement d’ambiance avec les finlandais de BATTLE BEAST, nous allons remonter le temps vers les années 80 ou le synthé était roi et ou le monde entier dansait sur des tubes comme Jump de Van Halen ou The Final Countdown de Europe! Il n’y a qu’à voir le look incroyable de leur frontwoman Noora Louhimo, sorte de mix entre Jennifer Batten et Rob Halford (on retrouve clairement des influences de Judas Priest époque Turbo dans leurs compos!). Et c’est parti pour 45 minutes de folie servie par une énergie incroyable. Les 6 membres mettent le feu à un public acquis à leur cause. Certes, c’est kitch à souhait et la partie la plus extrème du public doit souffrir des passages au clavier. Mais pour ma part,ce délire voulu et pleinement assumé me file la banane et un pêche d’enfer. Quand c’est bien foutu, il n’ y a pas de raison de na pas s’amuser et de s’éclater comme le groupe sur scène, incroyable d’énergie. Quant à Noora, elle impressionne sur le plan vocal, montant très fort dans les aigus. Un passage réussi assurément porté par des hits à profusion. Revivez donc ces moments  à travers les videos rageuses de cette soirée (thanks to rockmeeting!) Enter the metal world, Out of control, Black Ninja ou encore Fight kiss and die.

POWERWOLF (5)Après un très bref moment de répis, place à la tête d’affiche, les Allemands de POWERWOLF qui commencent à se faire connaitre en France après un passage très remarqué au Hellfest 2014 tandis que leur popularité ne cesse de croitre en Allemagne où le groupe arrive à présent régulièrement dans le top 10 des charts!

La scène est dotée de backdrops magnifiques. Quant au groupe, on les reconnait facilement à présent avec leur look de « prètres garous ». Un peu à la manière de Ghost, la  mise en scène nous invite à une sorte de messe noire (gentillette toutefois…). Les compos sont marquées par des paroles en latin dans leurs textes, en particulier dans les refrains et intros. Ce systématisme est un peu ce que l’on peut reprocher au groupe, on a parfois l’impression d’entendre plusieurs fois le même morceau.POWERWOLF (1)

Ne chipottons toutefois pas : Powerwolf sur scène va se donner à fond durant presque deux heures. Le groupe déploie avant tout une qualité sonore irréprochable. Comme les deux groupes précédents, les allemands s’affichent tout sourire avec un impressionnant Attilia Dorn, frontman qui plaisante avec son public entre les morceaux et qui se débrouille ma foi pas mal du tout en français même s’il affirme le contraire. Celui-ci est parfaitement épaulé par son comparse claviériste Falk qui n’a pas d’égal pour galvaniser l’audience tant son charisme fascinant le dispute à un look parfaitement étudié. Véritable bout-en-train, il reprend un peu le rôle de Flake dans Rammstein, pas comme souffre douleur mais comme ambianceur hors pair. On ne s’ennuiera guère donc durant ces 110 minutes de show dans une ambiance excellente qui se terminera avec pas moins de trois titres en rappel. Oui, Il faudra compter avec Powerwolf dans les années à venir!

Les videos du concert de Powerwolf (merci Metalden!) : Army of the night ;  All we need is blood ; Lupus Deï ;

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Chronique : Conan Akiro . Compléments : Titi

Photos : Titi (issues du Rock Fest 2015 pour Jata Live car pas d’acred’ photos pour ce concert)

Merci à Antoine et à l’équipe de Bikini!

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Les producteurs m’ont proposé un caméo pour le premier épisode du reboot de la série de concert dont j’incarnais le héros. Un peu surpris, presque pris au dépourvu, j’acceptai…

Voilà plus de sept ans que je me rendais à mon premier concert de métal. C’était Sonata Arctica, au Bikini (on se demandait s’il y aurait des nanas en deux pièces) et c’était la veille du 11 novembre. C’est grâce au sacrifice de nos pères dans la boue des tranchées qu’on a pu assister à notre premier concert de métal parce qu’y avait pas cours le lendemain et que le grand frère de Felix avait le permis (on a pas compris sur le coup qu’il était un peu bourré au retour).

A l’époque Sonata était le genre de groupe ultime (son premier album reste une légende). C’était l’époque mythique du Power Metal. Le chant clair allait de soit, les gratteux sauvaient le monde à chaque solos et tout n’était qu’Heroic Fantasy.

Mais ces temps bénis des Dieux étaient mortels et les vents ténébreux black/death/pagan dissolvèrent le style dans un no man’s land dévolu aux puristes.

POWERWOLF (4)

D’aussi longtemps qu’il m’en souvienne, Toulouse n’est pas une terre de power. Le brutal death bas du front a pignon sur rue et l’on sert régulièrement un métal extrême aux tendances pagan ou folk pour contenter la clientèle. Bien que des groupes à tendance mélodique soient programmés (et certains pas des moindres), on flirte plus souvent avec les volutes féminines et capiteuses d’un metal symphonique qu’avec un power metal aux accents guerriers, triomphant héroïquement du dragon et bien moulé dans son slip en cuir. C’est bien simple j’ai dû assister à six concerts de power depuis mes débuts (et cela commence à en représenter un certain paquet). Le power était mort. Nous perdions quelque chose d’important en dédaignant l’aspect épique de notre musique offerte par ce style.

Or ces derniers temps étaient des temps de changement : J’allais soutenir ma thèse, je bossais, l’on m’avait expliqué que désormais il fallait surveiller la longueur de ses cheveux et tailler sa barbe. Les accents punks des programmations me tenaient éloigné des salles… Bref, j’me f’sais chier et je sentais que ma vie d’étudiant s’éteignait doucement. J’étais fini, j’étais cuit.

BATTLE BEAST (6)

Powerwolf en studio, je l’ai rapidement assimilé à un autre Ghost : des mélodies faciles, de la théâtralité très (trop ?) propre et du Satan Satan à succès auprès des hipsters de plus en plus présents à nos concerts. Dieu qu’il eu fallut que je sois en manque pour me décider à prendre ma place ! … Et grand bien m’en a pris ! En jetant un œil aux premières parties, je découvrais qu’il s’agissait de groupes assez orientés power : l’intérêt renaissait.

Comme un branque, le détour au distributeur pour le merch m’a fait manquer Serenity. Voici donc que Battle Beast débutait. Dans les premières mesures, un pogo s’est formé ; à ma grande surprise puisque cela est chose moins commune dans ce genre de musique. Sans plus réfléchir, j’y plongeai.

Et voici que, compressé contre les premiers rangs, l’impression montait que j’assistai à un remake de mon premier concert. La même folie, le même plaisir, la même ardeur quelque peu timide d’une première fois maladroite mais pleine de bonne volonté.

Les gens y croyaient! Le groupe ayant pourtant tendance à abuser du mid tempo, je me retrouvais à Headbanguer comme si ma vie en dépendait. Je me suis d’ailleurs pris des dents à l’arrière du crane. Autre fait d’arme à porter au crédit du groupe, lors du solo de keyguitar, le bassiste est venu abreuver le zicos de bière. Bon ça, vous me direz, c’est horriblement cliché et plutôt nul mais l’idiot a mis tellement de cœur à beerdrater son compère que le synthé a planté, trempé. Le morceau suivant a été lancé aussi sec, le temps de relancer l’instrument qui est reparu à peu près au moment de son solo. Si ce n’est pas de la foi !
BATTLE BEAST (8)

Enfin, leurs parties rapides étaient particulièrement maîtrisées et j’eu aimé en avoir plus à me mettre sous la dent. Près de 50 miutes malgré tout!

POWERWOLF (15)A l’entracte, je discutais avec deux petiots dont c’était le premier concert: refiler des groupes, des anecdotes et gloser sur le fait que le métal devienne à la mode… pendant que la jeune assistance autour de nous allait se frotter à Hubert de Metalliquoi.
POWERWOLF (11)

Quand à Pouvoirloup, je l’ai suivi de plus loin, ce qui ne m’a pas empêché de savoir l’apprécier grandement. Jolie mise en scène, lightshow vraiment impeccable, des nappes de claviers mixées un peu moins en avant ce qui a eu pour effet de faire ressortir des riffs de guitare vraiment pas dégueulasses. Non, vraiment les allemands (qui, parait-il, formaient un groupe de stoner rock avant de rencontrer le succès) sont bien meilleurs en concert que compressés sur disque. Seule ombre au tableau : la grande quantité de samples et notamment la basse entièrement enregistrée (c’est particulièrement triste dans les parties les plus violentes où les graves donnent tout le corps au riff). Quelques pains ont heureusement confirmé l’absence de play back. Espérons qu’ils les garderont sur le DVD qu’ils avaient l’air de tourner ce soir là tant les caméras HD étaient légion. Ce qui amène à déplorer l’absence d’agents de sécurité pour réceptionner les slammeurs en bout de scène ; le seul moment où j’en ai vu un, c’était pour protéger une caméra…
POWERWOLF (13)

POWERWOLF (18)Du côté du merch, le t-shirt METAL IS RELIGION est du plus bel effet pour les passionnés que nous sommes mais je n’avais pas envie d’avoir du loup sur le torse. Je me suis contenté d’acheter un album de Battle Beast (Steel… c’est évocateur) et surtout le digipack du dernier album de Serenity (Codex Atlanticus). Car oui, c’était ce groupe qui m’intéressait le plus et je suis très déçu de l’avoir manqué. Les morceaux sur youtube seuls m’ont convaincu à l’achat. En plus l’un des gars avait un t-shirt A day at the races et il a témoigné d’une bonne connaissance de la discographie de la Reine (je suppose que c’est le chanteur, ce sont toujours les chanteurs qui ont des t-shirts de Queen).
POWERWOLF (10)

Pour revenir à la fin du concert, je ne sais qui a eu la très bonne idée d’enchainer le rappel à rallonge des loups avec un morceau de heavy à fond les ballons. Une partie du public, encore dans l’ambiance du concert, a secoué la tête au solo (qui était très bon). Voilà une agréable façon de redescendre !

Mon moi étudiant est mort mais non sans un dernier et héroïque sursaut. Il est tombé au champ d’honneur lors du remake de mon premier concert, lieu de naissance d’une nouvelle génération de metalleux. Au tour de mon moi mature d’éclore et de grandir, au son de nombreux concerts de Power, à venir… je l’espère !

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Chronique : Ed’ Cleenewerck

Photos : Titi (issues du Rock Fest 2015 pour Jata Live car pas d’acred’ photos pour ce concert)

Merci à Antoine et à l’équipe de Bikini!

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GHOST : Métal Pontifical! (+ DEAD SOUL) – Mardi 1er décembre 2015 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in GHOST Toulouse 1.12.2015 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 décembre 2015 by JATA LIVE EXPERIENCES

GHOST Toulouse Le Bikini 1.12.2015 Photos Jata (22)21h30, une odeur d’encens des plus appropriée vient nous taquiner les narines. Avant même l’apparition du Pape et de ses goules, nous voici conditionnés, prêts à assister à la grand messe satanique. Depuis déjà quelques minutes, des chants grégoriens sont subtilement distillés à travers les enceintes. Le son est faible mais il contribue à créer l’atmosphère adéquat, pas si malsaine que ça d’ailleurs.GHOST Toulouse Le Bikini 1.12.2015 Photos Jata (33) Le public piaffe d’impatience. Nous sommes plus de 1300 dans une salle qui frôle le sold out. Certains se sont maquillés. Ça et là, nous avons croisé des papes, des prêtres, des bonnes sœurs. L’ambiance est bon enfant. Tous comptent passer un bon moment, participer à une fête un peu particulière….

DEAD SOUL Toulouse Le Bikini 1.12.2015 Photos Jata (9)Nous sommes à la barrière, l’idéal pour communier…

DEAD SOUL a ouvert la soirée. Un concept un brin étrange: pas de section rythmique, deux gratteux, un chanteur que certains qualifieront de Zuchhero pour sa ressemblance avec le vocaliste caverneux italien. La comparaison s’arrête là. Ici, nous sommes davantage dans une ambiance rock blues. Rien d’original, le chant est clair et convainquant, contrairement au son des guitares. On frôle parfois l’atmosphère cajun. Nous filons vers la Louisiane mais rien ne ressort vraiment et l’ensemble s’avère redondant. Bref, agréable sans s’avérer marquant (regardez lost my way)… Adrien conclura ainsi : « J’étais dead, ça m’a saoulé!« …GHOST Toulouse Le Bikini 1.12.2015 Photos Jata (23)

Toutes les attentions sont désormais tournées vers le métal épiscopal amené par son souverain pontifical : Papa Emeritus III, auto successeur de ses deux Papes satanistes antérieurs : lui même! En ce sens, le pied de nez est déjà original. Tout comme l’est un concept qui emprunte à nombre d’influences en les portant vers un paroxysme inédit. L’anonymat de Kiss durant une décennie étant ici décuplé par l’absence de patronyme des musiciens.

GHOST Toulouse Le Bikini 1.12.2015 Photos Jata (26)Des incantations en latin puis un light show rouge inquiétant laissent place à un backdrop en guise de vitrail blasphématoire. Nous voici plongé dans un univers parallèle. A ce titre, notre première crainte sera rapidement dissipée. Si les deux premiers titres (Spirit et From the pinnacle to the pit), issus du très bon nouvel album Meloria  nous font tranquillement entrer dans la danse, le ton est donné par les goules sans nom. Nous avions été déstabilisés au Hellfest 2013 par ces aubes sans visage résonnant telles des corps sans vie et sans expression. Il n’en sera rien ce soir. Très vite, nous ressentons une implication sans faille, une proximité étonnante et même mieux: une complicité frappante qui sera décuplée au fil des minutes.GHOST Toulouse Le Bikini 1.12.2015 Photos Jata (21)

GHOST Toulouse Le Bikini 1.12.2015 Photos Jata (24)Dès l’entame du troisième morceau, Ritual, la magie opère. Nous voilà immergés dans une sorte de maelström ou riffs heavy côtoient ambiances pop, dérivés prog du meilleur cru (Spirit), rythmes groovy, fortes influences classic hard rock typé 70’s (Majesty) ou petites touches thrash des plus savoureuses (Mummy dust).

 Curieuse mixture, étonnant contraste avec le look. La magie opère toutefois non seulement d’un point de vue artistique (le projet s’avèrant cohérent) mais également du côté médiatique où le buzz suscité (couv’ de Rock Hard, live de la semaine sur Canal+ etc…) attire un public hétéroclite et déguisé dont une fan base métal qui n’aurait probablement pas été aussi nombreuse sans un positionnement aussi minutieux et intrigant du concept depuis ses débuts.GHOST Toulouse Le Bikini 1.12.2015 Photos Jata (30)

GHOST Toulouse Le Bikini 1.12.2015 Photos Jata (29)Les premiers slammers font leur apparition sur la grand messe heavy/latine Con clavi con Dio/Per Aspera mais le phénomène reste marginal et pas très bien venu dans ce contexte. Le headbanging, par contre, reste de rigueur…

L’ambiance s’avère d’ailleurs excellente, tout comme le son, parfaitement rond et dosé. Deux nonnes offrent désormais du vin et des hosties aux fans situés dans les premiers rangs.

Le single Cirice résonnera pour le public mais surtout pour Sylvie comme LE très grand moment de la soirée. Non seulement notre frontman a abandonné sa tiare papale, mais il apparaît désormais en meneur de revue créant une étonnante mutation du métal pontifical vers le hard-rock baroque (pas de photos car nous ne sommes autorisés qu’aux trois premiers titres! Cliquez sur les liens videos!). Le voici qui s’approche, se pose à la lisière de deux univers. Il s’apprête à créer un lien  unique entre le royaume des ténèbres et le monde réel. Délicieuse attraction?  Peut-il être enclin à convertir une candide brebis? Insolite aparté s’il en est, le chanteur prend la main de ma compagne et la garde dans la sienne durant 30 précieuses secondes, lui entonnant, comme s’ils étaient seuls au monde, ce délicieux refrain (voir la video à 3’20). ‘I feel your presence amongst us You cannot hide in the darkness Can you hear the rumble? Can you hear the rumble that’s calling? … I can feel the thunder that’s breaking in your heart I can see through the scars inside you’ Moment gravé à jamais pour elle…

GHOST Toulouse Le Bikini 1.12.2015 Photos Jata (25)Si le troisième opus des suédois sera interprété dans sa quasi intégralité, les meilleurs titres des deux premiers opus ne seront pas oubliés (Body and bloodYear zero & outro ou Ghuleh/Zombie Queen et son atmosphère prog qui accélère crescendo).

N’y tenant plus, une jeune demoiselle me demande de la laisser passer lors de la somptueuse ballade He is. Elle n’est pas bien grande et brandit depuis le début du show un dessin du Pape, orné du logo du groupe. L’oauvre de la demoiselle ne m’obstruera pas la vue bien longtemps puisque notre Pape baroque, troisième du nom, apercevra l’offrande d’Aurélie et la remerciera lorsqu’elle lui offrira sa feuille.

GHOST Toulouse Le Bikini 1.12.2015 Photos Jata (15)Nous sommes happés, conquis, séduits. Me voilà même indulgent envers les petits subterfuges qui nuisent parfois à l’authenticité de l’ensemble mais contribuent à embellir le set: voix doublées, triplées, cœurs samplés etc…

D’autant plus indulgent que d’autres merveilleux morceaux nous attendent dont l’autre très grand moment de la soirée: l’inattendu et iconoclaste Jigolo Har Megiddo. Trois apôtres du métal épiscopal assis sur les marches du palais accompagnent  à la guitare acoustique notre maître de cérémonie lors du merveilleux, naturel et épuré  Jigolo Har Megiddo. Nous voilà bluffés et sous le charme, définitivement renversés par la curieuse machine qui s’humanise à notre insu.GHOST Toulouse Le Bikini 1.12.2015 Photos Jata (27)

90 minutes ont filé comme l’éclair. On imagine que la bien nommée If you have Ghosts, la belle reprise  popy psychédélique de Roky Erickson & the Aliens introduite par le Pape comme une alternative par les esprits à la solitude sonne le glas de la soirée. Il n’en est rien…

‘Merci beaucoup Toulouse!’ Il fallait bien finir par une petite ode au fils du Malin.  Monstance Clock nous captera jusqu’au bout du set…‘Come together, together as a one… Come together for Lucifer’s son’. Les lights s’éteignent, les fantômes disparaissent et les samples résonnent encore des chœurs à la gloire du fils de Satan.

GHOST transcende les genres. A ce titre,  si son cirque visuel et son positionnement peuvent déstabiliser, ils suscitent indubitablement l’intérêt. Le groupe a déjà dépassé le stade de la curiosité. La messe est dite. Pas aussi noire que certains pourraient encore le penser… Envoûtante… Enivrante de délicieuses vibrations… positives!

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Chronique et photos : Titi

Mise en page et traitement : SB

Merci à Olivier Garnier, à Replica Promotion et à l’équipe du Bikini.

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LES PHOTOS JATA DU CONCERT DE GHOST ET LA SET LIST:

LES PHOTOS DE DEAD SOUL :

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