Archive pour AMORPHIS

AMORPHIS : Cercles…intimes. ( & STARKILL) – Mardi 19 novembre 2013 – Toulouse, La Dynamo –

Posted in AMORPHIS Toulouse 19.11.2013 with tags , , , , , , , , , on 20 novembre 2013 by JATA LIVE EXPERIENCES

11_19_novembre_Amorphis_ToulouseLe froid est arrivé brutalement sur Toulouse et ça tombe plutôt bien pour recevoir AMORPHIS, un des leader de la scène dark metal finlandaise.

Il y a déjà une bonne affluence (un peu plus de 200 personnes) devant la Dynamo. Les fans se gèlent en attendant l’ouverture des portes mais vont bien vite se réchauffer…

STARKILL live in Toulouse 19.11 (10)Pour commencer cette belle soirée, direction  les Etats-Unis avec un tout jeune groupe de death mélodique: STARKILL. Il y a  pourtant quelque chose de  scandinave à l’écoute de ce death mélodique particulièrement inspiré. Ils nous arrivent pourtant de Chicago et se comportent comme de vieux routards de la scène tant ils sont à l’aise et proches des gens. STARKILL live in Toulouse 19.11 (1)Sans plus attendre, nous voici dans le vif du sujet : nous  ressentons tout de suite les nombreuses influences de cette scène (Amon Amarth, Children of Bodom…). Le tout magnifié par une absolue fougue juvénile, une dextérité impressionnante … quelle tuerie mes amis! Mené par un frontman et guitariste de tout premier plan (Parker Jameson au son de guitare unique), le groupe enchaine les titres enragés à un rythme effréné. Quand aux autres musiciens, ils sont tout aussi convaincants : un batteur énorme, véritable machine de guerre (Spencer Weidner), un autre guitariste (Charlie Federici) dont la guitare jumelle se marie à merveille avec celle du frontman et d’un bassiste excellent (Mike Buetch). Le son est au départ moyen mais s’améliore heureusement assez vite. Le public en tout cas est au comble du bonheur. Voilà une vraie découverte même si certains regrettent que le chant death gâche un peu l’entreprise pour qui se trouve embarqué par la musique et demeure friand de voix claires. Et dire que ce groupe n’existe que depuis 2008 et n’a qu’un seul album existant, voilà qui promet pour la suite de leur carrière qu’on espère brillante! A découvrir ici à travers le clip de New infernal Rebirth.

AMORPHIS live in Toulouse 19.11 (6)Après une telle démonstration de force, la tache s’avère ardue pour AMORPHIS de relever le défi, d’autant plus que leur concert commence plutôt doucement avec des morceaux calmes. Mais d’emblée, nous voici à nouveau hypnotisés par la pieuvre finlandaise Toumi Joutsen qui capte toute l’attention et comble à lui seul l’attitude passive et sans réelle consistance des autres membres du groupe. Mais peu importe, la musique l’emporte. AMORPHIS live in Toulouse 19.11 (28)Et même si certains font la fine bouche devant le dernier opus Circles, lui préférant l’excellent The beginning of times sorti en 2011, force est de constater que les nouveaux titres prennent une autre ampleur en live. C’est comme si leur saveur avait eu besoin du filtre du réel pour que ceux-ci nous apparaissent comme d’évidentes perles à l’image des profonds The Wanderer  ou encore de Hopeless Days. Le groupe semble particulièrement fier de son nouveau bébé, fruit de tant d’efforts et insiste sur le fait qu’il est l’album préféré du groupe comme si ils avaient conscience que ces morceaux, moins immédiats, gagnent à être pénétrés, sans cesse redécouverts tant il recèlent des tiroirs de créativité. C’est ce que nous confirmera cette soirée dont laquelle on ressort en ayant envie de redécouvrir ce groupe qui mérite un tout autre statut tant sa faculté à broder des mélodies s’avère touchante. Créativité qui n’entrave aucunement l’énergie qui se dégage de riffs inspirés et percutants.

AMORPHIS live in Toulouse 19.11 (32)L’ambiance s’avère donc des plus chaleureuse. Il faut dire que  le groupe peut compter sur un cercle de fans solide. Les paroles des chansons sont reprises en cœur par un public aux anges qui se délecte du moment. Au fil de la soirée, la prestation gagne en énergie. Même si les finlandais reprendront une de leurs premières chansons death (Vulgar necrolatry), la set list  fera la part belle aux imparables classiques (You I needSky is mine…) et trouvera sa conclusion avec un merveilleux House of sleep, parfait titre pour clôturer un concert de très grande qualité. Toujours impressionné par le charisme de leur frontman aux longs dreadlocks Tomi Joutsen et le calme qui l’entoure, nous voici inclinés  une nouvelle fois devant ce plaisir disitillé de main de maitre par ce groupe qui reste une valeur sure du genre mais qui tarde à exploser malgré son émergence de Circles. Le cercle des fans lui, est encore bien trop étroit pour un tel groupe… On n’est pas à une injustice près, malheureusement!

Lire ici notre article : AMORPHIS Toulouse 25.11.2011

__________________

Chronique : Titi & Conan Akiro

Photos & mise en page : Titi & Sylvie

Merci à JERKOV, à Mina et à l’équipe de La Dynamo.

___________________

PHOTOS D’AMORHIS ET SET LIST :

 

PHOTOS DE STARKILL :

AMORPHIS : Plus de peur que de mal ! ( + LEPROUS + NAHEMAH ) – Vendredi 25 novembre 2011 – Toulouse, Le Phare –

Posted in AMORPHIS Toulouse 25.11.2011 with tags , , , , , , , on 26 novembre 2011 by JATA LIVE EXPERIENCES

‘Plus de peur que de mal!’… Quand cette maxime est généralement prononcée, c’est que le pire a été évité, parfois de justesse, généralement après être passé par l’étape ‘peur bleue’…

Il était à peine plus de 22 heures. La tête d’affiche de la soirée venait tout juste d’investir la scène et nous commencions à rentrer dans le concert pour lequel plus de deux cents cinquante personnes c’étaient déplacées… Quand soudain…

Tomi Joutsen va vivre un début de show compliqué.

Sans que personne ne comprenne le pourquoi du comment, aussi inexplicablement que brutalement, à brûle-pourpoint, un individu pénètre sur scène. Il s’est faufilé sur la droite, a enjambé les ‘crash barriers’. En un instant, le voici qui agrippe le chanteur vedette du soir : Toumi Joutsen. La pieuvre finlandaise, à l’image de l’ensemble de la foule, tout comme des photographes, ne comprend rien à ce qui se passe. Seul un membre du staff n’est pas resté stoïque et intervient en un rien de temps, rapidement secondé par la sécurité. Que se serait-il passé sans sa vigilance? …  Nul ne peut le dire. Était-ce un fan ou un agresseur patenté? Vu sa véhémence, la deuxième option semble s’imposer… Toutefois, plus de peur que de mal! L’ agresseur fut expédié manu militari hors de l’enceinte après avoir compris de quel bois pouvait se chauffer un finlandais énervé! Ce sera bel et bien le seul accroc à une belle et longue soirée qui se terminera très tard, avec trois autres fans, à deux heures du mat, servis par  les attentions de tous membres du groupe et d’un adorable merchandiser qui nous facilita la rencontre et nous offrit à chacun les drumsticks gravés du batteur Jan Rechberger.

Quelques heures plus tôt, nombre de connaissances échangeaient sur ce dernier concert du mois, épilogue d’un marathon incroyable depuis la mi septembre pour les fans de rock toulousains. Mais comment se priver, un vendredi soir qui plus est, d’une affiche des plus alléchantes? Beaucoup pourtant ont fait l’impasse. Même mon fils Jimmy, exténué de sa semaine n’a pas trouvé le courage de sortir… J’appelle nombre de potes pour que sa place ne se perde pas… en vain! Dans cette curieuse atmosphère, les présents ne regretteront pourtant pas le déplacement…

Même si ce soir l’affluence est moyenne, on peut constater qu’aucun des concerts proposés dans la ville rose n’a fait  de bide intégral en cette période surchargée et c’est tant mieux. Quelques jours plus tard, les merveilleux Bellrays réussiront l’exploit de remplir une seconde fois cette année la Dynamo (350 personnes) pour un autre moment mémorable…

NAHEMAH ouvre le bal...

Mais revenons sans plus attendre au Phare pour cette soirée des plus éclectiques. Les hostilités débutent calmement avec les espagnols de NAHEMAH (attention : ne pas confondre avec le groupe de black metal français) qui proposent ce que je qualifierai de post-core/metal atmosphérique. Le son n’est pas prodigieux mais reste correct, servant une musique  planante et envoutante à souhaits. Il faut certes pénétrer dans cet univers inconnu mais le groupe est  intéressant et mérite d’etre écouté sur album chez soi à tête reposée pour en saisir toutes les subtilités.

LEPROUS volera t-il la vedette à Amorphis ?

Vient ensuite l’un des groupes les plus attendus ce soir, celui qui avait divisé l’assistance un an plus tôt en ouverture de Therion. Désarçonné dans un premier temps, j’avais pour ma part fini par adhérer à l’ ambitieux métal progressif de LEPROUS. Mais ce terme est vraiment trop réducteur pour ce combo hyper technique qui flirte aussi avec  le heavy extrême et l’électro. Une évidence ne peut être niée, ces musiciens sont tout simplement énormes. Le chanteur Einar Solverg dispose d’ un registre vocal exceptionnel (tour à tour chant clair, black ou metalcore) et montre qu’il est un frontman de premier plan. Le batteur Tobias rivalise sans mal avec les plus grands tandis que les deux guitaristes (qui utilisent sur certains morceaux des guitares à huit cordes) nous exposent leur virtuosité. Qui pourrait se douter que Tor Oddmund Suhrke (à vos souhaits!) à 40° de fièvre et qu’il retournera se coucher juste après avoir quitté les planches?

Un océan technique s'abbat sur le Phare...

Pas de doute, la Leprous touch est une musique  difficile à aborder lors d’une première écoute, ses formules élitistes  désorientent plus d’un métalleux,  mais le public présent ce soir adhère  davantage qu’un an auparavant. Certains ont écouté, apprécié et sont venus pour eux. Gageons qu’à l’avenir, ils auront la reconnaissance qu’ils méritent même si leur univers semble inaccessible à une certaine frange du grand public métal. Quoi qu’il en soit, ce fut encore un privilège d’assister à une telle démonstration qui méritait un son mieux réparti ( les premiers rangs ont subi une pure bouillie, navrant!).

Le dernier clip de LEPROUS pour vous donner une idée …

Un dernier salut avant de retrouver les fans, simplement, dans le hall, après le set d'Amorphis...

Toumi Joutsen, 4 pieuvres.

Après une telle claque, la tache s’annonce hardue pour AMORPHIS. En tout cas, le groupe est bien en place après la petite frayeur qui a parcouru l’assistance…

Toumi Joutsen, une pieuvre.

Le son va aller en s’améliorant au fil du set mais ne servira pas au mieux les subtilités du sextet. Dommage car celui-ci fait la part belle à son dernier opus, le brillant The beginning of times. Les titres passent très bien en live et déchainent sans mal une partie du public.

Toutefois, le spectacle repose uniquement sur le charismatique chanteur Toumi Joutsen, dont les dreadlocks touchent presque le sol. On s’aperçoit vite que ce dernier  sera bel et bien le seul à s’agiter sur scène, la discrétion des autres musiciens s’avérant quasi suspecte.

Le public semble plus que conquis, envouté!

Quoi qu’il en soit, même s’il manque à ce show le petit brin de folie qui aurait pu casser la baraque, là n’est pas l’essentiel. L’ambiance et les titres efficaces sont au rendez vous à l’image de compos ultra chiadées telles que You I need , l’envoutant Silent Waters , l’ épique et efficace From the heaven of my heart ou encore le dandinant et réjouissant hit   House of sleep, absolument imparable .

Esa Holopainen & Niclas Etelävuori

Un concert que certains jugeront juste  correct laissant à Leprous   le règne du champ de bataille. Toutefois, c’est sans compter sur le sens absolu des mélodies d’Amorphis qui nous convie à une belle balade dans une atmosphère à la fois puissante avec cette once d’onirisme qui fait la différence. Un voyage que nous ne nous priverons pas de  réitérer avec le plus grand plaisir dès que l’occasion se représentera!

——————————————–

Chronique, mise en page, photos : Titi

 Merci à Conan Akiro pour ces compléments live.

———————————————

Un grand merci à Roger de Base Prod et à l’équipe du Phare…
————————————————————

NAHEMAH WEBSITE

LEPROUS WEBSITE

AMORPHIS WEBSITE

———————————————-

SET LIST AMORPHIS :

La set list du soir à Toulouse.

SET LIST LEPROUS :

  • Thorn
  • Restless
  • Passing
  • MB. Indifferentia
  • Waste Of Air
  • Forced Entry
%d blogueurs aiment cette page :