HARDBONE : Indy style – Vendredi 9 Octobre 2015 – Pampelune (Espagne), Totem –

HARDBONE est un groupe méconnu originaire d’Hambourg en Allemagne ayant 3 albums à son actif : Dirty And young -2010, This is Rock’n’Roll -2012 et Bone Hard -2014.  Ils pratiquent un Hard-rock boogie puisant ses origines dans Rose Tattoo, AC/DC et Status Quo, le style étant très proche d’Airbourne, le tout à leur sauce, plutôt piquante d’ailleurs!

Entrons de suite dans le vif du sujet: La sala Totem à Pampelune est d’habitude une salle où se produisent les groupes du calibre d’Accept, Saxon et autre Gamma Ray, ce qui m’étonne quant-à la présence d’Hardbone ici !hardbone (5)

La découverte d’un mini hall attenant à un bar justifiera ceci : pas de grande salle pour eux! Cela ne les dérangera absolument pas et ils sont prêts à envoyer les watts comme s’ils aller jouer devant 5000 personnes ! Nous ne sommes qu’une petite vingtaine… Hardbone débute son concert avec Bottlemate, un extrait du 2eme album et non pas du dernier en date, ce qui peut surprendre mais ne dérangera personne tant ce titre est entraînant et idéal pour mettre dans l’ambiance : ce soir ça va être chaud avec du boogie brûlant à tous les étages! Après cette mise en bouche, ils enchaînent avec le très bon Take it Off du dernier album. On navigue quelque part entre les meilleurs Rose Tattoo saupoudrés d’un peu d’AC/DC et c’est juste excellent. Impossible de ne pas bouger!hardbone (4)

Sébastien (Kranke) attaque l’intro de Sound of The City, toujours du 3ème album et cette fois-ci c’est du côté de Status Quo époque « chevelue » que nous sommes transportés avec toutefois cette hargne toute « hardbonesque » qui est sublimée par la voix éraillée de Tim Damman. Suivra Tailor-made Woman , une chanson du prochain album, qui marque le pas mais conserve son côté groovy. Avec Bad Boy, le headbanging reprend de plus belle, paroles simplistes mais tellement rock’n’roll et rythme d’enfer, c’est tout ce qu’on demande, non? Le groupe prend manifestement beaucoup de plaisir sur scène malgré le public plus que clairsemé : respect! Fat Cat et son intro bluesy mis en valeur par Tim « je mange de la soupe aux gravillons » Damman nous fait replonger dans le 2ème album avec délice; Une intro digne de For those About to Rock annonce Move On dont le tempo est plus lent mais le refrain permet à tout le monde de chanter à tue-tête et de participer. La complicité aux guitares entre Tommy Lindeman et Séb Kranke est bien réelle et fait plaisir à voir.

Tim annonce un nouveau morceau du prochain album et c’est Cannonball que nous découvrons , ce titre sonne comme ZZ Top ne sait plus le faire depuis bien longtemps, vraiment excellent dans le genre. Une intro de plus taillée pour Tim qui laisse sa voix écorchée glisser (râper plutôt !) sur ce qui annonce This Is Rock’n’Roll qui sera groovy à souhait. Vient ensuite un moment de complicité avec Tim lorsqu’il me dédie le prochain morceau qui s’intitule Walking talking Sex Machine et … envoi la sauce (humour !) ! Ce sera le seul extrait du 1er album.hardbone (1)

Une intro nerveuse et rythmée par la batterie syncopée de Caine Grandt (ce gars est une machine !) fait déferler sur scène ce brûlot qu’est One Night Stand, rock’n’rooooooll!!! Nouvel extrait du drnier album, Fire continue de mettre le feu (facile !). Sur le refrain Tim réalise que le nom de famille de mon frère et moi sonne comme le refrain « higher » pour « Heyer » et se met à chanter « Heyer, Heyer, Indy Heyer » ! C’est énorme de feeling et le groupe est mort de rire car il y a une petite histoire entre nous derrière ça (…), excellent ! On ne me l’avait jamais faite celle-la! Danke Tim!

Le feu n’est pas prés de s’éteindre car Wild Nights continue les festivités. Ce morceau est taillé pour la scène et permet au nouveau bassiste Tim Schwartz de se mettre en valeur, l’énergie de ce morceau ne peut être que communicative. Le tempo ne ralentit absolument pas car voila que déboule le bien nomme Young Blood! C’est de sang neuf qu’a besoin la scène Hard-Boogie et Hardbone (tout comme Airbourne) sont là pour vous!

hardbone (2)Hellevator suit juste après (comme sur le 2ème album, qui est un chef d’oeuvre absolu du genre !) et ce n’est pas avec un morceau comme ça que la température va baisser. Sébastien viendra faire un petit tour dans la salle mais sans s’éterniser histoire de ne pas casser le rythme du morceau. Aprés 3 titres furieux et un retour en backstage, le groupe revient sur scène avec Girls And Gasoline et son groove imparable . Des filles et de l’essence…je signe ! Voila que Caine « The machine » (qui vient de quitter le groupe pour de nouveaux horizons musicaux) rattaque de plus belle et tape comme un sourd sur l’intro de Neckbreaker qui ne cassera d’ailleurs la nuque de personne car nous sommes tous hyper chauds! Les paroles sont justes parfaites, du pur rock’n’roll festif ! Long live headbanging!!

One Last Shot sera le 18ème et dernier morceau de la soirée, le boogie est toujours là et nous conforte dans l’idée que ce groupe injustement méconnu mériterait une bien plus grande considération à l’instar d’un Airbourne par exemple dont ils n’ont pas à craindre la comparaison. Aprés le concert, ils feront preuve d’une très grande disponibilité pour les fans. Une soirée extra qui aurait vraiment méritée une plus grande audience…hardbone (6)

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Chronique et photos : Indy Heyer

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