Archive pour ROMAIN HUMEAU

ROMAIN HUMEAU – Victorieuse chevauchée! – Vendredi 09 février 2018 – Montauban, Le Rio Grande –

Posted in ROMAIN HUMEAU Montauban 9.2.2018 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 9 février 2018 by JATA LIVE EXPERIENCES

ROMAIN HUMEAU MONTAUBAN (4)En cette  soirée  dédiée aux  Victoires de la musique (Lavilliers est enfin de la fête; est-ce supposé amener un peu de crédit à cette mascarade?),  à l’unisson de nos quatre âmes dévouées, nous « chevauchons » la petite voiture électrique de mon ami direction l’autre ville rose, la plus petite. Deux dates avec le mousquetaire Humeau en 6 jours, voilà de quoi combler les Ahuris du sud ouest! Après l’intimité de l’instant acoustique à La Sainte Dynamo Toulousaine le samedi précédant, nous revoici réunis avec pas loin de 250 mousquetaires en herbe afin de nous délecter d’une performance à 5 dans le cadre de l’excellent Rio Grande Montalbanais.

ROMAIN HUMEAU MONTAUBAN (23)Après une ouverture de fort bonne qualité délivrée par les locaux de Bazar Bellamy dont on remarquera en fin de set l’excellentissime interprétation et mise en musique du merveilleux poème If de Rudyard Kipling, place à notre Romain pour lequel nous sommes encore et toujours dans la place…

ROMAIN HUMEAU MONTAUBAN (16)J’ai tant écrit sur son incomparable talent, sur Eiffel, je ressens tellement sa musique comme une onde essentielle et majeure de mon existence que je m’en voudrais de paraître redondant voire insistant….Pourtant…Comment ne pas être happé dès les premières notes de Chercher?

Celui qui nous a vite trouvés, captés, subjugués va nous offrir  durant près de 110 minutes un voyage dense, précis mais enlevé, captivant et fédérateur (Quixote, telle l’odeur universelle de l’enfance révolue),  ô combien cohérent, empreint de rigueur (début de tournée oblige!) tout en lâchant malgré tout les chevaux et en nous surprenant sur certaines lignes d’une intensité chairdepoulesque tant les arrangements se révèlent encore plus touffus et enrobant que sur galette….ROMAIN HUMEAU MONTAUBAN (17)

Nous voici encore au cœur d’un voyage particulier, tout aussi dépaysant qu’intime, imprévisible bien qu’en territoire familier, totalement inspiré, sans la moindre fioriture d’une sincérité désarmante et décomplexée à l’image de la paniquée au flot hallucinant Nippon cheese cake débitée au galop façon brèves de comptoir devant tant de visages médusés par un artiste au firmament de sa créativité.

ROMAIN HUMEAU MONTAUBAN (6)ROMAIN HUMEAU MONTAUBAN (30)Chacun des 18 chapitres de la soirée dévoile sa beauté instantanément pour les familiers mais s’apprivoise progressivement pour les plus néophytes qui n’ont pas encore acquis la nouvelle galette. Il est juste dommage que le mousquetaire ait quasi oublié trop de merveilles de son premier effort, cet envoûtante et majeure Eternité de l’instant qui résonne toujours en nous treize ans (putain, 13 ans!!!) après sa découverte (Chien enragé, Possédés, Sans faire exprès, Prends ma main, S’enflammer nous ont converti sans restriction à un humeaunisme aigu et parfois salvateur et ces joyaux nous manquent en live).

Quand le rock fondateur et essentiel se faufile toujours entre pop inspirée (Do the math), poèmes folk intenses (Ce soir les gens), invitation inspirée dans la langue de Shakespeare (No one wins), intimisme extême (something I can’t touch) contre pied convulsif type insulte nippone (Trop nul pour mourir) où  sérénade hypnotisante (Artichaut), la ballade hybride déclenche une chevauchée parfois sauvage, toujours puissante et délivre avec frénésie un assaut flamboyant dont seule l’épée acérée du mousquetaire nous touche en plein cœur.ROMAIN HUMEAU MONTAUBAN (26)

Bye bye en douceur, comme sur la tournée précédente avant l’ancien inédit qui ne l’est plus Tram track to the blue et qui nous ramène, chacun,  tendrement, à la réalité d’un au revoir  et au plus vite possible!ROMAIN HUMEAU MONTAUBAN (21)

Nous en sommes convaincus, la musique  française recèle un joyau malheureusement bien enfoui. Ce soir là de l’hiver 2018, chaque facette de son univers s’est révélée éblouissante…Alors que dans la capitale, quelques ronds de cuirs glorifiaient la ‘Shit music’, quelque part en Tarn-et-Garonne, un petit quart de millier (sic) d’Ahuris assistaient au Rio Grande à la Victoire du talent, du partage et surtout de l’intégrité. Carrramba !!!!!!ROMAIN HUMEAU MONTAUBAN (22)

La set list :

 

Lire aussi  Romain Humeau, Rencontre acoustique Romain Humeau, Collatéral et de nombreuses chroniques live sur Eiffel colonne de droite sur Jata!

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Chronique et photos : Tweety

Merci à Romain et au Rio Grande !

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Les photos JATA de la soirée :

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ROMAIN HUMEAU – Rencontre acoustique – Samedi 03 février 2018 – Toulouse, La Sainte Dynamo –

Posted in ROMAIN HUMEAU Toulouse 3.2.2018 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 3 février 2018 by JATA LIVE EXPERIENCES

Une soirée toute en simplicité. Une offrande dans la proximité tel un partage intime.

Fort appréciée des nombreux ahuris présents ce samedi soir à La Sainte Dynamo, la visite impromptue de ROMAIN HUMEAU dans le belle salle (rénovée et trop peu utilisée) du centre ville pour présenter son nouvel opus, le « renommé » Mousquetaire(#2), s’est avérée des plus chaleureuses!

Blablas incessants et set acoustique rallongé avec arrêts à chacune des étapes de sa carrière solo, ce service puissance 10 (5 cordes et 5 étoiles) avec achat compulsivement jouissif de ladite galette, s’est avéré interactivement savoureux!

Un régal de chaque instant, où les retrouvailles furent non seulement d’ une profonde humanité mais aussi d’un plaisir non dissimulé qui perdurera longtemps dans la nuit.

De Chercher à Toi, en passant par Quixote ou même L’éternité de l’instant, une soirée de profondes libations, une de plus, 50 minutes de live délivré devant la Sainte Vierge par le  Roi des Ahuris que l’on se délecte déjà de retrouver vendredi prochain à Montauban, au Rio Grande!

Chapeau bas Mr Humeau, on vous remercie, on vous admire !ROMAIN HUMEAU Toulouse 2018

Lire aussi : Romain Humeau, Collatéral et de nombreuses chroniques live sur Eiffel colonne de droite sur Jata!

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Merci à Romain et Estelle !!! Photos et intro : Tweety

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Les photos de la soirée :

 

 

ROMAIN HUMEAU : Collatéral ! – Samedi 11 février 2017 – Agen, Le Florida –

Posted in ROMAIN HUMEAU Agen 11.2.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 11 février 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

romain-humeau-agen-11-2-2017-photos-jata-live-experiences-21Nous le sentons collatéral, « virgule volante dans l’atmosphère »… Mais pour nombre d’ahuris, n’est-il pas pour autan capital? Bien plus qu’un détail dans nos affaires…

C’est en ses terres que nous allions retrouver Romain Humeau en solo. Enfin, pas tout à fait puisque les trois quarts de l’actuel line up d’Eiffel seront sur scène plus l’ex bassiste Hugo Cechosz. Seul l’ excellent batteur Guillaume Marsault s’impose en p’tit nouveau de la bande.romain-humeau-agen-11-2-2017-photos-jata-live-experiences-22

romain-humeau-agen-11-2-2017-photos-jata-live-experiences-17Séance bienvenue de rattrapage pour nous qui avions honteusement manqué le concert toulousain du Metronum en novembre dernier pour cause d’éloignement du continent…

Les péripéties de la route nous exonèrent de la première partie. Lorsque nous pénétrons dans la jolie salle du Florida, le local d’Astafort Sylvain Reverte entame son dernier titre.  Le public est clairsemé, 150 personnes doivent tout au plus assister à la prestation. C’est souvent le cas pour les guests, nous confie Ombeline. La nouvelle parisienne a regagné son fief, l’espace d’une semaine de vacances. Ce soir, elle passait devant le Florida en allant au cinéma. Ahurie assumée, quel ne fut pas son bonheur de constater qui ce soir allait se produire. Changement de programme immédiat, enthousiasme débordant et belle rencontre! Parfois le destin nous réserve d’agréables surprises…romain-humeau-agen-11-2-2017-photos-jata-live-experiences-10

La salle se remplit enfin. Il y a du monde, probablement un peu plus de 400 personnes. Même si cette affluence semble dérisoire compte tenu du génie du bonhomme en question, celle-ci  toutefois nous ravit compte tenu de la marginalité médiatique qui accompagna la sortie du merveilleux Mousquetaire #1 .

romain-humeau-agen-11-2-2017-photos-jata-live-experiences-20Tranquillement, Romain et ses quatre amis investissent la scène et nous convient  à pénétrer l’univers de l’artiste au son du titre éponyme de son premier album, L’éternité de l’instant, impactant par là-même notre inconscient destiné à propulser cette parcelle de vie, ce partage artistique en un souvenir perpétuel.

Amour, premier single issu de Mousquetaire #1, résonnera comme la première cartouche ensorcelante tiré de cet opus.

romain-humeau-agen-11-2-2017-photos-jata-live-experiences-18Ce soir, la totalité des 13 titres à la tension prégnante de ce premier Mousquetaire nous sont offerts! Proposés dans des versions plutôt fidèles aux climats apaisés, impactant mais souvent légers, l’ambiance contraste avec l’ésotérisme de textes au contenu parfois abscons pour les non initiés. Seules quelques envolées et libertés prises par Nicolas Bonnière à la guitare nous ramènent parfois à la réalité, nous rappelant par instants que ce 100% live sans samples ni overdubs merveilleusement exécuté respire le bonheur.romain-humeau-agen-11-2-2017-photos-jata-live-experiences-13

Le public est au diapason de ces pépites de plaisir qui nous sont offertes, ponctuant chaleureusement chaque intervalle par un enthousiasme non dissimulé mais aussi une qualité de silence qui témoigne de l’émotion ressentie. Outre le profondeur des sons et des propos, Romain n’est, en aucun instant, dans la pose ou dans la séduction. Son attitude naturelle nous rapproche, elle fait corps avec son univers. Il enchaîne les titres sans fioritures, ponctuant ça et là les rares vides de quelques brefs instants d’humour ou micro délires fort bienvenus…

Nous revoilà vibrants l’instant suivant, sans jamais pour autant plonger dans le pathos. Au son d’un organe moins écorché qu’avec Eiffel, plus soyeux, il distille des mélodies captivantes et résonnantes d’une infinie poésie sur la folie du monde. Observateur incisif de notre société, Politkovskaïa la slave contraste avec l’orientale Saragosse.romain-humeau-agen-11-2-2017-photos-jata-live-experiences-11

Le paroxysme absolu entre la force du propos d’un univers contemporain malade et une musique qui emprunte à l’apaisement s’exprime subliment sur le fascinant Velours de gosse alors que l’envoûtant Something I can’t touch témoigne langoureusement d’une frustration des plus mélancoliques.

romain-humeau-agen-11-2-2017-photos-jata-live-experiences-8Romain propose ce qu’il sent, ce qu’il veut, il demeure profondément de son temps sans s’inscrire dans l’air du temps. La poésie distillée dans Paris ou Ce soir les gens, nous touche d’autant plus que leur mise en musique n’a rien de langoureuse et encore moins de larmoyante.

Chaque compo semble transcender la vie, c’est tout autant perceptible en live que sur galette. Qu’elle soit intériorisée (Struggle inside) ou plus explosive telle Tensional, hymne aux voix superposées et aux riffs savoureux, le voyage est total, absolu…romain-humeau-agen-11-2-2017-photos-jata-live-experiences-16

Originalité savoureuse s’il en est, le premier au revoir intervient après à peine 65 minutes de set. Le rappel sera alors constitué de neuf titres supplémentaires!

Au détour de ces 23 morceaux, Romain Humeau et les siens nous offriront 6 inédits issus de Mousquetaire #2 parmi lesquels on retiendra Tram track to the Blue, Do the math ou Naked lunch.romain-humeau-agen-11-2-2017-photos-jata-live-experiences-12

romain-humeau-agen-11-2-2017-photos-jata-live-experiences-3Seule micro déception : seulement 4 chansons jouées du chef d’oeuvre L’éternité de l’instant. Pour n’en citer que 3, difficile de se priver de merveilles ou de brûlots que sont S’enflammer,  Une vie invisible et de Prends ma main qui nous accompagne depuis 10 ans :. Ne retenons alors que les bonheurs que furent l’épuré Toi, l’ envoûtante Beauté du Diable et surtout la merveille Sans faire exprès et sa boucle entêtante et jouissive!

Si nous avions été frustrés en novembre de manquer un concert attendu depuis bien longtemps, la séance de rattrapage n’en fut que plus délectable, telle une éternité collatérale qui poétise nos esprits et transcendent nos âmes…

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Chronique et Photos : Tweety

Traitement, mise en page : SB

Merci à David et à l’équipe du Florida.

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Set List :

L’éternité de l’instant

Amour

Velours de gosse

Quixote

Futures

Struggle inside

Collatéral

Paris

Marjane

Ce soir les gens

Tensional

Sans faire exprès

No one wins

Saragosse

Toi

Loveless

Naked lunch

Do the math

Something I can’t touch

Last living souls

Politovskaïa

Beauté du Diable

Tram track to the Blue

LES PHOTOS JATA DU CONCERT :

EIFFEL : Nectar Hexagonal (+ Lux Interior) – Jeudi 22 novembre 2012 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in EIFFEL Toulouse 22.11.2012 with tags , , , , , , , on 23 novembre 2012 by JATA LIVE EXPERIENCES
Romain Humeau, THE ARTIST

Romain Humeau, THE ARTIST

Une soirée pour s’évader, pour oublier les tourments nauséabonds du monde extérieur et de celui que la musique au sens large peut parfois véhiculer. Une soirée sans divas capricieuses, sans manager imbuvable. Une soirée empreinte de la modestie du plus grand groupe de rock français, servie par une attitude humaine, profonde, respectueuse, exemplaire…Quel bonheur!

Nous voici donc à nouveau réunis entre Ahuris pour la vrai tournée Foule Monstre. Déjà conquis par un album fascinant et un premier concert in the Pink Town  cinq mois plus tôt en guise de hors d’œuvre bien avant que la sublime galette ne soit livrée, inutile de masquer notre immense plaisir de retrouver EIFFEL dans ce joyau absolu qu’est Le Bikini.

Alors que les fidèles et autres nouveaux visages arrivent par grappes et sans se presser, c’est avec un immense plaisir que nous constatons que le balcon va finalement être ouvert à la foule, comme il y a deux ans! 700 locs, c’était peu mais les toulousains ne dérogent pas à leur réputation d’éternels retardataires. Un bon millier de personnes répondra finalement présent.

Comme d’hab, nous sommes depuis un certain temps au premier rang, quand, médusés, nous assistons aux premiers pas de la première partie la plus étonnante qu’il nous ait été donnée de voir depuis bien longtemps : LUX INTERIOR!

Curieuse batterie, pas seulement...

Curieuse batterie, pas seulement…

Comment qualifier ce qui déboule sous les yeux ébahis de l’assistance? Impossible en fait, inclassable, improbable mais stupéfiant. Un trio burlesque et déjanté aux allures d’un Buster Keaton rieur, d’une Katerine Ringer foldingue et fumeuse et d’un Didier Wampas survitaminé se la jouant rockstar de la loose.

D'abord unterloqués...

D’abord unterloqués…

D’abord sur la touche, la foule se prend au jeu au fil des minutes et constate que chaque expression, chaque mot, chaque note, la moindre attitude est millimétrée, captivante, cohérente telle la parfaite osmose entre théâtre, cirque et rock! Toutes les frontières s’effondrent devant ce style improbable, cette énergie salvatrice. J’aperçois Romain sur le côté de la scène; il n’en perd pas une miette. Nous sommes cueillis, catapultés dans un cirque psychédélique et jouissif. Le point d’orgue de ces trente minutes demeurant le stage diving suivi d’un slam mémorable du personnage féminin de ce trio d’un autre monde, de notre temps et d’un autre temps à la fois dont le dosage et l’alchimie de leur art remportera au final tous les vivas! In-cro-yable!

...Nous serons vite conquis.

…Nous serons vite conquis.

A peine remis des émotions suscitées par ces trente minutes, le public s’interroge sur ce qu’il vient de vivre en attendant Eiffel. 21h38, c’est le moment de communier. Sur une scène comme toujours dépouillée où quelques draperies furent dressées en guise de backdrop, Aucianne, Jimmy, Hugo, Sylvie et moi allons vivre notre énième grand messe Eiffelienne.

La foule monstre s'apprête à vivre un grand moment!

La foule monstre s’apprête à vivre un grand moment!

C’est avec un bonheur non dissimulé que nous accueillons Place de mon coeur, le single du dernier album en ouverture de set. Depuis quelques temps, Romain Humeau vampirise tous les regards, il semble de plus en plus à l’aise. Simple, ne se la jouant jamais rock star, il devient au fil des dates et des tournées  des plus magnétiques.

Simplicité et naturel...

Simplicité et naturel…

Romain envoute l'audoire...

Romain envoute l’auditoire…

Servi par un son absolument parfait, le groupe va nous proposer pas moins de neuf titres du nouvel album! Avec la moitié du concert consacrée à leur dernière création, il vaut mieux que la qualité soit au rendez-vous pour ne pas perdre les gens en chemin. Que nenni, les versions live proposées catapultent des chansons déjà magiques dans une sphère envoutante, enivrante. La richesse des arrangements, fouillés à l’extrême, couplés à quelques beats électro en guise d’intros ne nuiront jamais à la profondeur des structures. Les nappes et autres virgules électros, tour à tour soyeuses ou rageuses confèrent à des chansons déjà éclatantes de beauté une dimension surréaliste qui enivrent les âmes et chavirent les cœurs. A ce titre, le cinquième élément du groupe n’est pas étranger à l’affaire. Musicien additionnel, celui-ci s’avère précieux plus qu’ à son tour derrière de multiples instruments. Un petit plus déjà aperçu en mai qui émoustille nos ‘papilles auditives’.

Nico, fan de Blondie ?

Nico Courret, fan de Blondie ?

Pas une chanson moyenne (seule Le cœur Australie , la moins ambitieuse, la moins originale mais toutefois délectable aurait pu être remplacée par une merveille de leur débuts, pourquoi pas Te Revoir ou Inverse Moi), pas un instant de flottement, les merveilles succèdent aux anciens et futurs classiques. Il y a tant d’explorations, de voluptés avec ce groupe que 4 sets lists sans le moindre titre commun nous feraient le même effet, cette sensation incroyable que nous pénétrons sans restriction dans la moindre note, dans cet univers servi tel un don du ciel par cet artiste exceptionnel. Quelques glandes lacrymales témoignent sans peine que les uns et les autres sont tour à tour cueillis dans leurs sentiments ou leur révoltes les plus enfouies.

Nico, visage dévoilé derrière chevelure!

Nico Bonnière, visage dévoilé derrière chevelure!

Bien entendu Eiffel est un groupe et son créateur refuse de l ‘envisager autrement. Mais si Estelle fait le job sans soucis, si Nico Courret s’arrache et maitrise ses futs comme un subtil damné, si Nico Bonnière nous propose des sons de gratte improbables et hallucinants, le génie Romain Humeau demeure la pierre angulaire de l’entreprise. Il puise certes en ces comparses nombre d’inspirations et de directions mais, à l’image de ses textes (écoutez notamment Le Même Train, pur bijou de poésie sur l’issue du voyage pour chacun d’entre nous), Eiffel, c’est avant tout la merveille d’un artiste majeur, saisissant.

Romain au coeur du Bikini

Romain au cœur du Bikini pour ‘A tout moment la rue’

Intense.

Intense.

Ainsi l’humanité qui se dégage de ces textes souvent empreints de fatalité, se retrouve dans chaque geste, dans les attitudes de ces gens simples, dans l’humilité qui transparait sans cesse. La maitrise de chaque sonorité se juxtapose à sa libération et se sont des ondes de frissons, des vagues d’émotions qui déferlent de la scène aux personnes. Libre, Nous sommes du hasard, Chamade, Chanson Trouée, Sous ton aile ou Foule monstre nous laissent suspendus, quasi incrédules, comme portés par les mots et des sons à la magie contemplative. Poignant!

Autre tour de passe passe, plus participatif cette fois avec des titres rageurs, déchirés et souvent plus subversifs tels que l’imparable brulot Sombre ou le classique parmi les classiques Hype, toujours plus acide, ou chaque fois, le groupe nous embarque dans une nouvelle direction. Un peu plus tôt, la set list nous aura livré un somptueux Il pleut des cordes, titre éthéré s’il en est (qui est à l’origine de ma passion pour ce  groupe) toujours aussi puissant, lourd, prenant, hypnotique. Évoquons enfin l’ovni Frères ennemis, surprenant par sa structure, son ambiance psychotique, sa faculté à vous propulser hors de vous.

Nouveauté du set et non des moindres, une hallucinante version de Chaos of myself en premier rappel : jouissivement interminable et symbole de l’interaction réussie entre un artiste et ceux qui reçoivent sa poésie, ses doutes, sa substance.

Impliqué.

Impliqué.

Finir comme souvent sur la merveilleuse poésie de Boris Vian Je voudrais pas crever que seuls Lavilliers et Humeau ont le don de magnifier à nuls autres pareils et donner cette empreinte fataliste  teintée d’espoirs à cette ode aux merveilles de la vie, s’avère le parfait épilogue à cette soirée hors du temps et  des modes.

Déterminé.

Déterminé.

Longtemps le groupe reste soudé, devant nous et savoure à son tour le partage avant de tirer sa révérence. Réalisent-ils à quel point notre esprit restera longtemps ensorcelé par cet univers à la fois onirique et réaliste peuplé d’arbres chevelus et qui nous donne envie de nous prendre la main pour rester, de concert, saoul de leur notes, des mots de Romain, d’extirper nos vanités et de ne plus jamais nous disperser…

This is the end...

This is the end…

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Chronique, photos, légendes, mise en page : Titi.

Photos : Jimmy.

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Nous remercions vivement Roxane Nicolas de Pias records et toute l’équipe du Bikini.

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LIEN :

EIFFEL WEBSITE – EIFFEL NEWS –

LES AUTRES CHRONIQUES D’EIFFEL ET DE ROMAIN HUMEAU SUR JATA :

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EIFFEL, Premiers frissons – Toulouse, Le Bikini – Jeudi 22 novembre 2007-  
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EIFFEL,  Envoutante  émotion – Toulouse, Le Rex – Mercredi 25 novembre 2009-
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EIFFEL, Enfin reconnu! – Toulouse, Le Bikini – Mardi 16 novembre 2010-
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EIFFEL, un regard neuf!- Toulouse, La Dynamo – Jeudi 10 mai 2012-
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2 autres anciennes chroniques sur Romain Humeau seront en ligne prochainement sur JATA
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SET LIST :

Place de mon coeur
Libre
Il pleut des cordes
Nous sommes du hasard
Milliardaire
Chamade
Frères ennemis
Le coeur Australie
Sombre
Dispersés
Le même train
A tout moment la rue
Sous ton aile
Chanson trouée
Rappel 1
Foule monstre
Chaos of myself
Rappel 2
Hype
Je voudrais pas crever

EIFFEL : Un regard neuf! – Jeudi 10 Mai 2012 – Toulouse, La Dynamo –

Posted in EIFFEL Toulouse 10.5.2012 with tags , , , , , on 11 mai 2012 by JATA LIVE EXPERIENCES
Eiffel, un groupe un peu flou, un brin obscur pour Chloé...pas pour longtemps!

Eiffel, un groupe un peu flou, un brin obscur pour Chloé…pas pour longtemps!

Romain Humeau, une personnalité aux multiples talents!

Romain Humeau, une personnalité aux multiples talents!

Je ne connaissais Eiffel que de nom deux semaines avant le concert. Pire : je refusais d’écouter un groupe jouant du « sous-Noir Désir ». Personne n’est à l’abri de tomber dans le gouffre des préjugés… mais après tout, le plus grave reste de ne pas en sortir et tel est loin d’être mon cas !

Nico Courret, sobre et efficace.

Nico Courret, sobre et efficace.

C’est lors d’un blind test personnel concocté par les soins de mon ami Thierry, webmaster de JATA que je découvre Eiffel. « Il pleut des cordes, c’est à se pendre »… les paroles me touchent par leur malice et leur intensité ; je reconnais dans la voix et l’intonation du chanteur ce qui me fait chavirer et que je vénère en l’artiste qu’est Bertrand Cantat ; la musique crée une réelle atmosphère qui sait me convaincre : sans le savoir, j’aimais Eiffel ! Mais, malgré le scandale Cantat, je sens encore une sensualité dans la voix de cet homme que je ne retrouve pas chez Romain Humeau. Après ces considérations purement musicales engendrées par l’atmosphère chaleureuse du salon de la Agar family, l’épreuve de la scène devait, en ce jeudi 10 mai, me conquérir.

L' artiste, celui que Chloé va découvrir...

L’ artiste, celui que Chloé va découvrir…

Et pourtant, que de complications pour assister à ce concert ! Je devais, en effet, ce soir là, aller voir une pièce de théâtre qu’il était hors de question que je manque. Mais j’ai pu, à la dernière minute seulement, changer ma réservation pour y assister le lendemain. De plus, je n’étais pas assurée d’avoir une place, Thierry ayant eu un doute sur nos accréditations.  Peut être cette valse des accrèds’ et des places de théâtre ont elles été à l’origine de la migraine que je ressentis ce soir là. Je ne savais pas encore que ce chemin de croix me mènerait à une véritable révélation.

Un groupe à part, unique, rare !

Un groupe à part, unique, rare !

Comme de coutume, en allant à la Dynamo, nous sommes loin d’être en avance. Thierry nous dévoile alors ses talents de coureur de formule 1, le tout en avalant en quatrième vitesse une pizza achetée quelques minutes auparavant ! Mais tel un prophète, je déclare : « nous arriverons à temps », ce qui s’est révélé d’une exactitude absolue ! Le temps de louer mes talents divinatoires, et nous entrons dans la salle. Ainsi avons-nous découvert avec plaisir le public… une femme apostrophe Jimmy  qui n’est apparemment pas assis convenablement sur le bord de la scène, refuse ensuite de faire passer une petite fille d’une dizaine d’années devant elle; après tout « on est à un concert de rock, chacun sa place, petite ! »… une autre demande le plus désagréablement du monde à Thierry de bien faire cesser son sifflet qui lui fait « mal à la tête » alors qu’elle se trouve précisément devant la baffle du côté droit de la scène… Quelle bonne entrée en matière pour nous qui étions comme toujours enclin à rendre l’ambiance des plus chaleureuses.

Le regard de l'enfant en dit long...

Un regard d’enfant qui en dit long…

Romain Humeau, l'âme et le coeur du groupe.

Romain Humeau, l’âme et le cœur du groupe.

Après s’être fait un peu désirer, les membres du groupe montent enfin sur scène. Et quelle agréable surprise que de les voir jouer des coudes dans le public pour ensuite gravir les trente centimètres qui les séparent de nous ! C’est alors un autre rapport scène/salle qui s’installe quand Romain Humeau prend la parole au micro : il nous explique simplement mais non sans humour, le « programme » de la soirée, et s’excuse par avance pour les potentiels  »couacs » des nouveaux titres qu’ils vont nous faire découvrir ! Alors que quelques commentaires  inopportuns  de la femme du premier rang – toujours la même ! – embarrassent visiblement Romain  par leur inutilité et que le photographe derrière nous manque d’agresser Thierry verbalement tant il veut se faire une place de choix, Eiffel nous fait découvrir six chansons de leur nouvel album. Et si je regrette amèrement de ne pas comprendre toutes les paroles que ce satané micro mange pour moitié, les bribes que je saisis savent me séduire : textes engagés, dénonciations, appels à l’aide, à la raison, autant de mots décochés qui vont droit au cœur, chaque phrase fait mouche. Après Le même Train, Libre, Place de mon cœur et Milliardaire, un titre en particulier : Chanson trouée a su émouvoir toute la salle. Ce soir, c’est une mise à nue, Eiffel dans son essence et sa sincérité… telle est du moins mon impression, bien que ce soit pour moi la totale découverte de ce groupe sur scène.

Estelle à la basse...

Estelle à la basse…

Je suis peu fâchée de retrouver un morceau connu; le rythme s’accélère et chasse les émotions trop violentes quand Il pleut des cordes. Il est alors permis au public de ressentir, sans transition, l’autre effet direct que produit la musique : une irrépressible envie de bouger suit donc cette communion émotionnelle avec le groupe!

... puis aux claviers sur Hype.

… puis aux claviers sur Hype.

Et elle se prolonge sur les trois chansons suivantes : Qu’ai-je donc à donner (malgré une enveloppe synthétique moins convaincante que la sublime version originale, épurée), Sous ton aile et Foule Monstre. C’est à ce moment qu’un bref coup d’œil sur la gauche me réconcilie avec les spectateurs qui m’avaient jusqu’alors déconcertée, désarmée  : j’aperçois une petite fille d’une dizaine d’années, en admiration totale devant le groupe, chantant toutes les paroles qu’elle connaissait par cœur ! Voir cette  frimousse aux yeux brillants s’empourprer alors que Romain Humeau lui pose la main sur la tête m’a vraiment fait chaud au cœur !

Juste profiter, savourer l'éternité de l'instant...

Juste profiter, savourer l’éternité de l’instant…

Après quelques blagues grasses du chanteur qui resteront dans les « anal », vient un moment de particulière osmose entre le groupe et le public. Le rapport de proximité était déjà largement établi, mais lors de A tout moment la rue, il atteint son paroxysme. Romain se joint à la foule, d’un simple mouvement sait la faire asseoir ou sauter en levant de poing : A tout moment la rue peut aussi dire NON ! A tout moment la rue peut aussi dire NON ! NON ! Hurlons nous alors, extatiques. Et la chanson suivante ne nous a pas calmés : Sombre. Nous voilà en transe !!

Romain au coeur des a Ahuris.

Romain au cœur des  Ahuris.

Nicolas Bonnière pendant Hype.

Nicolas Bonnière pendant Hype.

Ces malotrus nous auraient laissé comme ça, sur notre faim, sans la véritable explosion du rappel : ils sont alors remontés sur scène pour une petite dernière, du miel sur notre envie musicale inextinguible !

C'est ce qui s'appelle habiter une chanson...

C’est ce qui s’appelle habiter une chanson…

Et voici Estelle qui délaisse basse pour clavier pour délivrer une Hype, complètement déjantée, très différente de la version studio, sur laquelle Romain Humeau s’est lancé dans une gestuelle effrénée, parfois très suggestive, devant son micro autant que sur les planches… puis la musique s’éteint sous les hourras. Mais très simplement, le charismatique chanteur nous invite à rester dans la salle et à écouter la version studio des titres précédemment joués : nous sommes entre amis, en famille, et le groupe sollicite notre avis sur son travail en cours de finalisation.

Ces 85 minutes de concert sont passées si vite!

Ces 85 minutes de concert sont passées si vite!

C’est ainsi beaucoup de rencontres pour moi ce soir-là. D’abord la belle Auciane : future bachelière (je ne lui souhaite que ça en cette fin d’année!). Elle aborde Jimmy à la fin du concert, elle qui l’aperçoit, le voit et partage le premier rang de tous les concerts du groupe et de Romain en solo depuis déjà pas mal d’années, depuis leur tendre enfance quoi! Le groupe voit ainsi grandir les enfants d’Eiffel tournées après tournées, telle la grande  famille des Ahuris dans laquelle Thierry vient de m’introduire pour notre plus grand plaisir commun. C’est alors un bonheur de parler des ses expériences autour d’Eiffel et Izia avec Auciane, son père, son petit frère et la Titi’s family. Après quelques échanges de numéros et d’adresses mail, une belle aventure semble alors sur le point d’être engagée.

Cherchez Estelle et Romain au milieu des Ahuris.

Cherchez Estelle et Romain au milieu des Ahuris.

Et puis, trois des quatre membres du groupe apparaissent enfin au milieu d’une foule dense qui scrute chaque impression, chaque échange, chaque mot avec impatience et se délecte de ces instants privilégiés. Seul Nico Bonnière, le guitariste fera son Hermite. Romain s’avère d’une disponibilité, d’une gentillesse absolue. Les partages sont riches, intenses même si dans un tel contexte, il convient de ne pas trop l’accaparer afin que tous profitent et partagent cette after comme il se doit. La timide Estelle et le batteur Nico Courret  posent avec nous et le plaisir pris dans cette action si simple est quasi palpable, autant pour eux que pour nous ! Je suis conquise. Quelques autographes et sourires échangés ont enfin clôturé cette soirée fantastique. Je serai au prochain concert d’Eiffel le 22 novembre, et cette fois : je connaîtrai ce groupe majeur et leurs chansons par cœur!
Les moments gravés avec le groupe pour Chloé, Sylvie, Jimmy & Titi.

Des moments gravés avec le groupe pour Chloé, Sylvie, Jimmy & Titi.

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Chronique : Chloé.
Mise en page, photos et légendes : Titi.
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Nous remercions vivement Jenny Dabbah de Pias records mais aussi Audrey de Bleu citron et toute l’équipe de La Dynamo. Jenny, encore une fois, un merci des plus chaleureux!
SET LIST :

La set list du soir...

La set list du soir…

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LIEN :
Pour tout savoir sur EIFFEL et devenir un Ahuri , c’est ici sur EIFFELNEWS
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LES AUTRES CHRONIQUES D’EIFFEL ET DE ROMAIN HUMEAU SUR JATA :
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EIFFEL, Premiers frissons – Toulouse, Le Bikini – Jeudi 22 novembre 2007-  Inédit sur JATA! Publié en même temps que cette chronique.
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EIFFEL,  Envoutante  émotion – Toulouse, Le Rex – Mercredi 25 novembre 2009-
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EIFFEL, Enfin reconnu! – Toulouse, Le Bikini – Mardi 16 novembre 2010-
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2 autres chroniques sur Romain Humeau en concertseront en ligne sous peu sur JATA
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EIFFEL : Premiers frissons – (+ THE DODOZ + STUCK IN THE SOUND) – Jeudi 22 novembre 2007 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in EIFFEL Toulouse 22.11.2007 with tags , , , , , , , on 23 novembre 2007 by JATA LIVE EXPERIENCES
Jeudi 22 Novembre 2007, le concert d’EIFFEL à Toulouse….le vrai, celui du Tandoori Tour, je l’ai rêvé, espéré très longtemps… J’étais loin de me douter que ce serait le tout dernier de la tournée et, (comment y croire ?) peut être même allions nous vivre les derniers instants du groupe devant nos yeux…
Fan de rock en général et de musiques très variées, mes gouts sont pour le moins éclectiques allant de Lavilliers au hard rock traditionnel et mélodique comme Gotthard
C’est un ami, comme moi fan de KISS qui, un jour, m’ a envoyé l’album  d’un groupe dont je n ‘avais jamais entendu parler… C’était EIFFEL ‘Le quart d’heure des Ahuris‘…Dès les premières secondes d’ « Il pleut des cordes« , je n’en revenais pas…Tout l’album confirmait ensuite le frisson qui m’avait envahi dès les premiers accords… C’était l’été 2004… Il fallut attendre 2005 pour que l’album solo de Romain confirme sans l’ombre d ‘un doute que nous avions à faire à un talent hors normes…
Après le 1/4 d’heure, un nouveau chef d’œuvre était né : ‘L’éternité de l’instant‘…Set acoustique à la FNAC, date à Montauban devant 50 personnes avec Kebous, je vivais ces émotions en famille, avec ma dulcinée et mon petit bonhomme Jimmy de 6 puis 7 et désormais 8 ans et demi, qui comme nous, se délecte de l’univers d’ EIFFEL mais aussi de DIONYSOS ou MATMATAH malgré des tendances métal qui se précisent de jour en jour…
La sortie de Tandoori résonne encore comme un malentendu… N’ayant pas accroché sur les 2  titres que sont Paris minuit (c’est fait depuis) et Gnomes… ( toujours pas…Effrontée aurait été à mon sens préférable), je mis longtemps à réécouter l’album qui, finalement est presque aussi bon que le précédent…
Cerise sur le gâteau, EIFFEL vint une première fois à Toulouse avec Les hurlements d’Léo le 15.11.2006. C’était certes une pré-tournée mais un excellent show de prés d’une heure avant la sortie de l’album…avec les nouvelles compos! Je pus filmer et le DVD de ce show reste un souvenir précieux… En attendant la vrai date toulousaine et nous eûmes droit à un festival en mai (Alors chante!) à Montauban pour un concert trop court mais magnifique. Comme toujours, Romain et le groupe s’avéraient très disponibles et je garde un souvenir intense de chacune de nos conversations.
Grâce à Benoit, un Ahuri rencontré lors de cette date, je pu enfin découvrir quelques inédits du groupe et les titres d’OOBIK, les tout débuts de Romain, passionnant pour l’Ahuri (c’est ainsi que l’on nomme les ‘Eiffel addicts’) que je suis devenu…
Depuis l’annonce de leur rupture de contrat discographique (consternation, désolation , écœurement ) et de leur 2 dernières dates, à L’Olympia puis à Toulouse (oui…enfin dans le ville rose…et qui plus est dans la mythique salle tout juste réouverte 2 mois plus tôt du Bikini suite à l’explosion d’AZF), la passion de ceux qui ont Eiffel dans le sang semble avoir décuplé… Les mots, les mélodies, les cris écorchés de Romainet ses élans de douceur infinies accompagnent nos vies, les bercent de rythmes on ne peut plus diversifiés, renouvelés et ô combien riches, originaux et imaginatifs…

Un Eiffel à l'avenir incertain, un soir de 2007.

Un Eiffel à l’avenir incertain, un soir de 2007.

Si javais pu, je n’aurai pas hésité à faire le voyage vers la capitale…C’est à travers les frissons transmis sur la toile que je vécu par procuration cette date (symbole du dépassement d’une communauté de passionnés qui en fit un évènement de 2000 fidèles, sans la moindre promo à l’horizon, pendant que de laborieux ‘french rockeur’ occupent les ondes et nous polluent par leur manque de créativité….les bras ne cessent de m’en tomber…).
Nous voici enfin au Bikini. Tant de concerts de légende ont eu lieu ici… Pour n’en citer qu’un, je n’oublierai jamais l’incroyable show de Steeve Lukather, guitariste de Toto dont le claviériste David Garfield volera ce soir-là la vedette tant son allure pataude n’eut d’égale, en ce soir d’Octobre 1994, qu’un charisme sidérant associé à une maitrise de l’instrument absolue porté à bout de bras, au sens propre, par une fosse en transe….
13 ans et un mois plus tard, la salle n’est plus au même endroit….Elle est magnifique et surtout, son acoustique s’avère exceptionnelle…
En première partie, il y a THE DODOZ . Pas renversant mais très frais et des plus agréables. La chanteuse bassiste assure grave! De plus, le groupe a le don de communique sa pêche au public. L’ambiance s’avère des plus joviales et se set est une réussite. Vient ensuite STUCK IN THE SOUND : de bonnes compos portées par deux voix très complémentaires et parfaitement en place…
Romain Humeau

Romain Humeau

Pour eux comme pour  EIFFEL, le son est d’une absolue pureté… Un régal pour nos tympans…L’aparté de Romain entre deux chansons rendant hommage à toute l’équipe du Bikini en dit long sur le savoir vivre et la qualité d’accueil des artistes…La réputation d’excellence du maitre des lieux n’est pas usurpée! Les lights de la nouvelle salle sont impressionnants. Car si Eiffel n’a utilisé que les siens afin de recréer son environnement familier, les deux groupes précédents ont littéralement été habillées de lumière! Sublimes effets et petit regret qu’Eiffel n’en ait pas profité…

Le public ?…. J’avais peur d’être déçu car toutes les salles toulousaines affichaient ce même soir des têtes d’affiches plutôt rock dont Stephan Eicher, Dr feelgood et pas mal d’autres… Et ce, à parfois quelques centaines de mètres…. Rageant pour Eiffel car, en outre, le mois de novembre est le plus chargé de l’année en matière de concerts…
Fort heureusement, la salle sera correctement remplie par 350 à 400 Ahuris …. Conscients de la magie (noire ?) octroyée par cette dernière date, l’ambiance n’en sera  que plus chaleureuse…Vers une heure du mat, Estelle, Christophe et Hugo semblaient même très heureux et reboostés par cette soirée, ce dernier m’avouant même avoir prit un pied délectable, encore plus fort qu’à l’Olympia !!! Moins de stress probablement…. Mais, il est vrai que l’émotion, la rage, la conviction teintée de fatalité palpable durant le set avait laissé visiblement place au soulagement du travail bien fait et surtout à la prise de conscience que l’espoir issu de cette connexion d’âme avec le public ne serait peut être pas veine.

En ce temps-là, Estelle jouait encore de la guitare.

En ce temps-là, Estelle jouait encore de la guitare.

Quant à l’Ahuri que je suis, c’est comblé de bonheur que j’ai vécu ces instants éternels… pour l’éternité, pour l’instant, en compagnie de très proches amis, de ma moitié, aussi accro que je le suis, de mon père et de mon petit garçon, Jimmy… Trois générations qui ont apprécié les déchirements vocaux de Romain, littéralement habité (…highway to his soul…) et la grandeur d’âme de ces artistes à fleur de peau dont la fatalité du système ne semble aucunement ébranler la foi en leur art, leur créativité et leur détermination en communion avec cette petite mais essentielle communauté que nous sommes …
Je ne détaillerai pas titre par titre mon ressenti puisque Quentin, Billy31 (sur le forum du groupe) et le webzine mygmusique ont remarquablement évoqué ce concert… Comme pour le show de novembre 2006 et contrairement à celui de Montauban, j’ ai au dernier moment décidé de filmer Eiffel… Initialement, je voulais en profiter dans la fosse mais difficile, vu les circonstances, de ne pas rendre ces instants encore plus éternels…. Un futur DVD verra donc le jour. J ‘ai 1h23 de show sur les 1h 35… Je dus écourter quelques chansons faute de place sur la DV et pour changer d’angle : essentiellement balcon en face et prises de vues très proche dans la fosse dont le dantesque « Sombre » qui confère à ce show une dimension unique (Grâce à Quentin pour la seconde caméra, je pus ensuite réaliser un mix 2 caméras et compléter les manques : un sublime souvenir! )…
Jimmy sur mes épaules devant le groupe.

Jimmy sur mes épaules devant le groupe.

Ma dulcinée m’ayant relayé durant un bon quart d’heure, cela me permit vivre le show intensément avec mon fils sur les épaules durant quelques instants… Cette fois, Jimmy ne rencontra pas Romain, trop occupé en coulisses avec les Stucks…Il ne regrettera jamais sa matinée d’école manquée tant les moments furent beaux, tant le groupe fit corps… Il put partager quelques clichés avec Estelle, Hugo et Christophe… Énorme pour lui qui avait conversé la veille avec Mathias Malzieu de Dionysos….

Pour finir, juste un petit avis sur une très belle setlist même si j’aurai adoré entendre « Te revoir« , « Les yeux fermés » et leur fabuleuse version du « Plat pays« de Brel jouées à Paris….
Car si Romain et Eiffel sont des créateurs hors pair, ils n’en demeurent pas moins des « covereurs » hallucinants… Avec eux les légers mais non moins agréables « Girls just want to have fun« de Cindy Lauper et « Modern Love » de Bowie (jouée à Montauban) deviennent presque des brulots !!!
Pas étonnant alors de finir par la poésie fataliste de Boris Vian que Lavilliers avait déjà remarquablement mis en musique et que Romain et son groupe ont une fois de plus sublimée :
…Je voudrais pas crever
Avant d’avoir goûté
La saveur de la mort…
Et, pour conclure,  Romain d’ajouter : « Je voudrais pas crever … Et pourtant ! »

De beaux souvenirs pour Jimmy...

De beaux souvenirs pour Jimmy…

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Chronique, Photos, Mise en page : Titi
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Un grand merci au groupe et à François pour l’autorisation de filmer ce concert.
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