Archive pour FLOTSAM & JETSAM

DESTRUCTION + FLOTSAM & JETSAM + ENFORCER + NERVOSA : Puissance 4 – Samedi 24 Septembre 2016 – Toulouse, Metronum –

Posted in ENFORCER/DESTRUCTION/FLOTSAM & JETSAM Toulouse 24.9.2016 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 24 septembre 2016 by JATA LIVE EXPERIENCES

destruction-toulouse-metronum-24-9-2016-photos-jata-11La rentrée des concerts métalliques est somptueuse par ses affiches énormes. Ce soir, le thrash est à l’honneur avec un gros plateau de 4 groupes dont DESTRUCTION, une des légendes du Big Four allemand (qui compte aussi Tankard, Sodom et Kreator). Par contre le public est radicalement différent de ce qu’on a pu voir dimanche dernier lors de l’affiche proposant BORN OF OSIRIS + VEIL OF MAYA + VOLUMES + BLACK CROWN INITIATE . Très peu de petits jeunes cette fois-ci mais des passionnés du genre. Disons que la moyenne d’age est plutôt de 35-55 ans ce coup-ci. L’affluence s’avère satisfaisante, samedi soir aidant. Pourtant, les orgas craignaient un four comme constaté parfois  mais les amateurs de thrash se sont finalement bougés. Cela aurait été vraiment dommage de rater ça, surtout dans cette magnifique salle qu’est le Metronum. D’ailleurs, les groupes présents et leur management ne tarissaient pas d’éloge sur le lieu et sur l’accueil. Tous les voyants sont par conséquent au vert pour une sympathique soirée même si 300 personnes s’est finalement correct mais peu à la fois….destruction-toulouse-metronum-24-9-2016-photos-jata-6

Honneur aux dames, nous commençons avec un groupe 100% féminin avec les Brésiliennes de NERVOSA. Elles  sont connues des fans de thrash toulousains puisque nous avons eu la chance de les voir aux Pavillons Sauvages deux fois en moins d’un an. Mais leur actualité s’avère brûlante en cette année 2016 car elles ont sorti un nouvel album, Agony, suivi d’une tournée géante dans le monde entier qui se poursuit donc avec leurs grands frères du genre.destruction-toulouse-metronum-24-9-2016-photos-jata-5

Cependant, tout n’est pas rose non plus pour les filles puisque fin Juillet, nous apprenions le départ surprise (et visiblement avec fracas) de leur batteuse Pitchu Ferraz. Un fait malheureusement dommageable tant son jeu marquait les esprits en live. C’est donc une batteuse de session qui leur permet de poursuivre leur route en attendant mieux. Malgré tout, Les filles vont faire de nouveaux adeptes ce soir grâce à leur thrash efficace et hargneux (à défaut d’être innovant). Evidemment, il faut le souligner, un groupe de nanas devant un parterre majoritairement masculin, ça plait à l’amateur du genre! Toutefois, certains de leurs titres sont en train de devenir de véritables hits (écoutez Hostages ou Into Moshpit pour vous en convaincre). Bonne prestation donc de nos amies brésiliennes même si on se demande à présent comment elles vont rebondir après le départ de leur emblématique batteuse.enforcer-toulouse-metronum-24-9-2016-photos-jata-14

enforcer-toulouse-metronum-24-9-2016-photos-jata-6Changement de style avec les suédois d‘ENFORCER qui font figure un peu de curiosité sur cette affiche. Nous voici replongés trente ans en arrière dans la grande époque hair métal avec ce look cuir et soins capillaires au top. Le groupe formé il y a déjà 12 ans nous invite à enfin découvrir en live son excellent speed metal à la sauce glam. Dans le public, il y a plusieurs sortes de réactions. Ceux qui ont une brusque envie de sortir pour boire un coup ou fumer une clope, ceux qui rigolent mais surtout une part non négligeable des spectateurs présents qui sont là pour eux et soutiennent à fond le groupe (certains connaissent les paroles par cœur!). Il est vrai que les suédois dégagent une énergie communicative incroyable et servent à la perfection des hymnes imparables que nous avons souvent utilisés sur Jata pour nos trailers du Hellfest.

enforcer-toulouse-metronum-24-9-2016-photos-jata-20Forcément, les regards se portent essentiellement vers le frontman Olof Wikstrand, sorte Ken hair métal typé 80’s, parfait mix entre le jeune Vince Neil (Mötley Crüe) et Richie Faulkner de Judas Priest.  Si certains peuvent être un brin agacés par son chant aigu, ses performances vocales s’avèrent impressionnantes et servent à merveille de majestueuses lignes de guitares souvent jumelles (Take me out of ths nightmare) inspirées par le early Iron Maiden en mode compulsif. Point de doute, c’est du haut niveau!enforcer-toulouse-metronum-24-9-2016-photos-jata-13

enforcer-toulouse-metronum-24-9-2016-photos-jata-9Le son sert à merveille (ou pas) ces excellents titres selon la position ou l’on se trouve dans la salle. Quoi qu’il en soit, les 250 personnes restées devant la scène se délectent de speed métal survitaminé et merveilleusement inspiré comme en témoigne les déjà cultes Mesmerize by fire, Undying Evil ou encore Destroyer. La partie n’était pas forcément gagnée pour ENFORCER au sein d’un tel plateau mais cette prestation de haut vol (50 minutes en plus, pas si mal pour une première partie!) fait figure de bouffée d’air pur et de voyage dans le temps dans une sphère métal où ce style « classique » n’est véhiculé que par quelques dinosaures! Un tel kiff qu’on espère que ce jeune groupe sera programmé bien plus souvent en nos terres!flotsam-jetsam-toulouse-metronum-24-9-2016-photos-jata-14

flotsam-jetsam-toulouse-metronum-24-9-2016-photos-jata-6Vingt minutes plus tard, nous voici devant une formation culte qui  est restée malheureusement dans les starting blocks du succès, contrairement à d’autres combos de l’époque comme Metallica ou Slayer. Les américains de FLOTSAM AND JETSAM n’ont jamais eu la reconnaissance qu’ils auraient pu et dû avoir. Peut-être la faute à des changements trop fréquents de line-up ou à une production trop mauvaise sur certains albums qui ont plombé l’envol du groupe.

flotsam-jetsam-toulouse-metronum-24-9-2016-photos-jata-9Ce n’est pas la première fois que le groupe de Phoenix vient sur Toulouse, nous les avions vu au Bikini avec Sepultura et Legion of the Damned il y un peu plus de deux ans mais leur set s’était avéré un peu trop mou du genou. Ce soir par contre, nous les retrouvons en forme et le show sera beaucoup plus rentre dedans. Le son est un peu brouillon au début du concert mais devient optimal au bout de deux morceaux. Pfff! je me répète, mais c’est dommage que ce groupe de l’Arizona soit passé à coté de la gloire car comment résister à des morceaux comme Desecrator et surtout le superbe No place for Disgrace, issu de l’album du même nom, mis à l’honneur avec pas moins de trois morceaux interprétés ce soir et qui conclut le show d’une manière explosive. Très belle prestation des américains qui sortent enfin la tête hors de l’eau. Le retour en grace du thrash ces dernières années y est sans doute pour quelque chose.destruction-toulouse-metronum-24-9-2016-photos-jata-14

destruction-toulouse-metronum-24-9-2016-photos-jata-12Voici enfin les teutons de DESTRUCTION. C’est sans doute la première fois qu’ils viennent sur Toulouse (ils devaient passer au Havana Café en 2007 mais avaient annulé leur venue). C’est le début du rouleau compresseur qui va dévaster tout sur son passage. Petit rappel, Destruction existe depuis 34 ans et a eu une grosse influence sur le metal germanique. Dès les premières notes du titre Under Attack, on comprend que la démonstration de puissance va être réelle.destruction-toulouse-metronum-24-9-2016-photos-jata-16

destruction-toulouse-metronum-24-9-2016-photos-jata-15Ils ne sont que 3 sur scène mais le gigantesque frontman bassiste Schmier en impose grave! Et que dire du guitariste Mike Sifringer : un montre de virtuosité et de rapidité! Dans la fosse, l’ambiance monte d’un cran tandis qu’apparaissent pogos et slams. Si certains prétendent que l’ambiance était un peu molle, cette impression tient probablement à l’age moyen des spectateurs, ce qui n’a pas empêché le public d’être réceptif et chaleureux envers les groupes présents ce soir.destruction-toulouse-metronum-24-9-2016-photos-jata-8

Les Allemands continuent de balancer brûlot sur brûlot (Total desaster, The Butcher still back ou encore Thrash Till Death). Pas de temps mort et 1h30 de show qui ne laisse aucun survivant sur le champ de bataille.

Une bien belle soirée que les  fans les plus acharnés ont pu prolonger sur la grande terrasse intérieure de la salle en compagnie des groupes, décontractés et disponibles, avec qui on pouvait discuter et prendre des photos, preuve de la belle ambiance qui régnait dans la salle du nord toulousain.

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Chronique : Conan Akiro ( & Tweety pour Enforcer).

Photos : Tweety

Merci à Fred et à toute l’équipe de SPM.

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LES PHOTOS JATA DE ENFORCER :

LES PHOTOS JATA DE FLOTSAM & JETSAM :

LES PHOTOS JATA DE DESTRUCTION :

SEPULTURA : SEPUL TUAIT, SEPUL TUE ET SEPULTURA (+ LEGION OF THE DAMNED + FLOTSAM & JETSAM + MORTILLERY) – Mardi 25 février 2014 – Toulouse, Le Bikini –

Posted in SEPULTURA Toulouse 25.2.2014 with tags , , , , , , , , , , , , on 26 février 2014 by JATA LIVE EXPERIENCES

 

1450789_596412827090896_855128167_nIl faut admettre que ce mardi 25 février 2014 n’était pas une date qui soulevait une attente incommensurable de la part de la communauté métallique toulousaine. A vrai dire, j’avais plus entendu mes compères tournoyeurs de têtes évoquer la venue exceptionnelle de Flotsam & Jetsam, pourtant placé uniquement en « sous première partie » (comprenez en deuxième position sur quatre groupes au total!), plutôt que du retour de Sepultura dans nos contrées après quinze ans d’absence.

C’est simple, la dernière fois que Sepultura était venu nous voir, Max et Igor étaient encore là et le groupe se produisait dans la version post-AZF du Bikini. C’est dire si cela fait un bail ! Le relatif désintérêt de la communauté métal pour ce groupe depuis le départ de sa figure emblématique m’a d’ailleurs toujours laissé perplexe. Sous la baguette d’un Andreas Kisser toujours intègre, renforcé par un Derrick Green au chant et au charisme sans faille, Sepultura a continué de livrer des albums intéressants, à défaut d’être transcendants, mais dans lesquels l’expérimentation était toujours louable. De son côté le père Cavalera, bientôt rejoint par son batteur de frangin pour une conspiration familiale pas inoubliable, s’enfonçait dans une recette redondante et nous assénait à chaque sortie une copie presque conforme de la précédente. Selon moi le line-up actuel de Sepultura enterre Soulfly tant au niveau technique que scénique et ce concert, le troisième du groupe pour votre serviteur, me le confirmera une fois de plus.

sepultura dodge (1)Mortillery Flos 057Ce soir les hostilités débutent assez tôt pour un plateau 100% orienté thrash ou presque, pour le plus grand plaisir des nostalgiques des années 80, version sans permanentes. Le premier groupe qui déboule à 18h55 se nomme Mortillery et nous vient du Canada. Dans un style thrash très classique, influencé par Exodus ou encore Testament, les jeunes musiciens de Mortillery nous livrent une prestation énergique et les guitaristes nous gratifient d’une véritable avalanche de solos ultra rapides appréciés par les amateurs du style. Pas très original mais bien exécuté, leur musique n’avait selon moi qu’un défaut majeur, celui d’avoir une chanteuse qui m’a semblé un peu faiblarde vocalement. Ceci dit l’ambiance grimpe crescendo pendant la demi-heure qui leur est laissée. Mais ne serait-ce pas plutôt l’attente du second groupe qui fait monter la pression ?

sepultura dodge (2)Il est presque étonnant de voir que Flotsam & Jetsam, considéré comme un groupe majeur par les thrasheurs, soit positionné en deuxième. Leur set s’enclenchant à seulement 19h40, il ne fallait donc pas trainer ses rangers au bureau sous peine de rater cette légende qui boude la France et encore plus notre ville depuis des lustres.sepultura dodge (3) Nombreux sont ceux venus presque exclusivement pour voir les américains et l’ambiance s’en ressent. Leur son est lourd, très lourd même, avec un batteur impressionnant et un chanteur plutôt charismatique, capable d’opérer d’énormes variations vocales.

Il s’agit d’un thrash très technique, souvent mi-tempo, avec des accélérations mesurées et beaucoup d’harmonies dans les guitares. sepultura dodge (4)Ceci étant dit, et cela ne reste que mon opinion, ce groupe mérite certainement son classement en deuxième division du thrash, car si j’ai pris du plaisir au cours de ces 45 minutes, ce n’est définitivement pas la claque que certains m’avaient prédite.

Pourtant je persiste à penser que Flotsam méritait bien plus de passer avant Sepultura que Legion Of The damned, troisième groupe à monter sur les planches ce soir à 21h40…

sepultura dodge (8)-001Ce groupe hollandais, fort d’une quinzaine d’années de carrière, délivre un thrash très rugueux, limite death au niveau des rythmiques, mais horriblement répétitif et linéaire. La double pédale ça va un temps mais il faut savoir lâcher du leste par moment ! C’est simple j’ai eu l’impression d’entendre pendant une heure le même morceau se répéter à l’unisson. Bref, ce ne fut pas ma tasse de thé . Qui plus est, le froideur des musicos m’a laissé de marbre.  Mon opinion ne semblait pas être totalement partagée car l’ambiance fut très remuante pendant cette prestation. Mais a t-on besoin d’être un fin mélomane pour faire des circle-pits ? 

Mortillery Flos 056Enfin, Sepultura arrive vers 22h pour un show énergique d’1h30 qui débute par une énorme surprise : le géant noir au micro a effectué une tonte radicale et nous arrive chauve tel Shaquille O’Neil alors qu’il nous avait quitté avec des dreadlocks à faire pâlir Bob Marley ! Malgré tout il nous prouve rapidement qu’il n’a pas choisi de réserver le même sort à son chant rageur et que sa volonté d’en découdre sur scène n’a que faire de ce genre de détails capillaires. Les autres musiciens ne sont pas en reste, en particulier Andreas Kisser, tout sourire, qui multiplie les signes d’affection au public et distribue un grand nombre de médiators en main propre. Le petit nouveau à la batterie va littéralement nous scotcher et prouver qu’il n’a pas à rougir face à son illustre prédécesseur nommé Igor. L’énergie dégagée par ce jeune marteleur de fûts m’a laissé perplexe et m’a donné l’impression, déjà vécue au concert d’Ozzy en 2011, de voir un ovni derrière son kit frapper comme s’il cherchait à réveiller les enfers! L’énergie dégagée par ce musicien était tout bonnement incroyable et l’unanimité semblait de mise sur ce coup là.

sepultura dodge (9)Mortillery Flos 047Seul Paulo Junior, l’éternel bassiste et seul survivant des débuts du groupe, n’affichait pas une forme resplendissante. Sinon on peut aussi dire que Sepultura n’est pas le genre de groupe à se satisfaire de sa gloire passée comme en témoigne leur setlist, composée de pas moins de six titres du dernier album en date et de quatre autres issus des deux albums précédents. Les grands classiques de l’époque Cavalera sont bien sûrs présents et font logiquement leur effet dévastateur sur le public qui n’aura cessé de se faire des câlins guerriers et de se livrer à des contacts virils. Inutile de préciser qu’il fallait être vaillant pour tenir plus de trente secondes dans la fosse au milieu des mosheurs… Mon t-shirt tout neuf en aura d’ailleurs fait les frais. Impossible aussi de conclure cette chronique sans remercier l’abruti fini qui arrive en plein milieu du pogo avec une pinte de bière bien pleine. Le contenu ne pouvant en toute logique pas rester longtemps dans son contenant, mon jean aura le privilège de se doter d’une odeur particulièrement maltée pour la fin du concert.

Voilà donc un concert qui aura, contre toute attente, bien rempli le Bikini, bien réchauffé nos esprits et permis surtout à Sepultura de prouver que les frères Cavalera ne sont qu’un lointain souvenir.

Contrairement à ce que disait mon ami Pierrot au début du concert d’un air narquois : c’est toujours tura !

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Chronique : Adrien

Photos purement  illustratives : Dodge et Pierrot

Mise en page : Titi

Un grand merci à l’équipe du bikini et surtout à SPM et à Fred en particulier!

Merci à La séance de rattrapage pour l’excellente vidéo de Refuse/ Resist issue de ce concert en mode pro shot insérée dans cet article.

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