Archive pour STONER

BLUES PILLS : Good vibrations! (& MARS RED SKY) : … – Mardi 21 mars 2017 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in BLUES PILLS Toulouse 21.3.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 21 mars 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

Spring pills for blues time! L’arrivée du printemps se veut humide sur la ville rose et c’est sous un ciel bien bas que Toulouse va enfin accueillir pour la première fois la révélation du Hellfest 2014 : BLUES PILLS. Alors que le groupe suédo-franco-américain semblait jusqu’alors aimanté par Bordeaux, il va enfin ce soir poser ses flightcases dans notre cultissime Bikini. On se demande malgré tout si la capacité du lieu (1500 personnes max) n’est pas  trop importante pour la déflagration rock blues soul typé psyché qui enchaîne les tournées intensives.  Même si la France semble avoir adopté le groupe, dont les dates sont légion dans l’hexagone, nous aurions imaginé ce show au Metronum, lieu parfaitement adapté pour l’évènement. Le cadre du Pink Paradize festival explique ce choix bizarre pour un jeune groupe dont le style s’apparente plus qu’à son tour à une culture alternative généralement exposée dans des clubs bien plus modestes.

Toutefois, c’est un peu plus de 400 passionnés qui se sont donnés rendez-vous en ce lieu mythique. Place au stoner tout d’abord avec trois martiens bordelais. Une heure durant, MARS RED SKY nous immerge dans un univers  tout en contraste, aussi éthéré vocalement que tellurique musicalement. Avec 10 ans de carrières et 3 opus à leur actif, le trio ne semble pas avoir misé sur l’attitude et la présence… fantomatique.    Si l’empreinte sonore en impose, le vrombissement de la basse entêtante et de la rythmique lourde n’est atténuée que par le chant crystallin, quasi lyrique de Julien Pras. Le public, bercé par une atmosphère ocre tout en rouge orangé s’avère médusé, circonspect parfois, mais également possédé, agréablement bercé par  ces réverbérations tout aussi planantes que massives, au groove et aux boucles parfois redondantes. Onirique à défaut d’être mordant, cosmique parsemé d’un psychédélisme progressif, ceux qui ne s’y sont pas retrouvés sont sortis tandis que les autres se sont laissés saisir, bercer ou envoûter…

21h07. Changement de ton. Lumières blanches abondantes, scène épurée mais parfaitement agencée : un backdrop des plus psychédéliques à la géométrie captivante trouve son prolongement dans un tapis de sol du plus bel effet. Tout y est : chevelures longues et soyeuses, barbes fines fraîchement coupées, chemises à fleurs ou corsaire, pantalons pieds de pachydermes. Ne manque que les odeurs et les effets partiels de quelques substances prohibées pour que l’illusion soit totale. Ambiance revival : back in the late 60’s, early 70’s…

Lady In Gold ouvre le set. Le titre éponyme du nouvel opus nous plonge dans une atmosphère plus soul que blues  ou les ambiances dominent déjà une six cordes et une rythmique toute en textures qui vont servir admirablement la déflagration vocale incarnée par la jolie blonde Elin Larsson.

Figure de proue de l’embarcation, la voix enchanteresse de la frontwoman à la salopette légère et aux pieds couverts de bas couleur chair transparents transcende déjà l’auditoire et ne tarde pas à véhiculer un frisson général tant son niveau s’avère impressionnant et sa maîtrise dévastatrice.

Au cours des 18 titres proposés ce soir (16 originaux et 2 reprises), nous voyageons au cœur du temps. On se délecte de la touche mystique un brin crasseuse d’un Devil Man, nous retrouvons avec bonheur le blues rock bondé de guitares issu de leur premier effort éponyme (High class woman, Ain’t no change, Black Smoke) et l’on se laisse bercer par le spectre de Janis Joplin sur la transcendante Little Sun.

Les lignes de guitares, enivrantes et subtiles, du français Dorrian Sorriaux nous transportent dans un echo quasi hypnotique. Son jeu tout en finesse et spontanéité se fond dans une alchimie totale avec la section rythmique sans faille et l’apport non négligeable de Richard Mygren, en cinquième membre alternant orgue et seconde six cordes. Si certains resteront circonspects devant l’absence de riffs pêchus et tranchants, la maîtrise subtile et sensible de Dorrian, tel un ménestrel du psychédélisme, confère à l’ensemble une empreinte fascinante. Plus hallucinogène et moins bluesy, seule la musique des anglais de Purson nous avait récemment invité à explorer de tels territoires (écoutez The contract) …

Porté par un groove propre à Blues Pills, la frontwoman rayonne et capte tous les regards. Entre danses frénétiques et levers de genoux compulsifs, ses mouvements vampirisent l’auditoire. Son programme d’entrainement semble parfois si remuant que la prendre correctement en photo mériterait d’être porté au rang de discipline olympique. La voici 3 secondes à droite puis elle file à gauche. Bliss pourrait entraîner tout le Bikini dans son sillage tant il est propice au décollage général. La pression monte mais la connection ne sera jamais totale. Elin capte mais n’entraîne pas! Malgré une magnifique présence, elle n’a pas encore ce pouvoir, ce charisme divin et rarissime dont sont dotées les Skin (Skunk Anansie) ou Izia qui irriguent la foule de  leurs compulsions et rendent le public épileptique à son tour.

Pourtant, nous voilà électrisés. Le planant Astralplane tétanise le public sous l’emprise du timbre suave et sensuel de la Diva. Nous voyageons loin et Elin semble encore avoir du potentiel en réserve. Tout en livrant une perpétuelle démonstration de ses capacités, la jolie blonde offre une performance non seulement probante mais habitée qui respire la sincérité et exhale un enthousiasme hautement contagieux… Peut-être trop respectueux! D’où cette impression de connection spirituelle à défaut d’être charnelle.

Si l’on regrettera l’absence des sublimes soul ballads No hope left for me Dig in ou The River, voici le temps du rappel. Elin se met au piano. Seule en scène, elle nous offre I felt a change ce titre sobre et pur qu’elle a écrit et composé. Magique, l’émotion envahit les âmes tant la chaleur de son timbre se conjugue avec douceur.

Plus puissant, le final nous invite vers un Gone so long habité, une exaltante reprise de Jefferson Airplane avec la participative Somebody to love puis la crasseuse Devil Man

A travers cette totale maîtrise blues d’influences soul, Blues Pills transcende sa soul de résonances  psychédéliques. Il y a comme une énergie post adolescente décomplexée à faire resurgir le passé  avec tant de maestria et d’insouciance en puisant l’inspiration aux confins de racines éternellement viciées à l’âme des pionniers. Le printemps est enfin de sortie. Ce soir, il s’est imposé à nous au travers de savoureuses vibrations!

________________

Photos & Chronique  : Tweety

Traitement, mise en page : SB

Merci à Thomas Bonnin & Mick Athias.

_______________

LES PHOTOS JATA DE BLUES PILLS ET LA SET LIST :

LES PHOTOS JATA DE MARS RED SKY :

 

7 WEEKS + HYPNO5E : STONE AGE FESTIVAL (& SIMONE CHOULE & RESILIENCE) – Mercredi 16 octobre 2013 – Toulouse, La Dynamo –

Posted in 7 WEEKS / HYPNO5E Toulouse 16.10.2013 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 17 octobre 2013 by JATA LIVE EXPERIENCES

10_16_octobre_Stone_Age_Festival_toulouseIl faut bien l’avouer, cette soirée constituait pour nous une sorte de séance de rattrapage. Nous étions en effet à un autre concert lors du premier passage des 7 WEEKS dans la ville rose (au Saint des Seins le samedi 23 mars 2013) et le set du hellfest, excellent s’il en fut, ne nous offrit que 30 minutes de live.

RESILIENCE Toulouse La Dynamo 16.10.2013 JATA Picture (1)Nous voici donc à La Dynamo en ce mercredi soir dans une période folle en concerts en ce qui nous concerne. Autant le dire tout de suite, les prestations de  SIMONE CHOULE et RESILIENCE, dans des styles ou des expérimentations aux frontières extrême de divers styles du métal, si elles furent enrichissantes et prenantes pour un public réceptif ne nous ont guère donné le frisson en dépit de qualités indéniables.SIMONE CHOULE Toulouse La Dynamo 16.10.2013 JATA Picture (2)

  Notons la belle originalité bien barrée concernant Simone Choule… Saluons, qui plus est, la belle initiative des organisateurs de nous proposer à travers ce STONE AGE FESTIVAL un plateau que nous pensions « roots music with young métal bands » mais qui s’avérera plutôt NEW AGE METAL FESTIVAL avec des groupes en devenir, nous l’espérons….

7 WEEKS Toulouse La Dynamo 16.10.2013 JATA Picture (5)22 h 50, les 7 WEEKS rentrent donc en scène acclamés par une foule dense. Il y a en effet pas loin de 200 fans de métal qui remplissent La Dynamo, très belle surprise s’il en est.

Le groupe semble dans les meilleures dispositions sonores et visuelles afin de  nous offrir ce stoner bien lourd que nous sommes  venus chercher. Mais leur musique va bien au delà et transcende les genres outrepassant les frontières de styles tels que le post grunge, riffant parcimonieusement vers le thrash ou plus fréquemment vers le heavy traditionnel. Et ce mélange fait merveille tant les mélodies vous saisissent et vous emportent tel une boule d’acier dans un mur du son enivrant.7 WEEKS Toulouse La Dynamo 16.10.2013 JATA Picture (24)  Les Limogeaud enchainent des titres plus inspirés les uns que les autres. Riffs plombés, rythmiques burnées,  le clavier  de  Manu Costa donne à l’entreprise cette touche d’originalité qui se démarque d’un RED FANG et s’inspire davantage des mélodies d’un SPIRITUAL BEGGARS. A t-on déjà vu un as des manettes, des clés et du son vivre à ce point là sa musique et headbanger comme si chaque touche lui insufflait une décharge d’adrénaline?  Nous naviguons entre ambiances planantes et lourdes même si des titres rageurs, plus énergiques et remuants transcendent la guitare de Florian Compain , impérial. On aperçoit ça et là quelques cervicales se déchainer, le public étant jusque là resté imprégné de ces notes fondatrices et enivrantes. Le charisme et la présence de l’excellent Julien Bernard à la basse et au chant transcendent la prestation. Il n’est pas sans rappeler le naturel d’un Michael Poulssen (Volbeat). Comme il semble devenir de coutume, le set (trop court, 50 minutes) délivrera son paroxysme d’émotion et d’intensité avec le morceau final, en passe de devenir un classique qui vous possède et ne vous lâche plus : l’excellentissime  Four Again dont la boucle mélodique pourrait durer un nuit live sans lasser le moindre spectateur. Du grand new age stoner métal par le meilleur groupe français dans ce style. Nous lui souhaitons enfin la consécration internationale qu’il mérite!

HYPNOSE Toulouse La Dynamo 16.10.2013 JATA Picture (4)Outre cette prestation enivrante des 7 WEEKS, ce STONE AGE FESTIVAL va tardivement nous offrir la découverte et la claque que nous n’espérions même plus. Il est presque minuit quand HYPNO5E rentre en scène et durant 70 minutes, nous nous délecterons d’un florilège de sensations inattendues. Aux frontières de l’expérimentation métal ultra technique, nous naviguons avec bonheur entre Anathema, Benighted et Pink Floyd. L’alternance des passages aériens et éthérés suivis d’explosions de violence nous captera sans plus nous lâcher. Même la fatigue ne viendra pas à bout de ce petit coup de foudre qui nous fera chavirer dans des eaux chaudes et glacées jusqu’à plus de 1 heure du mat…   A suivre de très près en tout cas! Visionnez sans plus attendre Story of the eye, clip repésentatif de l’univers du groupe.

Merci aux créateurs de ce beau plateau, Jerkov, pour le mérite de nous faire découvrir une panoplie particulièrement large de prestations dans des styles finallement fort différents de ce qui sera le métal de demains. Le déplacement valait vraiment le détour!

________________________

Chronique, Photos, Mise en page : Titi.

Merci à Mina de JERKOV et à l’équipe de La Dynamo.

_____________________

LES PHOTOS DES 4 GROUPES DE LA SOIRÉE :

7 WEEKS :

 

HYPNOSE :

 

SIMONE CHOULE :

 

RESILIENCE :

 

%d blogueurs aiment cette page :