Archive pour LOUDBLAST

LE BAL DES ENRAGES : Joyeux bordel! – Jeudi 21 avril 2016 – Toulouse, Metronum –

Posted in LE BAL DES ENRAGES Toulouse 21.4.2016 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 22 avril 2016 by JATA LIVE EXPERIENCES

 

LE BAL DES ENRAGES Toulouse 2016

LE BAL DES ENRAGES Toulouse 21.4.2016 Photos Jata (1)C’est à un joyeux bordel auquel nous sommes conviés en ce pluvieux jeudi du mois d’avril 2016. Malgré une météo étonnamment capricieuse, c’est avec ardeur et vigueur que quelques 600 fans de gros riffs et autres accords musclés se rendent dans la petite pépite des nouvelles salles de la cité des violettes qui affiche complet.

LE BAL DES ENRAGES Toulouse 21.4.2016 Photos Jata (7)Nous voici donc immédiatement immergés dans un bain de décibels, servi remarquablement par pas moins de 17 artistes (qui se réunissent tous les trois ans depuis 2010) où chacun occupe une place de choix durant les 180 minutes de show offertes par ce concept malin, jubilatoire et judicieusement huilé…. Au moment où nous apprenions le décès de Prince, il nous fallait au moins ça pour évacuer cette pointe de mélancolie.

So, welcome to « Rage Land » my friends, un espace temps où punks, coreux, hardos, metalleux et même glameux (si, si, merci pour l’hommage à Bowie!)  font corps dans une fraternité qui file des frissons de bonheur. Place surtout à une chaleur de tous les instants, tant l’atmosphère s’avère vite copieusement humide dans le pit. Les slams sont de rigueur, les pogos rageurs et les circle pits s’apparentent davantage à un tourbillon d’équilibristes tant le sol, rapidement jonché de bière et de sueur s’avère des plus glissants et dangereux pour qui s’adonne à l’exercice.LE BAL DES ENRAGES Toulouse 21.4.2016 Photos Jata (19)LE BAL DES ENRAGES Toulouse 21.4.2016 Photos Jata (8)

Curieusement, le joyeux bordel évoqué plus haut se situe plutôt dans la salle. Côté scène, équilibre, sérénité, enchaînements au cordeau font état d’un professionnalisme qui laisse pantois. Les presque cinquante titres de la pantagruélique set list se succèdent sans temps-mort. Chaque changement de membre s’opére avec une fluidité telle que nous avons à peine le temps de nous apercevoir qui intervient et qui disparaît d’un titre à l’autre. Les deux kits de batterie (dont les grosses caisses arborent le somptueux visuel de la tournée et de Tryptyk, le nouvel opus) facilitent cette impressionnante cohésion.LE BAL DES ENRAGES Toulouse 21.4.2016 Photos Jata (30)

LE BAL DES ENRAGES Toulouse 21.4.2016 Photos Jata (10)Il va s’en dire que la discipline des artistes ne nuit aucunement au plaisir prit et prodigué par ces derniers sur scène. Ce concept de reprise de standards de tous les styles de metal/punk songs couillues est un tel kiff qu’on aperçoit même chacun d’entre eux tour à tour ronger son frein sur le côté de la scène dans l’attente d’une nouvelle mise en lumière.

LE BAL DES ENRAGES Toulouse 21.4.2016 Photos Jata (14)Si votre serviteur est surtout fan de Tagada Jones et connait moins les autres artistes à l’exception de Stephane Burriez de Loudblast, tous  (qu’ils soient issus de Lofofora, Parabellum, AqmeBlack bomb A ou Punish Yourself) contribuent donc grandement à la réussite de l’expérience. Bien entendu, aucun ne tire la couverture à lui. Chacun se délecte de l’offrande offerte par le concept et donne le meilleur pour un résultat en forme de méga fiesta underground.LE BAL DES ENRAGES Toulouse 21.4.2016 Photos Jata (32)

Coté chansons, c’est une déferlante de sucreries mordantes. Ça  tronçonne à tout va et chaque spectateur, headbangueur, pogoteur ou pillier de fond de salle y trouvera de quoi satisfaire une nostalgie plus ou moins affirmée selon la décennie dont ces classiques sont issus.LE BAL DES ENRAGES Toulouse 21.4.2016 Photos Jata (38)

Donc très subjectivement, mon top personnel tendra vers les reprises jouissives de Nirvana (Smells like teen spirit), Led Zep (Rock’n roll), Rage against the machine (Killing in the name), Marylin Manson (Beautiful people), Metallica (Enter sandman), Iggy (I wanna be your dog), Rose tattoo (Nice boys), Trust (Antisocial), Motörhead (Ace of Spades), Jimi Hendrix (Fire), Slayer (Raining blood) et l’incontournable medley AC/DC.LE BAL DES ENRAGES Toulouse 21.4.2016 Photos Jata (40)

LE BAL DES ENRAGES Toulouse 21.4.2016 Photos Jata (22)N’oublions pas de mentionner avec toujours autant de subjectivité le Anarchy in UK des Sex Pistols servi de main de maître par un Vincent Véhixe (Punish Yourself) viscéralement punk, la bonne surprise Tostaky de Noir Désir et son imparable riff qui transcende toujours les corps et les cœurs puis soulignons l’émotion et la brillante idée d’associer à cette fête la mémoire de l’immense David Bowie dont le Heroes sera interprété à deux voix (Poun de Black BomB A,  s’avérant toutefois bien plus convaincant que Reuno de Lofofora qui ouvrit la chanson).

LE BAL DES ENRAGES Toulouse 21.4.2016 Photos Jata (33)Si l’on ajoute à cela l’humour de Laurent Lefourb’, transformiste ultra tatoué (tour à tour Pape, esclave ou chien), la grâce et la dance de Klodia Sparkling (Punish yourself) aux tenues tantôt aérées, tantôt enflammées, l’émotion (l’hommage à Shultz de Parabellum décédé en septembre 2014) et un soucis de spectacle récurent (ça le fait grave les étincelles de meuleuse!), on peut dire que la transmission culturelle multi-générationnelle de cette grande colonie de vacances aura atteint son objectif : faire de cette soirée un bal débridé, inextinguible et enragé.

Rendez vous pour un autre joyeux bordel, un micro bal de 40 minutes le vendredi 17 juin sur la mainstage 2 du Hellfest…

_____________________

Chronique, photos, mise en page : Titi

Un grand merci à Fred et à toute l’équipe de SPM.

______________________

LES PHOTOS JATA DU CONCERT :

 

BENIGHTED : Porc Epique! ( + LOUDBLAST + FLESHDOLL) – Mardi 4 mars 2014 – Toulouse, Le Connexion Live –

Posted in BENIGHTED / LOUDBLAST Toulouse 4.3.2014 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 5 mars 2014 by JATA LIVE EXPERIENCES

1472858_598163106915868_457639547_nbe (23)

Certaines galettes relèvent du choc absolu. Mis K.O par l’uppercut Collapse lors d’un été ensoleillé, nous ne nous sommes jamais complètement remis de ce premier choc avec l’univers BENIGHTED. Depuis, c’est be (29)une longue histoire : cette chanson est devenue l’hymne de nos soirées Hellfest et métal, l’incontournable de nos instants de délire, l’assurance de prodiguer une banane générale même aux plus réfractaires du style. Il arrive parfois  sans être un grand fan d’un genre ou d’un autre, d’y trouver le petit plus qui fait la différence. Ce supplément d’âme, je l’ai croisé au détour de mes quatre concerts du groupe à travers une proximité unique avec la foule telle une orgie de sons tout aussi violents que subtils. Servi avec maestria par d’excellents compositeurs mais surtout par un Julien Truchan à la fois possédé, impliqué mais détaché, au charisme enivrant et fédérateur, le personnage vous offre l’espace d’une heure de quoi sortir de votre corps et vivre une expérience rare. Un tour de force à lui tout seul, la réincarnation d’une truie en souffrance qui confère à son brutal death métal un souffle de porc des plus épiques…

Vous l’aurez vite compris, nous sommes là pour la bande de Stéphanois enragés. Quoi qu’il en soit, c’est  un riche plateau français qui nous est proposé ce soir dont le plat principal se nomme rien moins que les vieux routards de LOUDBLAST

be (2)be (1)En ce mardi de vacances scolaires, si les étudiants ont quelque peu déserté la ville rose, nous sommes tout de même plus de 300 à honorer les trois groupes extrêmes de cette Brutale Coalition dont l’escale toulousaine va s’avérer des plus réussies, festive et enivrante à souhaits.

Nous voici donc au Connexion Live, ravi à l’idée d’enchaîner 3 concerts, même si le second de la soirée propulsera le thermomètre de l’excitation, du déchaînement et de la fureur dans une sphère de laquelle les oreilles sensibles doivent s’éloigner.

Cette affiche 100% française constitue la preuve éclatante  de la bonne qualité de notre scène hexagonale.  Grosse valeur montante du death toulousain, FLESHDOLL ouvre le bal. Le groupe est rodé, parfaitement en place et n’en est pas à ses premiers balbutiements, enchaînant les concerts, même au Japon… Toutefois, difficile de percer réellement en France et ailleurs.  Les tempis sont très massifs, lourds et techniques. Cela rappelle beaucoup la scène floridienne du début des années 90. Ce n’est donc pas un hasard si  le groupe nous interprète une reprise des légendaires Cannibal Corpse (Stripped raped and strangled) qui, pour le coup va réveiller un public quelque peu contemplatif jusque là.  Tout au long de son set, les toulousains auront démontré un grand professionnalisme aidé par une nouvelle recrue bienvenue en la personne de son nouveau batteur, l’ex Gorod nommé Samuel Santiago  qui confère derrière ses fûts de la subtilité à l’entreprise. Une très bonne prestation qui présage le meilleur pour eux à l’avenir!be (8)

be (17)be (21)Je suis loin d’être le seul à attendre de pied ferme les stéphanois de BENIGHTED! Si ces derniers jouissent d’une  solide réputation en live, celle-ci est assortie d’une déferlante de louanges de la presse spécialisée autour de leurs derniers opus. C’est peu dire que le tout nouveau Carnivore Sublime (concept album relatant la dérive psychiatrique d’un individu qui finira par assassiner sa compagne pour la dévorer… lol…) atteint des sommets dans le style. Toutefois, peu importe le sens, les degrés, le niveau de lecture, les velléités existentielles et démoniaques qui s’emparent d’êtres perturbés ou pas… Nous sommes là pour le fun, pour partager la fureur, humer l’atmosphère de la porcherie , loin du pays des bisounours.

On annonçait une guerre totale. Elle a bien eu lieu! Un véritable déferlement de violence et de cris inhumains. Car c’est vrai qu’on se demande si  Julien est vraiment de cette planète quand il grouine à nous faire vibrer nos tympans extatiques, lui qui retrouve tout son charme, son humanité, son sens de l’humour (« Un beau moment de poésie, n’est ce pas? ») dès qu’il complimente la foule avec ce subtil ravissement teinté de bonhomie qui confère au personnage le contrepoids parfait de l’onde de choc qu’il vient de nous asséner. Tout simplement ahurissant!  Ce gars est juste extraordinaire, courant d’un coté et de l’autre de la scène pieds nus, tout en faisant la démonstration de son chant incroyable (alternant cris porcins, growls et chant clair).be (9)

be (27)Et le reste du groupe me direz-vous? Malgré deux changements majeurs du line-up, les petits nouveaux n’ont rien à envier à leurs prédécesseurs, c’est toujours aussi pro même si les anciens membres existaient tout de même précédemment un peu plus, aux côtés de ce monstre de Julien Truchan. be (14)  Toutefois, les deux guitaristes dont le fidèle Olivier et le nouveau Alexis n’en finissent plus de distiller riffs accrocheurs et heavy à souhaits, pluie d’harmoniques, pont thrashisants et autres interludes des plus mélodiques. La basse demeure sobre et solide tandis que les fûts sont malmenés avec une rage de circonstance et une dextérité qui illustre à la perfection les compositions déjantées des maestros du métal extrême. Dans le public,  le carnage se propage avec fureur tant la succession de slams, circle pits et wall of death ne laissera aucun répit aux guerriers qui ont investi les 15 premiers rangs du pit.be (30)

 Vous l’aurez compris, l’ennui est ce soir proscrit tant les instants de bravoure se succèdent dans ce délire sonore (le son reste pur, clair et puissant) où les compos particulièrement variées chavirent la foule  dans un pur torrent de brutalité. L’ivresse générale est telle que Julien n’y tenant plus, déploie son quintal telle une divinité de basse court hissée par les frêles bras d’une foule en transe érigeant growls porcins au firmament d’une communion extrême. Servi par un orgasme sonore dévastateur, l’interprétation transcendante du chanteur schizophrène nous propulse dans un tourbillon de folie où l’individu se détache de lui même. Que le Hellfest et autre Wacken se préparent à cette pure décharge d’adrénaline, sans quoi certains festivaliers risquent de ne jamais s’en remettrent. Nous voici quant-à nous toujours vivants mais désormais à jamais hantés par quelques beuglements porcins. Une certaine forme de jouissance qui restera à jamais inconnue du « grand public »….be (37)

be (35)be (33)Après cette baffe mémorable, dur pour les vétérans de LOUDBLAST de prendre le relais. N’était-il pas plus judicieux que Benighted soit la tète d’affiche? D’autant plus qu’une bonne partie du public semble être venu surtout pour voir ces derniers. Heureusement, la légende est toujours vivante. Stéphane Buriez en frontman d’exception qu’il est, le démontre une fois de plus ce soir. Première satisfaction, le groupe bénéficie lui aussi d’un son optimal. Et, il faut bien le dire, ça fait plaisir de voir à quel point ce combo était avant-gardiste au début des années 90 quand il offrait des titres comme My last journey qui n’a pas pris une ride. Même si les compos sont un peu moins violentes que pour le groupe précédent, le public reste présent et démontre une fois de plus son enthousiasme (les pogos sont toujours aussi nombreux…). Seul petit bémol, la durée du set ne dépasse pas l’heure et il n’y aura pas de rappel  (contrairement à Benighted) : les spectateurs auraient pourtant bien repris une petite dose de rab. Malgré tout, LOUDBLAST a démontré ce soir qu’il est bien plus qu’un dinosaure et que ses titres sont toujours aussi percutants.

Alors oui, les anciens sont encore bien présents mais ce soir, il convient de l’avouer, le porc fut ô combien épique!

___________________

Chronique : Titi ( Intro et Benighted) & Conan Akiro ( Fleshdoll et Loudblast)

Photos : Titi ( Benighted et Fleshdoll) & Jimmy (Loudblast)

Merci à toute l’équipe de SPM et à Fred en particulier!

___________________

GALERIES PHOTOS :

BENIGHTED :

LOUDBLAST :

 

FLESHDOLL : 

%d blogueurs aiment cette page :