Archive pour TOULOUSE

JATA LIVE EXPERIENCES partenaire ou soutien des concerts les plus prestigieux !

Posted in Vie du site with tags , , , , , , , , , on 5 mai 2018 by JATA LIVE EXPERIENCES

                       NOTRE VIDEO RECAP HELLFEST 2017 !!!

HELLFEST2018

                    PAGE HELLFEST NEWS – LIEN DIRECT  New running order !

NEW ! YAROL & BLACK MINOU + SABOTAGE – Toulouse 3.5.2018

SABOTAGE Toulouse Connexion Live 3 mai 2018 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (16)

NEW ! WARM UP HELLFEST NIMES avec ULTRA VOMIT  

nimes (24)

SAXON au Bikini à Toulouse : Locations au au  0534311000 ou en cliquant sur l’affiche dès à présent :SAXON Y&T Toulouse

MYRATH + MANIGANCE : Photos Report – Montauban, 24.3.2018MYRATH Montauban Rio Grande 24 mars 2018 Photos JATA(39)

KISS KRUISE VII – Photos Recap !

KISS KRUISE VII

 

    HELLFEST 2017 – TOUTES LES PHOTOS JATA !!!! – LIEN DIRECT
HELLFEST 2017

             NOS DERNIERS REPORTAGES LIVE  – LIEN DIRECT

     

Concerts et spectacles à ne pas manquer, partenaires ou soutenus par J A T A :

HELLFEST 2018 à Clisson du 22 au 24 juin 2018.

HELLFEST2018

GUNS’ N’ ROSES au MMA Stadium de Bordeaux le mardi 26 juin 2018.

KAMELOT au Metronum le jeudi 4 octobre 2018.

SAXON + Y&T + RAVEN + WAYWARD SONS au Bikini le mardi 9 octobre 2018. Location à partir du 26.04.2018 à 10 h à Box Office au  0534311000 et sur box.fr.SAXON Y&T Toulouse

VERY PROG FESTIVAL les 12 et 13 Octobre au Metronum avec SONS OF APOLLO, DGM, SOUL SECRET, Persefone, Spheric Universe ExperienceVERY PROG FESTIVAL

ANNIHILATOR au Metronum le mercredi 31 Octobre 2018.

ULTRA VOMIT + TAGADA JONES + LES 3 FROMAGES au Bikini le samedi 17 novembre 2018.

THE NIGHT FLIGHT ORCHESTRA + BLACK MIRRORS au Rex le dimanche 2 décembre 2018.

DANKO JONES au Connexion Live le jeudi 6 décembre 2018.

LE BAL DES ENRAGES au Bikini le jeudi 2 mai 2019.

Partenariats / Soutiens JATA :  Des concerts à ne pas manquer !!!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités

YAROL & BLACK MINOU + SABOTAGE : Photos report – Jeudi 3 mai 2018 – Toulouse, Connexion Live –

Posted in YAROL & BLACK MINOU / SABOTAGE Toulouse 3.5.2018 with tags , , , , , , , , , , , , , , on 3 mai 2018 by JATA LIVE EXPERIENCES

yarol et sabotageYAROL ET BLACK MINOU Toulouse Connexion Live 3 mai 2018 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (23)Un Connexion Live quasi bondé en ce jeudi soir où se mêlent deux publics. On y retrouve les habitués des lieux dont nous sommes, férus des nombreux concerts  dans cette salle où, Sabotage, les locaux au potentiel international se produisent régulièrement.SABOTAGE Toulouse Connexion Live 3 mai 2018 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (8)Il y a  aussi d’autres personnes venues souvent pour la première fois découvrir le nouveau projet du guitariste prodige de FFF et Johnny Hallyday : Yarol Poupaud. Une soirée très longue (pas loin de 3 heures de presta pour YAROL & BLACK MINOU), à l’ambiance moite et déchaînée qui laissera de très bons souvenirs à l’assistance survoltée. A noter une version magique de Devil’s got a new disguise pour Sabotage et un set de reprise au top en conclusion du set de Yarol…qui reviendra en novembre en ces lieux. Nul doute que beaucoup remettrons le couvert en cette occasion!

____________________

Photos & Intro : Tweety

Merci à Laurie, à Bleu Citron et au Connexion Live.

____________________

LES PHOTOS JATA DE SABOTAGE :

LES PHOTOS JATA DE YAROL & BLACK MINOU :

ROMAIN HUMEAU – Rencontre acoustique – Samedi 03 février 2018 – Toulouse, La Sainte Dynamo –

Posted in ROMAIN HUMEAU Toulouse 3.2.2018 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 3 février 2018 by JATA LIVE EXPERIENCES

Une soirée toute en simplicité. Une offrande dans la proximité tel un partage intime.

Fort appréciée des nombreux ahuris présents ce samedi soir à La Sainte Dynamo, la visite impromptue de ROMAIN HUMEAU dans le belle salle (rénovée et trop peu utilisée) du centre ville pour présenter son nouvel opus, le « renommé » Mousquetaire(#2), s’est avérée des plus chaleureuses!

Blablas incessants et set acoustique rallongé avec arrêts à chacune des étapes de sa carrière solo, ce service puissance 10 (5 cordes et 5 étoiles) avec achat compulsivement jouissif de ladite galette, s’est avéré interactivement savoureux!

Un régal de chaque instant, où les retrouvailles furent non seulement d’ une profonde humanité mais aussi d’un plaisir non dissimulé qui perdurera longtemps dans la nuit.

De Chercher à Toi, en passant par Quixote ou même L’éternité de l’instant, une soirée de profondes libations, une de plus, 50 minutes de live délivré devant la Sainte Vierge par le  Roi des Ahuris que l’on se délecte déjà de retrouver vendredi prochain à Montauban, au Rio Grande!

Chapeau bas Mr Humeau, on vous remercie, on vous admire !ROMAIN HUMEAU Toulouse 2018

Lire aussi : Romain Humeau, Collatéral et de nombreuses chroniques live sur Eiffel colonne de droite sur Jata!

_____________

Merci à Romain et Estelle !!! Photos et intro : Tweety

____________

Les photos de la soirée :

 

 

SHAKA PONK – Monkey Business – Vendredi 02 février 2018 – Toulouse, Zénith –

Posted in SHAKA PONK Toulouse 2.2.2018 with tags , , , , , , , , , , on 2 février 2018 by JATA LIVE EXPERIENCES

Un zénith qui affiche complet, un show titanesque pour 2h20 de pur bonheur conjuguant délires en cascades et show rodé au cordeau malgré le début d’une tournée des plus ambitieuses. Qu’il est bon de constater que ce combo hexagonal se donne les moyens de rivaliser scéniquement avec les plus grands. Ambition, démesure se conjuguent ainsi avec intégrité musicale où mix des styles et puissance des riffs confèrent à l’ensemble une cohésion jouissive à souhaits. Circle pits, pogos furieux, braveheart, slams dantesques fusionnent à la perfection avec classiques et nouveaux titres, le tout porté par une scénographie stupéfiante. Seul bémol, un public mainstream  qui ferait mieux de fréquenter de temps à autres les concerts ou festivals métal afin de parfaire son éducation et comprendre ce que le mot respect signifie.

SHAKA PONK Toulouse Zénith 2.2.2017 Photos JATA LIVE EXPERIENCES (13)Si l’on ajoute les hommages bienvenus couplés en battles instrumentales aux monstres que furent Kurt Cobain, David Bowie, Prince ou encore Lemmy, on peut affirmer que  non seulement le groupe fulmine d’idées merveilleuses mais qu’il les propulse dans une fantasmagorie jubilatoire.

Portés par leur duo de performers Frah et Samaha toujours aussi justes, attachants et toujours plus charismatiques et  » caliente », on se délecte de tous les sons, de toutes les ambiances, de chaque univers proposé, de chacune des interactions fusionnelles et foisonnantes.

Alors, pas d’hésitation, prenez vite un ticket pour l’une des nombreuses dates de cette tournée monumentale qui marquera les esprits. Pour notre plus grand plaisir, le business du singe Goz n’est pas prêt de s’effriter! Monkey rules!!!

________________________

Mini chronique et photos : Tweety.

Merci à Bleu Citron et à Laurie en particulier. Merci à Galla Veret de Cyco.

_______________________

Les photos JATA de la soirée :

TRUST : Dompter l’indomptable…. (& DAVID SPARTE) – Toulouse, Le Bikini mardi 21 novembre 2017 –

Posted in TRUST Toulouse 21.11.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , on 21 novembre 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

C’était le temps de mon enfance, le temps des variétés sur les trois chaines. c’était le bon vieux temps des Carpentiers mais surtout celui de Guy Lux. Je vous parle d’un temps que les moins de …. bref, vous connaissez la chanson…

D’aussi loin qu’il m’en souvienne, j’ai toujours préféré le vrai live au play back. Guy Lux en proposait. Pourtant, ce soir là, alors que Claude François déjà parti demeurait encore aux cotés des Sardou et Johnny les maîtres des ondes, tout allait changer. Paradoxalement, la déflagration sera proposée en play back mais peu importe. Il faut l’avoir vécue pour se rendre compte du choc intersidéral que des dizaines de millions de téléspectateurs, incrédules, allaient recevoir tel un upercut fatal ou comme une révélation, source absolue de passion (à revivre ici sans tarder!).

Nous avions enfin nos Sex Pistols, notre étendard étendu au hard rock. La musique apportait enfin sa pierre à l’édifice politico social. Chaque mot claquait. Souvent, le sens m’échappait. Mais cette rage vindicative et revendicative me troublait, m’entraînait, me happait….comme toute une génération qui débattait dans les cours. On appartenait au courant Trust ou Téléphone! Il faut dire qu’en ce début des 80’s, les riffs de Nono servaient au mieux les propos d’un Bernie en état de grâce, le gars qui allait mettre un coup de saton bienvenu dans la fourmilière de la bienséance et des convention sociales françaises comme un absolu choc des consciences!

Ce fut ensuite le tout premier concert de ma vie, au Hall Cominges à Colomiers avec la grosse infrastructure scénique qui les perdra financièrement. Pourtant, les trois premiers albums resteront gravés à jamais comme des brûlots déclencheurs de toutes les révoltes, de toutes les colères, de toutes les passions. TRUST restera à jamais le seul groupe hexagonal que les anglais nous ont envié, l’inspirateur de ceux qui se dressent et qui alimentent à jamais mon panthéon musical bleu blanc rouge : Mass Hysteria, Tagada Jones, Sidilarsen, No one is innocent mais aussi Eiffel ou Saez. J’ai en moi tous ces poètes de la révolte tout comme Lavilliers, découvert quasi en même temps que Trust et qui ne faiblit jamais….

Clisson, Hellfest 2017…  Après une annulation particulièrement décevante quelques années plus tôt en quasi tête d’affiche (la bande à Bernie devait consacrer son set à ses trois premiers opus, un rêve avorté!!!), voilà enfin TRUST à l’affiche du plus fascinant des festivals. Le groupe se produit en pleine après midi sous une chaleur de plomb. Et là, comment dire…rien ne se passe! A tel point je vais agir tel que je ne le fais jamais : j’implore intérieurement à Bob (Bernie) de jeter l’éponge en milieu de set et file voir ce qu’il se passe ailleurs, manquant ainsi L’Elite ou Antisocial que je rêvais pourtant d’entendre à Clisson par ses créateurs.

J’avais déjà été dépité par l’attitude hautaine et méprisante de Bernie dans les années 2000 au Confluent, à Portet-sur-Garonne. Cette fois, ce sans âme ressenti au Paradis du métal semblait sonner le glas de ma fidélité envers le groupe de la Confiance. Je passe volontiers le chapitre tournée des zéniths avec DJ scratcheur qui vit des hordes de fans abdiquer à tout jamais.

Trust, pour ma part, c’est fini! Pas tout à fait visiblement. Dès juillet, me voici à Carcassonne pour une ultime chance. Il y a Europe et l’affiche semble suffisamment savoureuse pour faire le déplacement. Première réhabilitation! A ma grande surprise, le show est plus cohérent, plus compact bien que plus long qu’au Hellfest (90 mns) et la set list, qui alterne classiques et nouvelles chansons inconnues s’avère séduisante. Toulouse et son cultissime Bikini confirmera t-elle cette belle dernière sensation?

Sold out depuis des mois, le rendez vous de Trust avec le public de la ville rose a semble t-il rafflé tous les suffrages. Pas tout à fait pourtant. Malgré les 1500 personnes présentes ce soir, il n’y a quasi que des nostalgiques de l’époque Guy Lux. Beaucoup devaient être devant la télé ce soir là et on peut déplorer que la jeunesse du métal qui fréquente assidûment ce lieu habituellement ne soit que très très peu représentée. Rebelle, Bernie le restera à tout jamais et ne vendra jamais son intégrité ni aux modes, ni aux attentes. Il fait ce qu’il veut et se fout du reste. Il arbore ainsi son habituel bob ridicule vissé sur son crane et à troqué ce soir sa chemise hawaïenne contre un sweet à capuche noir. Rester soi même ou se vouloir anti-courant métal? Tel est son choix. Peu importe. Pourtant, à n’en pas douter, avec une attitude plus conformiste aux codes du genre et une set list adaptée aux attentes, le groupe aurait conquis bien de nouveaux fans et jouerait dans les enceintes les plus importantes du pays à l’image de ce que les ex Téléphone, alias Les Insus nous proposent depuis deux ans. Sont-ils pour autant moins intègres?

Probité, intégrité, anti conformisme? Provocation aussi…. Ce n’est pas du Motörhead ou du Scorpions qui est diffusé avant que le groupe n’entre en scène mais bien….une sorte de hip hop….passons encore. Un mot quand même sur la première partie : David Sparte n’est autre que le fils de Nono.

Là encore, ce n’est pas du tout ce que le public pourrait espérer en ouverture en venant voir son groupe culte. Le contre pied s’avère permanent chez nos amis agitateurs de principes et adeptes cette fois-ci du « copinage familial » en guise d’ouverture d’esprit. Soutenu par trois excellents musiciens, le fiston du gratteux légendaire nous offre un funk groovy, inspiré, parfois soul et justement interprété. Malheureusement, il est soutenu par des chœurs systématiquement samplés. Agréable mais hors sujet…

Nous y voici. De ma position privilégiée, je peux voir la set list. Première désillusion, il n’y a que 12 titres….Seconde déception, peu de classiques, de Gold comme Bernie les appellera par la suite. Pas même l’Elite, pourtant jouée à Carcassonne et au Hellfest, le fameux titre interprété chez Guy Lux! A la place, je constate avec satisfaction que Préfabriqués et surtout Fatalité apparaissent noir sur blanc! Le pire  : Fatalité sera zappée, oubliée. Bernie l’avait pourtant promise à un spectateur qui s’impatientait, jetant un oeil sur le sol où se trouve le « programme » du soir!

Dépité? Pas vraiment. Juste déçu, comme les fans, de ne pas avoir entendu cette merveille prévue, tout comme d’autres chefs d’oeuvres oubliés tels que Bosser 8 heures, Mr Comedie, Passe, Le sauvage, La junte, Les Templiers, Certitude …Solitude en lieu et place de titres moyens tels que Chaude est la foule ou Fais où on te dit de faire.

Que vaut donc cette tournée 2017? Trust ne serait donc plus ce groupe incandescent et agitateur qui nous servait de modèle? Parlons nous d’un vrai groupe ou d’un duo accompagné ? Au fil des dates, si la complicité et la cohésion de l’âme du groupe (Bernie et Nono) avec les excellents musiciens que sont David Jacob (basse) Izo Diop (guitare) et le très jeune Christian Dupuy (batterie) s’est renforcée, le combo apparaît désormais comme un excellent groupe … de rock ( Surveille ton look nous est offerte dans une envoûtante version lors de cette tournée!).

Si la provoc’ de Bernie demeure, son caractère affirmé le pousse avant tout à taquiner le public. Heureusement, cette fois, c’est bon enfant et le bougre s’avère de très bonne humeur malgré sa bronchite et son atèle à la cheville. Comme il n’est pas du style flagorneur, on peut le croire quand il se dit impressionné par l’ambiance et la réponse chaleureuse de la foule (« Top 5, largement! »). Toutefois, il ne se renie pas et le chanteur lance quelques piques bienvenues à la classe politique hexagonale ( « En marche…arrière!« )

Par ailleurs, pour peu que l’on ne soit pas que nostalgiques, les nouvelles compositions du futur album font souvent mouche et dressent toujours un constat politico-social des plus lucides. On se croirait parfois revenu enfin 30 ans en arrière lorsque Nono nous livre des riffs affûtés comme avant!  Si Démocrassie est une réussite, ce n’est toutefois qu’un mid tempo, contrairement aux excellents Déjà servie et surtout L’exterminateur qui envoient du lourd tant dans le tempo que dans les textes:

Lassé d’être un prédateur, je suis devenu exterminateur…

C’est mon corps, c’est mon sang,

C’est mon Dieu, …mon portable!

Bref, le public se régale de cette nouvelle mouture de leur groupe culte et le futur nouvel album promet! Seul bémol, l’absence de Fatalité, pourtant prévue ( et de l’Elite, on ne le dira jamais assez!). Quand on voit la réaction du Bikini qui scande à pleins poumons sur Préfabriqué : « Quelle sensation, la destruction! » et qui pogotte même sur Antisocial, on peut quand même regretter les choix du Boss, qui certes, comme il le répète « fait ce qu’il veut »!… »Même si j’ai envie de rester le pied sur ce retour pendant 10 mns, comme hier, sans bouger, personne ne m’en empêchera!« 

Si Bernie (particulièrement en voix et juste, soulignons le!), n’oubliera pas de mentionner le souvenir de leur ami Malcolm Young, guitariste d’AC/DC, disparu il y a quelques jours, quel dommage et quel regret de ne pas avoir saisi cette malheureuse opportunité pour nous proposer Ton dernier acte, magique hommage à Bon Scott.

Quand le groupe tire sa révérence, après 110 minutes de plaisir partagé, je me dis que la réhabilitation, à défaut d’être totale, est proche. Trust nous proposera t-il le show qu’il peut faire et dont nous rêvons avant qu’il ne soit trop tard? Pour assouvir ce fantasme il faudrait dompter l’indomptable….

_________________

Chronique et photos : Tweety

Mise en page, traitement : SB

__________________

TRUST, LES PHOTOS JATA DE LA SOIREE :

ANATHEMA + ALCEST : Little drops of Heaven -Toulouse, Metronum 11 octobre 2017 –

Posted in ANATHEMA / ALCEST Toulouse 11.10.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 11 octobre 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

Première satisfaction, le grand embouteillage des concerts toulousains de ce début octobre (quatre dates pour nous rien que cette semaine!), ne semble pas nuire à l’affluence! Après le sold out d’Alestorm ce lundi et celui à venir samedi de Sidilarsen, tous deux au Bikini, voici qu’ ANATHEMA suscite encore plus de passion que lors de ces pourtant magiques nombreuses venues précédentes. Ce coup-ci, si le Metronum n’affiche pas complet, cela ne s’est joué qu’à 20 tickets près!

C’est donc une soirée placée sous le signe de l’élévation (du grec Ana) servie par  une histoire exaltée (thema) qui nous est offerte, telle une offrande spirituelle.

Dès 20h30, nous voici déjà dans le ton éthéré de la soirée. Si les gars de Liverpool ont convié ALCEST à ouvrir pour eux durant deux longs mois de tournée à travers l’Europe, ce n’est surtout pas un hasard.

Le plus surprenant sans doute, c’est que les frenchies du gard jouent ce soir pour la toute première fois dans la ville rose! Quand on pense que leur premier opus est sorti en 2007 et qu’ils ont déjà plusieurs Hellfest à leur actif, on se dit qu’il y a des choses qui surprennent dans la programmation des concerts de notre ville. Par bonheur, bien plus qu’un guest habituel, le temps de jeu des gardois sera des plus conséquent avec une heure de pur bonheur distillé à un public massif, attentif . Basse vrombissante, six cordes acérée, nous voici sous l’emprise de cet équilibre fascinant entre les éructations screamées de Neige et la lourde et lumineuse enveloppe musicale toute en atmosphères mâtinées de post rock propice à nous faire converger vers des rêveries oniriques.

Un début de soirée idéal s’il en est, en parfaite adéquation avec l’esprit du fabuleux groupe qui va suivre…

Bémol à cette belle soirée, l’attente est trop longue puisque la bande de Liverpool ne foulera les planches qu’à 22h05. Proposant un set de deux heures, l’horaire ne colle plus avec une partie du public qui devra quitter les lieux deux morceaux avant la fin afin de ne pas louper le dernier métro. Au prix assez élevé du ticket, on ne pourra que déplorer ce manque de respect. Ce terme pourtant si redondant dans la bouche  du lunaire Vincent Cavanagh quand il se réjouit de voir  enfin filer les photographes après deux titres et avoue qu’il ne joue pas pour eux mais juste pour « vous », désignant, un brin démagogue, le public, celui qui a payé son ticket. Si l’on ajoute à cela un geste quelque peu déplacé sur l’appareil d’une « consœur » et amie, on se dit qu’il y a quelque chose qui ne colle pas ce soir.

Pourtant, tout ça n’est qu’impression. Le set va s’avérer divin, servi par une mis en son exceptionnelle. Vincent Cavanagh m’avouera même en fin de soirée, alors qu’il vient de sauter de scène dès la fin du set (!), de fendre la foule et de  rejoindre le stand de merch’ en fond de salle, que ce fut pour le groupe un concert des plus mémorables, le meilleur de la tournée après Paris, dont la prestation sur la scène du Bataclan ne peut rivaliser en terme d’émotion avec nulle autre. Il regrettera même ses propos de début de concert et s’avérera d’une disponibilité et d’une convivialité impressionnantes. Comme quoi… Les émotions véhiculées pendant deux heures ont semble t-il pris le dessus sur la fatigue et la probable routine d’une longue tournée.

Retour sur les sensations ressenties durant ces deux heures de voyage. Ne voulant pas être redondant, précipitez vous sur ce que je vous narrais lors des deux précédentes venues du combo (au Bikini en 2011  puis déjà au Metronum il y a 3 ans : Frissons divins).

The optimist, sorti cette année raconte l’histoire d’un homme qui laisse son passé derrière lui et repart vers de nouveaux horizons, qu’il espère plus paisibles. Nous voici au cœur de la fin de l’histoire de A fine day to exit (2001).

Paradoxalement, les nouveaux titres, toujours aussi intenses s’avèrent plus tourmentés, comme propulsés par l’ironie qui endigue le sentiment d’optimisme. Or, ces ambiances progressives et sombres s’avèrent, comme à l’accoutumée, sublimées par des lignes de chant sortant des sentiers battus, toujours au service de mélodies accrocheuses et pénétrantes.

Le nombreux public semble si souvent médusé, comme suspendu à un fil, flottant à quelques centimètres du sol, happé par cette intense authenticité progressive et emphatique. Le groupe ne vient pas le chercher si bien que la sensation de foule reste feutrée, chaque personne vivant sa propre émotion avec la profondeur qui la caractérise.

Dès l’introduction avec l’instrumental San Francisco, nous sentons que le piano prend, au fil du temps, une part prépondérante dans l’univers des anglais,  les frangins guitaristes opérant à tour de rôle ou ensemble aux claviers… Derrière les futs, John Douglas s’est absenté de cette tournée.  Mais la propulsion et l’identification s’avéreront totale dès la sublime mise en musique des deux parties d’ Untouchable, issues de l’avant dernier opus Weather Systems. Nous le savons désormais, le groupe ne jouera pas The Optimist en intégralité….

Comme à l’accoutumée, nous voici davantage touchés, voire bouleversés par les parties les plus propices à la rêverie, les plus mélancoliques des anglais. Ainsi, le sublime Endless ways nous transportera davantage qu’un Can’t let go, plus conventionnel et moins typé où Vincent assure parfaitement la chant. Son frère Danny s’avère méconnaissable. Il a doublé de volume mais le son de sa gratte demeure envoûtant.

La mise en live d’une grande partie du nouvel opus recèle bien des moments qui ouvrent grand l’espace de votre imaginaire. Si le groupe fleurte avec la perfection sonore et technique, comment rester de marbre au son de ses deux voix qui se marient admirablement et de ses guitares onctueuses?

On regrettera même que les anglais n’explorent pas davantage les montées en puissance jouissive de Lee Douglas offertes sur The Optimist ( Ghosts et Close your eyes manquent à l’appel), purs moments d’onirisme où la blonde chanteuse s’avère enchanteresse.Et si celle-ci n’a ni le charisme, ni la proximité délicieuse d’une Anneke Van Griersbergen, elle impose et propulse juste par sa voix Anathema dans une sphère aux multiples douceurs. Or, tout est question de sensibilité comme en témoigne la merveille du chef d’oeuvre We’re here because we’re here : Dreaming light où c’est cette fois Vincent qui chavire nos cœurs.

Cinq titres seront proposés en rappel. Le groupe se renouvelle. Comment lui reprocher de ne pourtant pas avoir joué la merveille Thin Air par exemple?…. Attardons nous plutôt sur le puissant et renversant double duo de percussion final rehaussant la version 2017 du classique Distant satellites. Un pur moment de jouissance auditive pour un concert qui s’achève avec le saut de Vincent au cœur du pit (il restera dans la salle jusqu’à instinction des feux!).

Comme à l’accoutumée, nous repartons conquis de cette nouvelle proposition d’Anathema où de petites gouttes de Paradis furent distillées deux heures durant par une musique riche, précise et d’une intensité émotionnelle rare.

_______________________

Chronique et photos : Tweety

Traitement et mise en page : SB

Merci à Bleu Citron et à Laurie en particulier

________________________

LES PHOTOS JATA D’ANATHEMA + LA SET LIST :

LES PHOTOS JATA D’ALCEST :

 

KLONE (& CANCEL THE APOCALYPSE) : Les tumultes et la plume… – Mardi 27 juin 2017 – Toulouse, American Cosmograph –

Posted in KLONE / CANCEL THE APOCALYPSE Toulouse 27.6.2017, Vie du site with tags , , , , , , , , , , , , , , on 27 juin 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

Telle une savoureuse parenthèse entre l’hystérie du Hellfest et le grand break toulousain de l’été, nous voici conviés à une soirée particulière : classieuse, intense, mystérieuse et enveloppante.

Près de 250 métalleux se sont donnés rendez vous en ce mardi soir de fin juin dans la grande salle d’un petit cinéma cosy du centre ville, le délicieusement nommé American Cosmograph.

Devant l’endroit, baroque à souhaits, les conversations vont bon train tandis que la porte de la salle reste encore close. Lorsque nous investissons le lieu avec une bonne demi heure de retard, celui-ci dévoile devant l’écran et autour de la petite scène, une rambarde de type castillan dont seul l’escalier central ne semble pas obstruer la vue ni faire obstacle. C’est d’autant plus déstabilisant que l’on sait que les deux groupes de la soirée seront assis, l’exercice acoustique rimant à l’accoutumée avec position statique…

Cette inquiétude sera vite dissipée dès les premières notes des garonnais de CANCEL THE APOCALYPSE. Si l’on est vite rassuré sur la qualité du son dans la salle, l’aspect visuel s’avère certes particulier mais renforcera tout au long de la soirée une certaine forme d’onirisme entre le public et les artistes.

Entre deux musiciens classiques bordelais et deux représentants de la scène hardcore/métal toulousaine, c’est à un cocktail unplugged des plus improbables auquel nous sommes conviés en ouverture de cette belle soirée. Bercé par les arpèges de la violoncelliste Audrey Paquet et les accords du guitariste classique Arnaud Barat, nous voici tour à tour déstabilisés puis conquis par l’incandescence de cette fusion improbable rythmée par les percus de Hélios Mikhaïl et enrichi par le timbre écorché de Matthieu Miegeville qui confère à cette improbable fusion plusieurs couches d’une exquise profondeur.

Très surprenant au premier abord, les divers éléments qui composent cette œuvre se marient à la perfection. Audacieux, mais pourvu d’une véritable identité, le concept trouve un parfait équilibre entre élégance des mélodies, breaks inattendus et fougue bouillonnante servies par un organe tout en screams puissants et sensibilité à fleur de peu (écoutez Candelights).

De retour sur nos confortables sièges de velours (au tout premier rang!) après un détour talk et boissons dans le rue, nous voici fins prêts pour le voyage.

Ce soir, nous avons la chance de découvrir KLONE en config’ à cinq, l’excellent batteur/percussionniste Romain Berce venant apporter une magie supplémentaire à la formation, libérant ainsi Armelle Dousset de sa partie percus et lui permettant d’enrichir et de désincarner encore davantage les mélodies grâces à de parcimonieuses et subtiles interventions au clavier mais surtout à l’accordéon….

Ce qui frappe d’emblée, outre la pureté crystaline du son, c’est une cohésion absolue entre cinq partenaires qui ne font qu’un pour nous offrir une palette émotionnelle absolue que nous n’avions jusqu’alors connue qu’à travers des artistes à la sensibilité chairdepoulesque tels que Peter Von Poehl, Anneke Van Griesbergen, Anathema ou encore Steven Wilson.

Outre ces ambiances feutrées, ce set apaisé nous transperce de sa palette émotionnelle multicolore, nuancée, éthérée à souhaits. Nous en perdons la notion du temps tant cette fragilité ouatée transcende nos âmes. Nous voici en quasi lévitation. Difficile de se concentrer sur les photos tant le groupe se met à nu. Les orléanais dépouillent leur répertoire avec une maestria absolue qui sied à merveille à cette authenticité à fleur de peau. Doté d’un aspect plus progressif chaque note nous enveloppe d’un charme ouaté d’une ampleur rare.

Comment rester à quai tant l’invitation du quintet touche droit au cœur un public sous le charme, quasi en lévitation et qui ne demande qu’à monter à bord. Le virage atmosphérique pris par le groupe depuis 2015 semble deux ans plus tard trouver son apogée à travers cette tournée et cet album unplugged quasi magique. Klone réinvente là un concept qui vécu ses plus belles heures grâce à MTV au début des 90’s grâce à des groupes tels que Nirvana, Alice in Chains mais aussi Pearl JamKiss ou Aerosmith.

Portés par le chant en voix claire de Yann Ligner, bluffant de maîtrise et de sensibilité, le groupe revisite ces titres les plus touchants et leur donne de nouvelles couleurs. Avec Nebulous, Klone nous offre un voyage en planeur. Les paysages s’avèrent sublimes, le monde apaisé et majestueux, comme si la nébuleuse dissipait tous les brouillards…  L’émotion s’empare du public. Sur Immersion, certains ont les larmes aux yeux. L’intimité avec le public s’avère totale…

Aux guitares acoustiques, Guillaume Bernard et Aldrick Guadagnino oublient les distorsions et coordonnent merveilleusement leur parties de six cordes en des réarrangements saisissants (écoutez cette version épurée de Rocket Smoke).

Cueillis d’emblée par sa performance faite de pudeur et d’assurance, nous voici en suspension quand Yann nous convie une nouvelle fois au voyage à travers la sidérante reprise du People are People de Dépèche Mode dont la densité et le dépouillement n’ont d’égale que la puissance émotionnelle qu’elle dégage et qui nous bouleverse.

Ce sentiment d’authenticité, nous le retrouveront à travers chaque titre (Come undone, Grim dance…) Il n’y a pas de faiblesse dans ce set cohérent où nous aurions presque envie de nous dandiner sur  Gone up in flames. Yann nous bluffe; fermez les yeux et vous pensez forcément à Sting tant ses intonations sont similaires. Ce dernier n’aurait d’ailleurs pas renié la toute nouvelle chanson du groupe (The silent field of slaves) qui irait comme un gant à l’ancien chanteur de Police!

Sans filet, le groupe nous a offert un moment d’anthologie, un set poignant empreint de modestie et d’authenticité en totale intimité avec le public. Une performance rarissime dont nous sortons abasourdis et plus légers, telle une plume refusant de se poser face aux tumultes de l’existence…

___________________

Chronique et Photos : Tweety

Merci à Julien Oliba, Klone, Cancel the Apocalypse et Mathpromo.

_________________

LES PHOTOS JATA DE KLONE :

LES PHOTOS JATA DE CANCEL THE APOCALYPSE :

%d blogueurs aiment cette page :