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IZIA : Acte de Résistance (+ MEE AND MEE) – Jeudi 19 Novembre 2015 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in IZIA Toulouse 19.11.2015 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 20 novembre 2015 by JATA LIVE EXPERIENCES

IZIA Toulouse Le Bikini 19.11.2015 Photos Jata (11)C’est la fin du concert. La voix chevrotante, IZIA se confie : « Depuis que j’ai quinze ans, depuis que j’ai arrêté l’école, que j’ai commencé la musique, j’ai toujours considéré les concerts comme un Acte de Résistance contre le quotidien, contre la morosité ambiante. Restons debout pour ne pas tomber! Profitons de ce qui nous est offert, de la vie, des sourires, des amis, des étreintes. Buvons, mangeons, faisons l’amour et surtout ne laissons pas s’éteindre cette étincelle. Si vous possédez cette  flamme, si vous repartez avec ce petit feu dans votre thorax, nous aurons alors partagé un moment d’émotion, une tranche de vie essentielle ».IZIA Toulouse Le Bikini 19.11.2015 Photos Jata (10)

IZIA semble particulièrement éprouvée. C’est la deuxième fois qu’elle craque ce soir.  » Allons enfants du Bikini, le jour de gloire est arrivé! »…  Garder le contrôle, rester debout devant ses 1500 admirateurs qui comblent le Bikini. Elle aime profondément cette salle  dont elle vante les louanges culinaires et humains. Elle adore Hervé et son équipe, son célébrissime catering, le magret de canard local, le plaisir de calins matinaux en ces temps difficiles….

MEE AND MEE Toulouse Le Bikini 19.11.2015 Photos Jata (5)C’est une inconnue répondant au narcissique patronyme de MEE AND MEE qui avait ouvert la soirée. Cheveux longs et bouclés, débardeur blanc, short vert quelque peu anachronique et bottines glam-rock du meilleur gout avec grelots composaient notre visuel.MEE AND MEE Toulouse Le Bikini 19.11.2015 Photos Jata (8)

Voici Fanny Marcon, seule en scène pour 35 minutes. Ce soir, sa guitare acoustique ne sera pas sa seule amie. Chacune de ses offrandes semble atteindre sa cible tant et si bien que la jeune fille nous apparaît vite ravie et émue par la réponse du public. Elle n’a pas l’habitude de jouer devant autant de monde, c’est la première fois qu’elle ouvre dans une salle aussi grande, remplie qui plus est!

Déstabilisée? Absolument pas! La demoiselle savoure chaque seconde, prends son temps entre les morceaux et nous délivre de petites perles acoustiques qui enchantent et débrident les visages. Particulièrement à l’aise, la voici qui se comporte avec un naturel qui laisse pantois, un humour qui suscite la proximité. Leave all your clothes ou Travel the world fonctionnent à merveille, tout comme d’autres ritournelles savoureusement folk ou un brin psyché.

Le set prendra enfin une ampleur délicieusement blues avec l’excellente Empty like you are. Mee and Mee est une fille de la montagne qui vit désormais à Toulouse. Elle nous quitte avec un sourire radieux sur la bien nommée The Mountain. Nous n’oublierons pas ce bol d’air pur distillé avec bonheur et spontanéité. A revoir vite  aux alentours!  Ecoutez ici Extrasystols, l’album ou réécoutez le concert du BikiniIZIA Toulouse Le Bikini 19.11.2015 Photos Jata (25)

IZIA Toulouse Le Bikini 19.11.2015 Photos Jata (19)Presque six ans ont passé. En janvier 2010, ces mots illustraient, entre autres, ma première chronique live d’ Izia  : Quand elle nous quitte peu avant une heure du mat et presque 2 h 30 de show, la foule, incrédule, médusée est encore et pour longtemps inondée de la saveur expulsée de l’âme du rock.  A la fois brûlante et charnelle, la voix d’ Izia, écorchée vive,  t’a enflammé le cœur. Sa puissance, sa générosité hanteront à jamais les entrailles d’un antre où une perle de la sueur de la fuerie Izia coulera définitivement sur les murs, accompagnant déjà l’âme des fantômes de quelques soirées légendaires dont la saveur est encore palpable quand on pénètre dans le cultissime Bikini ! (lire ici Izia, rare, magistral, définitif!)

Elle revenait 9 mois plus tard pour un nouveau concert sold out, pour deux heures de bonheur en plus…. (lire ici Izia: Galactique!) Quelques années ont passé, le second album et les tournée qui suivirent furent dans le même esprit: furieusement rock’n roll!IZIA Toulouse Le Bikini 19.11.2015 Photos Jata (14)

Mais que dire ce de virage à 180°? Autant l’avouer de suite, ce troisième album dans la langue de Molière, aseptisé à l’extrême, aux sons electro pop dissonants, nous a laissé plus que dubitatifs. Impossible pourtant de ne pas suivre en live LA performeuse par excellence, celle qui nous a toujours bluffé, retourné, conquis, émerveillés. Nous l’avions trouvé plutôt en forme lors du festival des Curiosités du Bikini en mai dernier. Elle semblait donner une certaine ampleur live à ces derniers titres.IZIA Toulouse Le Bikini 19.11.2015 Photos Jata (21)

Malheureusement aujourd’hui, même si le public a répondu présent, la salle étant à nouveau comble, l’ennui semble gagner certains fervents de la demoiselle dont nous sommes. Est-ce si important? Comme elle nous le dit, « Nous sommes en vie, c’est ce qu’il y a de plus précieux! Vive la France! ».

Le groupe reste en retrait, il est moins compact, moins rock. Même Sebastien Hoog, son fidèle guitariste de toujours semble absent. Ces sons dénués d’âme résonnent telle la fréquence d’une radio qu’on aurait capté par erreur. Inutile de se focaliser sur sa production la plus récente, cette fois, même en live, la fusion n’y est pas. Certains baillent, d’autres sortent boire un coup. L’alchimie est absente.IZIA Toulouse Le Bikini 19.11.2015 Photos Jata (17)

Pourtant, malgré les circonstances (lire ici Le temps de l’insouciance puis Déflagration salvatrice), la belle se donne, danse, nous parle. Si sa présence scénique s’avère toujours impressionnante, on la sent si touchée que le traumatisme semble annihiler cette fougue contagieuse qui fait sa force. Bien-sûr, on se régale sur Let me alone, So much trouble, Twenty times  a day ou Lola. On retrouve quelque peu la fièvre, ces vibrations pour lesquelles nous sommes là. Mais c’est trop peu, beaucoup trop peu : Izia nous quitte après seulement une heure de set sans avoir poussé le curseur ne serait-ce qu’aux abords du rouge. Certains brûlots nous manquent cruellement tels que Life is going down et surtout le survolté Back in Town, tellement Joplin dans l’âme… IZIA Toulouse Le Bikini 19.11.2015 Photos Jata (22)

Le rappel sera certes relativement long. Nous en reprenons fort heureusement pour 40 minutes supplémentaires. C’est d’autant plus appréciable que Penicilline s’avère enfin enfiévrée et festive tout en demeurant ténébreuse, que Reptile, sensuelle à souhait, s’avère une des compos les plus correctes du dernier opus tandis que le grain de folie Disco Ball tante de recréer les effets d’antan sur certains afficionados quelque peu circonspects.

Après son émouvante confession qui introduisait cette chronique, Izia rajoutera un ultime titre non prévu à sa set list : l’explosif Baby, histoire de « rock’n rolliser » l’atmosphère lourde de cette semaine et de conclure ce concert décousu, bizarre, éventé en apothéose tel l’acte de résistance que nous voulions partager avec l’artiste.

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Chronique, photos, mise en page : Titi

Merci à Bleu Citron, Sarah et à toute l’équipe du Bikini

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LES PHOTOS D’IZIA ET LA SET LIST :

LES PHOTOS DE MEE AND MEE :

IZIA : Galactique ! ( + Ladylike Dragons ) – Toulouse, Le Bikini – Vendredi 29 Octobre 2010 –

Posted in IZIA Toulouse 29.10.2010 with tags , , , , on 30 octobre 2010 by JATA LIVE EXPERIENCES

Petit dilemme ce soir. ULTRA VOMIT que nous avons  pourtant toujours manqué se produit au Phare. De quoi bien se marrer sur fond de métal. La question ne se pose pourtant pas, ce sera ma troisième expérience  hystérique, maladive, compulsive, Iziatique de 2010 …

Si je fais découvrir le phénomène à mon pote Boubouille, c’est lui qui m’offre le précieux sésame vers un bonheur intense de deux heures moins d’un an après notre rencontre à Tarbes pour Crucified Barbara … Les jeunes beaux gosses sont là aussi avec des amis à eux déjà fans … Ils vont être secoués comme ils ne l’ont plus été depuis Dee Snider au Hellfest .

Si ça commence timidement avec les très dispensables YAA, nous sommes on ne peux mieux introduits dans le tempo de la soirée avec un groupe parfait pour cette ouverture : LADYLIKE DRAGONS ( http://www.myspace.com/ladylikedragons ).  Les deux garçons  assurent grave, même si les regards se tournent vers Cindy , l’excellente chanteuse bassiste dont la justesse séduit l’auditoire. Belle énergie ! Allez voir le clip du titre phare : 13 MINUTES .

Il me semblait avoir pourtant déjà tout dit sur IZIA dans une de mes chroniques les plus denses ( IZIA Toulouse 28.1.2010, Rare, Magistral, Définitif… ) . Mais comment se remettre d’une telle énergie, de cette intensité si rare qui vous hante encore 3 trimestres plus tard … Deux concerts de cette même tournée supplémentaires ( au festival Les Déferlantes à Argelès en Juillet et ce soir ) m’auront une nouvelle fois expédié dans les cordes, sonné par une perpétuelle capacité de la belle à se renouveler, à se réinventer, à jouer différemment avec une foule qu’elle s’amuse à taquiner à sa guise et avec laquelle elle maitrise tous les tenants et les aboutissants.

IZIA, cheveux plus courts, silhouette plus svelte ...

Deux titres calmes, paisibles pour commencer avant d’entamer le brulot Back in Town que j’adore. J’observe le regard de mes amis qui commence à exprimer comme  une fascination. Le public est différent, plus familial, parti à la découverte du phénomène.

Complet en un rien de temps, on perçois une excitation limitée, beaucoup moins d’électricité  et je m’interroge, presque inquiet : ces gens-là seront-ils  à la hauteur de la communion invraisemblable qu’il y eut 9 mois plus tôt ?  La belle met vite tout le monde à l’aise …

– » Alors, pour ce soir , pour ma robe, j’ai un peu confondu le Noël de chez grand mère avec un concert rock. C’est type déco de fin d’année, tu vois … »    Exaltation générale …

– » Il se peut qu’il y ait des fuites à ce niveau là ( d’un geste élégant, elle désigne la partie supérieure de son anatomie ) … Si tel est le cas , CHER PUBLIC DE MALADES TOULOUSAINS, il va falloir me le faire savoir afin que je remédie à cette légère échancrure trop prononcée »  …

A POIL !

– » Allons allons, chers amis, soyons plus subtils ce soir et optons pour un terme disons plus neutre du type … guirlande … Je saurai alors qu’il convient de réagir ! « 

Le ton est donné, la foule est conquise et les pogos ne vont plus tarder à taillader l’espace pour un plaisir encore plus intense. Boubouille se retrouve au dixième rang. Je me retourne et constate que son visage  trahit à souhait le bonheur de cette intense découverte.

Boubouille, écharpe rouge ....

Boubouille, écharpe rouge ....

Le bikini est hilare quand la jeune prodige est incapable d’entamer la balade Sugar Cane tant l’évocation de Cabrel la hante (private joke ). Le répit sera pour plus tard. Elle rappelle sa section rythmique et modifie sa set list.

La belle ... on the drums !

Au moment d’entamer Let me Alone, la star en devenir n’a pas oublié sa plus grande émotion vécue sur scène, ses larmes quand le public du bikini lui a donné son frisson absolu. Elle nous convie à réitérer cet exploit. Or, à  défaut du concert de janvier qui restera légendaire, celui-ci sera juste magnifique et n’atteindra jamais cette marche quasi inégalable.

Izia nous aura offert de nouveaux titres du futur album extrêmement prometteur et superbement accueilli. Cadeau suprême, on frôle l’envoutement lorsqu’elle nous gratifie d’une majestueuse ballade sans micro : le bluesy Don’t you know. La voix est si juste, si puissante qu’elle saisit l’âme d’une foule silencieuse éberluée par tant de maestria…. Sidérant et à déguster ICI, sur la vidéo 14 ( avec une ‘guirlande’ parfaitement bien venue ! ) … Il ne lui reste plus qu’à nous offrir la reprise de Proud Mary de la grande Tina Turner dont elle est sans nul doute la digne héritière. Soyons conscients du privilège qui est le notre d’être le témoin d’une telle élosion …

Quoi qu’il en soit, à minuit, après 120 minutes d’un putain de pied, près de 1500 personnes pourront dire qu’ils étaient eux aussi de cette incroyable tournée du premier album !

Tanks to these people ! ...Quant à moi, je restais encore un peu. Au premier rang, elle m’avait peut être remarqué. Se souviendrait-elle de notre rencontre de       janvier ? Une heure après le show, naturellement, joyeusement, elle s’approcha et se souvenait, toujours aussi simple et abordable  … Dix minutes inoubliables. Phénoménal à tous niveaux …

Izia with me ...

VIVIEZ OU REVIVEZ CE CONCERT EN 15 PETITES VIDÉOS filmées au premier rang dans l’ordre chronologique :

IZIA vidéo 1 sur 15 TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

IZIA vidéo 2 sur 15 TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

IZIA vidéo 3 sur 15 TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

IZIA vidéo 4 sur 15 TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

IZIA vidéo 5 sur 15 TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

IZIA vidéo 6 sur 15 TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

IZIA vidéo 7 sur 15 TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

IZIA vidéo 8 sur 15 TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

IZIA vidéo 9 sur 15 TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

IZIA vidéo 10 sur 15 TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

IZIA vidéo 11 sur 15 TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

IZIA vidéo 12 sur 15 TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

IZIA vidéo 13 sur 15 TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

IZIA vidéo 14 sur 15 TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

IZIA vidéo 15 sur 15 TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

… Et 3 videos de LADYLIKE DRAGONS :

LADYLIKE DRAGONS – VIDEO 1 – IZIA opening act – TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

LADYLIKE DRAGONS – VIDEO 2 – IZIA opening act – TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

LADYLIKE DRAGONS – VIDEO 3 – IZIA opening act – TOULOUSE Le Bikini 29.10.2010 –

Set List ... de deux heures ...

IZIA sur le web :

LE SITE OFFICIEL

MYSPACE avec une vidéo de l’OLYMPIA où son disque d’or lui a été remis …

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IZIA : RARE… MAGISTRAL… DEFINITIF ! – Jeudi 28 janvier 2010 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in IZIA Toulouse 28.1.2010 with tags , , , on 29 janvier 2010 by JATA LIVE EXPERIENCES

Découvrir une artiste rock à la radio, cela relève du miracle par les temps qui courent. C’était il y 3 mois, quand le hasard te file un électrochoc. Je retiens juste le titre : « Back in Town « .

Devant mon écran, ma petite enquête commence. Quelle est cette bombe américaine probablement des 70’s ? Surement un morceau inconnu de Janis Joplin. Non, la prod sonnait actuelle … telles les entrailles du rock enfin revisitées de façon magistrale …
Je trouve enfin : IZIA … Française ! … 19 ans !!! …. Fille d’ Higelin !!!! J’écoute un autre titre. Excellent ! Un œil sur le myspace, elle passe au Bikini ! Allez,  je cours acheter 2 places… Une semaine après, le concert est complet, il y a du buzz dans l’air. Mais pas un buzz de pacotille qui va s’évaporer en deux temps, trois mouvements. Je sens le phénomène avant d’avoir vu…
Pourtant, je suis très loin du compte. Ce concert là va tout emporter sur son passage tel un tsunami qui dévaste  ton coeur, ton cerveau, ton corps et te propulse vers des contrées inexplorées de ton âme où seules les cordes vocales de la nouvelle déesse du lieu sont les passerelles entre ton esprit inondé et sa générosité insoupçonnée.
Arrivé tôt, nous sommes scotchés à la scène. Pas de barrière, nos bras sur les retours. La furie sera telle qu’il faudra que je m’érige en rempart derrière Sylvie afin qu’elle ne soit pas écrasée, compressée entre la vague Izia et la transe de la foule.
Deux heures d’attente avant de voir arriver la jeune fille, seule à la guitare, débuter avec « Life is going down », morceau idéal qui va crescendo et intégre ses musiciens (basse guitare batterie) progressivement, pour finir en apothéose. D’emblée, impossible de ne pas être dedans tant l’implication est saisissante …

Il faut dire que la  divine idole devait réchauffer les 1500 personnes.
Si The Shaking Heads avait assuré 40 bonnes minutes d’un garage rock de qualité avec notamment leur tube « She doesen’t love me anymore » (empruntant à Iggy Pop un rythme bien connu ) ainsi que 2 ou 3 autres bons titres, nous eûmes droit, à la surprise générale, à une seconde première partie : Idol. 2 gars, une fille. Elle chante bien mais c’est assez atmosphérique, pas dans le ton de la soirée….Passons…
3 abruti(e)s bourrés et irrespectueux n’ont pas trouvé mieux que de véhiculer leur corps poisseux jusqu’à nous. Ils hurlent des ‘ à poil ‘ à tue tête, sont les seuls à fumer et te filent leur rejets dans la tronche. Je suis à deux doigts d’exploser, leur dit ma façon de penser et ne suis pas le seul…Vont ils nous pourrir le plaisir ?  Même pas… Les roadies  installent, désinstallent…Il est 22 h 20 … Moment du premier choc ! Wouaw …
Le phénomène Izia approche ses bottes de nos mains comme pour se fondre avec la foule. Le concert, à peine commencé, suscite déjà une fusion, une communion qui ira crescendo.L’ambiance est survoltée : pogos de malade, portées dans un bikini en liesse et même quelques stage divers iront de leur envol !

La présence de la belle expulse de notre regard ses 3 acolytes invisibles.
Seul le batteur, torse nu, existe physiquement. Mais les trois jouent carré, rond, rectangle, propulsent le riff et assènent un tempo dévastateur avec une maestria d’orfèvre. Ils suent des perles d’accords saturés et habités pour suivre une hyène enragée qui conduit la machine, donne le ton d’une symphonie de la mort, de la vie, de l’espoir, de la jeunesse retrouvée, du plaisir absolu, et conduit son TGV avec la conviction de la future championne d’une compétition qu’elle remporte déjà  par KO. Qui peut lutter, qui rivalisera  ? Il y eut Pat Benatar, Tina Turner, Janis Joplin dans le rock ou la soul…. Désormais, il y a Izia et elle n’a pas 20 ans ! Dès son premier album, dès sa première tournée, elle s’est affranchie de l’héritage paternel. Ils ont l’énergie en commun mais la voix protéiforme de la demoiselle, son penchant pour un rock dénué de compromis, ses compos savoureuses sont autant d’ émotions conjuguées qui asphyxient un public médusé par tant de présence, tant d’assurance. Aux abrutis évoqués plus haut qui continuent de hurler  » à poil « , elle retourne comme une crêpe la situation :
– « Ouais, continue, c’est bon ça , c’est la vie ! Entre deux morceaux , c’est excellent, ça comble le vide, ça ouvre le dialogue ! »
Elle se rapproche et dans les yeux, évoque les connards, ceux qui te puent la vie ( regards croisés, sourires narquois entre voisins indésirables de circonstance à cet instant-là , eh eh ! ) mais te parle sans détour de cul, de baise, de la vie. Cette vie qui, du haut de ses 19 ans, semble déjà tellement riche ! Toutes ses évocations font mouche. Elle explore de fond en comble ce désir inespéré de retranscrire toutes les émotions musicales passées au filtre de sa rage, de sa personnalité  par une implication totale, absolue, sans restriction.
Lors de ‘Sugar Cane’, sublime, envoutante, elle nous prévient que ce sera la seule ballade …
– Respirez un bon coup, la suite va faire mal !
Sur ‘ Hey Bitch’ qui suit, le sexe est à l’honneur et les soutiens gorges sont de sortie. Deux arrivent jusqu’ à elle ! Record de la tournée, sixième depuis le début . Elle en offre un à Grégory, son batteur. 1500 âmes hurleront ‘met le, met le !’ . Il n’osera pas ! Sifflets copieux … On se marre bien, on en prend plein les yeux et les oreilles. Pour leur premier show complet devant tant de monde, le groupe nous régale et se déchaine, ils sont de toute évidence extrêmement touchés par l’accueil.  L’ovation redouble quand la demoiselle investit les drums ! C’est une pluie battante de sensations inexplorées qui s’abattent sur une foule à peine incrédule, déchainée, envahie de passion. La set-list est alors encore suivie, pas pour longtemps.
Rappel….3 titres en plus puis, le belle ne veut plus quitter les lieux, j’aperçois sur les cotés le crew du Bikini : regards complices, feu verts donnés, va y avoir du lâchage dans l’air ! Le concert n’en finira plus :
Incursions en territoire soul où la divine nous envoi en pleine face les pulsions noires d’un groove à la maturité bluffante … Et que dire quand, lors d’un vieux blues improvisé, elle transcende le genre qu’elle ramène aux dimensions de l’intime ! Elle reprend alors la guitare :
– Je ne suis pas guitariste, je joue à peine, très mal mais j’ai envie. L’essentiel n’est pas la technique, c’est le cœur, la passion que l’on y met !
Désarmante de sincérité, de facilité, de naturel, elle tombe désormais le haut ( ! ) et nous envoie, cerise sur le gâteau, de nouveaux titres inédits, peu répétés qui laissent présager du meilleur pour la suite tant son rock nerveux et incisif est délivré sans concession avec une inspiration sans faille où seule la conviction de cette artiste hors du temps momifie un public qui ressort de ce déluge de décibels et d’accords viscéraux les synapses asphyxiées par tant d’émotion conjuguées .

Personne ne veut que cela cesse, il est déjà 00 h 40. Il ne reste plus qu’à modeler un rap d’Eminem en brulot absolu et définitif ! Inconcevable à mes oreilles et pourtant … Même là, elle fait mouche car il est expulsé comme ressenti… Il fallait le vivre, il fallait la voir, la respirer, elle qui est déjà en soutien gorge depuis 30 minutes et qui offre ce qui lui reste. C’est désormais au delà des mots, trop fort, une expérience où il fallait être, l’avènement d’une très grande, d’une incontournable performeuse. Du très grand art délivré sans le moindre artifice !
Quand elle nous quitte peu avant 1 heure du mat et presque 2 h 30 de show, la foule, incrédule, médusée est encore et pour longtemps inondée de la saveur expulsée de l’âme du rock, à la fois brulante et charnelle qui t’a enflammé le cœur et dont la voix d’écorchée vive, la puissance, la générosité hanteront à jamais les entrailles d’un antre où une perle de la sueur de l’écorchée vive Izia coulera définitivement sur les murs, accompagnant déjà l’âme des fantômes de quelques soirées légendaires dont la saveur est encore palpable quand on pénètre dans le cultissime Bikini !

Son excellent guitariste Seb Hoog nous confiera le kiff absolu qui fut le leur  pour ce concert à rallonge. C’était quelques minutes avant de rencontrer Izia, comblée, excitée comme un pile électrique, pas prête d’être débranchée tant son bonheur est encore palpable. Une rencontre parmi les plus belles tant ses propos et son sourire, sa disponibilité et sa fraicheur prolongera en autant de souvenirs impérissables un des 10 plus beaux concerts de ma vie. Izia va venir près de chez vous. Ne loupez cela sous aucun prétexte!

Les superbes vidéos de Denis de ce concert à vivre ou à revivre :

IZIA Live In Toulouse – Le BIKINI – 28/01/2010 LET ME ALONE

http://www.youtube.com/watch?v=9JaSILtZSrg
IZIA Live In Toulouse – Le BIKINI – 28/01/2010 BACK IN TOWN

http://www.youtube.com/watch?v=feXxwo4NY6s&feature=related

IZIA myspace :
http://www.myspace.com/iziamusic

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