Archive pour LE BIKINI

MORCHEEBA (& HEAD ON TELEVISION) : Parfum de sensualité – Lundi 3 Décembre 2018 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in MORCHEEBA Toulouse 3.12.2018 with tags , , , , , , , , , , , on 3 décembre 2018 by JATA LIVE EXPERIENCES

Le joyaux des salles toulousaines, française et européennes (mondiales même comme nous le confiera Ross Godfrey) affiche sold-out depuis belle lurette pour la venue du groupe le plus soyeux, voluptueux et sensuel qui soit. Introduit par l’esprit dansant et synthétique du trio Head on Television, fort bien accueillis durant leur 30 minutes de set, MORCHEEBA ne décevra pas les 1500 mordus romantiques qui c’étaient donnés rendez-vous en ce lieu, comme si la St Valentin avait été avancée. Bercés par la douce voix de la merveilleuse, classieuse et divine Skye Edwards dont le sourire le dispute à l’humour ‘french words’ de son compère Ross, c’est  un voyage de douceur et de subtilités qui nous est offert durant 1h40 que je vous propose de revivre en photos….

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Photos et intro : Tweety.

Merci à Bleu Citron et à David Vacher et à l’équipe du Bikini.

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LES PHOTOS JATA DE MORCHEEBA ET AL SET LIST :


LES PHOTOS JATA DE HEAD ON TELEVISION :

 

ULTRA VOMIT + TAGADA JONES : French Connection! – Samedi 17 Novembre 2018 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in TAGADA JONES / ULTRA VOMIT Toulouse 17.11.2018 with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 17 novembre 2018 by JATA LIVE EXPERIENCES

ULTRA VOMIT TAGADA JONES TOULOUSE LE BIKINI JATA LIVE EXPERIENCESEn ce jour de rébellion nationale, alors que  la couleur jaune émerge des quatre coins de l’hexagone, nous voici réuni dans le joyau des salles toulousaines pour célébrer, au son de riffs acérés une des « french connection » les plus excitantes de l’hexagone.

UV TOULOUSERetardé et ayant manqué l’introduction festive des 3 fromages, nous allions toutefois nous délecter et switcher entre les 70 minutes anticapitalistes, humanistes  et revendicatives de TAGADA JONES (lire Shaker de consciences ) et les 85 minutes humoristiques, mimétiques et ô combien intelligentes et interactives des sacripants d’ULTRA VOMIT. De quoi satisfaire les 1500 (dont beaucoup de jeunes premiers) fans dont les visages radieux en disaient longs sur le plaisir distillé et reçu.

A défaut de récit exhaustif, quoi de mieux que de jolies photos des deux groupes principaux et du public pour illustrer cette soirée mémorable….

Intro et photos : Tweety

Merci à Access live et à Manu Epain en particulier ainsi qu’à l’équipe du Bikini et à Antoine.

Les photos JATA LIVE EXPERIENCES de TAGADA JONES :

Les photos JATA LIVE EXPERIENCES de ULTRA VOMIT :

TRUST : Dompter l’indomptable…. (& DAVID SPARTE) – Toulouse, Le Bikini mardi 21 novembre 2017 –

Posted in TRUST Toulouse 21.11.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , on 21 novembre 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

C’était le temps de mon enfance, le temps des variétés sur les trois chaines. c’était le bon vieux temps des Carpentiers mais surtout celui de Guy Lux. Je vous parle d’un temps que les moins de …. bref, vous connaissez la chanson…

D’aussi loin qu’il m’en souvienne, j’ai toujours préféré le vrai live au play back. Guy Lux en proposait. Pourtant, ce soir là, alors que Claude François déjà parti demeurait encore aux cotés des Sardou et Johnny les maîtres des ondes, tout allait changer. Paradoxalement, la déflagration sera proposée en play back mais peu importe. Il faut l’avoir vécue pour se rendre compte du choc intersidéral que des dizaines de millions de téléspectateurs, incrédules, allaient recevoir tel un upercut fatal ou comme une révélation, source absolue de passion (à revivre ici sans tarder!).

Nous avions enfin nos Sex Pistols, notre étendard étendu au hard rock. La musique apportait enfin sa pierre à l’édifice politico social. Chaque mot claquait. Souvent, le sens m’échappait. Mais cette rage vindicative et revendicative me troublait, m’entraînait, me happait….comme toute une génération qui débattait dans les cours. On appartenait au courant Trust ou Téléphone! Il faut dire qu’en ce début des 80’s, les riffs de Nono servaient au mieux les propos d’un Bernie en état de grâce, le gars qui allait mettre un coup de saton bienvenu dans la fourmilière de la bienséance et des convention sociales françaises comme un absolu choc des consciences!

Ce fut ensuite le tout premier concert de ma vie, au Hall Cominges à Colomiers avec la grosse infrastructure scénique qui les perdra financièrement. Pourtant, les trois premiers albums resteront gravés à jamais comme des brûlots déclencheurs de toutes les révoltes, de toutes les colères, de toutes les passions. TRUST restera à jamais le seul groupe hexagonal que les anglais nous ont envié, l’inspirateur de ceux qui se dressent et qui alimentent à jamais mon panthéon musical bleu blanc rouge : Mass Hysteria, Tagada Jones, Sidilarsen, No one is innocent mais aussi Eiffel ou Saez. J’ai en moi tous ces poètes de la révolte tout comme Lavilliers, découvert quasi en même temps que Trust et qui ne faiblit jamais….

Clisson, Hellfest 2017…  Après une annulation particulièrement décevante quelques années plus tôt en quasi tête d’affiche (la bande à Bernie devait consacrer son set à ses trois premiers opus, un rêve avorté!!!), voilà enfin TRUST à l’affiche du plus fascinant des festivals. Le groupe se produit en pleine après midi sous une chaleur de plomb. Et là, comment dire…rien ne se passe! A tel point je vais agir tel que je ne le fais jamais : j’implore intérieurement à Bob (Bernie) de jeter l’éponge en milieu de set et file voir ce qu’il se passe ailleurs, manquant ainsi L’Elite ou Antisocial que je rêvais pourtant d’entendre à Clisson par ses créateurs.

J’avais déjà été dépité par l’attitude hautaine et méprisante de Bernie dans les années 2000 au Confluent, à Portet-sur-Garonne. Cette fois, ce sans âme ressenti au Paradis du métal semblait sonner le glas de ma fidélité envers le groupe de la Confiance. Je passe volontiers le chapitre tournée des zéniths avec DJ scratcheur qui vit des hordes de fans abdiquer à tout jamais.

Trust, pour ma part, c’est fini! Pas tout à fait visiblement. Dès juillet, me voici à Carcassonne pour une ultime chance. Il y a Europe et l’affiche semble suffisamment savoureuse pour faire le déplacement. Première réhabilitation! A ma grande surprise, le show est plus cohérent, plus compact bien que plus long qu’au Hellfest (90 mns) et la set list, qui alterne classiques et nouvelles chansons inconnues s’avère séduisante. Toulouse et son cultissime Bikini confirmera t-elle cette belle dernière sensation?

Sold out depuis des mois, le rendez vous de Trust avec le public de la ville rose a semble t-il rafflé tous les suffrages. Pas tout à fait pourtant. Malgré les 1500 personnes présentes ce soir, il n’y a quasi que des nostalgiques de l’époque Guy Lux. Beaucoup devaient être devant la télé ce soir là et on peut déplorer que la jeunesse du métal qui fréquente assidûment ce lieu habituellement ne soit que très très peu représentée. Rebelle, Bernie le restera à tout jamais et ne vendra jamais son intégrité ni aux modes, ni aux attentes. Il fait ce qu’il veut et se fout du reste. Il arbore ainsi son habituel bob ridicule vissé sur son crane et à troqué ce soir sa chemise hawaïenne contre un sweet à capuche noir. Rester soi même ou se vouloir anti-courant métal? Tel est son choix. Peu importe. Pourtant, à n’en pas douter, avec une attitude plus conformiste aux codes du genre et une set list adaptée aux attentes, le groupe aurait conquis bien de nouveaux fans et jouerait dans les enceintes les plus importantes du pays à l’image de ce que les ex Téléphone, alias Les Insus nous proposent depuis deux ans. Sont-ils pour autant moins intègres?

Probité, intégrité, anti conformisme? Provocation aussi…. Ce n’est pas du Motörhead ou du Scorpions qui est diffusé avant que le groupe n’entre en scène mais bien….une sorte de hip hop….passons encore. Un mot quand même sur la première partie : David Sparte n’est autre que le fils de Nono.

Là encore, ce n’est pas du tout ce que le public pourrait espérer en ouverture en venant voir son groupe culte. Le contre pied s’avère permanent chez nos amis agitateurs de principes et adeptes cette fois-ci du « copinage familial » en guise d’ouverture d’esprit. Soutenu par trois excellents musiciens, le fiston du gratteux légendaire nous offre un funk groovy, inspiré, parfois soul et justement interprété. Malheureusement, il est soutenu par des chœurs systématiquement samplés. Agréable mais hors sujet…

Nous y voici. De ma position privilégiée, je peux voir la set list. Première désillusion, il n’y a que 12 titres….Seconde déception, peu de classiques, de Gold comme Bernie les appellera par la suite. Pas même l’Elite, pourtant jouée à Carcassonne et au Hellfest, le fameux titre interprété chez Guy Lux! A la place, je constate avec satisfaction que Préfabriqués et surtout Fatalité apparaissent noir sur blanc! Le pire  : Fatalité sera zappée, oubliée. Bernie l’avait pourtant promise à un spectateur qui s’impatientait, jetant un oeil sur le sol où se trouve le « programme » du soir!

Dépité? Pas vraiment. Juste déçu, comme les fans, de ne pas avoir entendu cette merveille prévue, tout comme d’autres chefs d’oeuvres oubliés tels que Bosser 8 heures, Mr Comedie, Passe, Le sauvage, La junte, Les Templiers, Certitude …Solitude en lieu et place de titres moyens tels que Chaude est la foule ou Fais où on te dit de faire.

Que vaut donc cette tournée 2017? Trust ne serait donc plus ce groupe incandescent et agitateur qui nous servait de modèle? Parlons nous d’un vrai groupe ou d’un duo accompagné ? Au fil des dates, si la complicité et la cohésion de l’âme du groupe (Bernie et Nono) avec les excellents musiciens que sont David Jacob (basse) Izo Diop (guitare) et le très jeune Christian Dupuy (batterie) s’est renforcée, le combo apparaît désormais comme un excellent groupe … de rock ( Surveille ton look nous est offerte dans une envoûtante version lors de cette tournée!).

Si la provoc’ de Bernie demeure, son caractère affirmé le pousse avant tout à taquiner le public. Heureusement, cette fois, c’est bon enfant et le bougre s’avère de très bonne humeur malgré sa bronchite et son atèle à la cheville. Comme il n’est pas du style flagorneur, on peut le croire quand il se dit impressionné par l’ambiance et la réponse chaleureuse de la foule (« Top 5, largement! »). Toutefois, il ne se renie pas et le chanteur lance quelques piques bienvenues à la classe politique hexagonale ( « En marche…arrière!« )

Par ailleurs, pour peu que l’on ne soit pas que nostalgiques, les nouvelles compositions du futur album font souvent mouche et dressent toujours un constat politico-social des plus lucides. On se croirait parfois revenu enfin 30 ans en arrière lorsque Nono nous livre des riffs affûtés comme avant!  Si Démocrassie est une réussite, ce n’est toutefois qu’un mid tempo, contrairement aux excellents Déjà servie et surtout L’exterminateur qui envoient du lourd tant dans le tempo que dans les textes:

Lassé d’être un prédateur, je suis devenu exterminateur…

C’est mon corps, c’est mon sang,

C’est mon Dieu, …mon portable!

Bref, le public se régale de cette nouvelle mouture de leur groupe culte et le futur nouvel album promet! Seul bémol, l’absence de Fatalité, pourtant prévue ( et de l’Elite, on ne le dira jamais assez!). Quand on voit la réaction du Bikini qui scande à pleins poumons sur Préfabriqué : « Quelle sensation, la destruction! » et qui pogotte même sur Antisocial, on peut quand même regretter les choix du Boss, qui certes, comme il le répète « fait ce qu’il veut »!… »Même si j’ai envie de rester le pied sur ce retour pendant 10 mns, comme hier, sans bouger, personne ne m’en empêchera!« 

Si Bernie (particulièrement en voix et juste, soulignons le!), n’oubliera pas de mentionner le souvenir de leur ami Malcolm Young, guitariste d’AC/DC, disparu il y a quelques jours, quel dommage et quel regret de ne pas avoir saisi cette malheureuse opportunité pour nous proposer Ton dernier acte, magique hommage à Bon Scott.

Quand le groupe tire sa révérence, après 110 minutes de plaisir partagé, je me dis que la réhabilitation, à défaut d’être totale, est proche. Trust nous proposera t-il le show qu’il peut faire et dont nous rêvons avant qu’il ne soit trop tard? Pour assouvir ce fantasme il faudrait dompter l’indomptable….

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Chronique et photos : Tweety

Mise en page, traitement : SB

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TRUST, LES PHOTOS JATA DE LA SOIREE :

LAST TRAIN : Photos Report – Vendredi 2 juin 2017 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in LAST TRAIN Toulouse 2.6.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 2 juin 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

L’ascension de LAST TRAIN dans le paysage rock français s’avère stupéfiante! Elle va même bien au delà de nos frontières et de notre continent pour ce jeune groupe qui enfile les dates comme des perles et qui cumule depuis deux ans plus de show à son actif que bien d’autres en plusieurs décennies! Ils se produisent désormais dans les salles les plus prestigieuses, les festivals les plus populaires, ouvrent pour Johnny ou Placebo…Bref, ils sont partout!!!

Pour ce nouveau rendez vous toulousain, les quatre alsaciens foulent cette fois les planches du cultissime Bikini. Nous les avions découverts au Connexion Live, les avions revu au Metronum puis tout récemment au Zénith avec Placebo. Si l’on ajoute que nous les avions manqué à la Dynamo, les jeunes loups ont déjà foulé malgré leur tout jeune âge la quasi totalité des scènes rock toulousaines!

Une fois encore, nous n’allions pas être déçus durant l’heure qui leur était accordée lors de ce Festival des Curiosités. Energie communicative, implication, voix éraillée de circonstance servant un rock garage aux relents parfois poppy ou bluesy du plus bel effet, le groupe n’a aucun mal a capter un auditoire venu pour eux ou découvrant à peine le phénomène.

Une heure, c’est certes un peu court mais les quelques 700 personnes ont donné de la voix, se sont sentis impliqués, ont enchaîné quelques gentils pogos, démontrant au tout jeune combo que date après date, leur petite communauté s’accroît à vue d’œil. Quant-à nous, après le premier choc du Connexion en avril 2015, le plaisir reste renouvelé et nous continuons de suivre deux ans plus tard cette inexorable ascension avec un intérêt non dissimulé…

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Texte et photos : Tweety

Merci à Iris et à Bleu Citron.

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LES PHOTOS JATA DE LAST TRAIN AU BIKINI :

 

SUICIDAL TENDENCIES (& 22 BELLOW) – Photos Report – Mardi 11 avril 2017 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in SUICIDAL TENDENCIES Toulouse 11.4.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 11 avril 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

SUICIDEAL TENDENCIES investissait une nouvelle fois, en ce mardi quasi estival, la mythique scène du Bikini pour un show détonnant devant environ 1000 fans, tel un véritable tourbillon humain et sonore. Précédé de 22 BELLOW en ouverture, voici les photos JATA de cette magnifique soirée!SUICIDAL TENDENCIES Toulouse Le Bikini 11.4.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (15)

LES PHOTOS JATA DE SUICIDAL TENDENCIES :

LES PHOTOS JATA DE 22 BELLOW :

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Photos : Tweety

Merci à Antoine et à l’équipe du Bikini

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AMON AMARTH + DARK TRANQUILLITY + OMNIUM GATHERUM : La fureur de Thor! -Samedi 8 avril 2017 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in AMON AMARTH / DARK TRANQUILLITY Toulouse 8.4.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 8 avril 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

LA FUREUR DE THOR!

Et oui, par Odin! Mais cette colère est bienfaitrice au vu des succès remarquables des concerts metal en cette année 2017. Encore une fois, cette soirée affiche sold out plusieurs jours à l’avance. Le fait que beaucoup de concerts soient programmés le week-end explique bien entendu ce phénomène mais pas seulement. Il faut peut-être aussi y voir un petit effet Hellfest qui nous amène un public parfois très éloigné de la sphère metal, curieux de découvrir une musique qui avait sale réputation mais qui finalement, s’avère riche en variété et en ouverture d’esprit à une époque ou la chanson française n’est plus que l’ombre d’elle même à quelques exceptions près et ou le hip hop s’enfonce dans une médiocrité désolante (franchement voir ls Djeuns écouter PNL, pfff…). Alors bien sur, les grincheux diront qu’il y en a marre de voir tous ces « touristes » venir nous polluer comme à Gojira la dernière fois. Toutefois, le gars qui vient faire des pogos à un concert de black metal bourré, déguisé en Pikachu, tout en importunant les filles metalleuses pensant qu’elles sont faciles est quand même un phénomène rare, même en festival. Alors ne boudons pas notre plaisir de voir nos salles pleines.

 Le death mélodique est à l’honneur ce soir avec tout d’abord les finlandais d’ OMNIUM GATHERUM, Malgré leurs 20 ans d’âge, ils n’ont jamais connu le succès qu’ils étaient en droit d’espérer. La faute peut-être à des changements incessants de line up. D’ailleurs, le guitariste Markhus Vanhala est le seul membre d’origine (il est sacrément occupé ailleurs, en particulier avec Insomnium qui a pris un sacré envol ces dernières années). Pour ce soir, en tout cas, ils vont nous faire un set agréable dans le genre, à défaut d’être exceptionnel. Le son est correct mais les lumières très moyennes, peut-être veut-on réserver les gros effets pour la suite? C’est un peu dommage que les moyens soient réduits au strict minimum. Bonne prestation de nos amis finlandais, bien accueillis par le public déjà très nombreux dans la salle mais on ne pense pas qu’ils monteront plus haut vers le panthéon des dieux vikings malgré de très bon titres comme Frontiers

Le meilleur reste à venir. Un bon tiers du public est venu avant tout ce soir pour DARK TRANQUILITY. On ne présente plus aujourd’hui ces grands pionniers et maîtres du death metal mélodique qui avaient vraiment marqué les esprits avec des albums majeurs dans les années 90 (The gallery, The Mind’s I).  Malgré les années qui passent, le groupe n’a jamais baissé en qualité scénique. Pour les Toulousains, l’attente fut néanmoins longue pour les revoir. La dernière fois, c’était en 1999 à l’Ancien Bikini,  avec In Flames, Arch Enemy et Children Of Bodom (ça c’était du plateau!!!).

Une petite déception ce soir, il n’y a pas Niklas Sundin, retenu en Suède. La joie revient vite chez les fans quand ils s’aperçoivent que le remplaçant n’est d’autre que Christopher Amott (ex Arch Enemy) qui va assurer comme un chef. Car oui, pour le reste, le show sera à la hauteur de l’attente avec un set impeccable mené par le charismatique frontman Mikael Stanne. Bien entendu, leur dernier et très réussi opus Atoma est mis l’honneur avec plusieurs titres interprétés ce soir (Foward Mementum, Force of hand…). Les 50 minutes vont passer très vite avec un public très réceptif. Les fans sortiront heureux de cette excellente prestation mais avec un petit sentiment de frustration aussi car un peu de rab aurait été le bienvenu surtout quand on voit des setlists plus longues en Espagne ou en Allemagne. Saluons toutefois Dark Tranquility comme il se doit avec des musiciens sympathiques et disponibles qui resteront au contact des fans pour discuter et faire des photos après le set.

Au fil des années, AMON AMARTH est devenu le groupe Viking Metal par excellence. Il n’y a pourtant pas trop d’influences pagan dans leur musique, qui s’apparente à du death metal mélodique gonflé à la testostérone. Me voici mauvaise langue mais il vrai que pendant longtemps, leurs albums ne m’ont guère emballé, leur contenu étant trop linéaire et trop répétitif. D’ailleurs, leur passage au Bascala en 2011 ne m’a pas laissé un souvenir impérissable ( la faute, il est vrai, à un son très moyen). Heureusement, les deux derniers albums, avec des titres plus variés (les fans de la première vont me fusiller à bout portant …) trouvent davantage grâce à mes oreilles.

En tout cas, ce soir, on va avoir droit à un gros show pourvu d’ un décor magnifique avec la batterie juchée sur un énorme casque à cornes (oui, je sais, les historiens métalleux vont encore hurler car les vikings n’ont jamais porté de coiffe de ce type mais il faut bien dire que 99% des groupes pagan ou folk donnent une vision fantaisiste de l’histoire à l’exception de rares formations comme Moonsorrow). Nous voici donc devant un show furieux porté par un public en transe, mené par leur impressionnant mais souriant chanteur Johan Hegg qui prend souvent des pauses guerrières quand il ne boit pas sa bière avec son immense corne. Certains affirmeront que beaucoup de titres se ressemblent un peu trop mais, à la différence d’un Sabaton par exemple, le groupe ne se cache pas derrière des samples à outrance pour cacher leur pauvreté musicale. Leurs titres sont quand même diablement efficaces et entraînants (savourez donc The pursuits of vikings, The way of vikings et War of the gods). Le point d’orgue de cet impressionnant show sera atteint à la fin du rappel sur le « hit » Twilignt of the Tunder Gods qui voit apparaître un énorme dragon attaqué par Johan à coups de marteau de guerre. Du grand spectacle assurément pour ce soir. Comme pour d’autres concerts cette année (Kreator, Gojira), le public en aura eu pour son argent. Vivement d’autres spectacles de cette qualité!

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Chronique : Conan Akiro

Photos et mise en page : Tweety

Merci à Antoine et à l’équipe du Bikini.

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 Lire ici : AMON AMARTH, des vikings de coton…

AMON AMARTH – LES PHOTOS JATA, LE MERCH’ et LA SET LIST :

DARK TRANQUILLITY – LES PHOTOS JATA, LE MERCH’ et LA SET LIST :

OMNIUM GATHERUM – LES PHOTOS JATA  :

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Photos et intro : Tweety

Merci à Antoine et à l’équipe du Bikini.

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BLUES PILLS : Good vibrations! (& MARS RED SKY) : … – Mardi 21 mars 2017 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in BLUES PILLS Toulouse 21.3.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 21 mars 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

Spring pills for blues time! L’arrivée du printemps se veut humide sur la ville rose et c’est sous un ciel bien bas que Toulouse va enfin accueillir pour la première fois la révélation du Hellfest 2014 : BLUES PILLS. Alors que le groupe suédo-franco-américain semblait jusqu’alors aimanté par Bordeaux, il va enfin ce soir poser ses flightcases dans notre cultissime Bikini. On se demande malgré tout si la capacité du lieu (1500 personnes max) n’est pas  trop importante pour la déflagration rock blues soul typé psyché qui enchaîne les tournées intensives.  Même si la France semble avoir adopté le groupe, dont les dates sont légion dans l’hexagone, nous aurions imaginé ce show au Metronum, lieu parfaitement adapté pour l’évènement. Le cadre du Pink Paradize festival explique ce choix bizarre pour un jeune groupe dont le style s’apparente plus qu’à son tour à une culture alternative généralement exposée dans des clubs bien plus modestes.

Toutefois, c’est un peu plus de 400 passionnés qui se sont donnés rendez-vous en ce lieu mythique. Place au stoner tout d’abord avec trois martiens bordelais. Une heure durant, MARS RED SKY nous immerge dans un univers  tout en contraste, aussi éthéré vocalement que tellurique musicalement. Avec 10 ans de carrières et 3 opus à leur actif, le trio ne semble pas avoir misé sur l’attitude et la présence… fantomatique.    Si l’empreinte sonore en impose, le vrombissement de la basse entêtante et de la rythmique lourde n’est atténuée que par le chant crystallin, quasi lyrique de Julien Pras. Le public, bercé par une atmosphère ocre tout en rouge orangé s’avère médusé, circonspect parfois, mais également possédé, agréablement bercé par  ces réverbérations tout aussi planantes que massives, au groove et aux boucles parfois redondantes. Onirique à défaut d’être mordant, cosmique parsemé d’un psychédélisme progressif, ceux qui ne s’y sont pas retrouvés sont sortis tandis que les autres se sont laissés saisir, bercer ou envoûter…

21h07. Changement de ton. Lumières blanches abondantes, scène épurée mais parfaitement agencée : un backdrop des plus psychédéliques à la géométrie captivante trouve son prolongement dans un tapis de sol du plus bel effet. Tout y est : chevelures longues et soyeuses, barbes fines fraîchement coupées, chemises à fleurs ou corsaire, pantalons pieds de pachydermes. Ne manque que les odeurs et les effets partiels de quelques substances prohibées pour que l’illusion soit totale. Ambiance revival : back in the late 60’s, early 70’s…

Lady In Gold ouvre le set. Le titre éponyme du nouvel opus nous plonge dans une atmosphère plus soul que blues  ou les ambiances dominent déjà une six cordes et une rythmique toute en textures qui vont servir admirablement la déflagration vocale incarnée par la jolie blonde Elin Larsson.

Figure de proue de l’embarcation, la voix enchanteresse de la frontwoman à la salopette légère et aux pieds couverts de bas couleur chair transparents transcende déjà l’auditoire et ne tarde pas à véhiculer un frisson général tant son niveau s’avère impressionnant et sa maîtrise dévastatrice.

Au cours des 18 titres proposés ce soir (16 originaux et 2 reprises), nous voyageons au cœur du temps. On se délecte de la touche mystique un brin crasseuse d’un Devil Man, nous retrouvons avec bonheur le blues rock bondé de guitares issu de leur premier effort éponyme (High class woman, Ain’t no change, Black Smoke) et l’on se laisse bercer par le spectre de Janis Joplin sur la transcendante Little Sun.

Les lignes de guitares, enivrantes et subtiles, du français Dorrian Sorriaux nous transportent dans un echo quasi hypnotique. Son jeu tout en finesse et spontanéité se fond dans une alchimie totale avec la section rythmique sans faille et l’apport non négligeable de Richard Mygren, en cinquième membre alternant orgue et seconde six cordes. Si certains resteront circonspects devant l’absence de riffs pêchus et tranchants, la maîtrise subtile et sensible de Dorrian, tel un ménestrel du psychédélisme, confère à l’ensemble une empreinte fascinante. Plus hallucinogène et moins bluesy, seule la musique des anglais de Purson nous avait récemment invité à explorer de tels territoires (écoutez The contract) …

Porté par un groove propre à Blues Pills, la frontwoman rayonne et capte tous les regards. Entre danses frénétiques et levers de genoux compulsifs, ses mouvements vampirisent l’auditoire. Son programme d’entrainement semble parfois si remuant que la prendre correctement en photo mériterait d’être porté au rang de discipline olympique. La voici 3 secondes à droite puis elle file à gauche. Bliss pourrait entraîner tout le Bikini dans son sillage tant il est propice au décollage général. La pression monte mais la connection ne sera jamais totale. Elin capte mais n’entraîne pas! Malgré une magnifique présence, elle n’a pas encore ce pouvoir, ce charisme divin et rarissime dont sont dotées les Skin (Skunk Anansie) ou Izia qui irriguent la foule de  leurs compulsions et rendent le public épileptique à son tour.

Pourtant, nous voilà électrisés. Le planant Astralplane tétanise le public sous l’emprise du timbre suave et sensuel de la Diva. Nous voyageons loin et Elin semble encore avoir du potentiel en réserve. Tout en livrant une perpétuelle démonstration de ses capacités, la jolie blonde offre une performance non seulement probante mais habitée qui respire la sincérité et exhale un enthousiasme hautement contagieux… Peut-être trop respectueux! D’où cette impression de connection spirituelle à défaut d’être charnelle.

Si l’on regrettera l’absence des sublimes soul ballads No hope left for me Dig in ou The River, voici le temps du rappel. Elin se met au piano. Seule en scène, elle nous offre I felt a change ce titre sobre et pur qu’elle a écrit et composé. Magique, l’émotion envahit les âmes tant la chaleur de son timbre se conjugue avec douceur.

Plus puissant, le final nous invite vers un Gone so long habité, une exaltante reprise de Jefferson Airplane avec la participative Somebody to love puis la crasseuse Devil Man

A travers cette totale maîtrise blues d’influences soul, Blues Pills transcende sa soul de résonances  psychédéliques. Il y a comme une énergie post adolescente décomplexée à faire resurgir le passé  avec tant de maestria et d’insouciance en puisant l’inspiration aux confins de racines éternellement viciées à l’âme des pionniers. Le printemps est enfin de sortie. Ce soir, il s’est imposé à nous au travers de savoureuses vibrations!

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Photos & Chronique  : Tweety

Traitement, mise en page : SB

Merci à Thomas Bonnin & Mick Athias.

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LES PHOTOS JATA DE BLUES PILLS ET LA SET LIST :

LES PHOTOS JATA DE MARS RED SKY :

 

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