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ANATHEMA + ALCEST : Little drops of Heaven -Toulouse, Metronum 11 octobre 2017 –

Posted in ANATHEMA / ALCEST Toulouse 11.10.2017 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , on 11 octobre 2017 by JATA LIVE EXPERIENCES

Première satisfaction, le grand embouteillage des concerts toulousains de ce début octobre (quatre dates pour nous rien que cette semaine!), ne semble pas nuire à l’affluence! Après le sold out d’Alestorm ce lundi et celui à venir samedi de Sidilarsen, tous deux au Bikini, voici qu’ ANATHEMA suscite encore plus de passion que lors de ces pourtant magiques nombreuses venues précédentes. Ce coup-ci, si le Metronum n’affiche pas complet, cela ne s’est joué qu’à 20 tickets près!

C’est donc une soirée placée sous le signe de l’élévation (du grec Ana) servie par  une histoire exaltée (thema) qui nous est offerte, telle une offrande spirituelle.

Dès 20h30, nous voici déjà dans le ton éthéré de la soirée. Si les gars de Liverpool ont convié ALCEST à ouvrir pour eux durant deux longs mois de tournée à travers l’Europe, ce n’est surtout pas un hasard.

Le plus surprenant sans doute, c’est que les frenchies du gard jouent ce soir pour la toute première fois dans la ville rose! Quand on pense que leur premier opus est sorti en 2007 et qu’ils ont déjà plusieurs Hellfest à leur actif, on se dit qu’il y a des choses qui surprennent dans la programmation des concerts de notre ville. Par bonheur, bien plus qu’un guest habituel, le temps de jeu des gardois sera des plus conséquent avec une heure de pur bonheur distillé à un public massif, attentif . Basse vrombissante, six cordes acérée, nous voici sous l’emprise de cet équilibre fascinant entre les éructations screamées de Neige et la lourde et lumineuse enveloppe musicale toute en atmosphères mâtinées de post rock propice à nous faire converger vers des rêveries oniriques.

Un début de soirée idéal s’il en est, en parfaite adéquation avec l’esprit du fabuleux groupe qui va suivre…

Bémol à cette belle soirée, l’attente est trop longue puisque la bande de Liverpool ne foulera les planches qu’à 22h05. Proposant un set de deux heures, l’horaire ne colle plus avec une partie du public qui devra quitter les lieux deux morceaux avant la fin afin de ne pas louper le dernier métro. Au prix assez élevé du ticket, on ne pourra que déplorer ce manque de respect. Ce terme pourtant si redondant dans la bouche  du lunaire Vincent Cavanagh quand il se réjouit de voir  enfin filer les photographes après deux titres et avoue qu’il ne joue pas pour eux mais juste pour « vous », désignant, un brin démagogue, le public, celui qui a payé son ticket. Si l’on ajoute à cela un geste quelque peu déplacé sur l’appareil d’une « consœur » et amie, on se dit qu’il y a quelque chose qui ne colle pas ce soir.

Pourtant, tout ça n’est qu’impression. Le set va s’avérer divin, servi par une mis en son exceptionnelle. Vincent Cavanagh m’avouera même en fin de soirée, alors qu’il vient de sauter de scène dès la fin du set (!), de fendre la foule et de  rejoindre le stand de merch’ en fond de salle, que ce fut pour le groupe un concert des plus mémorables, le meilleur de la tournée après Paris, dont la prestation sur la scène du Bataclan ne peut rivaliser en terme d’émotion avec nulle autre. Il regrettera même ses propos de début de concert et s’avérera d’une disponibilité et d’une convivialité impressionnantes. Comme quoi… Les émotions véhiculées pendant deux heures ont semble t-il pris le dessus sur la fatigue et la probable routine d’une longue tournée.

Retour sur les sensations ressenties durant ces deux heures de voyage. Ne voulant pas être redondant, précipitez vous sur ce que je vous narrais lors des deux précédentes venues du combo (au Bikini en 2011  puis déjà au Metronum il y a 3 ans : Frissons divins).

The optimist, sorti cette année raconte l’histoire d’un homme qui laisse son passé derrière lui et repart vers de nouveaux horizons, qu’il espère plus paisibles. Nous voici au cœur de la fin de l’histoire de A fine day to exit (2001).

Paradoxalement, les nouveaux titres, toujours aussi intenses s’avèrent plus tourmentés, comme propulsés par l’ironie qui endigue le sentiment d’optimisme. Or, ces ambiances progressives et sombres s’avèrent, comme à l’accoutumée, sublimées par des lignes de chant sortant des sentiers battus, toujours au service de mélodies accrocheuses et pénétrantes.

Le nombreux public semble si souvent médusé, comme suspendu à un fil, flottant à quelques centimètres du sol, happé par cette intense authenticité progressive et emphatique. Le groupe ne vient pas le chercher si bien que la sensation de foule reste feutrée, chaque personne vivant sa propre émotion avec la profondeur qui la caractérise.

Dès l’introduction avec l’instrumental San Francisco, nous sentons que le piano prend, au fil du temps, une part prépondérante dans l’univers des anglais,  les frangins guitaristes opérant à tour de rôle ou ensemble aux claviers… Derrière les futs, John Douglas s’est absenté de cette tournée.  Mais la propulsion et l’identification s’avéreront totale dès la sublime mise en musique des deux parties d’ Untouchable, issues de l’avant dernier opus Weather Systems. Nous le savons désormais, le groupe ne jouera pas The Optimist en intégralité….

Comme à l’accoutumée, nous voici davantage touchés, voire bouleversés par les parties les plus propices à la rêverie, les plus mélancoliques des anglais. Ainsi, le sublime Endless ways nous transportera davantage qu’un Can’t let go, plus conventionnel et moins typé où Vincent assure parfaitement la chant. Son frère Danny s’avère méconnaissable. Il a doublé de volume mais le son de sa gratte demeure envoûtant.

La mise en live d’une grande partie du nouvel opus recèle bien des moments qui ouvrent grand l’espace de votre imaginaire. Si le groupe fleurte avec la perfection sonore et technique, comment rester de marbre au son de ses deux voix qui se marient admirablement et de ses guitares onctueuses?

On regrettera même que les anglais n’explorent pas davantage les montées en puissance jouissive de Lee Douglas offertes sur The Optimist ( Ghosts et Close your eyes manquent à l’appel), purs moments d’onirisme où la blonde chanteuse s’avère enchanteresse.Et si celle-ci n’a ni le charisme, ni la proximité délicieuse d’une Anneke Van Griersbergen, elle impose et propulse juste par sa voix Anathema dans une sphère aux multiples douceurs. Or, tout est question de sensibilité comme en témoigne la merveille du chef d’oeuvre We’re here because we’re here : Dreaming light où c’est cette fois Vincent qui chavire nos cœurs.

Cinq titres seront proposés en rappel. Le groupe se renouvelle. Comment lui reprocher de ne pourtant pas avoir joué la merveille Thin Air par exemple?…. Attardons nous plutôt sur le puissant et renversant double duo de percussion final rehaussant la version 2017 du classique Distant satellites. Un pur moment de jouissance auditive pour un concert qui s’achève avec le saut de Vincent au cœur du pit (il restera dans la salle jusqu’à instinction des feux!).

Comme à l’accoutumée, nous repartons conquis de cette nouvelle proposition d’Anathema où de petites gouttes de Paradis furent distillées deux heures durant par une musique riche, précise et d’une intensité émotionnelle rare.

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Chronique et photos : Tweety

Traitement et mise en page : SB

Merci à Bleu Citron et à Laurie en particulier

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LES PHOTOS JATA D’ANATHEMA + LA SET LIST :

LES PHOTOS JATA D’ALCEST :

 

ANATHEMA : Frisson divin ( + MOTHERS CAKE) – Lundi 13 Octobre 2014 – Toulouse, Le Metronum –

Posted in ANATHEMA Toulouse 13.10.2014 with tags , , , , , , , , , , , , , , on 15 octobre 2014 by JATA LIVE EXPERIENCES

10_13_octobre_Anathema_Toulouse Il y a des moments qui touchent au divin, des instants de partage qui vous amènent si loin que le frisson qui nous parcours n’a d’égal que la perte de contrôle commune d’espace temps que nous semblons tous ressentir simultanément. Avec ANATHEMA, ce n’est pas la première fois que cette étrange sensation m’interpelle tant leur notes vous propulsent dans une stratosphère émotionnelle intense. Tous vos sentiments sont alors décuplés, bonifiés, transcendés.

ANATHEMA Toulouse 13.10.2014 Photos JATA (26)Subtile, éthérée, l’oeuvre des anglais s’avère  sublime, tout simplement magistrale.

Après une période d’incertitudes au début des années 2000, ANATHEMA est redevenu beaucoup plus actif ces dernières années, sortant 3 albums incontournables depuis le bijou We’re here because we’re here (2010) ainsi qu’un DVD live. Leur doom teinté de death métal des débuts parait bien loin tant le virage vers l’impalpable fut négocié avec une maestria inédite par les britanniques.ANATHEMA Toulouse 13.10.2014 Photos JATA (10) Sans faire trop de bruit, la formation de Liverpool continue de tracer son chemin, s’ouvrant  de nouveaux horizons musicaux et s’éloignant ainsi de plus en plus du métal de leurs débuts. Malgré tout, une base solide de fans leur sont restés fidèles. Même si le Metronum est plutôt bien rempli ce soir (plus de 400 personnes ont fait le déplacement et certains de loin), on peut s’interroger et déverser des torrents de tristesse sur les fans des Floyds, de Marillion ou encore de Threshold, Air, Angus et Julia Stone, Chelsea Wolfe qui ignorent probablement tout d’une musique qui ne manquerait pas de faire chavirer leurs âmes.  Heureusement, les metalleux romantiques restent fidèles, preuve que le groupe conserve sa popularité dans le milieu.

MOTHERS CAKE Toulouse 13.10.2014 Photos JATA (6)Comme souvent avec les anglais, nous avons droit à une première partie découverte, probablement un coup de cœur du groupe lui même. Ce soir c’est un trio autrichien, MOTHER’S CAKE, qui ouvre le bal. D’emblée, nous voici replongés dans les années 70-80. C’est un véritable « Melting-pot » de tout ce qui se faisait à l’époque en matière de rock et de prog (on pense à Led Zeppelin, Rush ou encore Pink Floyd). MOTHERS CAKE Toulouse 13.10.2014 Photos JATA (9)Les trois musiciens dégagent une énergie incroyable. Même si la voix du chanteur est quelque peu déstabilisante au départ, elle nous envahit bien vite de ses ardeurs convulsives. On détecte même un aspect Red hot Chili Peppers ou Freak Kitchen dans ce Soul Prison barré et semi expérimental. On songe à Robert Plant bien sur mais aussi à Janis Joplin, ou aux excellents jeunes anglais de Leogun. Le public apprécie sans modération le set du groupe servi qui plus est par un son crystallin. Très bonne surprise pour démarrer la soirée!

MOTHERS CAKE Toulouse 13.10.2014 Photos JATA (4)Les potes sont nombreux disséminés dans la salle. Par bonheur, on arrive à se retrouver à une bonne dizaine au premier rang sur la droite. Nous voici tout d’abord transportés au sein d’un visuel fait de rouge et noir,  aux couleurs du dernier opus: Distant satellites. Evidemment ce dernier sera interprété dans sa presque totalité ce soir. Il y a également quelques surprises comme celle de voir le claviériste Daniel Cardoso à la batterie (on avait presque oublié que c’était son instrument d’origine!) tandis que John Douglas se tient derrière d’autres percussions. ANATHEMA Toulouse 13.10.2014 Photos JATA (12)Il va d’ailleurs déverser une énergie incroyable à ce poste, preuve que les choix du groupe se sont avérés judicieux, notamment sur  le morceau électro Closer, seul titre qui se détache néanmoins d’un set particulièrement atmosphérique et quasi psychédélique quant-aux sentiments qu’il véhicule.ANATHEMA Toulouse 13.10.2014 Photos JATA (19) C’est peu dire que la magie opère, le tout servi par une pureté sonore inégalée au Metronum. Mais l’atout majeur du sextet, c’est son trio frontal. Les frères Cavanagh tissent des accords magiques tandis que la voix  de Danny nous fait voyager comme rarement. Le bonus absolu restant toutefois l’importance croissante prise par la divine Lee Douglas, tout simplement extraordinaire sur des titres comme Ariel ou  sur la grande classique A natural disaster. Le groupe ne pourra plus se passer d’elle à présent tant elle conjugue naturel et maestria. Elle véhicule un florilège d’émotion dont seule Anneke Van Giersbergen avait pu jusqu’à présent entrouvrir la porte.

ANATHEMA Toulouse 13.10.2014 Photos JATA (31)Par bonheur, les deux précédents albums sont également mis en avant. Quelle joie d’entendre à nouveau un titre comme Universal, tout simplement magnifique. Et puis, bien sur, il y a quelques classiques que les fans de la première heure attendent toujours avec impatience. Fragile Dreams en est le parfait exemple.

Seul bémol, les 1h45 de show sont passés si vite qu’un brin de frustration apparaît tant le groupe nous avait habitué à plus. Il manque un petit quart d’heure et des titres comme Judgement ou One last goodbye auraient été les bienvenus pour prolonger le frisson. Toutefois, pas question de bouder notre plaisir, ANATHEMA nous a offert encore une fois encore un show magique, nous enivrant, comme suspendus dans de la ouate, de subtiles touches de ses voluptés divines.

Lire aussi ici notre reportage sur le précédent concert d’ANATHEMA en 2011.

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Chronique : Titi & Conan Akiro

Photos : Titi

Un grand merci à Roger Weissier, à la prod et à l’équipe du Metronum

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ANATHEMA, LES PHOTOS DU CONCERT ET LA SET LIST :

MOTHERS CAKE, LES PHOTOS DU CONCERT :

Hellfest 2011 : Welcome to the 3,65 expérience !

Posted in HELLFEST 2011 with tags , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , on 20 juin 2011 by JATA LIVE EXPERIENCES

CHAPITRE 1 : PLUS QU’ UN FESTIVAL, UN PELERINAGE !

Nous voici de retour, déjà revenu de cet étrange interstice temporel, de cette perpétuelle boucle qui rythme notre existence de fans de métal au rythme 3,65… Car si nous passons trois journées complètes plus une bonne partie du jeudi sur le site du Hellfest, nous ne sommes finalement réellement Clissonnais que durant un tout petit pour cent  de notre année.

1 % … Balivernes !!! …. C’est sans compter les soirées Hellfest, le réveillon Hellfest, le montage de sept DVDs Hellfest et la rédaction du pantagruélique récit de l’édition 2010 en trois parties que j’ai voulues si profondes, complètes, denses, exhaustives qu’il fallait quasiment quelques talents en spéléologie pour apercevoir le fond, la fin de cette histoire hors du commun que fut pour nous notre tout premier Hellfest  !

Souffrances et plaisir de l’écriture ne faisant pas toujours bon ménage, je m’étais promis que l’on ne m’y reprendrais pas. Ce reportage 2011 serait plus concis,  plus bref,  « easy writing and reading my friends » afin d’ apercevoir à nouveau ça et là quelques rayons de l’abondant soleil toulousain.

Une atmosphère unique dès notre arrivée au camping...

Une atmosphère unique dès notre arrivée au camping…

Je m’efforcerais de tenir parole au risque de décevoir les nombreuses personnes qui tout au long de ces quatre jours m’ont salué, reconnu et interpellé à Clisson. Dans leurs regards, j’ai pu apercevoir chaleur et reconnaissance. C’était inattendu et vraiment euphorisant. Je n’étais pas sans ignorer au travers des commentaires et des milliers de connections que ce récit du Hellfest 2010 avait trouvé son public, sans pour autant  mesurer le plaisir qu’il a véhiculé et la considération dont quelques inconnus m’ont témoigné. Très émouvant et gratifiant … Thanks to all ….

CHAPITRE 2 : UN JEUDI ENTHOUSIASMANT

Nous voici donc repartis  vers cette délectable ambiance festivalière unique, vers le point d’orgue du métal hexagonal, la croisée de tous les chemins, le pèlerinage suprême! Presque tous nos potes sont réunis, qu’ils soient accros de hard-rock classique, de heavy, de rock mélodique ou de riffs et growls plus extrêmes. Même si certains manquent à l’appel, entre les toulousains, les fans de Kiss, les amis d’amis et les rencontres de l’an dernier, nous naviguerons encore entourés de précieux individus à défaut de personnes précieuses. Jimmy a désormais 12 ans. Contrairement à l’an passé par deux fois, il ne vivra plus la moindre défaillance tout au long de ces quatre jours qui vont débuter sur les chapeaux de roues.

Près des tentes avec nos amis LES TAUPES, fans de hard extrême et férus du camping Hellfest. Le groupe DWAIL est à nos cotés

Près des tentes avec nos amis LES TAUPES, fans de hard extrême et férus du camping Hellfest. Le groupe DWAIL est à nos côtés

Le jeudi soir, outre le plaisir de savourer à nouveau les couleurs du site, de retrouver avec délectation cette ambiance familière et quasi familiale, de savourer le bonheur si longtemps fantasmé et quasi jouissif de chacun des festivaliers de se trouver en ces lieux, dans ce monde parallèle où le mystique devient réalité, il s’agissait de se fondre l’espace de quelques instants dans l’ambiance surréaliste du camping. Déjà, au sein du Royaume de la bière, flottaient des drapeaux de toute nature, aidant le métalleux grimé et festoyant à souhaits, à retrouver, quelques grammes plus tard, son précieux coin de sommeil. Si je demeure la sobriété incarnée, inutile de préciser que je me délecte d’assister à nombre de facéties qui sont légions en ces lieux … Trois nanas se dandinent déjà sur les tables du métal corner suscitant un vacarme ponctué de sifflements stridents … On apprécie …

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Le jeudi soir au camping … pour humer l’ambiance dingo de ce lieu entre potes…

Dans le coin des toulousains, j’introduisais mes amis d’ailleurs, les fans de Kiss, moins nombreux que l’an dernier mais bien présents à nouveau. Cette année, notre gite situé à 9 kilomètres de là n’est que pour nous. Pas de bambins brailleurs à l’horizon. Tout est planifié pour que nous vivions un très grand festival, chacun à son rythme, le planning laissant une nouvelle fois la possibilité, selon les styles et les envies de vivre ce Hellfest de mille manières fort différentes.

Pour la plupart, nous n’allions cesser de nous perdre et de nous retrouver en fonction des horaires choisis, de notre propension ou pas à vouloir nous placer au plus près des barrières (un sport revendiqué et assumé par notre bande). Quant-à mes amis les Taupes, quêtant l’extrême tandis que nous voguons du classic hard-rock vers le mélodique en passant par le pagan, nous ne les retrouverons qu’aux deux extrémités temporelles du festival ….

Jimmy a retrouvé son ami parisien J.C ... Lesquels s'amusent avec un étrange diablotin...

Jimmy a retrouvé son ami parisien J.C … Lesquels s’amusent avec un étrange diablotin…

La première bonne surprise du fest’ sera délivrée en ce jeudi soir sur la scène du Métal corner. Après  un séduisant groupe de reprises de Turbonegro (Les saboteurs) et un retour furtif au camping, nous allions prendre la première claque du festival avec la performance sidérante des STICKY BOYS !  Survitaminé, le hard rock délivré par les parisiens va s’avérer tellement efficace que la tente sera au bord de l’implosion.  Le ton est donné avec une telle conviction que chaque âme présente semble ressentir comme une délivrance. Des drapeaux s’élèvent, de jolies  filles sont hissées sur les larges épaules de mâles qui tiennent encore debout, la foule se lâche complètement comme si aucun concert n’avait eu lieu depuis 361 jours, tel le témoignage d’une absolue libération. Plus d’un millier de headbangers rivalisent sans mal avec le petit chien sur la plage arrière de la Renault 16 des années 80 tant leur cervicales font la bascule à l’unisson. On se met vite à la place du groupe, inconnu pour ma part,  qui n’ a jamais dû ressentir une telle communion. Le son est impressionnant de puissance et de clarté. Une  exquise régalade, un nom à retenir! Dès la fin du show, Seb me glissera ce qui finalement s’avèrera une évidence à mes oreilles   :

– Nous avons notre Airbourne français!

– Peut être même supérieur, lui répondis-je…  Assorti d’une exécution sans faille et d’un sens mélodique certain, je percevais ce subtil détachement, une pincée de second degré et un « way of life » assumé, revendiqué, scandé par Tom Bullot, batteur revendicatif et mobilisateur… Oui, ce nouveau groupe français venait de pénétrer  sous nos yeux ébahis dans une dimension inattendue! La claquounette qui fait bu bien!

Adrien, Jimmy et Sylvie déjà abasourdis par la prestation des STICKY BOYS !

Adrien, Jimmy et Sylvie déjà abasourdis par la prestation des STICKY BOYS!

Ces STICKY BOYS-là envoient du bois, les compos sont simples mais savoureuses et leur heavy  puissant et teinté d’humour, bref le tout s’avère ultra efficace . Vite vite, à la revoyure!

J’ignorais bien sûr que ce combo avait participé à l’excellentissime pub de la SNCF intitulée Bienvenue Sylvie (tiens donc, curieux hasard !) et que nous allions nous éclater avec le groupe (que nous n’allions reconnaitre que plusieurs semaines plus tard en consultant nos photos!) dans la nuit de samedi en zone VIP lors d’une fiesta mémorable où mon ami Raph Mercier, batteur de Mass Hysteria, déchainé, donnera le ton au rythme de classic heavy songs qui confèrent à ces moments une jouissive éternité !

Sylvie avec le chanteur Alex Kourelis...Mais elle ne l'a pas reconnu...

Sylvie se lache avec le chanteur Alex Kourelis…sans le reconnaitre…

CHAPITRE 3 : UN INTERSTICE 3.65 MULTICULTUREL FAIT DE RENCONTRES ET DE RETROUVAILLES

Nous étions dans l’espace 3,65…  au Paradis du métal, un univers quasi parallèle d’où notre esprit n’arrive pas à se défaire.

Quelque part, une partie de nous même y est encore. Nous restons tous un peu à Clisson. Il demeure l’esprit du festival, dans les allées du Leclerc, dans les champs désormais désertés où les murs d’un lycée seront hissés dans les mois à venir. Quelques growls imperceptibles hanteront à jamais les dédales de la ville. Cette année encore, nous y avons  vécu des histoires mémorables, des rencontres magiques. Ce fut un superbe festival où les couleurs du monde entier se sont données rendez vous. Il y a bien-sûr énormément de britanniques et de plus en plus d’espagnols. Or, pour le Hellfest, des mordus de musique se déplacent du Mexique, du Japon, des USA, de Finlande (le pays du métal !) où … d’Israël !

Entre l'israélien ROY et moi-même, une rencontre émouvante...

Entre l’israélien ROY et moi-même, une rencontre émouvante…

Avec Roy, notre rencontre fut anachronique. C’était samedi, lors du concert d’ Angel Witch. Le gars essaie d’atteindre la barrière. « No way », lui dis-je! « No problem » me lança t-il avec un de ces sourires qui désamorcent en un éclair toute éventuelle micro tension. Sourires complices, accolades et échanges chaleureux suivirent. Il débarque directement de la Terre Sainte en ce Paradis du métal pour vivre le festival de l’Enfer.

– There is a fantastic band from my country tomorrow called ORPHANED LAND ! Will you go to see them ?

– For sure, they are one of my main priorities. I’m hurry to see this very special band live !

Je lui montre mon planning parsemé de jaune fluo pour les groupes à ne pas manquer, de vert pour ceux moins essentiels à mes yeux et de rouge pour ceux que je vais manquer car ils se juxtaposent à d’autres. Nous échangeons nos mails et espérons nous retrouver demain.

Roy déchainé sur ORPHANED LAND !

Roy déchainé sur ORPHANED LAND !

25 heures plus tard, ce sera une véritable explosion de joie. Après l’avoir cherché en vain, nous nous découvrirons du même côté, à la barrière de la Mainstage 2 lors du splendide show des Israéliens. Le vivre à ses cotés restera un moment magnifique de cette édition… tout comme partager Ozzy avec Flore, Judas Priest avec Jérome, tant de barrières avec Adrien, si scotché qu’il doit avoir le tattoo de celle-ci au-dessous du nombril le reste de l’année, tellement de concerts avec ma famille et mon ami Seb. Boubouille lui, apparait et disparait. Il verse encore des larmes d’émotion sur Anathema, un concert où le temps s’est arrêté, telle une exquise parenthèse de douceur dans cet océan de décibels. On croise les kissettes depuis samedi soir, le plaisir de les retrouver se couple de la nostalgie de l’édition 2010. Jean-Claude a des étoiles plein les yeux depuis que Poupoune est sur le site … Ça fait plaisir à voir…

Réunion de kissettes et autres kiss fans dans le nuit de samedi.

Réunion de kissettes et autres Kiss fans dans le nuit de samedi.

Et puis, il y a ceux que l’on voit si peu, trop peu comme Christophe et Ian, toujours de joyeuse humeur et qui nous prendront en photo avec Orphaned Land lors des signatures de ces derniers.

Après le concert de Turisas, petit répit familial avec les die hard fans...

Après le concert de Turisas, petit répit familial avec les die hard fans…

Quelques taupes pointent parfois le bout de leur nez. Bastien et Axel en l’occurrence. On se fait une séance de dédicaces d‘Apocalyptica ensemble puis le concert épique de Turisas le lendemain non sans avoir tracé, accompagné d’Adrien, un microsillon dans la foule, perçant celle-ci du fin fond du site jusqu’à nous retrouver près de notre groupe tout devant, peu avant la fin de Black Label Society. Les pogos créent de belles brèches, nous en avons profité, même si j’ai pas mal flippé, protégeant ma caméra du bras gauche comme s’il s’agissait d’un nouveau né et progressant vers les premiers rangs main droite tendue.

Objectif atteint… pour finalement rebrousser chemin tellement  le courage me fuit à ce moment-là, ce samedi-là.  Poireauter compressé durant l’heure de Kreator pour attendre Scorpions, non merci! Peu après, Jérôme et les siens craqueront à leur tour. Seuls Sylvie et Jimmy sortiront vainqueurs de cette épreuve. Ils vivront le concert des allemands superstars aux premières loges, complètement à fond et subjugués… contrairement à l’homme de la famille! Je reviendrai sur cette immense déception…

CHAPITRE 4 : CARRE PRESSE / VIP

Me voici donc revenu au carré VIP pour une des très rares pauses sandwich de ces trois jours. Tandis que Bastien, Adrien et Axel « circlent pittent » furieusement devant les « Kréatures » de la mainstage 2, je partage  un moment de calme et de quiétude en compagnie de Laurent de Kissin’ time radio et de sa compagne Marie Christine. On évoque son émission, les projets de la Kiss Army France. Je savoure cet instant où je profite enfin d’ une accalmie restauratrice. Enguerran vient nous rejoindre. Sur son I-phone, il nous montre des dessins animés qui illustreront son film « Rock’n roll over ». La référence à ceux de « Pink Floyd The Wall » est évidente. Grand fan de ce film et des ces visuels, le projet du montpelliérain m’impressionne. Mais quand verra t-il le jour? Mystère!

Plus tôt dans l’après-midi, j’avais vécu un grand moment à ses côtés. A plusieurs reprises, nous avions croisé les filles de Crucified Barbara. Présentes depuis la veille, elles étaient particulièrement disponibles, joviales, radieuses, décontractées et absolument charmantes.

Fan de leurs deux albums, nous les avions rencontrées à Tarbes deux ans plus tôt. A Clisson, il allait être plus facile de prendre la pose avec elles. Wouaw, associer talent et beauté à ce point là, c’est fascinant. Elles sont si belles que les photos semblent retouchées.

Dès le vendredi les belles de CRUCIFIED BARBARA profitaient du festival ...

Dès le vendredi les belles de CRUCIFIED BARBARA profitaient du festival …

Nous avions donc croisé à de multiples reprises les trois blondes, mais toujours pas Mia, la charismatique chanteuse. Après une longue attente, j’ose l’interrompre. Il faut dire que les filles passent leur après-midi scotchées à leurs compatriotes Suédois d’Hammerfall que nous avons eu la chance de croiser un peu plus tôt. Ces rencontres de groupes sont toujours aussi émouvantes à regarder de ma position  privilégiée, surtout lorsqu’il s’agit de combos que l’on connait et que l’on apprécie.

HAMMERFALL & nous backstage ...

HAMMERFALL & nous backstage …

Me voici enfin avec la brunette. A ma grande surprise, c’est la plus joviale de toutes, la plus disponible, la plus chaleureuse. Elle semble prendre grand plaisir au dialogue, à l’échange. Cinq bonnes minutes de sourires  et de conversations passionnantes où la demoiselle ne tire pas la couverture et évoque le temps de jeu de ce matin (30 minutes trop courtes), le futur album, me demande combien de fois je les ai vues (Tarbes et Bilbao) et si j’ai aimé le morceau inédit offert ce matin sur la Mainstage 1… Morceau éponyme du troisième album qu’elles ne joueront d’ailleurs pas dix mois plus tard lorsqu’elles viendront enfin nous rendre visite dans la ville rose pour un concert enfiévré chroniqué ici.

Mama mia, quel moment savoureux avec Mia!

Mama Mia, quel moment savoureux avec Mia!

Nicki signe...

Nicki signe…

J’ ai même droit à une bise ! Happy man ! Conscient de la coolitude du  moment, je donne ma caméra à Enguerran qui immortalise les dernières minutes de l’échange. Régalade absolue et souvenir impérissable de la demoiselle.

Klara aussi...

Klara aussi…

Restés à la barrière après Thin Lizzy pour ApocalypticaJimmy et Sylvie n’ont pas vécu cette parcèle de vie d’autant plus passionnante que mon pote réalisateur propose à Mia de poser sa voix sur une chanson du film après lui avoir présenté le projet. Elle semble vraiment intéressée. Affaire à suivre. Croisons les doigts ! Un peu plus tôt, mon fils avait pu faire signer son beau poster à Clara et Nicky, séquence qui apparait dans le doc TV de France 4, ‘Le métal expliqué à ma mère’.  Les deux belles, assises sur la pelouse allaient ensuite enchainer sur un peu de promo devant des dizaines de journalistes.

Avec nous avant, puis champ / contrechamp sur la conférence de presse ...

Avec nous avant, puis champ / contrechamp sur la conférence de presse …

De belles histoires, nous en avons vécu l’an passé dans la zone presse du hellfest. Depuis, JATA a décollé, semble avoir trouvé son public et le concept du site ne laisse pas indifférent. Pour cette édition 2011, je savais qu’il y aurait de jolis moments mais aussi que nous rencontrerions moins d’artistes. Il y avait trop de bons concerts à savourer. Et si nous n’avons pas eu la chance de passer quelques instants backstage avec  Doro, les gars de Mr Big, Marco Mendoza et tant d’autres artistes que nous aurions voulu voir, nous avons croisé la route de quelques autres musiciens.

Jimmy et Raph , notre ami de Mass Hysteria.

Jimmy et Raph , notre ami de Mass Hysteria.

Avec Septic Flesh.

Avec Septic Flesh.

Jimmy a  pu vivre quelques supers moments avec les gars de Septic Flesh, avec le leader de Atheist ou encore avec Raph Mercier  de Mass Hysteria ou Franck Costanza de Dagoba.

Les artistes influencés par Kiss sont légion sur le site: Francky de Dagoba.

Les artistes influencés par Kiss sont légion sur le site: Francky de Dagoba.

Et puis, il y eut dimanche cette belle rencontre avec James Kottak, éminent batteur de Scorpions, particulièrement jovial, enthousiaste, qui prend sa caméra pour nous filmer avec la chanteuse Stephanie Smith du groupe Kleveland. Encore un instant improbable, mémorable que l’on ne vit quasiment que dans la 3,65 expérience.

James Kottak & Stéphanie, super moment !

James Kottak & Stéphanie, super moment !

CHAPITRE 5 : SCORPIONS, LE MAUVAIS PLAN !

Klaus Meine et les siens ne vont nous donner que le minimum syndical !

Nous revoici donc samedi soir. Je quitte mes trois compagnons de la zone VIP et retourne sur le site savourer SCORPIONS. Depuis déjà quelques heures, il devient très difficile de se frayer un passage. Inutile de songer à rejoindre les miens. Cette fois, c’est impossible. Nous sommes tous isolés et je ne peux joindre qui que ce soit. Je vais vivre mon seul concert complet du Hellfest seul!

Si revoir la légende d’outre Rhin m’enthousiasmait, j’allais vite déchanter. Les morceaux se succèdent dans les enceintes et le groupe se fait attendre. Avec un quart d’heure de retard, la bande à Rudolph Schenker se montre enfin. Pas de rideau pour intensifier l’attente et pour seuls décors quelques écrans à la définition assez misérable…N’est pas Kiss qui veut, surtout en terme de respect de son public!

Rudolph avec une de ses splendides grattes

Point de comparaison à l’horizon tant la performance de Klaus Meine, plus que jamais à la peine, et des siens sera décevante. Pas de pyrotechnie, un show réduit à moins d’une heure quarante au lieu des deux heures prévues, une setlist bancale (heureusement que Dynamite, Blackout, Big City Nights ou Rock you like a hurricane nous sortent un peu de notre torpeur) qui ne propose plus un seul titre de l’excellent avant dernier album Humanity au profit d’un Sting in the tail  beaucoup moins convainquant.

James Kottak ou la dure épreuve d’un solo épuisant…pour les festivaliers !

Le public de ce samedi soir, amorphe et constipé, agglutiné sans s’exprimer,  ne semble être venu que pour le hit planétaire Still lovin’ you. Le rappel leur offrira leur quête à laquelle je lui préfère de très loin un Holiday nettement plus enlevé. Quant-au solo de batterie, séduisant et original durant trois minutes, il devint vite insupportable tant il fut long, redondant, sans colonne vertébrale. De cette tête d’affiche, il ne me reste  que les nombreuses images  de ma moitié et de ma progéniture, projetées sur l’écran géant, brandissant fièrement la baguette lancée par Meine. Au premier rang, eux se sont régalés. Pour ma part, ce fut une immense déception !

Comment expliquer que 7 jours plus tard, SCORPIONS investira le Graspop avec un show rallongé de plusieurs morceaux, assortis d’une pyrotechnie venant chatouiller les spectacles les plus ambitieux … Il reste comme un goût amer de cette prestation-là, comme le sentiment d’avoir été pris de haut, que le Hellfest n’a pas été respecté … Dur à avaler ! D’autant plus que le groupe (pourtant bien meilleur ce soir-là) nous refera quasiment le même coup cinq mois plus tard (Lire ici, Scorpions, le mot magique!).

Sublime photo de mon ami Moocher !

Tandis que cinq berlines individuelles attendent chaque membre du plus célèbre groupe allemand, les ‘gens d’un soir’ quittaient les lieux par milliers. Je naviguais avec peine à contre sens, afin de me rapprocher de l’écran central. Les festivaliers, les vrais, arrivaient à leur tour tandis que je retrouvais les miens et Seb… ravis! Perplexe, comment pouvaient-ils avoir apprécié une telle contre performance ?  Boubouille, quant-à lui, fut tout aussi circonspect que moi sur la prestation de l’animal qui pique.

CHAPITRE 6 : UN HOMMAGE POIGNANT !

Nous voici fin prêts à vivre ensemble un moment hors du temps, l’hommage particulièrement émouvant à un homme d’exception, le député Patrick Roy, seul élu à défendre notre musique, notre culture, trop vite disparu d’un cancer foudroyant. Sur le site du fest’, j’avais voté pour Stairway to heaven afin d’accompagner les images. C’est finalement For those about to rock qui allait retentir puissamment dans les enceintes du hellfest pour illustrer avec un feu d’artifice exceptionnel, quelques séquences et des images  vibrantes, émouvantes, prenantes, déchirantes … Ce fut particulièrement réussi tout comme cette organisation quasi sans faille d’un festival impressionnant.

Nos derniers instants sur les lieux du festival devant les portraits hommage.

Nos derniers instants sur les lieux du festival devant les portraits hommage.

Le crew du fest’ n’oublia d’ailleurs pas d’associer à cet hommage d’autres disparus tels Ronnie James Dio ou Peter Steele. Impossible de ne pas penser à Gary Moore et bien sur à Steve Lee en de tels instants. Partout sur le site, la décoration rendait hommage à notre homme politique préféré mais aussi à Eric Ledroit. Nous ne savions guère qui il était. Adrien interrogea alors Pascal, un membre de la sécurité, au bord des larmes.

– Il organisait le service de sécurité.

– Sans vouloir être lourd, tu le connaissais bien ?

– C’était mon meilleur ami ! Il s’est tiré une balle dans la tête …

La musique nous accompagne à tous. Nous voici en ces lieux pour festoyer. Or, dans une absolue dignité, nous avons cette nuit là partagé avec gravité et peine une émotion indescriptible, un frisson général …

Les croix hommages du carré Presse ...

Les croix hommages du carré Presse …

L’image de Patrick Roy rayonnait un peu partout sur le site. Un cimetière était même érigé au beau milieu du carré VIP . Juste son nom sur une croix entourée  des patronymes de musiciens de légendes trop tôt disparus. Belle initiative. Décorations toujours aussi impressionnantes et de bon goût…

CHAPITRE 7 : METEO , SECURITE ET AUTRES PECADILLES

Dommage que l’ambiance, certes toujours aussi festive, colorée, passionnée soit parfois ça et là entachée de quelques problèmes. Difficile de tout contrôler. Toutefois, la jauge n’est-elle  pas un peu trop garnie en soirée ? De toute évidence, la circulation est si difficile que la limite saute aux yeux. Même si les incidents restent marginaux, on ressent ça et là quelques tensions qui n’existaient pas auparavant. Heureusement, le service d’ordre est composé de passionnés compétents, responsables, cordiaux, ultra pros : la meilleure sécurité qu’il nous ait été donné de  voir …. Pour ces gars, chapeau bas !

Nul doute qu’en 2012, sur un nouveau site à quelques mètres de là, davantage d’espace permettra de ‘respirer’ durant les highlights du fest’. C’est ce que Ben Barbaud nous confirmera lors d’une conférence de presse très suivie et qui nous apprend que six scènes seront édifiées lors de la prochaine édition!

Les révélations de Ben particulièrement attendues...

Les révélations de Ben sont particulièrement attendues…

Il n’y a pas de festival réussi sans une météo adéquate. Depuis l’an passé, on peut dire que l’on est gâté ! Une fraicheur idéale la plupart du temps. Toutefois, quand le soleil apparait, ça devient difficile à gérer. Pour Hammerfall, je l’avais en pleine tronche, un pied sur la margelle, l’autre sur la terre. Juste devant moi, au premier rang, Sylvie profitait d’une ombre qui n’allait atteindre mon visage qu’en toute fin de show.

Boubouille, alias Mr météo!

Boubouille, alias Mr météo!

Heureusement, les nuages sont légion à Clisson! Nous n’allions toutefois, aux dires de Boubouille, pas prendre une goutte sur la tête. Il n’avait pas oublié son K-way fétiche! Il ne pleut jamais quand il l’a avec lui. Jeudi soir, j’imaginais déjà la situation.

– C’est quoi ce bordel, c’est la première fois  que ça arrive!

L’apercevoir, dès le lendemain, plastique déchiré sur le crane par l’averse taquine qui précéda la superbe prestation de The answer et l’entendre s’exclamer ceci contribua à nous donner un big smile!

CHAPITRE 8 : VENDREDI SOIR OU L’INSOUTENABLE LOURDEUR DE L’ÊTRE …

Le vendredi fut parfois délicat : pluie éparse, épaisse ou bruine, je terminais la journée plus épuisé qu’après la globalité du fest’ 2010!

Ce n’était pas qu’une question de température. Cette première journée allant qualitativement en déclinant, le moral a dû lâcher quelque peu… Et les jambes ont suivi !

Après un excellant début de journée (nous y reviendrons dans nos concerts favoris), nous allions voguer de déceptions en déceptions! Non pas que j’attendais forcément un coup de cœur  des groupes sous mentionnés, nous n’y trouvions toutefois pas du tout notre compte.

 THE CULT : Première relative désillusion du festival.

THE CULT : Première relative désillusion du festival.

Reconnaissez vous l'ex charismatique Ian ASHTBURY?

Reconnaissez vous l’ex charismatique Ian ASHTBURY?

Cette vague fadasse débutait timidement avec un THE CULT surprenant de détachement. Venu de toute évidence cachetonner, je reconnu à peine le très bon groove de la bande à Ian Ashtbury, peu en voix et méconnaissable avec sa barbe touffue. Il affichait qui plus est, pour être poli, d’inattendues rondeurs… ou plutôt 30 kilos superflus! Pas de backdrop, un son des plus approximatifs et pour couronner le tout un Billy Duffy qui pète complètement les plombs en fin de set quand il s’aperçoit que le micro est coupé alors qu’il désirait s’exprimer. Il le fera d’une tout autre manière en balançant dans le pit pieds de micro et même une bonne moitié de la batterie! Une mauvaise humeur d’enfant gâté des plus pathétiques!

L'iguane tel qu'en lui même...

L’iguane tel qu’en lui même…

J’ignorais que ce qui allait suivre en soirée serait encore pire … Pas Iggy, qui a fait une heure de set correct, exactement le même que celui qu’il fait depuis qu’ il retourne avec les Stooges (18 mois, deux ans, je ne sais plus !) à la virgule près. Nous l’avions vu à Argelès l’an passé peu après le Hellfest. Jimmy et Adrien étaient même montés sur scène près de l’iguane le temps d’une inoubliable chanson devant 10 000 personnes. Nous savions donc à quoi nous attendre et, n’avons suivi ses déhanchements, ses ondulations et autres mouvements sinueux tout près de la foule que de très loin. Sous les tentes, au même moment, ce n’est ni avec Belphegor (convainquant dans le style mais pas notre cup of tea), ni avec Corrosion of Conformity que nous trouvions notre bonheur.

22h40, allons donc nous placer correctement pour l’immense show de ROB ZOMBIE dont on m’a dit le plus grand bien! J’allais soit disant en prendre plein les mirettes. Nous voilà à une quinzaine de mètres de la scène. Nous sommes tous les trois et avons perdu tous nos potes. Sur la mainstage 2, difficile de supporter les aboiements de Morbid Angel. Loin de moi l’idée d’être irrespectueux mais, à ce moment là, assis dans la poussière, une forêt de jambes pour seul horizon, ce brouhaha s’avérait on ne peut plus mal venu. Ce n’est déjà pas mon style, il le fut encore moins à cet instant précis! Une souffrance décuplée pour Sylvie par le fait qu’un passant désireux de se frayer un chemin ne nous vit pas et lui écrasa la jambe de tout son poids de thrasheur XXL ! Heureusement, le grand moment approchait. Nous nous relevions au son des ‘ Zombie, Zombie !!! ‘

ROB ZOMBIE…pétard mouillé !

Quelle fumisterie ce truc! Pas de show, une entame de concert des plus ridicules au son d’une ‘musac’ digne du très grand Charly Oleg. Nous n’en revenions pas! C’était ça Rob Zombie !?!?! Vingt minutes plus tard, les miens avaient rendu les armes et m’imploraient de fuir cette mascarade. Je ne voulais toutefois pas baisser pavillon avant d’être certain. Un clavier omniprésent lors de chaque titre mais pas de claviériste sur scène, des compos d’une pauvreté absolue, pas de verve, aucune magie, pas même une once d’envie : désespérant! Je crus l’espace d’un instant que nous allions pouvoir mater quelques jolies filles, tu parles! Aussitôt apparues, de suite évaporées en coulisses. Il ne manquait plus que cette once de frustration en guise de cerise! Je voulais tenir plus de la moitié du show, par défi. Après cinquante minutes, basta! Depuis les écrans du carré VIP, un quart d’heure plus tard, nous aperçurent la scène… vide! Le groupe avait terminé son set 25 minutes avant l’horaire annoncé!!! Foutage de gueule, mépris du public, Mister Zombie, au plaisir de ne jamais vous revoir !

Quand je pense que nous n’avions vu que vingt minutes des excellents CLUTCH à 22h10 sous une Terrorizer Tent (beaucoup trop étroite, courte, petite qui n’allait pas finir de déborder tout au long de ces trois jours) afin de bien nous placer devant la Mainstage 1 !!! Si seulement nous avions su…

MAYHEM : Heureusement, le ridicule ne tue pas ! Les incantations non plus !

En cet ‘opening day’ du festival, nous n’étions plus à une erreur près et allions finir en beauté ce périple éprouvant. Au lieu de rester en zone VIP assister au concert parait-il jouissif du groupe de reprises de standards dance version métal Dance Floor Disaster dont nous avions vu hisser la tête de mort à facette en guise de boule, j’avais opté pour un groupe bien plus confirmé : MONSTER MAGNET dont j’avais savouré nombre de clips au début des 90’s. Mais le plaisir de voir le visage de Dave Wyndorf s’estompa vite. Son groupe devait nous emporter dans un tourbillon de stoner psychédélique, dans d’évidents trips parallèles, il n’en fut rien. La vie fut triste en ces instants sous la Terrorizer, tant les titres se ressemblent. Ce n’est pas désagréable mais sans réelle saveur…

Une petite demi heure plus tard, pourquoi ne pas essayer MAYHEM avant de rentrer? Histoire de ne pas mourir idiot… La messe noire par excellence, le chantre du black métal sous une RockHard Tent copieusement garnie. J’avais croisé Attila, son chanteur (???) leader dans l’après-midi en zone presse entouré d’une nuée de caméras et de journalistes.

– C’est qui ce gonze? demandais-je…

– C’est Attila Csihar !!!!

– Heu, et c’est qui Attila Csihar ?

– Mec, c’est la chanteur de Mayhem !!!!

Oh là, mon inculture m’honorait sur ce coup là. Je passais ma route. D’autant plus que ce que j’allais voir le soir oscillait entre dépit, indifférence et détachement moqueur. Pour tout dire, là où Watain m ‘a au moins intéressé l’an dernier, là où Cradle of Filth m’amuse en permanence, Mayhem m’a consterné. Du grand n’importe quoi! Un batteur planqué derrière un autel satanique où le prêcheur Attila soulève puis rabaisse mille et une fois un crane au son d’un rythme lancinant. J’avais l’ impression d’entendre un vieux 45 tours de  Salvatore Adamo diffusé en 33 tours ! A la différence près que le chanteur Italo -Belge, lui, est très gentil !

Pendant ce temps, Adrien avait fait le bon choix : IN FLAMES sur la mainstage 2, bien plus convainquant aux dires de tous….

Fin du chapitre vendredi soir où « L’insoutenable lourdeur de l’être voguant au gré des galères » eut pu en être le titre ! Mais avant d’évoquer les nombreux plaisirs live, il y eut quelques autres micro déceptions, bien moins marquantes toutefois …

CHAPITRE 9 : FRUSTRATIONS ET ACTES MANQUES …

Si notre planning de l’édition 2010 ne comportait pas de cruel dilemme, de choix frustrants, nous savions par contre cette année que certains sacrifices seraient de mise dans le grand embouteillage d’un planning surchargé.

Si nous allions manquer GRAND MAGUS durant ANATHEMA, il apparaissait beaucoup plus frustrant de se priver de la grande fête pagan des merveilleux KORPIKLAANI. J’aurais aimé que les miens vivent la fiesta finlandaise du métal telle que je l’avais découverte en octobre entouré de potes à Toulouse. Or, programmés en même temps que JUDAS PRIEST, la question ne se posait même pas! Heureusement, le 10 avril suivant, les finlandais revenaient fréquenter la ville rose pour un show complet avec Trollfest et un grand bal des hommes des bois!

KORPIKLANNI : Le Priest a eu raison d'aux au Hellfest mais ce n'est que partie remise!

KORPIKLAANI : Le Priest a eu raison d’eux au Hellfest mais ce ne fut par bonheur que partie remise!

De manière différente, nous avions planifié AUDREY HORNE en ouverture du jour de clôture, convaincus par la qualité du groupe sur CD. Nous réalisions pourtant dès le samedi soir que l’horaire était trop matinal pour nous : 10h20 avec un levé obligatoire à 9h00 pour être à l’heure, c’était trop nous demander après deux jours de fest’ (plus le jeudi) et des couchers vers 4 heures du mat! Dommage…. Surtout qu’Adrien, qui bénéficie de la proximité du camping, savourera avec délectation une prestation des plus réussie et particulièrement touchante.

Trop de fatique pour honorer AUDREY HORNE... que de regrets! (Thanks Moocher for the pic!)

Trop de fatique pour honorer AUDREY HORNE… immense regret! (Thanks Moocher for the pics!)

Ce même Adrien qui aura été plus perspicace que nous le vendredi, se rendant aux dédicaces d’ALTER BRIDGE et profitant allègrement du fait qu’il y ait très peu de monde. Belle rencontre avec Myles Kennedy… Nous nous y sommes rendus cinq minutes trop tard! Imaginant que nous n’aurions aucune difficulté à les rencontrer dans la zone presse, je me la suis joué facile en ce premier jour… Acte manqué par un brin de suffisance de ma part. Je m’en veux encore vu l’impression magistrale que le groupe et surtout le chanteur m’a faite avec Slash  l’an passé puis lors de ce magique concert pluvieux.

On ne rencontrera pas Myles ... Mais il revient en 2012 accompagner Slash!

On ne rencontrera pas Myles … Mais il revient ici- même en 2012 accompagner Slash!

Pour Apocalyptica, ce fut le contraire ! Quand je les ai croisés dans l’ espace presse, je ne savais pas qui ils étaient. Ce n’est que pendant le concert que j’ai réalisé! Plus tard, un peu par hasard, nous voici aux dédicaces avec Adrien, Bastien et Alex. La foule est considérable. Pas le temps de se faire tirer le portrait et des signatures à la chaine sur de simples papiers blancs sans photo ni rien dessus… Juste un cliché à la va vite… Juste pour le fun, manière. Il faisait beau, l’instant fut léger…

Bastien puis moi, just for fun, aux dédicaces APO...

Bastien puis moi, just for fun, aux dédicaces d’APO…

Dommage à ce moment-là de n’avoir pas choisi de découvrir live la puissance évocatrice de SEPTIC FLESH et d’avoir préféré fendre la foule pour assister à l’esbrouffade BLACK LABEL SOCIETY où le guitar héro qu’est Zakk Wilde se la pète grave. Sa musique n’est pourtant que du sous Ozzy sans l’organe si particulier du madman! Vraie déception… Par chance encore, nous pourrions découvrir Septic Flesh avec Amon Amarth quatre mois plus tard à 4 kilomètres de la maison!

Black Label Society: The Zakk Wilde band!

Black Label Society: The Zakk Wilde band!

La vie peut s’avérer des plus étranges parfois. Alors que je viens tout juste de vivre un concert divin au Saint des Seins de Toulouse (KARMA TO BURN, hier soir, le 3 mai), je n’avais même pas fait cas de ce groupe instrumental de stoner rock captivant qui se produisait pourtant au Hellfest 11 mois plus tôt en même temps que THE EXPLOITED devant lesquels nous ne sommes restés que très peu de temps. Aujourd’hui, ce loupé me sidère….

Déception d’une autre nature le lendemain avec l’impression fadasse d’un soufflet des plus creux lors de la prestation de PAIN OF SALVATION. J’attendais pourtant beaucoup de ce métal progressif qui me fit quitter, comme prévu le set convainquant de GHOST au milieu de celui-ci. Voilà pourquoi nous sommes loin de la mainstage 2. Nous ne rentrerons jamais dans l’ambiance de ce concept atmosphérique qui, à défaut d’une précision indispensable subira la pire acoustique du festival! Sans saveur! J’ étais alors loin d’imaginer que le groupe allait rebondir avec classe et nous emporterait, le 19 février suivant, dans un tourbillon d’inspiration!

OPETH : belle enveloppe musicale!

OPETH : belle enveloppe musicale!

Pour rester dans une veine progressive, évoquons OPETH, bien plus convainquant et distillant un son cristallin sur cette même scène. Malheureusement, dans notre esprit, le festival était bel et bien fini. Ozzy  venait de le clôturer avec brio.

C’est à ce moment précis que Mikael Akerfeldt distilla avec  humour nocturne de bon aloi une petite intro qui me fit bien rire :

– We hope you appreciated our oppening band : Ozzy Osbourne!

CRADLE OF FILTH : Dani donne de la voix...

CRADLE OF FILTH : Dani donne de la voix…

Trois groupes allaient donc encore jouer en même temps sur les trois autres estrades. Curieuse idée de l’orga et clap final pour le moins étonnant… Nous allions apprécier Opeth durant vingt minutes, aller prendre une pincée de CRADLE OF FILTH dont la presta devant un public clairsemé me fera comme d’hab’ bien rire. Cradle, ce n’est pas ma came mais j’avoue qu’en concert, je me délecte des vocalises  introductives noires de Dani suivies de ses cris de crécelles qui vrillent les tympans les plus fragiles, le tout associé aux looks halloweenesques des autres musicos qui ne font mêm’ pas peur… Va savoir pourquoi, j’ai plutôt apprécié l’instant … Sous l’autre tente, KUYSS LIVES! semblait déverser un stoner envoutant frôlant la perfection. Mais la beaucoup trop petite Terrorizer Tent explosait, le public, saisissant le son sans voir l’image, était amassé bien plus loin que de raison sous le ciel étoilé clissonais.

Sacrée histoire que celle du médiator de Richie Faulkner!

Sacrée histoire que celle du médiator de Richie Faulkner!

Nous revoici devant Opeth pour le dernier quart d’heure. C’est à ce moment-là que mon fils eut la savoureuse idée de confier à sa maman son médiator JUDAS PRIEST si durement glané quelques heures plus tôt. Le lendemain, à la maison, il allait avoir une sacré désillusion, Sylvie ayant égaré le précieux triangle de plastoc sur le site! Expérience inverse pour mon pote Bastien : après le show de Judas Priest, les vigiles vont vers le mainstage 2 pour le show suivant, Therion, où se trouve mon ami. Un des gars de la sécurité sort “Qui c’est qui est gentil?”. Il répond « moi!, mais on est tous des gentils ici! », et Bastien se voit remettre un joli médiator signé de Judas! Trop sympa!

Nous aurions volontiers jeté nos pupilles et nos oreilles sur les prestations de DARK TRANQUILITY et autre HAWKWIND, ces deux combos se produisant en même temps qu’ OZZY, la question ne nous effleura finalement jamais. Pas de regret mais dommage toutefois…

Arkona ou Firewind? Ce sera FIREWIND et son charismatique chanteur Apollo Papathanasio

Arkona ou Firewind? Ce sera FIREWIND et son charismatique chanteur Apollo Papathanasio

ll y eut également ce choix délicat en ce riche dernier jour : FIREWIND sur la mainstage 1 ou ARKONA sous la Rock Hard tent. Jean-Claude qui avait déjà vu les premiers n’hésita pas et opta pour le pagan métal Russe de l’impressionnante chanteuse Maria Arhipova. Il fut ébloui par son charisme et fasciné par la voix de la frontwoman de l’Est tandis que nous passions un savoureux moment devant le power mélodique des Grecs amenés par le guitariste d’Ozzy, Gus G.

Firewind, déservi par un mix approximatif!

Firewind, déservi par un mix approximatif!

Rythmes et riffs calibrés s’entrechoquaient pour nous amener dans un univers où l’ampleur des vocalises n’eurent d’égales que la vitesse d’exécution et l’inspiration de titres efficaces. Malheureusement, il eut fallu un son au diapason pour que Firewind emporte totalement l’adhésion. De grands techniciens ne suffisent pas pour compenser une voix sous mixée et un clavier inaudible. Deux heures plus tard, nous retrouverions le groupe tout sourires lors d’une séance de dédicaces des plus conviviales. Encore un aspect particulièrement savoureux que l’orga sait réserver à son public…

La famille part en poses avec Firewind...

La famille part en poses avec Firewind…

Et que dire de la difficulté d’agencer le grand embouteillage qualitatif du dimanche soir sans engendrer certaines frustrations? Or, ayant la chance de nous trouver au premier rang des majestueux shows de OZZY et de JUDAS puis très près un peu plus tôt pour MR BIG, nous décidons de conserver  ce privilège et sacrifions l’image pour DORO et THERION. Nous venions de voir ces derniers quelques mois plus tôt (nous avions même joué au foot avec eux!) et nous délectons d’une set-list certes plus courte mais qui semble parfaite. Devant la scène 1, l’attente est ainsi des plus agréables malgré la lourdeur des jambes. Même impression pour la belle allemande dont le show force le respect tant la petite blonde semble y mettre tout son cœur. Elle défend la musique qu’elle aime avec fougue et ferveur. Le son nous régale. Nous l’apercevons sur l’écran central mais c’est d’autant plus frustrant que sa future tournée ne passe toujours pas par la ville rose. Gros coup de blues qu’Ozzy  tentera de nous faire oublier….avec succès!

On n'entendra que le son de Thérion et Doro mais allions savourer Judas Priest aux premières loges!

On n’entendra que le son de Thérion et Doro mais allions savourer Judas Priest aux premières loges!

CHAPITRE 10 : TOUTE LA BEAUTE DU SITE

Si nous nous sentons un peu chez nous en ces lieux, la déco n’y est pas étrangère. Ici, c’est un art à part entière où l’inspiration le dispute au talent et au désir de faire corps avec la cohérence du projet. Nul besoin de s’étendre, les photos parlent d’elles-mêmes…

Nous espérons tous que la magie et l'atmosphère de l'édition 2012 seront toujours aussi séduisantes..

Nous espérons tous que la magie et l’atmosphère de l’édition 2012 seront toujours aussi séduisantes..

CHAPITRE 11 : COSTUMES,  ESPRIT DE FETE, TOLERANCE ET LIBERTE !

La plus belle photo de cette édition du Hellfest...Tout l'esprit de festival en une seule image! Thanks Moocher!

La plus belle photo de cette édition du Hellfest…Tout l’esprit du festival en une seule image! Thanks Moocher!

J’ai lu ça et là que certains trouvent les autres ringards. Or, ce lieu est symbole de liberté, d’esprit sauvage et imaginatif, de délire métal festif. C’est aussi ce qui fait le charme du Hellfest. Croiser les personnages les plus inattendus en ces lieux, s’arrêter pour les contempler. Leur demander de poser. Se retourner la banane pleine face un nombre incalculable de fois fait partie intégrante de la 3,65 expérience. Cet aspect-là doit perdurer, conférant à ce festival une spécificité empreinte d’un charme particulier comme un des rouages essentiels de l’esprit Hellfest !

Esprit festif proxismique pour toutes générations!

Esprit festif proxismique pour toutes générations!

CHAPITRE 12 : UNE CASCADE DE PLAISIRS LIVE

JUDAS PRIEST …Dimanche 19 – Mainstage 1 – 21h – 22h25 –

JUDAS PRIEST - Les photos JATA - L'attitude d'Adrien en dit long sur le plaisir qu'il éprouve ...

JUDAS PRIEST – Les photos JATA – L’attitude d’Adrien en dit long sur le plaisir qu’il éprouve …

La légende Halford!

La légende Halford!

Le show du Hellfest! Un Rob Halford en voix, un son colossal, un nouveau guitariste surdoué et charismatique qui réussit à faire oublier KK, un beau décor, de superbes effets de fumée et de flammes, il ne manquait à ce concert que la vrai tête d’affiche qu’il méritait et 45 minutes de plus. 1h25, ce fut trop court tellement c’était bon! Dans le pit des photographes, nombre de groupes c’étaient donnés rendez-vous pour ne pas manquer le début du set de ce groupe légendaire : Thérion, Korpiklaani, Dark Tranquility notamment assistaient juste devant nous au spectacle …

Devant Jimmy, un défilé d'artistes acclament la troupe à Halford !

Devant Jimmy, un défilé d’artistes honorent la troupe de Rob Halford !

OZZY OSBOURNE … Dimanche 19 – Mainstage 1 – 23h25 – 00h55 –

Ozzy, du plaisir au naturel!

Ozzy, du plaisir au naturel!

Il fallait relever le défi après Judas. La partie était loin d’être gagnée d’avance. Et pourtant, sans le moindre effet, avec un spectacle sans artifice, le Ozz a remporté le combat, aidé par un groupe (comme d’hab’ avec lui) exceptionnel !

Des jeux d'eau mais pas seulement .... Pict : Moocher.

Des jeux d’eau mais pas seulement …. Pict : Moocher.

A l’image de son entrée en scène étonnante, arrivant tout seul, peinard et haranguant la foule, la qualité des chansons associées à une exécution sans faille, un timbre vocal unique et une présence hypnotique nous ont procuré un plaisir sans limite! Il fallait voir notre copine Flore dévastée par l’émotion, c’était trop beau. Un amoncellement de standards magnifiques, un instrumental prodigieux dont le highlight fut le plus beau solo de batterie auquel il m’ait été donné d’assister (quel batteur incroyable ce Tommy Clufetos!!!!) permit à Ozzy de se reposer puis de retrouver le souffle d’une nouvelle jeunesse. Il s’amuse comme un gosse avec sa  lance à incendie, ne se verse plus qu’un seul seau d’eau sur la tronche mais nous envoute en permanence. Un très grand moment!

Nous avant pendant et après OZZY ...

Nous avant pendant et après OZZY …

THIN LIZZY ….  Samedi 18  – Mainstage 1 – 17h05 – 17h55 –

THIN LIZZY 2012 by JATA

THIN LIZZY 2012 by JATA

Un Ricky Warwick bluffant et un sextet amené par un Scott Gorham ravi de raviver la flamme et la mémoire de Phil Lynott et Gary Moore. 50 minutes d’un savoureux voyage rythmé par la basse d’un impressionnant Marco Mendoza, le tout servi par un son magnifiquement mixé et une météo idéale. Un enchantement vécu aux premières loges et que nous aurons le plaisir de revivre huit mois plus tard lors d’un lumineux concert toulousain au Bikini.

RICKY WARWICK, frontman convaiquant pour un bel homage à PHIL LYNOTT !

RICKY WARWICK, frontman convaiquant pour un bel hommage à PHIL LYNOTT !

ALTER BRIDGE … Vendredi 17  – Mainstage 1 – 15h25 – 16h15 –

ALTER BRIDGE : Myles Kennedy!

ALTER BRIDGE : Myles Kennedy!

Après Slash, nous retrouvons le charismatique Myles Kennedy avec SON groupe, dans une toute autre atmosphère, entouré des super musiciens de Creed.  Notre seul concert sous une pluie qui ne contrariera en rien l’impression de clarté sonore sidérante et enrobante  laissée par un groupe subtil, puissant et inspiré qui se concentrera sur ses titres les plus heavy sans toutefois oublier ses hits! Myles, meilleur chanteur du fest! Savoureux malgré la pluie !

Myles again : charismatique!

Myles again : charismatique!

ORPHANED LAND … Dimanche 19 – Mainstage 2 – 14h30 – 15h10 –

ORPHANED LAND : choc des cultures ennivrant!

ORPHANED LAND : choc des cultures ennivrant!

L’ovni venu d’Israël. mélange de métal et de musique orientale. Un chanteur clone de Jesus qui délivre un message de paix. Entre growls et candeur communicative, des hymnes repris en cœur, une étrange mayonnaise qui se savoure sans modération par une assistance conquise qui apprécie l’originalité et la fraicheur de l’entreprise.  Un moment délectable, réjouissant, véritable hymne à la tolérance  et aux diversités. Trop bon!

40 minutes entre Clisson et Jerusalem.

40 minutes entre Clisson et Jerusalem.

ANATHEMA … Dimanche 19 – Mainstage 2 – 18h05 – 18h55 –

ANATHEMA : pure poésie!

ANATHEMA : pure poésie!

Toujours aussi  subtil, inspiré, magique que le concert du Bikini quatre mois plus tôt mais pour le moins aventureux en ces lieux, le groupe des frères Cavanagh va transporter les festivaliers dans un univers aérien ampli de  douceur, de profondeur et de beauté, celui nottament de son dernier album, le magique We’re Here Because We’re Here. Soutenu par la sublime voix de crystal de Lee Douglas, c’est avec respect, silence et émotion que les festivaliers reserveront un accueil des plus chaleureux à ces mélodies progressives et atmosphériques hors du temps. Une merveilleuse parenthèse, apaisante, enchantée!

CRUCIFIED BARBARA… Samedi 18  – Mainstage 1 – 11h10 – 11h40 –

Un plaisir de retrouver les suédoises pour la troisième fois.

Quel plaisir de retrouver les suédoises pour la troisième fois.

By Moocher...

By Moocher…

Notre course effrénée du Leclerc à la mainstage 1 nous aura permis de ne manquer que le tout début des trente trop courtes minutes, beaucoup trop tôt dans la journée, dévolues aux magnifiques suédoises sexy!

Nikky

Nikky

Pour mon troisième concert devant les barbies du métal, celles-ci  nous offrent un titre inédit (Midnight Chase) mais une set-list où il manque cruellement quelques pépites telles que Killer on his knees, Play me hard, My heart is Black ou Jenyfer. Toutefois, la foule est dense en cette seconde matinée et il n’est pas si évident de rejoindre le premier rang. les filles qui cumulent beauté, gentillesse et inspiration livreront un set carré, efficace mais ô combien frustrant! Un tel groupe méritait au moins 20 minutes de plus!

CRUCIFIED BARBARA : Du charme mais pas seulement!

CRUCIFIED BARBARA : Du charme mais pas seulement!

UFO … Samedi 18  – Mainstage 1 – 15h25 – 16h10 –

Phil Mogg et sa troupe de vétérans : RESPECT !

Phil Mogg et sa troupe de vétérans : RESPECT !

Un voyage dans le temps! Nous n’avions encore jamais eu l’opportunité de croiser le chemin de ces légendes d’un classic hard rock somptueux, classieux aux accents bluesy illustrant des compos denses et inspirées. Et c’est peu dire que nous avons vibré sur la tessiture chaleureuse d’un Phil Mogg qui apparait tel un fier vétéran au charisme envoutant malgré le poids d’un âge très avancé. Inoubliable : le légendaire chanteur bloque sur mon fils Jimmy et parle de lui durant 20 secondes, insistant sur le trouble qu’il ressent, comme s’il avait devant lui un miroir traversant les décennies ! Néophyte du combo, difficile de ne pas se délecter des solis d’un Vinnie Moore bluffant d’aisance et d’inspiration, merveilleux écrins des hits légendaires que sont Rock Bottom, Lights Out ou Doctor, Doctor . Une parfaite séance de rattrapage marquée du sceau de la classe éternelle à la chaleur contagieuse servie par un soleil radieux en ce milieu d’après-midi. Bien être à tous les étages!

Phil Mogg, subtil, classieux...

Phil Mogg, subtil, classieux…

MR BIG … Dimanche 19  – Mainstage 1 – 19h00 – 20h00 –

MR BIG : Solos à la perceuse et leçons de tapping!

MR BIG : Solos à la perceuse et leçons de tapping!

20 minutes d’exception, 20 minutes moyennes, 20 minutes superbes!  Voilà ce que j’ai ressenti si proche de ces véritables virtuoses qui, sans esbroufe (si, un peu quand même!), nous ont éblouis par une technicité au service de chansons souvent imparables malgré  l’oubli inattendu de leur méga tube (immense succès même en France): To be with you pourtant inscrit sur la set list !!!! Il n’empêche que durant une heure, ce fut un déluge de talent déversé avec une facilité quasi écœurante. Ah, ces solos à la perceuse résonnaient tels une page de l’histoire du classic hard rock!!! 40 minutes ébouriffantes servies par un son ma-gis-tral!…

Sylvie & Adrien, y'a d'la joie!

Sylvie & Adrien, y’a d’la joie!

THERION … Dimanche 20  – Mainstage 2 – 22h30 – 23h20 –

Place à un métal-opéra de tout premier plan!

Place à un métal-opéra de tout premier plan!

Huit mois plus tôt, j’étais resté un peu circonspect devant la prestation de Thérion….Il est vrai que le son du Phare y était pour beaucoup. Cette fois, c’est un peu le contraire, nous n’avons rien vu mais nous nous sommes délectés du son et d’une set list « aux petits oignons » qui nous a ravie en attendant Ozzy. Depuis, grâce à Arte, nous avons pu mettre des images et de fabuleuses  lumières ocres et riches sur cette divine bande son d’un opéra métal assez stupéfiant. Et dire que le groupe passe en octobre prochain dans la plus belle salle toulousaine! Comment ne pas se réjouir de les retrouver dans de merveilleuses conditions au Bikini?

Christofer Johnson, l'âme de THERION, et son haut de forme  ...

Christofer Johnson, l’âme de THERION, et son haut de forme …

HAMMERFALL … Samedi 18  – Mainstage 1 – 13h50 – 14h35 –

HAMMERFALL : Du bon power métal à l'ancienne!

HAMMERFALL : Du bon power métal à l’ancienne!

Le groupe de power métal du festival ne cache pas son plaisir de se produire en ces lieux et se réjouit d’une ambiance des plus chaleureuses. Proximité avec les fans, communication réussie et bonnes chansons suffisent à passer 45 minutes savoureuses. Sans réitérer le coup de cœur ressenti l’an dernier pour Primal Fear (pour lesquels l’enthousiasme général était bien moindre) nous avons pris beaucoup de plaisir durant le set de ce groupe loin de nous être familier!

Mission accomplie pour les allemands : leur set à convaincu et à fait chanter les fans

Mission accomplie pour les allemands : leur set a convaincu et a fait chanter les fans

MAXIMUM THE HORMONE … Vendredi 17  – Mainstage 2 – 16h20 – 17h10 –

3 belles photos des japonnais déjantés signées Moocher.

3 belles photos des japonnais déjantés signées Moocher.

Wouaw, ces japonnais sont décapants, une bombe à retardement, un concentré d’énergie qui vous explose à la gueule, le groupe qu’il ne faut pas louper en live tant il allie puissance des compos, riffs tonitruants, chant déjanté, cœurs improbables, mélodies alambiquées et alchimie dévastatrice avec un public conquis! La batteuse nous cause en nippon pendant une bonne minute, ça passe comme une lettre à la poste, court répit avant un nouveau coup de massue. La mayonnaise repart en un quart de tour. Les ruptures de rythme incessantes n’entravent en rien la puissance de mélodies imparables telles un gros coup de saton dans la fourmilière des conventions. Distrayant, poussiéreux, intenables, frais et enfiévré Maximum the hormone fut bel et bien le tourbillon du fest, excellent !

Maximum The Hormone aura fait pogoter la foule.

Maximum The Hormone aura fait pogoter la foule.

THE ANSWER …. Vendredi 17  – Mainstage 1 – 13h45 – 14h30 –

THE ANSWER : impliqué!

THE ANSWER : impliqué!

Back in the seventies! Deuxième méga kiff de la première journée (après My Sleeping Karma), les irlandais amenés par un Cornac Neeson déchainé, quasi en transe, et qui se jette sur nous, semblent habités par le désir de mordre cet instant de vie comme il se doit. Ils  se montrent des plus  à l’aise sur la scène du hellfest et nous invitent à partager deux nouveaux titres (excellents) de  leur futur album. Le groupe sait donner et ne manque pas de recevoir en retour les vivas d’un public nombreux et des plus enthousiastes! Les mélodies sont prenantes et groovy, le charismatique frontman dépose une voix extraordinaire sur un imparable classic rock enfiévré. On pense bien sur à Led Zep et aux Black Crowes. Régalade absolue ! (The Answer sera en outre notre premier concert de 2012, chronique ici)

THE ANSWER : Viens à nous Cornac!

THE ANSWER : Viens à nous Cornac!

DORO … Dimanche 19 – Mainstage 2 – 20h05 – 20h55 –

Le temps ne semble pas avoir de prise sur la belle allemande!

Le temps ne semble pas avoir de prise sur la belle allemande!

Frustré de ne la voir que sur l’écran puisqu’il était hors de question de laisser notre place au premier rang pour Judas Priest, il semble écrit que je manquerais à jamais tous mes rendez-vous avec la belle allemande. C’était déjà très bon de l’entendre tant la blonde catchy à la voix grave respecte son public. On ressent toujours chez elle la même dévotion pour le métal. Respect absolu !

Désormais, la belle est bien une légende du power métal.

Désormais, la belle est bien une légende du power métal.

MY SLEEPING KHARMA … Vendredi 17  – Terrorizer Tent – 11h30 – 12h00 –

Excellent trio allemand pour ouvrir le fest’ et premier coup de  cœur de ces trois jours tant ce stoner psychédélique plein de bruit et de fureur est empreint d’une envoutante atmosphère. Planant, intense, convainquant… D’entrée, ce combo inconnu nous file une banane monumentale. C’est pour ce genre de découvertes aussi que le Hellfest est si spécial!

MY SLEEPING KARMA : Divine entame!

MY SLEEPING KARMA : Divine entame!

GHOST … Dimanche 19 – Terrorizer Tent – 15h50 – 16h35 –

Bienvenue à la grand messe GHOST!

Bienvenue à la grand messe GHOST!

Ailleurs, barré, fascinant. La naissance d’une sorte de hard-rock Papal. Dans une Terrorizer Tent bondée, on ressent le buzz suscité par un premier album étonnant et ces looks de moines masqués et d’un pape au visage de latex. Niveau musique, c’est planant à souhait, piochant une inspiration mystique issue des seventies et pas aussi rock qu’on pourrait le supposer. L’envoutement est proche dans cette cérémonie particulière à défaut d’être occulte et on pénètre sans la moindre difficulté dans une atmosphère étonnante.

Etrange et savoureux!

Etrange et savoureux!

TURISAS … Dimanche 19 – Mainstage 2 – 11h30 – 12h00 –

TURISAS : Plus de temps en loges que sur scène!

TURISAS : Plus de temps en loges que sur scène!

L’imbroglio du festival! Un concert amputé d’un tiers du show quand il est censé ne durer que trente minutes, c’est quasiment du foutage de gueule. Quatre petits titres seulement et nombre de chansons espérées (dont le single Rasputin, reprise survoltée de Boney M) passées à l’as… Que dire? On se consolera toutefois avec vingt minutes des plus agréables, les peintures stadistes (rouge et noir!) et la très jolie accordéoniste. Frustrant!

Une bien jolie accordéoniste.

Une bien jolie accordéoniste.

ANGEL WITCH … Samedi 18  – Mainstage 1 – 12h20 – 13h00 –

Belle découverte!

Belle découverte!

Voici un vieux groupe. Issu de la nouvelle vague du heavy métal britannique du début des 80’s (avec Judas Priest, Iron Maiden, Saxon, Def Leppard etc…) Angel Witch n’est parvenu jusqu’à très peu, trop peu d’oreilles en France! Complètement inconnu pour ma part, ce set s’avèrera être une jolie découverte. Rien de révolutionnaire certes mais du bon heavy métal à l’ancienne et un hit éponyme imparable et entêtant repris en cœur par un public bon enfant qui s’est régalé…

... Mieux vaut tard que jamais!

… Mieux vaut tard que jamais!

APOCALYPTICA … Samedi 18  – Mainstage 1 – 18h50 – 19h50 –

Sylvie,Jimmy, Marco, Jérôme & J.C sont aux premières loges pour apprécier APOCALYPTICA.

Sylvie, Jimmy, Marco, Jérôme & J.C se trouvent aux premières loges pour découvrir APOCALYPTICA.

Si le bourdonnement des violoncelles pourra en irriter certains, la foule répond présent et s’enthousiasme sans réserve pour ce quatuor ultra looké des plus particuliers. Alors, même si la magie est aléatoire, difficile de ne pas être intéressé quand on vit pour la première fois une telle prestation. Pourtant, les compos ne sont pas divines et le cinquième membre n’est pas un chanteur de légende. Toutefois, la mayonnaise ne tourne pas et force est de constater que les reprises des chansons de Metallica au violoncelle font plaisir à entendre et satisfont la foule. Un joli moment même si le concept peut être vite limité…

APOCALYPTICA : Le bal des violoncelles.

APOCALYPTICA : Le bal des violoncelles.

CHAPITRE 13 : URINAL ASPHYXIE AU HELLFEST 2012!

Pour conclure ce voyage au cœur du Hellfest 2011, comment ne pas vous faire profiter de notre délire annuel. Comme l’an dernier avec l’anecdote de ‘La France en car’ dont certains lecteurs se souviennent peut-être et qui provoqua une crise de rires mémorables entre Adrien et moi, nous vous offrons cette année la vidéo de notre délire sur la route du retour, entre Clisson et Toulouse et les conséquences de celui-ci…. Alors les gars, si vous croisez un beau gosse avec le T.Shirt de ce faux groupe déjà culte, n’hésitez pas à venir growler avec nous le hit d’un combo improbable, issu de cette étrange 3,65 expérience : URINAL ASPHYXIE!

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Chronique, photos, mise en page : Titi.
Nombreuses sublimes photos additionnelles : Moocher.
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Un grand merci à Jeff Mallet et à Roger Weissier. Respect total! Merci à tout le staff du Hellfest et à Fred pour ses photos. Retrouvez beaucoup d’autres photos sublimes du Hellfest 2011 ici, sur son site …
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N’hesitez pas à laisser votre top 10 du HELLFEST 2011 et vos impressions sur cette immersion dans les commentaires en bas de page….

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LIENS VIDEOS POUR SE REMEMORER CETTE EDITION 2011 !!!!

ALL THE RAGE TV – HELLFEST DIARY DAY 1 –

ALL THE RAGE TV – HELLFEST DIARY DAY 2 –

ALL THE RAGE TV – HELLFEST DIARY DAY 3 –

REPORTAGE TV SEVRE ET MAINE

Reportage Nantes 7

80 000 métalleux débarquent à Clisson ( jeudi 16 juin )

Le 19.45 sur M6

A JETER PROM : DANS LES COULISSES DU HELLFEST 2011 … LES BACKSTAGES …

A JETER PROM : DANS LES COULISSES DU HELLFEST 2011 … AVEC LES ARTISTES …

A JETER PROM : DANS LES COULISSES DU HELLFEST 2011 … LUMIERE SUR LA TERRORIZER …

A JETER PROM : DANS LES COULISSES DU HELLFEST 2011 …LES HOMMES DE L’OMBRE …

UNE DES PLUS BELLES ANECDOTES DU HELLFEST 2011 EST A LIRE  DANS LE POST ….

Cliquez dessous pour lire la belle  histoire !

Avant de ramener l’appareil photo qu’ils ont trouvé sur le site, deux fans se photographient !!!

RAPPEL : LE HELLFEST 2012 SUR JATA EN 3 PARTIES !

HELLFEST 2010 : WELCOME TO PARADISE – PART 1 –

HELLFEST 2010 : WHEN DREAMS CAME TRUE – PART 2 –

HELLFEST 2010 : LAST DAY IN WONDERLAND – PART 3 –


ANATHEMA ( + CLOVERSEEDS + PETTER CARLSEN ) – TOULOUSE – Le Bikini – 23 Février 2011 –

Posted in ANATHEMA Toulouse 23.2.2011 with tags , , , , , on 24 février 2011 by JATA LIVE EXPERIENCES

Ce 23 février débute aux cotés des membres d’ANGRA . Evoquant ANATHEMA avec eux, et leur concert du lendemain au Bikini, je suis surpris de leur réaction : Kiko et Rafael pensent qu’il s’agit de métal extrême.

– ‘ Pas du tout, leur musique est d’une douceur absolue ‘…  Ils pensent alors à une voix de growleur.

– ‘ Encore moins ! ‘

Les gars d’ Angra sont étonnés . Leur méconnaissance m’interpelle. Il faut dire que je découvre moi même ce groupe sur le tard. Meilleur album de l’année pour Rock Hard, deuxième meilleur concert après Twisted Sister au Hellfest, voilà de quoi se pencher sur ce combo. Quelle ne fut pas ma surprise en écoutant leur dernier opus ‘ We’re here because we’re here ‘. De l’ultra progressif conceptuel d’une absolue douceur bercé par de belles guitares et des harmonies vocales au cordeau .

Nous voilà donc 20 heures plus tard au premier rang du Bikini. 450 personnes environ étaient réunies pour vivre un moment de musique envoutant, absorbant, très pur. Trois beaux moments devrais je dire …

Le Norvégien Petter Carlssen ouvre nos écoutilles seul à la guitare, un lustre à ses cotés. Atmosphère intime, subtile, chaleureuse. Ses mélodies épurées ne sont pas sans me rappeler la majesté d’un Peter Von Poehl. C »est simple et beau. Un silence de cathédrale absorbe chacun de ses accords et témoigne de l’intérêt et de l’émotion qui accompagne cette voix apaisante. 30 minutes ailleurs, excellent !

L'atmosphère Petter Carlsen ...

Dix petites minutes pour échanger mes impressions avec Sylvie, scotchée à la barrière, et  quelques amis, puis, déjà, les inconnus de Cloverseeds investissent les lieux. Dans un premier temps, le look passe partout des cinq bonshommes de Clermont Ferrand détonne. Mais quand le chanteur arrive, c’est encore plu surprenant … Pas de rock stars style à l’horizon. Or, de minute en minute, Ced Oleon va nous donner une leçon de variations et de maitrise vocale hallucinante oscillant entre déchirements et suppléments d’âme. Il se passe indéniablement quelque chose de rare, comme un envoutement, une fascination. Soutenu par un son prodigieux, le groupe français délivre un subtil métal progressif d’envergure internationale. Entre apaisement, détermination et envolées rageuses, nous naviguons entre Pink Floyd, Tool et Muse, un univers sombre, torturé ou la technique le dispute à l’implication irréelle de variations vocales à l’ampleur déconcertante soutenues par une rythmique à la fois apaisante et survoltée. Impressionnant !

Cloverseeds, un chanteur habité, une voix envoutante, entetante ... ( pict : Moocher )

J’ai été tellement happé par ces 45 dernières minutes que j’en viens même à m’inquiéter  pour ANATHEMA ! La musique de Pink Floyd berce l’assistance dès la fin de chaque acte. Mais si l’on songe aux  créateurs de The Wall quand commence le magnifique show des trois frères Cavanagh et de leur trois acolytes, je les sens encore plus proche d’un Marillon tant la profondeur du métal progressif qu’ils proposent s’avère hypnotique et chaleureux.

Anathema - Lee Douglas & Vincent Cavanagh - deux voix sublimes ( pict : Moocher )

Soutenus ( essentiellement en début et en fin de set ) par la voix exceptionnelle de Lee Douglas, bien plus qu’une simple choriste, magnifique chanteuse dont l’organe se juxtapose comme par magie avec celui de Vincent Cavanagh, on en vient à regretter sa longue disparition en  coulisses pendant près d’une heure. Quel plaisir toutefois d’entendre leur dernier opus joué dans l’ordre et en intégralité, accompagné ensuite de 70 autres minutes consacrées aux classiques d’un groupe dont j’ignorais tout. Pourtant, inutile de nier qu’à de rares moments, mon esprit de non  initié vagabonda par instants  pour mieux revenir vers le groupe. Pas facile d’accès, surtout en live,  ces accords tantôt rock, tantôt pop à tendances progressives avec quelques micro-touches de métal atmosphérique peuvent par instants dérouter. Mais les voyageurs naviguent aux confins de mélodies aériennes enveloppées par de magnifiques lumières.

La bonne humeur communicative est de mise entre ces morceaux souvent mélancoliques. Seuls l’electro ‘ Closer’ dénote dans le tempo de cette soirée et semble anachronique. Il me laisse en tout cas sur le bas côté…

Vincent s’adresse à nous en français.

– Quel bonheur de jouer ici, ce soir , au Bikini. Je ne sais pas si vous réalisez que vous avez la plus belle salle d’Europe !

 

Daniel Cavanagh, à la guitare planante ( Pict : Moocher )

Daniel Cavanagh, à la guitare planante ( Pict : Moocher )

Ovation générale … Près de deux heures trente plus tard, la foule, respectueusement chaleureuse, qui communie avec le groupe tant cette entité vient de les amener bien loin du Bikini, en redemande ! Petter Carlssen reviendra pour notre plus grand plaisir en fin de set pour ‘Fragile Dreams’ ovationné par des ‘ Swedish Swedish !’ réclamés par les Britanniques qui chambrent allègrement le Norvégien. De l’humour, de la simplicité, du talent pour une soirée magique dans un univers parallèle !

Merci à Antoine du Bikini et aux organisateurs de ce concert .

Retrouvez de magnifiques photos de ce concert sur le site de Moocher .

Vincent Cavnagh par Moocher

SET LIST ANATHEMA :

Thin Air
Summernight Horizon
Dreaming Light
Everything
Angels Walk Among Us
Presence
A Simple Mistake
Get Off, Get Out
Universal
Hindsight
———-
Deep
Pressure
Release
One Last Goodbye
Judgement
Temporary Peace
Flying
Are You There?
Parisienne Moonlight
A Natural Disaster
Closer
———
Shroud Of False
Fragile Dreams

SET LIST CLOVERSEEDS :
The opening
Over Camellia
Familiar
Higher
Calling me down …
For those …
Enough
 

After show : Sylvie et les frères Cavanagh . L'un arbore le port du bonnet durant le show , l'autre après !

 

VIDEOS :

Le début du show de CLOVERSEEDS trouvé sur youtube et filmé par Bastien.

Le début du show d’ ANATHEMA trouvé sur youtube et filmé par Bastien.

Fragile Dreams, un classique d’ANATHEMA, pour finir le show …

Petter Carlsen , la veille à Clermont Ferrand

CLOVERSEEDS, extrait d’une émission TV de 2009 : Dark Flag

LIENS ARTISTES

Petter Carlsen myspace

Cloverseeds myspace

Anathema official website
 

La set list qui était sur scène

 

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