EIFFEL : Premiers frissons – (+ THE DODOZ + STUCK IN THE SOUND) – Jeudi 22 novembre 2007 – Toulouse, Le Bikini –

Jeudi 22 Novembre 2007, le concert d’EIFFEL à Toulouse….le vrai, celui du Tandoori Tour, je l’ai rêvé, espéré très longtemps… J’étais loin de me douter que ce serait le tout dernier de la tournée et, (comment y croire ?) peut être même allions nous vivre les derniers instants du groupe devant nos yeux…
Fan de rock en général et de musiques très variées, mes gouts sont pour le moins éclectiques allant de Lavilliers au hard rock traditionnel et mélodique comme Gotthard
C’est un ami, comme moi fan de KISS qui, un jour, m’ a envoyé l’album  d’un groupe dont je n ‘avais jamais entendu parler… C’était EIFFEL ‘Le quart d’heure des Ahuris‘…Dès les premières secondes d’ « Il pleut des cordes« , je n’en revenais pas…Tout l’album confirmait ensuite le frisson qui m’avait envahi dès les premiers accords… C’était l’été 2004… Il fallut attendre 2005 pour que l’album solo de Romain confirme sans l’ombre d ‘un doute que nous avions à faire à un talent hors normes…
Après le 1/4 d’heure, un nouveau chef d’œuvre était né : ‘L’éternité de l’instant‘…Set acoustique à la FNAC, date à Montauban devant 50 personnes avec Kebous, je vivais ces émotions en famille, avec ma dulcinée et mon petit bonhomme Jimmy de 6 puis 7 et désormais 8 ans et demi, qui comme nous, se délecte de l’univers d’ EIFFEL mais aussi de DIONYSOS ou MATMATAH malgré des tendances métal qui se précisent de jour en jour…
La sortie de Tandoori résonne encore comme un malentendu… N’ayant pas accroché sur les 2  titres que sont Paris minuit (c’est fait depuis) et Gnomes… ( toujours pas…Effrontée aurait été à mon sens préférable), je mis longtemps à réécouter l’album qui, finalement est presque aussi bon que le précédent…
Cerise sur le gâteau, EIFFEL vint une première fois à Toulouse avec Les hurlements d’Léo le 15.11.2006. C’était certes une pré-tournée mais un excellent show de prés d’une heure avant la sortie de l’album…avec les nouvelles compos! Je pus filmer et le DVD de ce show reste un souvenir précieux… En attendant la vrai date toulousaine et nous eûmes droit à un festival en mai (Alors chante!) à Montauban pour un concert trop court mais magnifique. Comme toujours, Romain et le groupe s’avéraient très disponibles et je garde un souvenir intense de chacune de nos conversations.
Grâce à Benoit, un Ahuri rencontré lors de cette date, je pu enfin découvrir quelques inédits du groupe et les titres d’OOBIK, les tout débuts de Romain, passionnant pour l’Ahuri (c’est ainsi que l’on nomme les ‘Eiffel addicts’) que je suis devenu…
Depuis l’annonce de leur rupture de contrat discographique (consternation, désolation , écœurement ) et de leur 2 dernières dates, à L’Olympia puis à Toulouse (oui…enfin dans le ville rose…et qui plus est dans la mythique salle tout juste réouverte 2 mois plus tôt du Bikini suite à l’explosion d’AZF), la passion de ceux qui ont Eiffel dans le sang semble avoir décuplé… Les mots, les mélodies, les cris écorchés de Romainet ses élans de douceur infinies accompagnent nos vies, les bercent de rythmes on ne peut plus diversifiés, renouvelés et ô combien riches, originaux et imaginatifs…

Un Eiffel à l'avenir incertain, un soir de 2007.

Un Eiffel à l’avenir incertain, un soir de 2007.

Si javais pu, je n’aurai pas hésité à faire le voyage vers la capitale…C’est à travers les frissons transmis sur la toile que je vécu par procuration cette date (symbole du dépassement d’une communauté de passionnés qui en fit un évènement de 2000 fidèles, sans la moindre promo à l’horizon, pendant que de laborieux ‘french rockeur’ occupent les ondes et nous polluent par leur manque de créativité….les bras ne cessent de m’en tomber…).
Nous voici enfin au Bikini. Tant de concerts de légende ont eu lieu ici… Pour n’en citer qu’un, je n’oublierai jamais l’incroyable show de Steeve Lukather, guitariste de Toto dont le claviériste David Garfield volera ce soir-là la vedette tant son allure pataude n’eut d’égale, en ce soir d’Octobre 1994, qu’un charisme sidérant associé à une maitrise de l’instrument absolue porté à bout de bras, au sens propre, par une fosse en transe….
13 ans et un mois plus tard, la salle n’est plus au même endroit….Elle est magnifique et surtout, son acoustique s’avère exceptionnelle…
En première partie, il y a THE DODOZ . Pas renversant mais très frais et des plus agréables. La chanteuse bassiste assure grave! De plus, le groupe a le don de communique sa pêche au public. L’ambiance s’avère des plus joviales et se set est une réussite. Vient ensuite STUCK IN THE SOUND : de bonnes compos portées par deux voix très complémentaires et parfaitement en place…
Romain Humeau

Romain Humeau

Pour eux comme pour  EIFFEL, le son est d’une absolue pureté… Un régal pour nos tympans…L’aparté de Romain entre deux chansons rendant hommage à toute l’équipe du Bikini en dit long sur le savoir vivre et la qualité d’accueil des artistes…La réputation d’excellence du maitre des lieux n’est pas usurpée! Les lights de la nouvelle salle sont impressionnants. Car si Eiffel n’a utilisé que les siens afin de recréer son environnement familier, les deux groupes précédents ont littéralement été habillées de lumière! Sublimes effets et petit regret qu’Eiffel n’en ait pas profité…

Le public ?…. J’avais peur d’être déçu car toutes les salles toulousaines affichaient ce même soir des têtes d’affiches plutôt rock dont Stephan Eicher, Dr feelgood et pas mal d’autres… Et ce, à parfois quelques centaines de mètres…. Rageant pour Eiffel car, en outre, le mois de novembre est le plus chargé de l’année en matière de concerts…
Fort heureusement, la salle sera correctement remplie par 350 à 400 Ahuris …. Conscients de la magie (noire ?) octroyée par cette dernière date, l’ambiance n’en sera  que plus chaleureuse…Vers une heure du mat, Estelle, Christophe et Hugo semblaient même très heureux et reboostés par cette soirée, ce dernier m’avouant même avoir prit un pied délectable, encore plus fort qu’à l’Olympia !!! Moins de stress probablement…. Mais, il est vrai que l’émotion, la rage, la conviction teintée de fatalité palpable durant le set avait laissé visiblement place au soulagement du travail bien fait et surtout à la prise de conscience que l’espoir issu de cette connexion d’âme avec le public ne serait peut être pas veine.

En ce temps-là, Estelle jouait encore de la guitare.

En ce temps-là, Estelle jouait encore de la guitare.

Quant à l’Ahuri que je suis, c’est comblé de bonheur que j’ai vécu ces instants éternels… pour l’éternité, pour l’instant, en compagnie de très proches amis, de ma moitié, aussi accro que je le suis, de mon père et de mon petit garçon, Jimmy… Trois générations qui ont apprécié les déchirements vocaux de Romain, littéralement habité (…highway to his soul…) et la grandeur d’âme de ces artistes à fleur de peau dont la fatalité du système ne semble aucunement ébranler la foi en leur art, leur créativité et leur détermination en communion avec cette petite mais essentielle communauté que nous sommes …
Je ne détaillerai pas titre par titre mon ressenti puisque Quentin, Billy31 (sur le forum du groupe) et le webzine mygmusique ont remarquablement évoqué ce concert… Comme pour le show de novembre 2006 et contrairement à celui de Montauban, j’ ai au dernier moment décidé de filmer Eiffel… Initialement, je voulais en profiter dans la fosse mais difficile, vu les circonstances, de ne pas rendre ces instants encore plus éternels…. Un futur DVD verra donc le jour. J ‘ai 1h23 de show sur les 1h 35… Je dus écourter quelques chansons faute de place sur la DV et pour changer d’angle : essentiellement balcon en face et prises de vues très proche dans la fosse dont le dantesque « Sombre » qui confère à ce show une dimension unique (Grâce à Quentin pour la seconde caméra, je pus ensuite réaliser un mix 2 caméras et compléter les manques : un sublime souvenir! )…
Jimmy sur mes épaules devant le groupe.

Jimmy sur mes épaules devant le groupe.

Ma dulcinée m’ayant relayé durant un bon quart d’heure, cela me permit vivre le show intensément avec mon fils sur les épaules durant quelques instants… Cette fois, Jimmy ne rencontra pas Romain, trop occupé en coulisses avec les Stucks…Il ne regrettera jamais sa matinée d’école manquée tant les moments furent beaux, tant le groupe fit corps… Il put partager quelques clichés avec Estelle, Hugo et Christophe… Énorme pour lui qui avait conversé la veille avec Mathias Malzieu de Dionysos….

Pour finir, juste un petit avis sur une très belle setlist même si j’aurai adoré entendre « Te revoir« , « Les yeux fermés » et leur fabuleuse version du « Plat pays« de Brel jouées à Paris….
Car si Romain et Eiffel sont des créateurs hors pair, ils n’en demeurent pas moins des « covereurs » hallucinants… Avec eux les légers mais non moins agréables « Girls just want to have fun« de Cindy Lauper et « Modern Love » de Bowie (jouée à Montauban) deviennent presque des brulots !!!
Pas étonnant alors de finir par la poésie fataliste de Boris Vian que Lavilliers avait déjà remarquablement mis en musique et que Romain et son groupe ont une fois de plus sublimée :
…Je voudrais pas crever
Avant d’avoir goûté
La saveur de la mort…
Et, pour conclure,  Romain d’ajouter : « Je voudrais pas crever … Et pourtant ! »

De beaux souvenirs pour Jimmy...

De beaux souvenirs pour Jimmy…

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Chronique, Photos, Mise en page : Titi
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Un grand merci au groupe et à François pour l’autorisation de filmer ce concert.

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