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SCORPIONS : Le mot magique ! ( + GUANO APES ) – Jeudi 17 novembre 2011 – Toulouse, Le Zénith –

Posted in SCORPIONS Toulouse 17.11.2011 with tags , , , , on 18 novembre 2011 by JATA LIVE EXPERIENCES

Avant tout, un grand merci à Euterpe et à Didier pour le partenariat qui a permis à 2 lecteurs de JATA de gagner par concours leur place pour ce concert !

Merci aussi à Olivier Garnier de Replica Promotion pour sa confiance.

SCORPIONS, l’affiche officielle de Toulouse.

Connaissez-vous le terme magique, celui qui vous propulse dans une stratosphère divine, qui remplit salles et stades, fait sortir moult billets des portes feuilles d’une large frange du public qui a pourtant mis de coté le métôôôôôôl depuis belle lurette?

De la pure magie vous dis-je, un ticket pour un retour instantané vers un passé ampli de douceur, une curieuse manière quoi qu’il en soit de réduire une légende du hard-rock à si peu… Et pourtant, Scorpions occupe bel et bien une place particulière, unique, indéfectible dans le cœur de ses fidèles.

Succès absolu? La preuve!

Fidèles? Pas tout à fait. Ce soir, le zénith affiche complet, 9000 personnes au rendez vous! Comment ne pas s’interroger? Où étaient-ils lors du dernier passage de la troupe de Klaus Meine, le jeudi 29 novembre 2007? Ce soir-là, dans un zénith en petite configuration, où malgré tout 4000 personnes avaient répondu à l’appel, les allemands nous avaient conquis, retournés, charmés, sidérés, déployant une set-list inouïe et un feeling à toute épreuve. Il faut dire que Humanity, hour one, leur album d’alors, s’avéraient une réussite absolue. Lors du morceau éponyme, le temps s’était arrêté, une chair de poule commune s’était  emparée du public. Ce fut grandiose…

Nous voici quatre ans plus tard, quasiment jour pour jour. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. A quoi peut-on attribuer cet étrange phénomène qui voit le nombre d’entrées s’accroitre de plus du double de spectateurs après un opus (Sting in the tail, sorti l’an dernier) pourtant nettement moins inspiré?  Pourquoi cette tournée n’en finit plus (3 ans!)? Pourquoi une telle déferlante live sans précédent de l’arachnide qui pique en nos contrées? Est-ce pour illustrer la sortie de Sting in the tail? Si on le compare à Humanity Hour 1, disposant de pédipalpes infiniment plus venimeux, je répondrais par la négative… En réalité, cette déferlante ne tient que grâce  au mot magique et à la parfaite communication qui l’illustre…

Farewell Tour ou tournée d’adieux, voici le divine accroche qui fait mouche! Particulièrement dans cet hexagone qui fait les yeux doux au plus populaire des groupes teuton depuis plus de trois décennies, essentiellement depuis un certain été 1984, douce période ou nombre de bambins furent conçus au rythme d’ un Still lovin’ you devenu l’hymne des couples désormais quarantenaires.

‘C’est notre dernière chance de revoir le groupe de notre jeunesse, tu te souviens de ce slow langoureux…. Allons- y !’ … Bingo! L’argument commercial fait mouche une fois de plus. Si l’on en juge par le nombre de groupes qui ont usé de cette coquetterie de vieux artistes blasés (Kiss, Ozzy et tant d’autres hors métal) et qui sont encore là, plus en forme que jamais, des années et bien des tournées plus tard, on ne peut que se réjouir pour l’avenir de Schenker & Co : ils ont encore de bien beaux jours devant eux! Un sourire illustre mes pensées lorsque me revient en mémoire l’intitulé non dénué d’humour d’une des tournées lointaines de Phil Collins: Finally, the first farewell tour (Ma première tournée d’adieux)…

Voici comment, partout en France, ailleurs aussi, le succès colossal de cette entreprise permit à nombre de fans perdus de retrouver le chemin des salles, bien décidés à cueillir avec délectation les fruits de l’arbre aux souvenirs.

Le paquebot SCORPIONS va accoster dans quelques instants…

Curieuse impression toutefois que la composition de cette foule quasi statique, tout au long des deux heures de set, déployant comme un seul homme, leurs appareils et autres téléphones pour immortaliser le seul, l’unique fruit à l’exquise saveur : le Still lovin’ you de rigueur …

Vous l’aurez compris, les hardos de base dont je suis, sont noyés dans la foule. Ils sont portant bien là, fidèles, heureux. Et il y a de quoi… De ma position privilégiée dans le pit des photographes, je salue nombre d’amis qui se sont postés près des barrières.

…Place à GUANO APES tout d’abord…

Sandra Nasic : 4 attitudes.

Dès notre arrivée sur les lieux, j’ignorais qu’un soupir de satisfaction allait si vite se saisir de ma face incrédule : GUANO APESouvrira le bal. Belle surprise! Je connais les titres et apprécie particulièrement ce groupe de pop-métal-core allemand qui œuvre depuis déjà presque 15 ans. Joli décor qui plus est,  illustré par les lettres du groupe, immenses, déployées sur deux niveaux….

Malgré un talent évident, difficile de conquérir une foule qui n’est là que pour Scorpions!

Point de déception à l’horizon: 45 minutes efficaces, presque trop propres, durant lesquelles Sandra Nasic aura le quasi monopole des regards. Les hits défilent… Naviguant dans les eaux douces de tempos et autres ritournelles écoutées et réécoutées, je me régale tout en mitraillant la belle et ses trop discrets musiciens. Seul le bassiste Stefan Ude se risque à quelques mouvements et à des instants complices avec la miss dont la voix, magnifiquement juste, illustre à merveilles de belles compos tantôt catchy (Fire in your eyes), parfois slowly (This time ), toujours inspirées (tels l’entrainant Oh, what a night, le dansant Sunday lover ou l’imparable hit  Open your eyes) . Même la reprise de Big in Japan d’Alphaville, qui clôture la prestation, est assortie d’un entêtant cachet métal avec une rythmique en béton armé qui lui offre une seconde vie, un cachet néo-métal délectable …

Assise en bord de scène ou déployant une certaine énergie, on peut juste regretter que Sandra n’aille pas vraiment chercher une foule qui ne connait pas ces belles ritournelles pourtant fort inspirées mais qui ne demandait qu’à être boostée. Les applaudissements sont juste polis même si le public semble apprécier ce qui lui est proposé. En ce qui nous concerne, il est évident que la soirée commence à merveille, ravis d’avoir enfin vu, par chance, un groupe dont on écoute les chansons!

Footing sur l’avancée scènique pour Schenker.

Sur cette tournée, l’atout scénique majeur réside en une longue avancée qui propulsera les membres groupe tour à tour dans les entrailles du public, permettant à chacun de se trouver proche des légendes. Malheureusement, dès l’entame du concert, les spectateurs de droite n’entendent que la guitare de Jabs, aucune voix ne ressort de ce côté de la salle alors que le mix est très correct partout ailleurs.  Du coup, plus aucun photographe ne va à droite et le public s’interroge. Il s’inquiétera même…jusqu’au bout! Qui plus est, c’est principalement sur l’avancée ou à gauche que se situe l’action.

Comme à son habitude, le groupe se montre ravi d’investir la scène et tous arborent de larges sourires assortis de poses qui ont contribué à leur notoriété. Les lights sont efficaces et fort heureusement, les nombreux écrans LCD, décors essentiels, sont mieux utilisés qu’au Hellfest où nous avions assisté à une prestation des plus bâclée  cinq mois auparavant.

Schenker & Jabs.

Vue large puis reserée.

Si le show débute avec une  batterie aérienne, l’effet est loin d’être aussi spectaculaire que sur un concert de Kiss. Un plus, là encore, par rapport au concert de Clisson.

Toutefois, où sont passés les effets pyrotechniques et les flammes, déjà absents au Hellfest et sur les autres dates françaises? Cette artillerie impressionnante vient d’être déployée, une fois encore, en Belgique, au Forest National de Bruxelles, rien en France… Comment expliquer cette constante puisque le Graspop avait déjà eu droit à la totale! La preuve sur cette vidéo : c’était 9 jours après Toulouse ! La dévotion du public hexagonal pour Scorpions serait-elle inversement proportionnelle au respect du groupe pour celui-ci ? Cette  impression au gout amer devient pour le moins redondante et particulièrement incompréhensible…

L’organe de toujours : le légendaire Klaus Meine, gentleman s’il en est…

L’élégant guitariste Matthias Jabs.

Et pourtant… Même si la voix de Klaus Meine vacille de temps à autres ( il interrompra durant vingt minute le concert de Montpellier 3 jours plus tard et le groupe annulera la date de Tours prévue le 22), même si le solo de Matthias Jabbs s’avère pathétique et mal placé, que celui de James Kottak est beaucoup trop long (malgré une brillante idée qui le propulse au sein des albums et de la carrière du groupe), le public se régale et vit les deux heures qu’il était venu chercher. Les ballades sont légion (Wind of change ; The best is yet to come ; Holiday etc…), le son diamétralement opposé à celui de Motörhead et les indispensables brulots métal qui ont fait leur légende auprès des die-hard fans ne sont pas oubliés ( Rock you like a hurricane, ; Dynamite etc…)

Le grand Rudolph Schenker.

Ce n’est pas un revival mais la suite d’une sublime aventure à laquelle on assiste. Le groupe s’aventure même parfois sur des terrains moins balisés, nous offrant quelques titres rares de leurs jeunes années ( The zoo ; we’ll burn the sky ; when the smoke is going down ) Si l’on ajoute que l’attitude est généreuse, joviale, enjouée, la soirée s’avère réussie…

Pawel Maciwoda, bassiste discret.

Me situant désormais une vingtaine de rangs derrière ma famille, je me délecte même de vivre le concert à travers les yeux de ma famille par écrans géants interposés!  Sylvie et Jimmy monopolisent les écrans durant la dernière demi heure, le réalisateur ayant semble-t-il trouvé en eux des énervés qui l’ont fait flasher! Schenker, Meine et Jabbs n’auront de cesse de leur envoyer baguettes et médiators pour leur plus grande joie. Belle récolte ce soir !

Sylvie et Jimmy proposent leur plaisir non dissimulé aux 9000 personnes!

L’énergique James Kottak ne laisse personne indifférent.

La magie de 2007 n’est certes pas de la partie. Nous sommes dans un grand restaurant où une pointe d’assaisonnement nommé inspiration fait un brin défaut. Toutefois, le temps d’un BlackoutSchenker apparait bonnet sur la tête, moustache ressuscitée  et fourchettes dans les yeux comme sur la pochette de l’album, d’un Big city nights où le trio ressuscite la célèbre pyramide humaine, nous revoici au Palais des Sports où, en 1984 puis 1989, nous avions eu le privilège de vivre deux concerts légendaires avec Mama’s Boys puis Vixen en ouverture des stars allemandes.

Nostalgie, vice ou vertu ? Ne sommes nous pas tous finalement à la recherche du spectre d’un passé révolu? Si l’affirmative est forcément de rigueur, j’en suis convaincu, Scorpions, ce soir, n’a pas livré son dernier acte…

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Chronique, photos, mise en page : Titi.

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SET LIST SCORPIONS :

  • Sting In The Tail
  • Make It Real
  • Bad Boys Running Wild
  • The Zoo
  • Coast To Coast
  • Loving You Sunday Morning
  • The Best Is Yet To Come
  • Send Me An Angel
  • Holiday
  • Raised on Rock
  • Tease Me Please Me
  • Dynamite
  • Kottak Attack
  • Blackout
  • Six String Sting
  • Big City Nights
    RAPPEL 1
  • Still Loving You
  • Wind Of Change
  • Rock You Like A Hurricane
    RAPPEL 2
  • We’ll burn the sky
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  • When The Smoke Is Going Down

Note : A Bruxelles et Paris, le groupe ne jouera pas We’ll burn the sky mais interprétera à la place No one like you et également (uniquement en Belgique) un 22 ème titre que Scorpions n’avait plus proposé depuis 2009 : In Transe.

SET LIST GUANO APES :

Ce soir, aux pieds de Sandra…

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