GUNS’ N ROSES : Rendez-vous avec la légende… ( + No One Is Innocent ) – Jeudi 14 Juin 2012 -Toulouse, Le Zénith –

Bien que J A T A fut partenaire de ce concert évènement via un concours avec Euterpe / Box Office que nous remercions, nous étions déjà à Clisson pour le Hellfest et n’avons pas pu assister à cette date pourtant incontournable mais fort mal placée sur le calendrier. Autant l’avouer, nous enragions mais assumions notre choix. Quoi qu’il en soit, notre ami Steph, immense fan du combo et guitariste/chanteur de Nightrain était présent et vous livre sa première chronique en ces lieux…

Guns N’ Roses à Toulouse!  Je pourrais dire que ça fait 20 ans que j’attendais ça, mais ce serait mentir tant je n’aurais jamais imaginé les Gunners se rendre dans la ville rose. A l’époque (années 90), leurs clips grandiloquents et leur énorme tournée mondiale faisaient de ce groupe, dans mes yeux d’ados, une espèce de Graal inaccessible qui n’aurait pas trouvé Toulouse sur une carte… et pourtant.

Bref, ce fut un rêve de gosse lorsque j’appris leur passage dans ma ville dans le cadre de leur tournée française et qui plus est la veille de mon anniversaire : merci Axl pour ce cadeau inespéré (et merci Marion pour m’avoir pris la place).

Je m’étais cependant vengé en 2011 en assistant au concert qu’ils avaient donné à Paris Bercy. Cependant, en ce jeudi soir béni, c’était l’occasion de partager ça avec mes « vieux » potes avec qui j’avais usé le manche de ma Les Paul (Epiphone à l’époque) sur des reprises de Guns. Un seul manqua à l’appel au dernier moment et me voici avec 2 places sur les bras à la dernière minute. La salle n’étant pas pleine et les acquéreurs potentiels ne courant pas les rues, je les ai revendu à un prix défiant toute concurrence au premier quidam venu, de peur de louper le début des hostilités.

Le legendaire AXL ROSE !

Le legendaire AXL ROSE !

A 20h30 débute le quatuor français NO ONE IS INNOCENT (déjà présent en première partie de Motörhead en octobre dernier). Ma chérie étant fan, elle pût bouger son corps pendant la petite heure du concert, et je dois dire que malgré leur énergie scénique habituelle, elle fût une des rares à se la donner. Malgré tout, cette mise en bouche fit légèrement grimper la température avant la pause que beaucoup (moi le premier) pensait longue.

Alors même que nous bataillons contre environ 500 chevelus pour obtenir les saintes bières (une seule buvette pour un tel concert, merci aux organisateurs) les premières notes retentirent à 21h55, soit… en avance, chose plus que rarissime chez Guns.

Rose en sépia!

Rose en sépia!

Je ne pu alors m’empêcher de quitter la file d’attente pour courir dans la salle où D.J. Ashba attaquait le riff de Chinese Democracy (1ère chanson de l’album éponyme) suivit des premières gerbes d’étincelles! Le ton est donné. Axl Rose et sa troupe ont envahi le zénith et comptent bien nous en mettre plein la vue (et les oreilles on espère).

DJ Ashba, le chapeauté surdoué!

DJ Ashba, le chapeauté surdoué!

S’ensuit le grand classique Welcome to the jungle qui met littéralement le feu aux poudres. Mes potes et moi commençons à sauter partout tels de vrais ados (que nous ne sommes pourtant plus). Viennent ensuite un mix entre classiques (Mr Brownstone, Rocket Queen, Live & let die) et modernes (Sorry, Better, This I love, Shackler’s revenge) entrecoupé d’un magnifique Estranged (vous vous souvenez du clip où Axl nage avec des dauphins). Ce dernier commençant à peiner vocalement, il laisse place aux musiciens pour prendre la relève à coup de solos plus ou moins bien sentis, le temps de reprendre son souffle. Un puissant You Could Be Mine (B.O. de Terminator 2 en son temps) vient sortir de leur torpeur certains fans amorphes, des images de F1 défilant en arrière plan (à croire vraiment qu’Axl savait que c’était mon anniversaire puisque je suis également un grand amateur de ces petits bolides). Arrive alors un moment que j’apprécie tout particulièrement, le solo de DJ Ashba, nommé The ballad of death. Solo de guitare tout en mélodie et touché, un pur moment de bonheur pour moi et qui montre que malgré l’absence de Slash, le feeling et la mélodie n’ont pas disparu des prestations de GNR. L’enchaînement parfait sur le tube planétaire Sweet child o’mine fait chanter toute la salle à l’unisson. Mon plaisir est toujours à son paroxysme, même si je constate que le show ressemble à s’y méprendre à celui auquel j’avais assisté un an avant, à Bercy.

Rose et Ashba enflamment la ville rose...

Rose et Ashba enflamment la ville rose…

C’est alors qu’Axl prend place derrière son piano. Tout le monde sent arriver et espère fortement November Rain. Mais un petit jam suivi d’un The Wall intimiste précède malgré tout La ballade des années 90. Ron « Bumblefoot » Thal se lance ensuite dans son solo puis entame les premiers accords de Don’t Cry (ma chanson préférée), et je me retrouve à craindre qu’il s’arrête là (comme à Bercy en 2011), mais finalement Axl entre pour un duo guitare/voix fabuleux qui me met (presque) les larmes aux yeux, surtout au moment où ma star vient devant moi chanter sur un couplet!!

Ron « Bumblefoot » Thal, un des trois guitaristes du new Guns...

Ron « Bumblefoot » Thal, un des trois guitaristes du new Guns…

Le rock pur et dur reprend ces droits lorsqu’un célèbre riff déchire le plafond du zénith : c’est parti pour un Whole lotta Rosie (AC/DC) endiablé. Axl court et gesticule tant et plus pendant que D.J. Ashba saute de baffle en baffle juste devant nous et me gratifie d’un moment de complicité et d’un grand sourire, que du bonheur !! Le set se termine par trois morceaux cultes à savoir Civil War, la mythique reprise de Bob Dylan Knockin’ on heaven’s door (qui dure malheureusement bien trop longtemps, comme à la grande époque de GNR) et enfin Nightrain. Un incident en coulisse s’étant produit pendant Knockin’ (chose que je n’ai pas vu mais compris ensuite), Axl fit son boudeur pendant Nightrain qu’il chanta prostré contre la batterie, mais malgré tout avec justesse.

Axl le boudeur...

Axl le boudeur…

Près de trois heures de set, qui dit mieux ?

Près de trois heures de set, qui dit mieux ?

La soirée touche à sa fin… Rappel avec la très originale Madagascar, qui ne sonne malheureusement pas aussi bien en live que sur l’album et frise parfois la cacophonie. Une ultime jam (?) fait le lien avant Paradise City, tout en puissance et hargne qui fait s’agiter la foule comme un seul homme avant que les californiens ne tirent leur révérence. 2h50 de tubes et de show !!

GUNS'N ROSES à Toulouse aura fait l'unanimité...

GUNS’N ROSES à Toulouse aura fait l’unanimité…

Guns N’ Roses est encore un grand groupe, quoiqu’en disent certains, même s’il ne faut plus y voir le groupe des années 90. La set-list a de la gueule et tout le monde est finalement reparti satisfait à la maison. Seul bémol a mes yeux, la concomitance avec le Hellfest qui commençait le lendemain et empêcha certains d’y assister, pour mieux (ou moins bien) les voir le samedi soir à Clisson.

Pour ma part je fus aux anges, d’autant que j’ai récupéré un médiator de DJ Ashba en souvenir! Avec ou sans Slash, savourer W. Axl Rose hurler à Toulouse, ne pouvait pas se rater!

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Chronique  : Steph Piovesan

Intro et légendes : Titi

Photos : deux seulement de Toulouse par Steph, le reste étant nos photos du Hellfest. Merci à Didier Rivet pour le prêt de certaines d’entre elles…

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SET LIST :

  1. Chinese Democracy
  2. Welcome To The Jungle
  3. It’s So Easy
  4. Mr. Brownstone
  5. Sorry
  6. Rocket Queen
  7. Estranged
  8. Better
    Richard solo
  9. Live And Let Die
  10. This I Love
  11. Shackler’s Revenger
  12. Motivation (Tommy on vocals)
    Dizzy solo
  13. Street of Dreams
  14. You Could Be Mine
    D.J. Ashba solo
  15. Sweet Child O’ Mine
    Band jam (Another Brick In The Wall)
    Axl piano solo
  16. November Rain
  17. Glad To Be Here (Ron on vocals)
  18. Don’t Cry
  19. Whole Lotta Rosie
  20. Civil War
  21. Knockin’ On Heaven’s Door
  22. Nightrain
    – Rappel –
    Band jam
  23. Madagascar
    Band jam
  24. Paradise City

6 Réponses to “GUNS’ N ROSES : Rendez-vous avec la légende… ( + No One Is Innocent ) – Jeudi 14 Juin 2012 -Toulouse, Le Zénith –”

  1. Au moins il ne s’est pas planté sur l’ordre des couplets de « Sweet child o mine », sacré Axl uhuh…

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  2. Cécile Lagarrigue Says:

    J’y étais….et c’était énorme!

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  3. Aaah rédigée par Steph Biiitch ahahah!! Presque étonnant !

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  4. Plus Qu un Excellent concert et pourtant j en attendais pas grand chose car je suis loin d etre le fan ultime de G’N’R ( Mais qui joue 3h00 de nos jours??? quelques vieux style ABB , Warren Haynes par ex.) et c etait ,quoi qu en disent certains , aussi excellent au HF …….. des musiciens enormes (Steph n en parle pas mais Mr Fortus ….quelle classe) Alors on peu Tjrs dire que c est pas a fond ,qu il y a quelques baisse de regime , qu Axl……bé c est Axl mais avec eux au moins t en as pour ton pognon ……..ils reviennent quand ils veulent ….j y vais ss pb!!

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  5. J’avais eu l’immense chance de voir les Guns en 1993 à Lyon. Un souvenir inoubliable, un groupe rock, rock, rock, un son toxique, le whisky qui coule à flot …
    Pour moi Guns est un groupe mythique, « Apetite for destruction » et « Use your illusion I & II » sont des must dans l’histoire du rock.
    20 ans plus tard les choses ont bien changé. Axl serait plus proche d’un Franck Sinatra sur scène que de son personnage passé si sexy et sulfureux. DJ Ashba, Ron Thal et Richard Fortus sont absolument remarquables et très complémentaires mais comment oublier la folie de Slash et les compos d’Izzy. Néanmoins aucun regret. Le show est carré, parfaitement mené et les 3 heures de spectacle défilent à toute blinde. C’est une douce nostalgie et franchement ça fait du bien au bide ! Thanks Guns !

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  6. ton obligé Says:

    Et bien je dois dire que je suis un peu surpris de lire ces comentaires et ce compte rendu de Steph. Je partage sans réserve ce qui est écrit dans le premier paragraphe. Je trouve que le reste manque d’esprit critique car si j’ai été agréablement surpris dans l’ensemble (je m’attendais au pire) il y a 1 ou 2 gros couacs.
    Le premier c’est la voix d’Axel sans aucun relief dans les aigus (voire sans aigu tout court) pendant la moitié du concert. Autour de moi c’était soit la consternation, soit des interrogations pour savoir si son voisin entendait mieux, comme pour s’assurer s’il ne manquait une piste entre la case oreille et le cerveau. Mais non, les gens se résignaient à dire que c’était bien dommage…Public indulgent et assez amorphe si on compare avec le public du groupe des années passées. Vous l’aurez compris ce fut bien mieux du côté vocal à la fin du concert.
    Second couac, sans être un mauvais concert, j’ai eu l’impression pendant presque 2 heures d’assister à un tribute. C’était pas mal, mais presque sans âme. Pourtant j’en ai vu des groupes avec moultes chanteurs et musiciens « rapportés ». C’était pas mal mais sans plus avant que les 50 60 dernières minutes m’emballent enfin complètement. Ouf, heureusement qu’ils ont pas plié bagages au bout de 1h45; car ça m’a permis de rester sur une note largement positive musicalement. Parce que pour le reste, light show et pyrotechnie, c’était au point de A à Z.

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