Archive pour SOLSTAFIR

SOLSTAFIR + MONO : VOYAGE AU BOUT DE…. (+ THE OCEAN) – Lundi 2 Novembre 2015 – Toulouse, Le Metronum –

Posted in SOLSTAFIR/MONO Toulouse 2.11.2015 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 3 novembre 2015 by JATA LIVE EXPERIENCES

SOLSTAFIR Toulouse Metronum 2.11.2015 Photo Jata (10)Telle une invitation au voyage, c’est une petite pause qui nous est offerte ce soir dans la brutalité du métal (quoique…) avec une grande soirée post rock sensée nous éloigner de notre quotidien. Il y a certes comme un parfum de redite ce soir avec le retour des islandais de Solstafir quelques mois à peine après un passage à la Dynamo le 29 Janvier dernier (lire ici notre live report). Il faut toutefois savoir que ce show avait affiché complet et que beaucoup de monde était visiblement frustré de ne pas avoir pu y assister.THE OCEAN Toulouse Metronum 2.11.2015 Photo Jata (1)

Qui plus est, ils nous reviennent ce soir accompagnés des allemands de The Ocean (Collective) et des Japonais de Mono qui clôtureront la soirée. Chaque groupe aura d’ailleurs un temps conséquent de set. Malgré une météo qui aurait pu en décourager plus d’un (une forte tempête sévit ce soir sur Toulouse), la salle est bondée, même si la billetterie voit sa file d’attente s’allonger indéfiniment  suite à un problème de scanette à l’entrée….THE OCEAN Toulouse Metronum 2.11.2015 Photo Jata (2)

Pourtant, il ne fallait vraiment pas être en retard puisque le show débute légèrement en avance sur l’horaire prévu. THE OCEAN apparait  dans la pénombre habillés de lights rouges tandis qu’un bel écran central dispensent des abysses sous marines en fond de scène. On se rend compte que leur death progressif a fortement changé au fil des années, évoluant vers du rock atmosphérique et planant (par moment, on peut penser à ce que font nos frenchies de Klone) même si les racines extrêmes sont toujours présentes par moment (le chanteur Loic Rossetti nous sert encore des growls). Le son est absolument parfait et on remarquera l’incroyable travail de Paul Seidel, la batterie et la présence d’une violoncelliste apportant beaucoup de densité à la musique du groupe. Le public approuve et applaudit chaleureusement les allemands  qui nous offriront ce soir près de 50 minutes d’un voyage très réussi comme entémoigne leur album Heliocentric.SOLSTAFIR Toulouse Metronum 2.11.2015 Photo Jata (13)

SOLSTAFIR jouit à présent d’une grande notoriété dans le milieu rock et métal. On retrouve ainsi avec grand plaisir nos chers islandais sur scène. Leur dégaine étonnante n’a pas changé, leurs tenues « Western Glam » font toujours leur petit effet! Musicalement, ça tient toujours la route d’autant plus que le groupe a la bonne idée de changer un peu sa set list et de proposer des titres plus rares tels que Ljos i Stormi ou Pale Rider. En fait seuls quatre titres du set de janvier dernier seront joués ce soir. SOLSTAFIR Toulouse Metronum 2.11.2015 Photo Jata (1)Heureusement, on retrouve  des titres devenus classiques comme Otta avec son air de banjo lancinant et son final surpuissant ainsi que le mélancolique Fjara. Le son, encore une fois, est excellent quoique très fort mais c’est visiblement une habitude dans les concerts des islandais. Le frontman Addi est très à l’aise sur scène, faisant l’accolade à plusieurs fans du premier rang. Encore une fois, Solstafir nous a entrainé dans ses terres sauvages et volcaniques ou les croyances payennes sont encore très présentes. Deuxième rendez-vous très réussi ces nordistes, groupe vraiment unique et incontournable dans le genre.

MONO Toulouse Metronum 2.11.2015 Photo Jata (2)Ce sont les Japonais de MONO qui sont chargés de conclure ce grand voyage. Ceux qui ont fui Solstafir reviennent dans la salle, prêts à rentrer en transe… Allons-nous adhérer nous aussi? A défaut d’impatience, nous voici curieux et attentifs…  Alors comment décrire leur musique? Disons que tous leurs titres sont instrumentaux, ils débutent de façon calme et lente avant de s’accélérer dans une explosion sonore pour finir en apothéose. Les deux gratteux ont beau etre assis, ils sont vraiment à fond. L’un d’eux bat la mesure tandis que l’autre termine souvent au sol dans des pauses extatiques. Malgré tout, si l’émotion enivre certains spectateurs, d’autres, dont nous sommes, restent à quai …MONO Toulouse Metronum 2.11.2015 Photo Jata (3) Loin de l’emphase stoner d’un Karma to burn, à des lustres du romantisme saisissant de My Sleeping Karma, ces titres à rallonge deviennent vite synonyme d’ennui pour qui ne rentre pas dans le trip. Alors, respectons ceux qui sont touchés, ceux pour qui cette musique évoque des sensations personnelles, des souvenirs, des sentiments intimes. Des larmes coulent dans les premiers rangs. Maria, de toute évidence, semble bouleversée. Malheureusement pour nous, bien qu’excellent en studio (écoutez Hymn of the immortal wind), ce set devient vite soporifique. On s’interrogera longtemps sur cette façon singulière de ne rien offrir d’autre que des notes, pas un regard ni même un sourire… Toutefois, c’est un succès pour les japonais, applaudis par la majorité du public. Ces derniers nous promettent en fin de show un retour d’ici l’été prochain. Nul doute que ceux pour qui ce voyage au bout de l’ennui fut une caresse d’allégresse replongeront dans cette Dream Oddyssey avec délectation.

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Chronique : Conan Akiro & Titi

Photos et mise en page : Titi

Merci à Niko et  Noiser.

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LES PHOTOS  DE SOLSTAFIR :

LES PHOTOS  DE MONO :

SOLSTAFIR : Le paradoxe islandais ( + NORDIC GIANTS + OROB ) – Jeudi 29 janvier 2015 – Toulouse, La Dynamo –

Posted in SOLSTAFIR / NORDIC GIANTS Toulouse 29.01.2015 with tags , , , , , , , , , , , on 30 janvier 2015 by JATA LIVE EXPERIENCES

solstafirSOLSTAFIR (8)C’est un des groupes phares de la scène islandaise qui nous est offert en guise d’ouverture de notre année live 2015 dans l’antre intimiste et déjà regretté d’une Dynamo qui va bientôt tirer sa révérence en ces lieux…

Premier paradoxe; nous voici motivé par cette date alors que quelques mois plus tôt au Hellfest, ce n’était ni l’heure, ni le moment de fouler la Temple lors de leur prestation… Belle séance de rattrapage en quelques sorte…

Si la pluie s’est copieusement invitée dans la ville rose en cette soirée de jeudi 29 Janvier, elle n’est pas antinomique de la complexité claire obscure de la riche musique de SOLSTAFIR.

Depuis leurs débuts, axé métal extrême, les islandais ont peu à peu évolué vers un post rock des plus envoûtants avec une micro touche de pagan. Des compositions principalement entonnées dans leur langue d’origine, parfois difficiles d’accès, ne les ont pas empêché d’avoir un succès mérité comme en témoigne cette salle remplie à ras bord et sold out depuis déjà quelques jours. C’est également le cas pour  les trois autres dates hexagonales. Belle perf’ s’il en est…

maxresdefault Pour l’heure, nous voici déjà propulsé dans l’univers  barré, envoûtant à souhaits d’un duo anglais improbable et magique au patronyme déstabilisant: NORDIC GIANTS. Très éloigné du métal, les musiciens de Brighton évoluent davantage dans un electro rock ambiant et tribal qui va vite s’avérer fascinant.George-Trumpet-750x500 Le coté visuel s’avère impressionnant avec une infrastructure scénique jamais vue en ces lieux. La mise en scène se veut des plus précises, de somptueux  lights enveloppent nos deux lascars déguisés en créatures fantastiques sorties tout droit de peintures de Jerome Bosch tandis que des courts métrages sont diffusés sur deux écrans qui propulsent la complexité de l’oeuvre dans une sphère onirique des plus prenantes. Aucune communication, une sensation contemplative n’atténuent pas de remarquables montées de tension très cinématographiques.404632_494362483932003_1681080539_n-1 L’univers se veut fantasmagorique à souhaits, porté par un aspect quasi shamanique décuplé par des costumes, peintures et masques à plumes et ossements ne laissant nullement entrevoir le visage des multi instrumentistes. Ceux-ci se font face, principalement jonchés derrière leur claviers et batteries imposants. Si des voix et visages semblent sortir des écrans, nous voici immergés dans une ambiance sf, quasi survival d’horreur! Si tu as fumé juste avant le show, tu peux partir très très loin… Les protégés de Steven Wilson (qui s’est occupé de la production de leurs oeuvres) ont pu ce soir, en l’espace de quarante minutes déstabiliser une partie de l’auditoire. Quoi qu’il en soit, nous ressortons de ce voyage fort et original avec la furieuse envie de nous replonger dans cette fascinante expérience planante. Vraiment impressionnant et très réussi!

Le clip de TogetherEn live à BrightonThe Seed live – Extrait du live de Lyon

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SOLSTAFIR (1)Probablement dù à l’énorme matériel mis en place par nos Géants Nordiques, les premières parties furent inversées alors que nous avions un temps pensé avoir manqué le premier groupe. Nous voilà à présent dans un tout autre climat. Changement radical de style puisqu’on passe maintenant à du black métal atmosphérique avec un grand espoir toulousain: OROB. Portés par des compos toujours aussi massives et noires, le groupe semble avoir encore franchi un pallier.  Seul petit bémol, ils n’ont droit qu’à 25 minutes de temps et quatre titres des plus efficaces. C’est certes trop court mais c’est suffisant pour marquer les esprits et avoir de nouveaux fans tant et si bien que certaines personnes  réfractaires au métal extrême semblent avoir adhéré. A noter le dernier titre proposé,  The wanderer. Un nouveau morceau tout simplement digne des plus grands groupes du genre où le guitariste Andréa nous gratifie d’un riff des plus entêtants. Court mais efficace!

Ecoutez ici leur EP complet…

SOLSTAFIR (3)Les plus attendus ce soir sont bien entendu les membres de SOLSTAFIR. Bienvenue dans un univers ambiant post rock teinté de prog’ et très atmosphérique façon western islandais … Tout un programme! Si le look du trio frontal peut déconcerter ou émerveiller avec chapeaux de cowboy et banjo de rigueur, quand la musique commence, nous voici tout de suite transporté hors de la grisaille hivernale actuelle. Nous sommes au cœur du paradoxe islandais!

Bienvenue dans les grands espaces volcaniques et glacés du grand Nord. Servis par un excellent son et des musiciens en grande forme, le trio frontal capte tous les regards tandis que Karl Petur, nouveau venu derrière les futs, s’avère d’une parfaite maîtrise, sobre et efficace. Quelques jours seulement après son intronisation au pied levé en remplacement de Gummi, le performance n’est pas négligeable!

SOLSTAFIR (7)Loin du Viking black métal des débuts, nous nous délectons désormais d’ambiances bien plus psychédéliques et captivantes, servies par un Aðalbjörn Tryggvason (ou Addi) aux solos renversants et à la voix chaleureuse. Svavar Austman, le bassiste au Borsalino ne masquant pas ses longues tresses blondes et le cowboy des mers du Nord Sæþór Maríus Sæþórsson  à la guitare et au banjo apportent cette touche particulière qui séduit l’auditoire. Si l’on ajoute à la présence charismatique du frontman au sens de l’humour des plus détachés, le personnage s’avère vite attachant.

– Vous n’avez jamais été en Islande. Vous n’avez rien raté. Il n’y a que 3 volcans et quelques brebis…

SOLSTAFIR (2)Par bonheur, le dernier et excellent album Otta est mis en avant avec pas moins de quatre extraits (dont le fabuleux titre éponyme, une merveille). Loin de s’endormir, le public répond avec ferveur et s’enivre de ses longs hymnes terriens où les grands espaces transparaissent et transcendent les sensibilités. Mais si mélancolie il y a, le post rock du groupe se conjugue avec proximité dont peuvent se réjouir quelques demoiselles des premiers rangs.

Svartir Sandar, Lágnætti, Djákninn ou Rismál   propulsent le set du soir vers une expérience aux ambiances apocalyptiques des plus hypnotiques ou repos et esprit torturé se conjuguent à travers un post rock passionnant et passionné.

Les explosions sonores nous prennent aux tripes. On ne voit pas le temps passer et c’est avec le grand classique Fjara puis Goddess of the ages que s’achève cette superbe soirée où les Volcans nous ont caressé de leur harmonieuse lave délicate nous propulsant ainsi à la source du paradoxe islandais…SOLSTAFIR (10)

Full set du Hellfest 2014

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Chronique : Titi. Spécial thanks to Conan Akiro.

Crédit photos : website Solstafir et Nordic Giants. Désolé pour la qualité ridicule de nos photos purement illustratives (pas d’accred photos sur cette date).

Merci à Noiser, à Niko en particulier et à l’équipe de La Dynamo.

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